15/7/2018

Conclusion : une île fascinante

Classé dans: — Brigitte @ 15:23:21

île de Pâques

                         Il ne fait guère de doute que ce sont les Polynésiens qui, grâce à leur parfaite science maritime, leur organisation sociale et leur technologie les rendant capables de construire de grands et solides navires, peuplèrent l’île de Pâques. C’était, du reste, l’opinion des explorateurs du XVIIIe siècle. Comme James Cook, constatant que Iti Iti, un jeune homme de Bora Bora (une des îles de la Société, en Polynésie française) qui l’accompagnait, était en mesure de tenir une conversation avec les indigènes, l’idiome rapa nui étant proche parent du marquisien, langue polynésienne, de la famille des langues austronésiennes.

Cependant, l’observation des réalisations colossales accomplies sur un espace minuscule par quelques hommes dénués de tout (au XVIIIe siècle, les voyageurs décrivent une île complètement dénudée) a stimulé les imaginations, et on leur a prêté, au cours du temps et des ouvrages, de l’Égypte à l’Amérique, en passant par l’Atlantide et les extraterrestres, les origines les plus diverses et les plus délirantes. À peu près toutes les parties émergées, voire mythiques, du globe ont été passées en revue, dans les pages de l’abondante et foisonnante littérature qui a été consacrée à l’île…

île de Pâques

Et, déjà, en 1899, comme le fait remarquer Michel Orliac, Pierre Loti contribuait, par le talent de ses évocations poétiques, à la création du mythe, en décrivant, dans le journal qu’il tenait à bord de La Flore, à propos des coulées de lave refroidie, polies par l’érosion, qui s’enfoncent dans la mer,

« des routes dallées, comme étaient les voies romaines, [qui] descendent se perdre dans l’Océan », puis : « Par ailleurs, l’île semble bien petite en proportion de cette zone considérable, occupée par les monuments et les idoles. Était-ce donc une île sacrée, où l’on venait de loin pour des cérémonies religieuses, à l’époque très ancienne de la splendeur des Polynésiens, quand les rois des archipels avaient encore des pirogues de guerre capables d’affronter les tempêtes du bien ce pays est-il un lambeau de quelque continent submergé jadis comme celui des Atlantes ? ».

La vérité est que ce petit peuple a accompli de grandes choses, en tentant vaillamment de résister aux vicissitudes de son environnement, sur cette terre minuscule, dont l’article de Michel Orliac, dont je reprendrai quelques passages, brosse, ici, très justement, l’histoire.

« Ainsi, depuis un centre de production unique, les œuvres exprimant la fierté des lignages circulent, sans doute de façon très solennelle, à travers de nombreux territoires. Ces déplacements nécessitent des rencontres destinées à obtenir l’autorisation et l’aide de chacune des autorités territoriales. C’est l’occasion d’honorer, par des fêtes, les dieux et les ancêtres respectifs.»

« Deux cent trente moai ont rejoint leurs ahu — qui peuvent en porter jusqu’à quinze, tel celui de Tongariki. Quatre cents statues sont restées dans la carrière ; certaines sont en cours d’élaboration ; d’autres, achevées, sont plantées dans les flancs du cratère, enfouies parfois jusqu’au menton dans les déchets d’extraction. Ainsi, pendant sept ou huit siècles, les Pascuans ont déployé une énergie folle dans la sculpture et le déplacement des géants de pierre. Mais ceci n’est rien auprès de la construction des ahu qui les exposaient. Les plus grands, longs de cent cinquante mètres, ont mobilisé des milliers de mètres cubes de terre et de roches, parfois énormes.

« Ces réalisations impliquent le recours à une grande quantité de matières premières d’origine végétale : fibres des câbles de traction, madriers des leviers, fûts des trains de roulement. La flore de l’île de Pâques pouvait alors largement satisfaire ces besoins extraordinaires, qui s’ajoutaient à ceux, plus courants, de la construction des bateaux et des édifices terrestres. En effet, les analyses polliniques montrent un paysage où des bosquets de l’arbuste toromiro sont abrités par le plus grand des palmiers, Paschalococos disperta.

Depuis 1995, nos travaux sur les végétaux utilisés comme combustibles ont révélé une flore ligneuse beaucoup plus variée que celle conservée par les pollens ; en effet, ils ajoutent quatorze arbres et arbustes aux huit connus dans la flore actuelle et par les pollens. Par ailleurs, ils montrent que la brusque disparition des arbres se situe au XVIe siècle ou plus probablement au XVIIe, et non au début du XVe siècle, comme l’annoncent les analyses polliniques. »

La thèse de l’écocide, soutenue, par exemple, par l’anthropologue américain Jared Diamond, est controversée. Cela dit, les Pascuans faisaient, tout de même, une utilisation outrancière du bois : pour la crémation des morts, pour cuisiner, pour le transport des statues géantes, pour leurs bateaux… En outre, les clans vainqueurs n’hésitaient pas à détruire les arbres des vaincus en les incendiant, comme c’était le cas dans toute la Polynésie lors des guerres tribales : on tuait les hommes, on emportait les femmes, voire les enfants, et on anéantissait systématiquement les ressources alimentaires des perdants (bananiers, arbres à pain, etc.). Sans compter l’action dévastatrice du rat polynésien, importé par l’homme, responsable probable de la disparition du palmier endémique.

Or, donc, quelle que soit la cause réelle de la déforestation, surexploitation du milieu ou accident climatique (sécheresse provoquée par le phénomène du Niño et aggravant les effets de l’action humaine sur un écosystème fragile), celle-ci a eu pour terrible conséquence une raréfaction des pluies. L’île comptait, alors, probablement, 8 000 habitants qu’il était devenu difficile de nourrir. Tous les dauphins avaient été massacrés depuis longtemps, comme le montrent les fouilles pratiquées à Anakena, les ressources agricoles, faute d’eau, étaient presque épuisées. Seuls de petits jardins ou des tunnels de lave au toit effondré, comme nous l’avons vu dans la grotte de Ana Te Pahu, conservant l’humidité, à l’abri du vent, du sel et des embruns, ont permis aux Pascuans de subsister. Ces jardins, des espaces restreints entourés de murs, souvent autour d’un enfoncement du relief, les manavai, ne pouvaient subvenir qu’aux besoins d’une population très réduite. D’où les guerres entre clans. D’où, également, l’anthropophagie, parfois évoquée.     

île de Pâques

île de Pâques

Les oiseaux, ne pouvant plus nicher, auraient déserté l’île et la raréfaction du bois signifiait moins de bateaux, puis plus de bateaux du tout !…   :-( L’une des activités essentielles des Pascuans étant la pêche, comme en témoignent les nombreux hameçons découverts sur les sites et les pétroglyphes, la pêche en haute mer devenait impossible, comme la liaison avec d’autres îles. Petit à petit, les Rapa Nui se sont retrouvés sans pirogues dignes de ce nom et, du reste, les premiers Européens n’ont observé que de simples « barcasses », inaptes à une véritable utilisation en mer.

Au demeurant, confection et érection des statues, toujours plus grandes et plus majestueuses, destinées à témoigner de la suprématie du clan, devenaient, sur la fin, prodigieusement coûteuses en énergie, pour cette petite population, car les ouvriers employés à cet effet ne pêchaient ni ne cultivaient et il fallait, cependant, les nourrir. Ce qui explique, également, la différence entre le nombre de moaï sculptés (env. un millier) et les quelque trois cents érigés sur les plates-formes. Les statues n’étaient peut-être pas seulement renversées par les ennemis, mais pouvaient s’écrouler, aussi, du fait d’un défaut de maintenance des ahu, voire par les agissements d’une communauté en perte de foi, lassée de constater que le « mana » qu’elles étaient censés répandre sur le peuple ne parvenait plus à lui permettre de subsister.

Michel Oriac ajoute :

« L’adaptation des Pascuans se traduit évidemment par l’abandon de la sculpture des moaï ; par ailleurs, les nouveaux ahu ne comportent plus de blocs de grande dimension ; les cadavres ne subissent plus la crémation, dévoreuse de bois ; mais les restes des ancêtres trouvent toujours leur place dans le ahu ancestral : des espaces sont aménagés dans les anciennes plates-formes et entre les statues effondrées. »

Et c’est, sans doute, une explication à l’avènement, au XVIIe siècle, après la crise, de la cérémonie du tangata manu (homme-oiseau) sur le haut-lieu d’Orongo. On ne sait à quand remonte le culte de Make-Make, le dieu créateur, qui assure la fertilité, mais ce rite est, sans doute, une tentative sinon de supprimer, mais, du moins, de maîtriser la violence, en désignant et en renouvelant, d’année en année, un arbitre qui pût endiguer l’anarchie destructrice.

De toute cette histoire, effervescente et riche en événements, nous retiendrons que cette petite société a montré une résistance exemplaire aux variations de son environnement, et je terminerai par cette citation d’Alfred Métraux : « Le miracle de l’île de Pâques réside dans cette audace qui a poussé les habitants d’une petite île, dénuée de ressources, à dresser sur l’horizon du Pacifique des monuments dignes d’un grand peuple. »

île de Pâques

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13/7/2018

Les Mythes et légendes (en guise d’au revoir !)

Classé dans: — Brigitte @ 15:32:10

Pour terminer, rassasions-nous de quelques images de cette belle île… mythique, parsemées, si vous le voulez bien, de l’évocation des mythes et légendes qui y ont pris naissance…

île de Pâques

île de Pâques

                    En raison de son isolement, cette île a été chargée de mystère. L’histoire du peuple Rapa Nui et de sa culture n’a jamais été complètement élucidée et cela a donné lieu à nombre de mythes et légendes transmis oralement par les indigènes et recueillis par les premiers visiteurs. Bien évidemment, ces mythes, qui tentent d’expliquer les événements passés, sont généralement embellis ou enjolivés par l’imagination du conteur… ou de l’auditeur. Par conséquent, la reconstruction historique basée sur ces contes navigue entre réalité et fantaisie…

île de Pâques  

                                      Hotu Matu’a et les sept explorateurs

C’est la légende principale de Rapanui, qui tente d’expliquer la colonisation de l’île de Pâques. La tradition orale de l’île de Pâques, telle qu’elle a été recueillie par les différents explorateurs et missionnaires européens (entre autres Jakob Roggeveen, James Cook et ses naturalistes Reinhold et Georg Forster, Eugène Eyraud, Catherine Routledge et Alfred Métraux) fait état d’un chef de clan (ariki nui signifiant « grand roi») de l’île de Hiva (peut-être Nuku Hiva ou Hiva Oa dans l’archipel des Marquises), lequel, confronté à des problèmes de surpopulation et de rivalités territoriales accrues dans sa terre d’origine, aurait envoyé sept va’a (grandes pirogues) vers le soleil du matin, afin de trouver de nouvelles terres inhabitées. L’une d’elles ayant découvert l’île de Pâques, le chef Hotu Matu’a s’embarqua avec ses prêtres et son peuple pour s’installer sur la nouvelle terre qui prit alors le nom de Te kainga a Hotu Matu’a (« le peuple de Hotu Matu’a »). Certains évoquent, aussi, le rêve d’Hau Maka, prêtre du grand roi (voir précédemment).

île de Pâques

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Thor Heyerdahl, quant à lui, fait état d’une version plus sanglante : Hotu Matu’a, ayant perdu une guerre féroce pour le contrôle de Hiva, aurait étéjeté à la mer par ses ennemis, avec les survivants de son clan, et n’aurait dû son salut qu’à la découverte providentielle de l’île de Pâques. Heyerdahl lui-même inclinait à penser, et souhaitait démontrer que les premiers habitants de l’île de Pâques provenaient, au moins pour partie, d’Amérique du Sud et que leur classe dominante, les longues-oreilles (voir plus loin), était issue des civilisations précolombiennes andines.

île de Pâques

                                                  Le triangle polynésien

Revenons à la légende… Après plusieurs jours de navigation, les sept explorateurs sont arrivés sur une petite île inhabitée, qui semblait assez fertile pour vivre. On dit que, outre les ignames, les explorateurs avaient apporté un moaï avec eux et un collier de perles, qui avaient été abandonnés lors de leur retour à Hiva, en laissant derrière eux sur l’île un seul explorateur. Quelque temps plus tard, Hotu Matu’a accosta sur l’île sur deux grands navires avec son entourage, qui se composait de sa femme, sa sœur et d’une centaine d’autres personnes. Depuis lors, l’île a été appelée Te pito o te Henua, ce qui signifie « nombril du monde ».

Certains chercheurs s’appuient sur cette légende pour déclarer que, lorsque Hotu Matu’a est arrivé sur l’île de Pâques, celle-ci était déjà habitée et qu’il y a trouvé des ignames et plusieurs statues moaï érigées. Pour certains, les sept explorateurs représentent les sept générations ou tribus qui habitaient l’endroit, dont une seul aurait survécu en se mélangeant au peuple de Hotu Matu’a.

Ces sept explorateurs sont représentés par les sept moaï qui se trouvent sur l’Ahu Akivi (voir ce chapitre).

île de Pâques

 

                                      Longues oreilles et oreilles courtes

Un autre mythe Rapa Nui raconte qu’après l’arrivée des Polynésiens sur l’île, aurait eu lieu une autre immigration d’origine inconnue, et que les caractéristiques raciales de ces nouveaux colons étaient différentes de celles des indigènes. Les nouveaux arrivants étaient plus corpulents et robustes et seraient connus sous le nom de Hanau E’epe , « longues oreilles », contrairement aux Hanau Momoko, autochtones ou « courtes oreilles ». Certaines versions avancent que les Hanau E’epeauarient eu des lobes d’oreilles très développés et les relieraient aux Incas, les Hanau Momoko étant d’origine polynésienne.

Cependant, d’autres chercheurs, comme Sebastian Englert, estiment que la différence entre les deux groupes était essentiellement basée sur le physique et seulement cela, les Hanau E’epe étant la race trapue, la classe ouvrière, tandis que les Hanau Momoco, plus minces, auraient été la tribu ou la classe dirigeante. Étirer le lobe de l’oreille (si caractéristique du moaï) était une pratique courante dans de nombreuses cultures à travers le monde, et la classe dirigeante devait plus souvent s’orner les oreilles que l’autre… Thomas Barthel, qui a étudié les traditions orales de l’île, a soutenu, également, que les Hanau E’epe étaient le groupe subordonné, installé à Poike, loin du principal centre de pouvoir.

île de Pâques

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                                      Make-Make, le dieu créateur

Selon la légende, Make-Make, après avoir créé la Terre, se sentait seul et pensait qu’il manquait quelque chose. Ayant saisi, alors, une calebasse pleine d’eau il s’abîmait dans sa réflexion en contemplant son reflet dans l’eau, quand, à ce moment précis, un oiseau vint se poser sur son épaule. Make-Make, admirant la fusion de leurs reflets, décida, alors, de nous créer en donnant vie à son fils premier-né.

Mais Make-Make n’était pas satisfait de son œuvre ; il désirait créer un être comme lui, qui avait le don de la pensée et de la parole. Sa première tentative fut de féconder quelques thons, mais l’effet ne fut guère probant. Il féconda, alors, l’eau et la mer remplie de poissons. En fin de compte, fécondant l’argile rouge de la terre, il en fit un homme. Mais l’homme était seul ; alors il l’endormit et, de sa côte, créa la femme.

C’est Make-Make qui, en collaboration avec le dieu Haua, dirigea les oiseaux (manutaras), des sternes, ou hirondelles de mer (à moins que ce ne soit des frégates, d’aspect similaire) vers les îlots (motus) devant le volcan Rano Kau, ce qui permit l’instauration du culte du Tangata Manu, « Homme-oiseau ».

île de Pâques

 

                                      Le Moaï Kava Kava

Le moai kava kava est, sans doute, l’une des statuettes les plus caractéristiques de l’artisanat Rapa Nui en bois sculpté. Autrefois, elles étaient sculptées dans le bois de l’arbuste toromiro, espèce presque éteinte et, actuellement, en phase de restauration, mais d’autres types de bois sont actuellement utilisés.

La forme de ces sculptures est, généralement, toujours la même, avec des variations mineures : une statuette mâle squelettique au ventre creux et aux côtes saillantes, ce qui est précisément ce que le mot « kava » signifie, en Rapa Nui. Le tronc est long et les jambes courtes avec de petits pieds. Le visage est anguleux, les joues minces, et le profil aquilin se termine, généralement, par une petite barbe. Ses oreilles sont larges et pointues et les yeux, en os et obsidienne, sont largement ouverts avec une expression d’effroi. Certains ont des reliefs dessinés sur le crâne, d’autres portent une sorte de casque ou un chapeau et apparaissent parfois ornés de cheveux humains.

                                                île de Pâques

On peut trouver, également, mais plus rarement, des représentations similaires du genre féminin. Bien que leur apparence soit similaire, ils n’ont, généralement, pas les côtes saillantes, ce sont des formes plates, avec des seins tombants. Ces moaï en bois de nature féminine sont appelés Moai Papa’a .

Ces statuettes sont une représentation désincarnée des aku aku, ou esprits d’un autre monde. On raconte que, lorsqu’une personne brise un tabou (« tapu » dans la langue Rapa Nui), une règle sacrée veut qu’après sa mort son âme devienne un Aku-Aku qui vagabonde entre le monde physique et spirituel…

                          La légende du Moai Kava Kava

La légende raconte qu’un jour fatidique, l’Ariki Tu’u Koihu, fils aîné de Hotu Matu’a, marchait à minuit par Puna Pau quand il découvrit, devant lui, deux esprits, ou Aku Aku, endormis. En les examinant de plus près, il se rendit compte que leurs corps étaient squelettiques, et décida de partir et de les laisser. Cependant en tentant de fuir, il les réveilla, et les aku aku le pourchassèrent, craignant qu’il ne révèle à quelqu’un ce qu’il avait vu.

Tuu Koihu nia avoir vu quoi que ce soit, mais les esprits ne voulaient pas le croire et le surveillèrent pendant deux jours et deux nuits. Constatant qu’il ne disait rien à personne, ils partirent. Une fois libéré des esprits, l’Ariki retourna à Tore Ta’hana, entra dans une cabane, et sculpta sur un morceau de bois de toromiro les deux figures hâves des aku aku qu’il avait vues et dont il avait gardé l’image dans sa mémoire. Ce fut le moyen de communication que l’Ariki utilisa pour révéler ce qu’il avait observé.

Telle est, selon la tradition, l’origine du Moai Kava Kava que les insulaires avaient l’habitude de tailler et suspendre à leur porte, à l’intérieur, afin d’effrayer les mauvais esprits….   

Bon, que diriez-vous, pour nous remettre de ces contes effrayants, d’un bon mojito ? Ils sont excellents, ici !… À votre santé ! :-)

île de Pâques

Et le ceviche est délicieux, également !… Ils ont, aussi, des trouvailles, en ces lieux éloignés !

île de Pâques

En outre, nous bénéficions d’un beau coucher de soleil ! Il serait dommage de s’en priver !

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Et, à propos de poissons, une dernière légende, celle des :

                                      Les Mangai, les hameçons Rapa Nui

île de Pâques

L’hameçon, ou mangai, en langue Rapa Nui, est considéré, dans toute la Polynésie, comme l’un des objets les plus précieux qui puisse être sur une île, car il permet à ses habitants de se procurer la nourriture nécessaire à leur subsistance.

L’hameçon a joué un rôle majeur dans les mythes de création polynésiens. L’un d’eux, décrit comment le dieu Maui a utilisé un crochet et une ligne, pour extraire les îles hors de la mer, comme des « poissons », et les amener à la surface.

Ces associations mythologiques et l’utilisation fondamentale de l’outil lui-même peuvent expliquer pourquoi les personnes appréciaient tant cet objet, au point d’en faire une de ces pièces précieuses, alors héritées de père en fils, comme un bijou de famille. Ces hameçons étaient d’une très grande variété. Les plus petits, connus sous le nom de rou et piko, étaient fabriqués à partir d’os humains ou de volaille, avaient un crochet droit et ouvert et étaient utilisés pour la pêche de petits poissons sur la rive. Les hameçons aux plus grands crochets, appelés mangai, servaient pour la pêche de gros poissons en haute mer ; la courbe est plus serrée et le crochet est dirigé vers l’intérieur. Enfin, il y avait les mangai en pierre, en basalte poli, géants, de très belle facture, réservés à la pêche au thon (kahi).

Dans son livre sur les hameçons du Pacifique, l’anthropologue et collectionneur H.G. Beasley indique que des crochets en pierre polie l’île de Pâques sont extraordinaires, en termes d’ajustement, et que leur finition est celle d’une œuvre d’art. En outre, il note qu’il n’a trouvé nulle part ailleurs de telles pièces dans le Pacifique, à l’exception de la Nouvelle-Zélande, qui leur donne le nom de he’i matua. À Papa Vaka, j’ai décrit le rocher nommé, justement, Papa Mangai, où l’on peut distinguer, sur le dessin original d’une pieuvre servant d’appât, quantité d’hameçons qui y sont attachés.

Mais ces hameçons géants, trouvés dans les tombes des ariki (rois) pouvaient aussi avoir une autre destination. Martinsson-Wallin raconte que, dans certaines îles de la Polynésie orientale, ce genre de « pêche » servait au sacrifice de corps humains que l’on suspendait à un arbre par un grand crochet inséré dans la bouche de la victime. L’origine de cette terrible pratique peut se voir dans une légende polynésienne, qui raconte comment deux pêcheurs qui devaient offrir leurs prises aux dieux avaient mangé le poisson. Bien plus, impénitents après la fête, ils donnèrent leurs restes au prêtre, qui, fâché de recevoir une arête en guise d’offrande, s’indigna en apprenant que les pêcheurs avaient dévoré le poisson. Il décida, donc, de sacrifier les contrevenants en lieu et place du poisson. Les deux hommes furent pendus à un arbre et donnés en offrande aux dieux en tant que i’a avae raraa (un poisson spécial).

                                          Une autre légende : origine du mangai :

Une vieille légende attribue à un homme nommé Ure Avai, la première fabrication du Mangai ivi tangata, hameçon fabriqué à partir d’un os humain :

Ure Avai était un jeune pêcheur vivant à Hanga Piko. Bien que descendant d’une ancienne famille de pêcheurs, il n’était pas satisfait des résultats de ses prises. Comme les autres pêcheurs sur l’île, il usait de crochets en pierre, maea mangai , mais ne parvenait pas à obtenir le résultat escompté pour la capture du thon, car la plupart des poissons s’échappaient quand il tentait de les tirer dans sa barque depuis les eaux profondes.

Un soir, après un triste retour d’une journée infructueuse, il pria le dieu de la pêche, Mea Kahi, de lui apporter de l’aide dans sa tâche. La nuit, alors qu’il dormait, il fit un rêve. L’esprit d’un ancêtre (tupuna) nommé Tirakoka lui apparut, qui lui indiqua pourquoi sa pêche était infructueuse. Puis il lui ordonna d’aller à la grotte où étaient enterrés les restes de son père, et de prélever un morceau de fémur pour construire un crochet.

Le lendemain, toujours absorbé par sa vision, il marcha jusqu’à la grotte où son père avait été enterré, prit un morceau de fémur et commença à le sculpter en crochet comme le lui avait indiqué l’esprit. Quand il fut prêt, embarquant dans son bateau, il se dirigea vers la haute mer, loin de ses compagnons, afin de tester son nouvel outil. Le mangai lancé commença à attraper des poissons très facilement, si bien qu’il rentra au port avec de grandes quantités de poissons.

Le succès continu de sa pêche suscita, d’abord, l’étonnement, puis l’envie de ses collègues qui ne comprenaient pas comment Ure Avai pouvait prendre tant de poissons. Ils lui demandèrent son secret, mais il refusa de le révéler, déclenchant une querelle. Mais, un jour, les autres pêcheurs, désespérés, décidèrent de suivre Ure jusqu’à son lieu de pêche préféré afin de tenter de le faire parler. Ure, voulant garder son secret, périt dans le combat. Les pêcheurs fouillèrent, alors, son navire et y trouvèrent son nouveau crochet en os.

On raconte que, depuis lors, les pêcheurs de Rapa Nui ont utilisé le Tangata ivi mangai pour obtenir une pêche abondante, qu’ils n’ont plus de problème pour nourrir leurs familles et que le mauvais esprit de Ure Avai erre encore dans l’île…

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12/7/2018

Ahu Tahai (26 mars)

Classé dans: — Brigitte @ 09:25:39

                         Le site archéologique de Tahai est une des plus anciennes colonies de l’île ; ses premiers vestiges remontent à 700 apr. J.-C.. Il semble que ces terres étaient occupées par le clan Marama, et, peut-être, le clan Miru, en vue d’en faire leur centre politique et religieux. Selon la tradition, Tahai a été le dernier lieu de résidence de Ngaara, le dernier Ariki mau, ou dirigeant de haut rang, qui est mort et a été enterré en ces lieux.

L’occupation de Tahai par les premiers colons n’était pas fortuite. Cet endroit leur donnait, en effet, un accès facile à la mer pour aller à la pêche, et ils y jouissaient d’un approvisionnement régulier en eau douce par des sources souterraines.

Tahai

Le site de Tahai occupe une vaste zone qui s’étend sur un peu plus de 250 mètres du nord au sud et sur environ 200 mètres d’est en ouest. Le terrain descend en pente douce de l’intérieur jusqu’à la côte, où s’est formée une petite anse appelée Hanga Moana Verovero.

Ce site est un bon exemple de la façon dont les anciens habitants ont modifié l’environnement naturel pour l’adapter à leurs besoins. Afin d’atteindre le résultat final que l’on peut, maintenant, observer, ils niveler et remplir le terrain de milliers de mètres cubes de terre et de pierre. On y trouve des chambres funéraires, des maisons-bateaux (hare-paenga, qui ont une forme de bateau renversé) à ouverture étroite. On estime que 75 à 200 personnes pouvaient y vivre, mais la plupart d’entre elles trouvaient refuge dans des grottes aménagées, à proximité.

Cependant, ce qui retient le plus l’attention, sur ce site, est l’ensemble des trois ahus, plates-formes cérémonielles situées sur la petite falaise rocheuse qui se dresse au-dessus de la mer. Les autels forment une ligne qui s’étend dans ce cadre magnifique.

                    Un premier groupe de cinq statues de moaï est l’AhuVai Uri , ensuite se dresse l’Ahu Tahai, et le dernier, avec une seule statue portant un pukao (chapeau), est l’Ahu Ko Te Riku.

Tahai

Tahai

                    L’Ahu Vai Uri , dont le nom pourrait se traduire par eau sombre ou eau verte, est la plate-forme qui comprend le plus grand nombre de statues érigées. Sa construction date de 1200 apr. J.-C. et ses cinq moaï restaurés représentent un échantillon des différents styles de sculpture.

                    L’Ahu Tahai n’a qu’un moai solitaire, qui fait, environ, 4,5 mètres de hauteur. La statue, qui est très érodée, montre un torse épais et un large col, et est érigée sur la plate-forme la plus ancienne de l’ensemble construit autour de 700 apr. J.-C..

Tahai

En dépit de l’érosion importante subie par le moaï au fil du temps, il témoigne, encore, de la grandeur et de la fierté des ancêtres qu’il représente et, d’une certaine manière, transmet encore cette puissance mythique appelée mana.

                    Située un peu plus au nord, la dernière plate-forme, la plus récente et assez singulière, l’Ahu Ko Te Riku, porte un moaï de 5,1 mètres de haut, qui a été restauré en état avec tous les éléments qui ornaient les anciennes statues complètes.

Tahai

Sur la tête, il porte un pukao, une pièce cylindrique sculptée dans la scorie rouge du volcan Puna Pau. Cette forme, qui, selon les gens, représente soit un chapeau, soit un chignon, a été placé dans la dernière phase de construction de l’Ahu. On pense que le pukao original de ce moaï a été utilisé pour tailler la croix chrétienne qui se trouve dans le cimetière proche de Tahai, mais, à la vérité, on ne sait même pas précisément s’il en avait un…

En dehors de cette restauration, les autres statues qui conservent, actuellement, leur pukao d’origine sont celles de l’ Ahu Nau Nau, situé sur la plage magnifique d’Anakena (voir l’article), et le second moai à droite, sur l’Ahu de Tongariki.

Une autre caractéristique importante de l’Ahu Ko Te Riku est que son moaï est le seul, sur toute l’île, qui possède des yeux !

Tahai

On pense qu’après avoir installé un moaï sur son Ahu, on sculptait ses orbites, puis, après une cérémonie rituelle, on y insérait ses yeux, sclérotiques en corail blanc et pupilles en obsidienne. À partir de ce moment, on considérait que la statue était vivante et capable de projeter le mana (pouvoir spirituel) sur sa tribu afin de la protéger. C’est pourquoi tous les moaïs regardaient vers l’intérieur de l’île, comme à Tahai, c’est-à-dire en direction de l’endroit où se trouvent les villages et leurs habitants, et non vers l’océan.

Jusqu’à une époque récente, on ignorait que les statues avaient des yeux. Dans les témoignages des premiers Européens qui avaient visité l’île, il n’était nullement fait mention de cet aspect du moaï. Il semble, donc, que les yeux avaient été éliminés et détruits, lors des guerres tribales qui ont fini par mettre à bas toutes les statues. Cependant, en 1978, lors des fouilles de l’Ahu Nau Nau, à Anakena, on a fait la découverte d’un œil original de corail, qui est, à présent, exposé au Musée Sebastian Englert (voir l’article sur Anakena).

Tahai

Tahai

Tahai

Tahai

11/7/2018

Vinapu (24 mars)

Classé dans: — Brigitte @ 12:24:20

                    Vinapu est un complexe archéologique situé sur une vaste esplanade au bord de la côte sud de l’île, sur les pentes nord-est du volcan Rano Kau. On peut y contempler le plus grand « ahu » (plate-forme de pierre) de l’île construit en pierres taillées. Le mur de pierres fait face au lever du soleil, lors du solstice d’hiver.

Vinapu

          On y a retrouvé les restes de trois plates-formes, mais deux d’entre elles sont vraiment intéressantes et l’une d’elles sort vraiment de l’ordinaire par la finesse de l’agencement des mégalithes qui la composent. Ici, comme dans d’autres centres cérémoniels, tous les moaï ont été démolis autour des XVIIIe et XIXe siècles, pendant les guerres qui ont eu lieu entre les différents clans de l’île.

Vinapu

Vinapu

Mais, à Vinapu les statues passent au second plan, parce que ce site se singularise par les techniques de construction et de sculpture qui ont été développées pour l’élaboration des Ahus. On peut y admirer une manière de travailler la pierre qui n’existe pas dans toute autre partie de la Polynésie, et qui a donné lieu à de nombreuses théories sur les origines de la population de l’île, lesquelles vont jusqu’à évoquer la culture Inca d’Amérique du Sud.

Devant l’ahu principal, ou Vinapu I, ou Tahira, on peut voir un moaï enfoui dont seule la tête dépasse du sol, très détériorée par l’érosion :

Vinapu

Mais, derrière la statue, se dresse le mur arrière de l’ahu qui est à l’origine de la renommée de ce lieu unique sur l’île et de diverses théories sur les liens entre l’île de Pâques et l’Amérique du Sud. Ce mur, qui est l’une des plus belles réalisations de l’architecture Rapanui, est, en effet construit d’énormes blocs de pierre de plusieurs tonnes, ajustés sans mortier et posés avec une grande précision et, également, un grand sens esthétique.

Vinapu

Vinapu

Cette construction présente une grande ressemblance avec des structures que l’on peut observer dans la forteresse de Sacsayhuamán comme dans la citadelle du Machu Picchu au Pérou. Cette similitude étonnante a conduit certains membres de la communauté scientifique à évoquer la possibilité de contacts possibles entre les anciens habitants de la Polynésie et l’Amérique du Sud…

D’où une théorie selon laquelle Vinapu aurait été construit par l’Inca Tupac Yupanqui , lors de son expédition dans le Pacifique. Cette théorie est soutenue par l’historien péruvien José Antonio del Busto, qui se base sur les narrations écrites au XVIe siècle par les chroniqueurs espagnols Pedro Sarmiento de Gamboa, Martín de Murua et Miguel Cabello de Balboa. Selon ces écrits, lorsque Tupac Yupanqui était dans la zone nord du Pérou, il aurait appris l’existence d’îles lointaines et décidé de les aller conquérir. Ayant construit un grand nombre de radeaux à voile et accompagné de 20 000 guerriers, il serait parvenu dans les îles appelées Ninachumbi et Auachumbi.

José Antonio del Busto soutient que ces deux îles pourraient être Mangareva (en Polynésie française) et l’île de Pâques. Il aurait avancé plusieurs preuves à l’appui de son hypothèse, notamment le fait qu’à Mangareva, on rapporte la légende d’un roi Tupa, venu de l’est dans un radeau à voile, apportant orfèvrerie, céramique et textiles. Une histoire très similaire existerait dans les îles Marquises.

L’historien français Jean Hervé Daude soutient que les plates-formes de Vinapu sont élaborées de la même manière que les chullpas de Sillustani, un site pré-inca, près du lac Titicaca au Pérou, les mêmes que ceux érigés pendant la période de Tupac Yupanqui. Les deux bâtiments sont formés par une façade en pierre qui soutient les décombres servant de remplissage. Il souligne, également, que, sur l’île de Pâques, l’Inca aurait été appelé Mahuna-te Ra’a, ce qui signifie « fils du soleil ».

Voilà, voilà, pour les théories et les mystères, qui abondent sur cette île. On peut, cependant, faire remarquer que de tels ajustements de mégalithes se voient ailleurs, notamment en Égypte (ancienne) et au Japon… ;-)

Vinapu

Vinapu

Vinapu

Outre cette construction exceptionnelle, l’Ahu Vinapu, connu sous le nom de Vinapu II , situé à droite de l’Ahu Tahira, est une ancienne plate - forme. Cinq moaï renversés et plusieurs pukaos dispersés autour. On peut y voir une énorme coiffe en pierre rouge, sur la surface de laquelle a été sculptée une taheta, cavité destinée à recueillir l’eau de pluie.

Vinapu

Mais l’attraction principale est, ici, la colonne rouge peu commune qui se dresse en face de l’Ahu. Découverte et érigée à nouveau par l’archéologue William Mulloy lors de l’expédition de Thor Heyerdahl en 1956, elle est constituée de scorie rouge, le même matériau que les pukaos, sculptés dans la carrière du volcan Puna Pau.

                              Vinapu

Il est communément admis que cette « colonne » très érodée représente, en fait, un moaï particulier, féminin, comme l’indiquent les détails de sa surface. Selon certains témoins, il aurait pu, à l’origine, posséder deux têtes, et être utilisé pour soutenir un cadre en bois où, dans les temps anciens, les cadavres étaient mis à sécher avant d’être enterré.

Les statues découvertes, ici, représentant le sexe féminin sont très rares. Outre cette « colonne » de Vinapu, le plus important moaï femelle a été trouvé sur la plage d’Anakena par l’expédition d’Heyerdahl, et conservée sur l’île au Musée Sebastian Englert.

On peut, encore, distinguer les restes d’une troisième plate-forme, appelée Vinapu III, qui serait la plus ancienne du complexe, mais c’est à peine un tas de pierres…. Cette zone est, surtout utilisée pour l’installation des grands réservoirs de carburant de la société ENAP qui constituent la principale réserve d’essence et de kérosène de l’île…

… Cela me fait penser qu’il est temps de refaire le plein d’essence et de rendre la voiture, avant d’aller faire quelques courses et, peut-être, d’aller déguster, en bas, au bord de la mer, au coucher du soleil, un mojito, ma foi bien mérité !    :-)

10/7/2018

Orongo et le Rano Kau (24 mars)

Classé dans: — Brigitte @ 09:35:58

               Le village cérémoniel d’Orongo, au sud de l’île de Pâques, est l’un des sites archéologiques les plus intéressants et les plus spectaculaires de cette île. Le site archéologique est situé dans la partie sud-ouest du volcan Rano Kau, dans une bande étroite entre le bord du cratère qui entoure le lac intérieur et la falaise qui descend presque verticalement sur la mer, en face des îlots Motu Nui, Motu Iti et Motu Kao Kao.

Orongo

                Avant d’arriver à Orongo, la route grimpe jusqu’au bord du volcan où le vent souffle sans relâche. Ce volcan, date de 2,5 millions d’années a un vaste cratère (caldeira) rempli d’eau douce et tapissé à sa surface de petites touffes d’herbes. Selon la lumière du jour, l’eau que l’on peut entrevoir entre ces touffes d’herbes et de joncs prend des teintes colorées allant d’un bleu limpide à un gris foncé. Pierre Loti écrivait à propos de ce volcan : « c’est un Colisée immense et magnifique, dans lequel manoeuvrerait aisément une armée ».

               Rano Kau, ou Rano Kao, est le plus grand volcan et l’un des plus impressionnants des splendides décors naturels que l’on peut admirer sur l’île de Pâques.

Orongo

                                                  Vue aérienne de la face sud du volcan et ses falaises

C’est l’un des trois principaux cônes volcaniques (avec le Poike, le premier, puis le Terevaka, le plus jeune) qui ont donné naissance à ce petit triangle de terre qui est Rapa Nui. Le cratère, qui a une hauteur maximale de 324 mètres, est presque circulaire et se situe dans le sud-ouest extrême de ce triangle, à quelques kilomètres de Hanga Roa.

      Pour plus de précisions sur la formation géologique de cette île, lire un article très clair et bien documenté en cliquant ici

                La formation du volcan est due à de nombreux flux de laves basaltiques, dont les premières manifestations ont eu lieu il y a environ 2,5 millions d’années. À la suite de ces éruptions, d’autres cônes secondaires sont apparus, tels que le Maunga Orito, le Maunga Te Manavai et les trois motus ou îlots situés en face du volcan, tous formées par des laves acides. On peut observer des échantillons de ce type de lave à la surface supérieure des affleurements : obsidienne, fragments de trachyte et autres matériaux pyroclastiques. Le plus précieux de tous est, d’un point de vue archéologique, l’obsidienne, qui apparaît en plus grande quantité sur les deux cônes cités précédemment et dans l’îlot de Motu Iti, principaux lieux d’extraction de cette matière première, qui a servi à l’élaboration de plusieurs objets, notamment des fers de lance, des herminettes de pierre (toki), des grattoirs, les pupilles des yeux des moaï, etc.

L’une des caractéristiques des laves acides est leur teneur plus élevée en silice (SiO2 > 60 %), ce qui provoque des explosions violentes, comme celle qui a eu lieu dans la dernière éruption du Rano Kau, il y a environ 180 000 ans, et qui a donné naissance à l’immense caldeira de 1,6 km de diamètre.

Du côté nord, qui fait face à l’intérieur de l’île, le volcan descend en pente douce pratiquement jusqu’à la piste de l’aéroport de Mataveri, à proximité de Hanga Roa. Cependant, sur son flanc sud et sud - ouest, un fort processus d’érosion marine a contribué en quelques milliers d’années, à la formation des falaises vertigineuses qui atteignent une hauteur de 300 mètres.

Orongo

                              Pour explorer le panorama en très grande taille, cliquer ici (attendre que l’image se charge)

On peut observer une énorme brèche d’une largeur de 400 mètres dans le mur volcanique, nommée Kari Kari, par laquelle la coulée de lave s’est déversée dans l’océan. On pense qu’au fil des années, l’assaut continu des vagues finira par effondrer ce mur fragile qui sépare le cratère de la mer.

La lagune à l’intérieur du cratère

Dans la langue Rapanui, le mot Rano désigne un volcan à l’intérieur duquel de l’eau est stockée, comme c’est le cas pour les Rano Raraku ou Rano Aroi. Le mot Kau a plusieurs significations telles que « abondance d’eau » ou « grand, vaste ». Ainsi, le sens de Rano Kau pourrait être « un vaste volcan avec beaucoup d’eau ». L’accumulation d’eau de pluie à l’intérieur de la grande caldeira du cratère forme un grand lac d’environ un kilomètre et demi de diamètre, dont la rive se trouve à environ 200 mètres sous le bord supérieur. La surface du lac, dont la profondeur est estimée à environ 10 mètres, est couverte, dans une large mesure, par de nombreuses îles flottantes de roseaux totora, que leur faible épaisseur (env. un mètre) rend très instables.

Plusieurs expéditions scientifiques ont extrait des échantillons de sédiments afin d’étudier les différentes couches accumulées au fil du temps. Cette lagune était, jusqu’à une époque récente (quelques décennies), l’une des principales sources d’eau douce pour la population de l’île. Sur une île sans cours d’eau permanents, l’activité humaine s’est développée principalement près des petits lacs intérieurs de Rano Kau, Rano Raraku et Rano Aroi, et près des sources et des petits étangs formés dans les roches volcaniques… L’importance que revêtait l’accès à l’eau, pour ces populations, est démontrée, également, par le fait que tous les dépôts avaient leur nom propre, comme le nom légendaire de ce cratère : Te Poko Uri To Haumaka O Hiva, l’abîme noir de Hau Maka, de Hiva (Hau Maka étant le prêtre du premier roi dont le rêve aurait déclenché l’expédition de celui-ci, après l’envoi, depuis Hiva, des sept explorateurs - voir l’article sur l’Ahu Akivi)

                              Une immense serre naturelle

Orongo

L’intérieur du cratère, avec des murs de plus de 200 mètres, qui le protègent contre les vents forts et favorisent l’accumulation d’humidité, constitue une grande serre naturelle générant un microclimat favorable au développement et à la culture de nombreuses espèces végétales. Ces conditions ont permis la conservation des espèces végétales endémiques ainsi que d’autres, introduites par les colonisateurs polynésiens. Notamment mako’i, hau hau, mahute et marikuru. L’un des derniers spécimens de l’espèce presque éteinte toromiro, un arbuste de trois mètres de haut, a été sauvegardée, ici, lors de l’expédition de Thor Heyerdahl en 1955. Le dernier arbre indigène aurait disparu en 1962, victime du surpâturage des élevages ovins de l’île et, grâce à sa reproduction dans plusieurs jardins botaniques d’Europe, il pourrait être réintroduit dans l’île.

                                                            Orongo

    Moaï kava kava bicéphale de l’île de Pâques en bois de Sophora toromiro, obsidienne et os d’oiseau, Muséum de La Rochelle

Dans les temps historiques, une variété d’arbres et d’arbustes exotiques ont été plantés en terrasses, construites sur les pentes intérieures du volcan. Par la suite, d’autres espèces ont été introduites telles que les avocats, goyaves, bananes, vignes, figuiers, tubercules, etc.

On considère que le manavai, ancien système de culture dans un cercle protégé par un mur de pierre, comme nous en en avons vus ailleurs, par exemple à Akahanga, ont été inspirés par les cratères des volcans tels que le Rano Kau.

Ce grand volcan a, donc, été lié intimement à l’histoire de l’île de Pâques depuis le début (rêve du grand prêtre) puis l’arrivée de ses premiers colons. On raconte, encore, que le premier roi Hotu Matu’a choisit le côté sud-est du cratère pour y passer ses derniers jours après que son épouse, Vakai, eut rendu l’âme. Quand il sentit sa mort approcher, il s’en fut sur le site sacré d’Orongo et contempla avec nostalgie l’horizon, vers l’îlot de Motu Nui, en songeant à son pays natal Hiva

À l’intérieur et à l’extérieur du cratère Rano Kau, des grottes, des pétroglyphes, des fondations de maisons et, même, des restes d’Ahus ont été découverts. Tous ces vestiges montrent que le volcan avait une grande importance dans la vie des colons anciens. Parmi tous ces sites, l’ensemble cérémonial de Orongo se distingue par son emplacement et son importance historique.

Orongo

                         Le village cérémoniel d’Orongo

En bordure du sud du cratère, la crête devient plus étroite dominant la mer de 300 mètres d’un côté, et descendant, de l’autre, abruptement vers la lagune, pour aboutir à une paroi rocheuse allongée qui se termine par une pointe acérée. C’est ici, sur le bord le plus étroit du Rano Kau, que se trouve le village cérémoniel d’Orongo qui a vu naître le culte de « L’Homme Oiseau ».

Orongo

Orongo

Orongo

                    Composé de quelque 50 maisons en pierre elliptiques offrant une vue imprenable sur les trois îles ou motus en face du Rano Kau, ce village était habité uniquement pendant les jours précédant la cérémonie de l’Homme-Oiseau ou Tangata Manu, au cours du mois de septembre, à l’arrivée du printemps quand les différents clans de l’île entraient en lice pour récolter le premier oeuf « sacré » de l’oiseau Manutara afin d’obtenir, ainsi, le gouvernement de l’île. Cette cérémonie religieuse, en l’honneur du dieu créateur Make Make, a eu lieu jusqu’à la fin du XIXe siècle.

Orongo

Orongo

Cependant, il convient de noter que les premières constructions d’Orongo ne sont pas liées au culte de Manutara. En fait, juste avant le début du village, au bord de la lagune, on peut apercevoir les restes d’une petite plate-forme, où persiste seulement la base au niveau du sol d’un unique moai, et qui aurait pu être utilisée comme un observatoire astronomique pour déterminer la position du soleil. Les premières maisons en pierre d’Orongo semblent avoir été construites vers 1400 apr. J.C. à partir de l’affleurement de roches qui monte vers ce qui serait maintenant le centre du village.

Au fil du temps et, surtout, en raison de la cérémonie de Tangata Manu, 54 maisons alignées sur le bord du cratère ont été construites, formant trois ensembles indépendants face à la mer. Presque toutes les maisons ont été pillées et détruites lors des différentes expéditions européennes et reconstruites à plusieurs reprises au cours des dernières décennies.

Sur les bords du cratère abondent des dalles de basalte laminaires, appelées Keho.

Orongo

C’est ce matériau que l’on utilisa pour construire des murs épais et pleins atteignant 2 mètres de large. Le toit est formé par des dalles plus longues, placées horizontalement sur les parois comme une voûte, recouverte d’autres dalles plus petites. Enfin, le toit était tapissé d’une épaisseur de terre et de pierres sur laquelle l’herbe poussait, donnant la stabilité à la construction et une protection contre les intempéries.

Orongo

Orongo

Les maisons ont un sol de forme ovale avec une longueur variable comprise entre 6 et 12 mètres et une largeur maximale d’environ deux mètres. La hauteur intérieure est de 1 à 2 mètres dans le meilleur des cas, et, dans la plupart des demeures, il est impossible de se lever. Certaines sont reliées entre elles par des couloirs étroits.

L’accès aux maisons est situé à l’avant donnant sur la mer et sa taille réduite, de forme carrée, contraint à entrer et sortir en rampant. C’est l’unique ouverture dans la structure par laquelle peut pénétrer la lumière, de sorte que l’intérieur est obscur et difficile à ventiler, si bien que ces constructions n’étaient utilisées que pour dormir. Ces édifices solides, qui contrastent avec les traditionnelles « maisons-bateaux » du reste de l’île résultent de la nécessité de se protéger des vents violents qui déferlent, en ces lieux. À l’intérieur de quelques maisons, on peut voir quelques peintures rupestres évoquant la cérémonie de Tangata Manu.

L’un des éléments les plus impressionnants du village d’Orongo était un moaï de basalte nommé Hoa Hakananai’a. Ce moai, de 2,5 mètres de haut, est unique non seulement parce qu’il a été sculpté dans le basalte, la matière première la plus dure disponible, mais aussi parce qu’il représente la continuité entre la culture ancienne et le changement qui se produisait.

Orongo

Il apporte, en effet, un lien entre l’ancien culte des ancêtres et le nouveau culte de l’Homme-oiseau. Sa face antérieure présente la forme classique de la période de floraison des grandes statues, mais, à l’arrière, sont gravés tous les motifs représentant la phase suivante : Tangata manu (homme oiseau), ao (pagaie double, symbole de puissance) et Komari (vulve, le symbole de la fertilité). À demi enterré dans l’une des maisons du secteur central, il en a été extrait, en 1868, par l’équipage du navire de guerre anglais Topaze et est conservé, depuis, au British Museum.

                         La cérémonie

                   Chaque famille (ou clan) envoyait l’un de ses hommes représenter son lignage et prendre part à une compétition en vue de prendre la place suprême au sommet de la pyramide sociale de leur peuple. Il s’agissait de dévaler la falaise d’Orongo (300 m), puis de rejoindre Motu Nui (un petit îlot situé à moins de 2 km des côtes) à l’aide d’un flotteur en roseaux (pora), attendre patiemment qu’un oiseau migrateur (le manutara) y ponde un oeuf, trouver cet œuf, puis le ramener jusqu’au village. Il devait donc retraverser le petit détroit jusqu’à la côte et escalader de nouveau la falaise avec cet œuf maintenu sur le front à l’aide d’une bandelette. Le gagnant apportait alors, semble-t-il, le pouvoir à son chef et à son clan jusqu’au printemps suivant où tout se rejouait.

On se rend compte, sur ces images et schémas, de la difficulté de la chose !…

Orongo

Orongo

Orongo

L’homme-oiseau, qui incarnait, alors, sur terre, le dieu Make-Make devait se raser le crâne et, soumis à de sévères interdits en raison de son caractère sacré, vivre seul, ensuite, dans une maison pendant 5 mois, et se débrouiller pour sa survie. L’œuf était, finalement, vidé et suspendu dans la maison de l’homme-oiseau. À sa mort, on lui attachait un coq vivant à chaque doigt de pied, puis on les détachait. Le brouhaha, l’envolée de plumes multicolores évoquaient alors l’envolée de l’esprit immortel du défunt. Sur le lieu de sépulture, les ossements étaient enfouis devant l’ahu, puis étaient déterrés durant une grande cérémonie de purification des os avant d’être remis en terre.

Orongo

Orongo

                    Après un adieu à ce magnifique volcan, nous quittons Orongo pour aller visiter Vinapu, avant de rendre la voiture qui nous aura permis de naviguer au fil des chemins quelque peu défoncés de l’île…

Orongo

Orongo

9/7/2018

Grotte d’Ana Te Pahu (24 mars)

Classé dans: — Brigitte @ 14:59:25

            Avant de visiter le site d’Orongo et le volcan Rano Kau, nous allons voir la grotte d’Ana Te Pahu, la plus grande de l’île. Il faut faire à peu près 15 minutes de marche pour l’atteindre, après le poste de contrôle.

Ana Te Pahu

Les éruptions volcaniques qui ont conduit, il y a des milliers d’années, à la formation de l’île de Pâques, ont créé des canaux de lave qui s’étendent en grande partie dans le sous-sol. Ana Te Pahu , situé sur les pentes du Terevaka, est la plus grande caverne sur l’île et le meilleur exemple de ces grands tunnels volcaniques.

Ana Te Pahu

Ana Te Pahu

                    Un grand tambour de lave refroidie

Les dernières explorations spéléologiques ont montré que cette caverne comprend plusieurs chambres souterraines interconnectées dont le parcours total est supérieur à 7 kilomètres de longueur. Elle a été habitée jusqu’en 1938. Le terme pahu, en langue rapanui, désigne une sorte de tambour. Cette grotte pourrait, donc, être qualifiée de grotte du tambour. La couche mince de lave durcie qui recouvre la cavité forme, en effet, un tambour naturel gigantesque d’un kilomètre et demi de diamètre. On entend résonner à l’intérieur les coups portés à l’écorce extérieure de lave.

Ana Te Pahu

Les anciens habitants, profitant de l’ampleur de cette grotte et de sa facilité d’accès, l’ont utilisée en guise d’habitation. Ceci est prouvé par les restes de umu pae (anciens fours en pierre) où ils ont cuisiné la nourriture. Les ouvertures de plafond causées par des effondrements de matériau empêchaient l’accumulation de fumée à l’intérieur.

Ana Te Pahu

L’une des principales chambres de Ana Te Pahu a été utilisée comme réservoir d’eau : les précipitations fréquentes, typiques du climat subtropical, filtrent à travers la roche et s’accumulent à l’intérieur. Cela a permis aux résidents d’avoir une réserve d’eau très accessible. Cet étang naturel a été particulièrement utile dans les moments où Ana Te Pahu a servi de refuge, au cours des affrontements pour le pouvoir qui ont eu lieu entre les différentes tribus, et pendant la série de « raids » entrepris pour capturer des esclaves, au milieu du XIXe siècle.

                    La grotte des bananes, une pépinière naturelle

Ana Te Pahu

Ana Te Pahu est également connue comme la « grotte de bananes », car il y a beaucoup de bananiers à l’entrée située à quelques mètres sous la surface. À côté, on cultivait la vigne, les avocats, et les tubercules comme le taro ou l’igname. La grande humidité à l’intérieur et la protection contre le vent offert par la grotte ont favorisé l’utilisation de celle-ci comme pépinière naturelle par les anciens habitants de l’île. Ils ont effectué, à cet endroit, une grande variété de cultures, lesquelles prospéraient grâce à la lumière du soleil et à la pluie fréquente.

Ana Te Pahu

Ana Te Pahu

L’entrée de la caverne se fait par l’un des secteurs où la couche de lave est effondrée.

Ana Te Pahu

Ana Te Pahu

L’entrée du tunnel est protégée par des barrières de pierre, murettes destinées à contraindre les éventuels intrus à entrer un par un, ce qui facilite la défense des occupants de la grotte.

Ana Te Pahu

Ana Te Pahu

Ana Te Pahu

                 Après cette longue matinée, commencée avec le lever de soleil sur Tongariki, nous rentrons à Hanga Roa, puis profiterons de la voiture et de l’après-midi pour visiter Orongo et le Rano Kau. Il fait très beau, le ciel est avec nous ! ;-)

8/7/2018

Puna Pau et l’Ahu Akivi (24 mars)

Classé dans: — Brigitte @ 14:26:30

PUNA PAU,  la carrière des pukaos (chapeaux des Moaï).

Puna Pau est un petit volcan éteint, situé à environ 7 km au nord-est de Hanga Roa, et dont le nom fait référence à une source ou un puits d’eau qui aurait existé dans son environnement. Ce cône volcanique fait partie d’un ensemble de cônes parasites qui émergèrent au cours des éruptions de Ma’unga Terevaka, le plus jeune et le plus haut volcan sur l’île de Pâques.

À l’intérieur du cratère de Puna Pau se trouve une carrière de scorie rouge qui était autrefois une source importante de matières premières pour les insulaires. La scorie rouge ou hani hani, son nom en langue rapa nui, est un type de cendre volcanique d’une grande porosité et d’une structure particulière, qui présente une couleur rougeâtre due à l’oxyde de fer présent dans sa composition. Les caractéristiques de ce matériau tendre et facile à sculpter, ce qui le rendait impropre à la construction, ont été utilisées pour la fabrication de différents types d’objets, dont certains très spéciaux. Parmi eux, une vingtaine de statues de petite taille, des récipients pour l’eau, appelés taheta, des blocs de type ornemental et des yeux de moaï.

Bien qu’il existe d’autres dépôts de cendres rouges sur l’île, la carrière de Puna Pau était la plus important de tous, et est considérée comme étant à l’origine de la plupart des objets connus sculptés en hani hani . La couleur rouge est, en effet, une couleur symbolique associée aux rites sacrés et au mana (force spirituelle).

Puna Pau

Puna Pau

                    La forme actuelle du petit volcan est le résultat de l’intervention de l’homme au cours de l’histoire. Selon les dernières fouilles, la période entre les XIVe et XVIIe siècles a donné lieu à un intense travail d’extraction dont le motif principal était l’élaboration des pukaos (chapeaux) cylindriques qui couronnaient quelques-unes des statues de l’île de Pâques. Tout comme le versant sud du volcan Rano Raraku  (voir cet article) est à l’origine de la plupart des statues de l’île, on estime que le tiers du cratère de Puna Pau a été utilisé pour fabriquer tous les pukaos. On pense, également, que, dans la carrière, se formaient différentes équipes de travail se concurrençant pour délimiter leurs propres zones de production.

Puna Pau

Puna Pau

Puna Pau

                    Cependant, contrairement à Rano Raraku, il semble que Puna Pau ait été considéré comme un lieu secret et sacré. Son emplacement dissimulé aux autres parties de l’île, une production presque silencieuse, réalisée à l’intérieur du cratère, et cette couleur rouge particulièrement appréciée a contribué à son isolement à un certain mysticisme.

Un chemin un peu raide et, parfois, glissant mène au cratère et on peut monter jusqu’au sommet du volcan pour découvrir un magnifique point de vue sur la périphérie de Hanga Roa, l’océan Pacifique et les terres cultivées où se dressent doucement des cônes volcaniques.

Puna Pau

Puna Pau

Puna Pau

Puna Pau

Puna Pau

                    Cliquer sur l’image, pour regarder le panorama en très grande taille  ;-)

   

L’AHU AKIVI   Les sept explorateurs

                    Ce site présente des caractéristiques singulières, en raison de son emplacement unique, de son orientation astronomique, bien étudiée et des travaux de restauration qui ont été opérés et qui représentent une étape importante dans l’histoire récente de l’île de Pâques.

Ahu Akivi est situé sur le flanc sud-ouest du volcan Maunga Terevaka (511 m), le point culminant de l’île, à 2,6 km à l’intérieur de la côte centre-ouest. Cette situation est déjà importante, puisque la plupart des plates-formes cérémonielles sont élevées sur le littoral de l’île.

Ahu Akivi

Des quelques Ahus construits à l’intérieur de l’île (environ une trentaine), Ahu Akivi est la plate-forme la plus importante et complexe. D’après les fouilles et les études réalisées, on pense que la première phase de construction a commencé vers la fin du XVe siècle. On érigea, tout d’abord, une plate-forme rectangulaire sur une surface plane, d’où partait une rampe de 25 mètres. À l’arrière se trouvait un crématorium utilisé dans les cérémonies de crémation.

Au cours de la deuxième phase, qui débuta à la fin du XVIe siècle, des améliorations et des modifications furent apportées : on construisit un deuxième crématorium et l’on édifia sept statues de Moaï sur la plate-forme centrale.

Ahu Akivi est situé dans un territoire associé au puissant clan Miru, l’une des tribus les plus puissantes de l’ile. On pense que les moaï ont été érigés environ 150 ans avant le premier contact avec les visiteurs européens, ce qui suggère qu’à ce moment, considéré comme une date tardive, il régnait encore une stabilité politique et l’abondance économique nécessaire pour mener à bien une construction de cette ampleur.

Ahu Akivi

           Les statues qui regardent la mer

Les sept statues ont été transportées depuis la carrière du volcan Rano Raraku (voir cet article) situé à 15 km, à travers un terrain irrégulier et en utilisant une méthode encore sujette à nombre d’hypothèses. Les statues présentent, entre elles, une uniformité minutieuse, quelque chose que l’on ne voit pas à Tahai ou Tongariki, et qui confère au monument une impression d’harmonie et d’équilibre.

On dit souvent que les moaï de Ahu Akivi sont les seules statues qui regardent la mer, sur l’île, puisque toutes les autres tournent le dos à l’océan. Mais, bien que ce ne soit pas faux, la vérité est toute autre : ils sont, en effet, orientés comme le reste des plates-formes : leurs visages regardent vers l’esplanade qui se prolonge devant eux, où s’étendait, autrefois, un village. Les statues de Akivi ont été placées, comme toutes les autres, de manière à surveiller et protéger les habitants du village, par le pouvoir de leur mana, leur puissance mystique.

Ahu Akivi

Ahu Akivi

Un observatoire astronomique précis

Comme d’autres plates-formes sur l’île, y compris le moaï seul de l’Ahu Huri a Urenga, l’Ahu Akivi a été construit suivant une orientation astronomique précise. De cette manière, les moaï contrôlaient le changement des saisons et les moments les plus appropriés pour les tâches agricoles. Ici, l’axe de la plate-forme a été orienté Nord-Sud, de manière à ce que les visages des moaï regardent exactement à l’endroit où le soleil se couche lors l’équinoxe du printemps austral (le 21 septembre) et montrent leur dos au lever de soleil de l’aube de l’équinoxe d’automne (le 21 mars).

La légende de sept explorateurs

La littérature récente sur Akivi fait état d’un lien qui existerait entre les sept statues de la plate-forme et la légende des sept jeunes gens qui avaient été envoyés en exploration, avant sa première colonisation de l’île, par le roi Hotu Matu’a.

Cette légende raconte que Hau Maka, le prêtre de Hotu Matu’a avait fait un rêve dans lequel son âme volait à travers l’océan et lui avait fait voir l’île. Par la suite, il aurait dépêché sept explorateurs sur la mer pour localiser l’île, étudier ses caractéristiques et juger du meilleur endroit pour y débarquer.

Bien que l’idée soit séduisante, de cette légende évoquée dans la pierre, on peut largement douter de cette interprétation. Les Moaï de ce site appartiennent à une période sculpturale assez tardive, après l’an 1440 apr. JC, et les historiens admettent que les premiers colons sont arrivés sur l’île vers le Ve siècle, excluant, ainsi, une relation entre les deux faits…

Ahu Akivi

La restauration

L’Ahu Akivi a été le premier Ahu restauré après qu’un petit groupe d’insulaires, à la demande de Thor Heyerdahl, eut érigé la statue de l’Ahu Ature Huki sur la plage de Anakena en 1956 (voir cet article). L’anthropologue américain William Mulloy, membre de cette équipe norvégienne, consacra, dès lors, une grande partie de son existence à étudier les mystères de l’île de Pâques.

Les travaux de reconstruction de l’Ahu Akivi ont commencé au mois de mars 1960 et continué jusqu’en octobre. William Mulloy et son collègue chilien Gonzalo Figueroa œuvrèrent avec une équipe de 25 Pascuans dans diverses phases d’excavation et de reconstruction. Ce fut la première fouille archéologique sérieuse et la première restauration complète d’un site de cérémonie à Rapa Nui.

Les travaux ont été réalisés avec peu de moyens matériels, ils utilisèrent uniquement des poteaux en bois, des pierres et une paire de bœufs. Mais avec de la persévérance, de l’ingéniosité et beaucoup d’efforts, ils atteignirent leur objectif. Pour soulever et placer le premier moaï, ils usèrent d’une rampe en pierre et de deux grands leviers en bois. Une opération qui prit un mois entier. Cependant, après avoir perfectionné leur technique et avec le bénéfice l’expérience acquise, il leur a fallu moins d’une semaine, ensuite, pour élever la septième statue. La restauration d’Akivi est considérée comme un tournant, sur l’île, car, à partir de ce moment, les autres restaurations de plates-formes importantes (Tongariki et autres) ont commencé, qui conduisirent à une véritable renaissance culturelle…

Ahu Akivi

7/7/2018

Papa Vaka, Te Pito Kura, Anakena (23 mars)

Classé dans: — Brigitte @ 14:34:41

                    Papa Vaka est un site archéologique situé au nord de la route de l’île, entre l’Ahu Te Pito Kura et Pu o Hiro , avant d’arriver à Anakena. Il se caractérise par le grand nombre de pétroglyphes que l’on peut y voir sur les grandes dalles d’origine basaltique émergeant au niveau du sol.

Carte île de Pâques

Les figures marines de Papa Vaka illustrent l’art rupestre typique de la côte nord de Rapa Nui, et témoignent de l’intérêt des habitants de ces territoires pour la domination de la mer. Tous les bas-reliefs ont trait à l’immense océan qui entoure l’île. Diverses créatures marines peuvent être observées, outre les Vaka (pirogues) et Mangai (hameçons), des outils essentiels dans les temps anciens, pour le contrôle des ressources marines.

Papa Mangó  Cette zone contient en abondance des représentations de kahi (thon), très important dans la vie de ces habitants) et deux images de mangó (requin) :

Papa Vaka

Papa Mangai,  le rocher des hameçons:

… Où l’on distingue une grande concentration d’hameçons (mangai), notamment pour le thon (mangai kahi)

L’un de ceux-ci peut représenter un octopode (heke) ou un crabe (pikea) :

                                        Papa Vaka

Papa Vaka,  la pierre du grand canoë:

Le terme papa signifie « pierre » en langue Rapanui et vaka « canoë », si bien que le nom de ce lieu se réfère au plus grand des pétroglyphes recensés dans toute l’île de Pâques :

Papa Vaka

Bien qu’une grande variété de pirogues, des tortues, des hameçons, et un grand nombre de trous dont le sens est ignoré puissent être distingués, sur cette grande pierre, la figure principale est la grande pirogue double, comprenant deux coques de 12 mètres de long. On ne sait pas si ce grand pétroglyphe représente un canot très spécial, ou s’il peut vouloir se rappeler le grand bateau qui a amené les ancêtres qui ont peuplé Rapa Nui…

          Papa Vaka

                    Te Pito Kura, et le nombril de la lumière !

Te Pito Kura est un site archéologique situé en face de la baie de La Pérouse (voir carte ci-dessus). Dans ce centre cérémoniel se dresse le Ahu du Paro, dont le seul moaï, nommé Paro, est resté dans la même position où il s’est trouvé, lorsqu’il fut abattu, il y a près de deux siècles.

Te Pito Kura

Le Paro est important, parce que c’est la plus grande statue moaï transportée depuis la carrière du volcan Rano Raraku et érigé avec succès sur une plate-forme. Ses dimensions sont spectaculaires : ses oreilles mesurent 2 mètres, sa hauteur atteint 10 mètres et on estime que son poids doit être supérieur à 80 tonnes !… Il gît la face tournée vers le sol et son corps est brisé à demi (au niveau du cou) à la suite de sa chute. Devant sa tête se trouve son pukao gigantesque, ovale : de près de 2 mètres de haut et pesant environ 10 tonnes, il est, également, considéré comme l’un des plus volumineux pukaos sculptés et apportés depuis la carrière de Puna Pau.

Te Pito Kura

Selon la tradition, la construction de ce moaï fut commandée par une veuve, en mémoire de son défunt mari. Il semble que le moaï Paro a été l’une des dernières statues à être renversée de son ahu et l’on pense que le fait s’est produit peu après 1838, puisqu’après cette date, il n’y a aucun rapport de visiteur décrivant un moaï dressé sur ce site.

La pierre magnétique.

À quelques mètres de cet ahu, on peut contempler une grosse pierre de forme ovoïde et de 80 centimètres de diamètre. L’expression Te Pito Kura signifie « nombril de la lumière » et certaines personnes se référant, pour le nom de ce lieu, aux qualités particulières de ce rocher, lui attribuent l’un des noms avec lequel il est connu dans l’île de Pâques, Te Pito O Te Henua ce qui signifie « nombril du monde ».

Cette pierre singulière était autrefois connue sous le nom de Tita’a Hanga ‘o te Henua, et selon la légende, elle fut apportée par Hotu Matu’a, le roi fondateur du peuple Rapanui, dans le bateau qui l’amena de Hiva, sa terre natale, aux alentours de 450. On dit que, dans ce rocher presque sphérique et lisse, se concentre une énergie magnétique et surnaturelle appelée mana.

Te Pito Kura

En raison de sa teneur élevée en fer, cette pierre se réchauffe plus vite que les autres et induit un comportement bizarre de la boussole. De nombreux visiteurs portaient la main sur elle pour capter son énergie ou encore, selon la croyance de certains, améliorer la fertilité féminine. Mais il semble que certains touristes, trop confiants en leur pouvoir, aient commis des actes obscènes sur la pierre, ce qui a conduit, depuis lors, à l’enfermer au centre d’une muraille de pierres. Les quatre pierres qui l’entourent indiquent les quatre points cardinaux.

Te Pito Kura

                    ANAKENA

Anakena est le siège d’une plage idyllique… Nous continuons à longer la côte nord, après ces sites, pour arriver à Anakena, au bord de la mer. Nous la découvrons avec émerveillement, et je ne résiste pas à l’envie de prendre un bain de mer sur cette jolie plage unique de sable fin ! :-)

Anakena

Anakena

C’est là qu’aurait débarqué le roi Hotu Matu’a, venu de Polynésie, il y a plus de 1 700 ans. Les cocotiers (seule espèce sur l’île à cet endroit) penchent élégamment leurs silhouettes sur cette plage avec, en arrière-plan, un ensemble de sept statues : l’Ahu Nau Nau.

Anakena

Anakena

Anakena

À l’arrière, on peut voir l’Ahu Ature Huki avec son unique moaï qui fut le premier à être redressé en 1956 par la méthode de Thor Heyerdahl, dite des “petits cailloux", qui consiste à lever le moaï de quelques centimètres par des leviers et des cordes et de combler les espaces par des petits cailloux. L’équipe de pascuans mit 18 jours pour relever ce colosse.

Anakena

En fait, le vrai nom de la plage et de la petite baie est Hanga Mori o Un, ou bien Hanga Rau Ariki ou la Baie du Roi, en l’honneur du premier fondateur. Le nom par lequel la plage est connue provient, de fait, d’une grotte voisine, où Hotu Matu’a aurait pu s’installer pendant la construction de sa demeure. La grotte (« ana » en langage Rapanui) et Kena, un nom désignant le fou masqué (Sula dactylatra), un oiseau de mer qui construit toujours des nids dans l’île.

Anakena

Au fil du temps, Anakena est devenu un important centre de peuplement à travers l’histoire, la résidence de la tribu royale Miru et le lieu de rencontre des maîtres de l’ancienne écriture Rongo Rongo..

L’Ahu Nau Nau :

La plate-forme la plus imposante et qui domine le centre du paysage est l’Ahu Nau Nau, qui fait 60 m de longueur sur 12 m de large. Ses sept moaïs, de nouveau érigés après la restauration effectuée par l’équipe de Sergio Rapu en 1978, se distinguent par la finesse de ses traits et les détails gravés sur leur dos. C’est l’une des plates-formes les mieux préservées de l’île parce ces moaïs sont restés ensevelis sous le sable quand ils ont été abattus, ce qui les protégeait des facteurs météorologiques qui ont érodé bien d’autres statues…

Les diverses fouilles archéologiques conduites dans Anakena ont révélé que il y avait au moins trois périodes de construction, pour cet Ahu. La phase la plus ancienne, appelée Nau Nau I, daterait de 1 100 après JC. Elle a été suivie par une phase intermédiaire, Nau Nau II, entre 1 190 et 1 380, et, enfin, d’une dernière phase, Nau Nau III, avec une date estimée entre 1 300 et 1 400 de notre ère.

Anakena

Anakena

Cependant, il a été prouvé que la première colonie Anakena pouvait être antérieure d’environ 200 ou 300 ans à la première construction de cet Ahu. Anakena serait l’un des lieux habités les plus anciens de l’île, reliant ainsi l’histoire et la légende.

L’Ahu Nau Nau est historiquement connu comme Ahu Ature Hoa, et, selon la tradition, Vakai, l’épouse de Hotu Matu’a, y serait enterrée. Il semble que le nom par lequel il est nommé, à l’heure actuelle, peut être associé au Naunau ou nau opata, un arbuste, aujourd’hui disparu, de la famille du santal. Cette plante, dont le bois aromatique était autrefois utilisé pour fabriquer un parfum, produisait, également, un fruit consommable ressemblant à une noix. Selon la légende, le premier Ariki, Hotu Matu’a, et ses disciples auraient apporté ces noix de leur terre natale afin de se nourrir pendant les premiers mois sur l’île.

Les quatre premiers moaï à gauche sont pratiquement intacts et couronnés par un pukao, la coiffure volcanique de scorie rouge de la carrière de Puna Pau. Ces moaï, avec le seul moaï coiffé de Tongariki et le Ahu Ko Te Riku à Tahai, sont les seuls sur l’île qui portent un pukao.

Le cinquième moai est, également, très bien conservé, mais il n’a pas de pukao, le sixième n’a plus de tête et le septième montre à peine un demi-torse.

La surface des statues, assez uniformes et stylisées, est soigneusement polie et les traits du visage, nez, oreilles, mains sont finement sculptés et sont un peu plus saillants que pour d’autres monuments. Même les pukao sont très bien travaillés, celui de la première statue présentant une forme conique inhabituelle.

Anakena

On peut observer le travail des détails au dos de ces moaï. Ceintures au niveau des hanches, symboles, peintures corporelles, tatouages ? Ces détails ne sont pas fréquents. Cependant, on peut en voir sur certaines statues exhumées de la carrière de Rano Raraku (voir l’article) et à l’arrière du fameux moaï Hoa Hakananai’a qui a été transporté d’Orongo (voir l’article) au British Museum de Londres.

                                        Anakena

                                        Anakena

Une belle découverte :  L’œil du Moaï :

               Lors des travaux de restauration effectués en 1978 par l’équipe de Sergio Rapu, l’archéologue Rapanui Sonia Haoa a trouvé des fragments de corail blanc et un disque de scorie rouge en fouillant à proximité d’un moaï renversé et à demi-enterré dans le sable. Les restes recueillis, une fois assemblés, forment un oeil d’environ 35 cm de long, ce qui convenait parfaitement à l’orbite vide de la statue… Cette constatation a marqué une étape importante, dans la connaissance des historiens, car, jusqu’alors, on pensait que les orbites des statues étaient restées vides.

L’anthropologue William Mulloy avait déjà découvert des fragments similaires dans ses fouilles effectuées 20 ans plus tôt, à Vinapu sur la côte sud, mais on pensait qu’ils étaient des fragments d’un plat à base de corail.

Depuis la découverte de Sonia Haoa, d’autres restes d’yeux de corail ont été trouvés dans d’autres endroits, sur l’île de Pâques, et autour de l’Ahu Nau Nau, nombre d’entre eux portant, encore, des marques des outils utilisés pour leur fabrication.

                                        Anakena

                    Nous regagnons Hango Roa en passant, cette fois, par le centre de l’île. C’est pratiquement le seul endroit où nous pouvons contempler une petite forêt d’arbres (eucalyptus). En effet, le sol de l’île, sans cesse balayé par les vents marins, est très pauvre en végétaux. Il est presque entièrement recouvert d’une herbe rase et jaune ; la terre végétale n’atteignant que 50 cm de profondeur, il est très difficile, pour les arbres, d’y maintenir leurs racines.

                                        Anakena

6/7/2018

Tongariki (23-24 mars)

Classé dans: — Brigitte @ 17:00:22

Tongariki, l’ahu dont les quinze moaï tournent le dos à la mer est une image célèbre de l’île de Pâques.

Tongariki

Tongariki

Ce site, dont le nom se réfère aux vents d’est, est situé à l’extrémité est de la côte sud de l’île de Pâques (voir carte de l’article précédent sur Rano Raraku) dans un paysage d’une grande beauté. Sur la gauche, se dresse le volcan Poike, le plus ancien de l’île, dont les éruptions ont donné naissance à la péninsule du même nom et où, selon la tradition, s’est déroulée la bataille entre « les longues oreilles » (dominantes) et « les oreilles courtes ». À son sommet, un cratère, à présent recouvert d’une petite forêt d’eucalyptus. Sa pente sud descend par des falaises abruptes au niveau de la mer, où les roches volcaniques forment la baie de Hanga Nui (grande baie).

À l’arrière-plan, l’îlot connu sous le nom motu Maratiri, qui dans les temps anciens a servi de refuge pour beaucoup de personnes, lors des conflits tribaux, et constitue le cadre de plusieurs mythes et légendes.

Et, devant l’ahu, face au sud, la masse impressionnante du volcan Rano Raraku , d’où ont été extraites de la plupart des statues de l’île.

L’histoire de Tongariki mêle des récits mythologiques, ceux de guerres entre les clans et les règlements des tribus qui remontent au Xe siècle. Dans la grande esplanade qui s’étend devant le ahu, on trouve des restes de bateaux-maisons ou hare paenga et des centaines de pétroglyphes gravés dans la roche volcanique qui reflètent l’importance de ce lieu dont on pense qu’il était le centre sociopolitique et centre religieux de Hotu Iti, l’un des deux grands clans qui regroupait les tribus du secteur est de l’île. La première occupation humaine date de l’an 900 après J.-C. et est liée à la première phase d’un premier AHU. L’impressionnant monument final est le résultat de séries successives de modifications et extensions, réalisées tout au long de l’histoire, qui montrent la maîtrise technique atteinte par les constructeurs.

Tongariki

L’ahu Tongariki est la plus grande structure cérémonielle construite sur l’île de Pâques et le plus important monument mégalithique dans toute la Polynésie. Il représente le summum des constructions sacrées nommées Ahu-moai , développés dans Rapa Nui pendant plus de 500 ans. Mais, malheureusement, comme cela s’est passé pour le reste des plates-formes cérémonielles de l’île, les moaï ont été renversés de l’Ahu au cours des épisodes de violence qui ont opposé les différents clans de l’île au moment de la décadence de la culture Rapa nui. On estime que cette période a commencé après 1500 apr. J.-C., pour atteindre son acmé à la fin du XVIIe siècle. On ne sait pas avec certitude quand les statues de l’Ahu Tongariki ont été démolies, mais, selon les témoignages des premiers navigateurs européens qui sont arrivés sur l’île, il semble que celles-ci ne tenaient plus debout quand ils sont arrivés au début du XVIIIe siècle. L’endroit a, cependant, continué à être utilisé comme cimetière jusqu’à la conversion de la population au catholicisme dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Tongariki

Selon les dessins, les textes et des photos qui ont été conservés, on sait que, jusqu’en 1960, l’état de conservation du Ahu a été relativement bon, même si les statues avaient été renversées avec leurs visages vers le sol et si l’une des ailes latérales avait été détruite, les pierres ayant été utilisées comme matériau de construction d’une clôture pour le bétail. Mais, dans la nuit du 22 au 23 mai 1960, s’est produit l’un des plus grands tremblements de terre jamais enregistrés dans l’histoire, d’intensité de 9,5 sur l’échelle de Richter, lequel a détruit la plupart des régions du centre et du sud du Chili causant de nombreuses victimes, son épicentre étant situé dans la ville chilienne de Valdivia située 3 700 km à l’est de l’île. Ce tremblement de terre a produit une vague qui a traversé le Pacifique pour atteindre les côtes de l’Océanie et de l’Asie, provoquant de grandes destructions sur les îles de Polynésie. Près de 6 heures après le séisme, le tsunami a atteint l’île de Pâques sur son côté est, atteignant directement Tongariki. Puis, le tsunami contourna l’île et reprit son cours en Polynésie, où, 15 heures après le séisme, une vague de 10 mètres de haut a frappé Hilo à Hawaï, tuant des dizaines de personnes et détruisant complètement la ville. La dévastation a continué jusqu’aux côtes du Japon et de la Nouvelle - Zélande.

La vague gigantesque qui avait atteint la baie de Hanga Nui a dépassé les 10 mètres de hauteur et est entrée sur plus de 500 mètres à l’intérieur des terres, pour atteindre la base du volcan Rano Raraku, détruisant complètement la principale plate-forme jusqu’aux fondations, la puissance de la mer repoussant quelques-unes des statues de plus de 100 mètres à l’intérieur. Certaines d’entre elles étaient brisées, et d’autres, retournées face vers le haut, montraient leur visage pour la première fois après plusieurs siècles.

Tongariki

Lorsque les eaux se furent retirées, elles avaient complètement détruit la majeure partie du monument et la zone était couverte de rochers de la côte, des pierres de l’Ahu et des restes de statues, mélangés avec des os et de crânes humains des tombes creusées sous la plate-forme… De nombreuses informations ont été perdues à jamais. Mais, à partir de 1988 des scientifiques se sont mobilisés pour effectuer une restauration qui a eu lieu à partir de 1992 (importation d’une énorme grue fournie par le Japon) et parachevée en 2003-2006, dans le cadre du projet UNESCO-Japon Île de Pâques.

Ce qui nous permet d’admirer, à présent, ces quinze géants qui nous observent de leur position dominante en cet endroit unique au monde. Ces images mégalithiques, rangées sur leur plate-forme de 100 mètres de long, tournent le dos à la mer afin de projeter leur mana, leur protection spirituelle, sur l’ancien village qui existait auparavant.

Tongariki

Tongariki

Tongariki

La variété dans les formes et les tailles des statues est frappante. Ici, contrairement à ce que l’on peut voir sur d’autres plates-formes de l’île, telles que Ahu Nau Nau ou Ahu Akivi, les Moaï sont tous différents. Il sont minces, épais, grands ou petits (entre 5,6 et 8,7 m), et même les expressions semblent différentes…

Tongariki

Il est possible, comme le proposent certaines théories, qu’ils reflètent de cette manière, le caractère ou les caractéristiques des différents ancêtres représentés. Bien que les différences esthétiques soient plus susceptibles d’être la conséquence des différentes époques où ils ont été fabriqués. Lors de la reconstruction, des vieilles têtes ont été trouvées qui montrent une forme plus ronde et naturelle, mais il semble qu’au cours du temps, les caractéristiques soeint devenues de plus en plus stylisée.

Toutes les statues Moai ont été sculptées dans le tuf volcanique des carrières du volcan Rano Raraku, situé à un kilomètre au nord-ouest. En dépit de la proximité relative, on s’interroge toujours sur la manière de transporter ces énormes géants d’un poids moyen de 40 tonnes.

Autrefois tous les moaï de l’Ahu portaient un pukao (le chapeau rouge) sur leur tête, mais au cours de la restauration on n’a pu en placer un que sur le deuxième à partir de la droite, les autresayant été trop érodés, en raison du passage du temps et du tsunami. Sur le côté droit de la plate - forme, on peut contempler sept de ces énormes cylindres gravés dans la scorie rouge extraite du volcan Puna Pau :

Tongariki

D’après les vestiges découverts, on estime qu’au moins 30 moaï faisaient partie de Tongariki, dans ses différentes étapes, sur une période qui a duré plus de 700 ans.

Au milieu de cette place, à environ 80 m de la plate - forme, une autre énorme statue en pierre repose sur l’herbe, couchée. Ce moai, divisé en deux parties, se trouve sur le dos et regarde en l’air de ses orbites non sculptés…

Tongariki

Le voyageur

À quelques mètres de l’accès ouest du site, très près des restes d’un hare-paenga (bateau-maison), se dresse une statue singulière…

                              Tongariki

Qui est tournée dans le sens opposé à celui des moaï de la plate-forme… comme pour montrer son irritation de n’avoir pas été incluse dans le monument. elle a eu son moment de gloire en étant expédiée au Japon afin de participer à une exposition à Osaka. C’est pourquoi les insulaires l’ont surnommé « le moaï voyageur » ;-)

Il a été utilisé, également, en 1986, dans les expériences de l’explorateur norvégien Pavel Pavel qui, pour démontrer sa théorie sur le déplacement des statues, a fait « marcher » ses neuf tonnes en usant de cordes, aidé d’un petit groupe de vingt personnes.

Tongariki

On découvre et admire, également, sur ce site, nombre de pétroglyphes, représentant, notamment, des tortues géantes ou d’homme-oiseau (Tangata manu).

Mais l’une des merveilles de l’Ahu Tongariki est le spectacle indescriptible que l’on y peut admirer à l’aube : on y arrive dans la nuit noire… Puis, les étoiles s’éteignent les unes après les autres pour laisser place à l’apparition du maître soleil qui montre ses premières lueurs colorées. Les moaï, impassibles, se laissent caresser tout doucement par les premiers rayons du soleil. Puis le maître apparaît, tel un dieu resplendissant, derrière ces autres dieux sculptés de la main de l’homme. L’ombre de ces statues s’allonge petit à petit. Les visiteurs respectent cet instant solennel, en silence, chacun dans son monde intérieur…

Tongariki

Tongariki

Tongariki

Tongariki

Tongariki

Tongariki

Tongariki

Tongariki

Il y a du monde pour contempler ce merveilleux spectacle !… ;-)

Tongariki

Vous pouvez regarder, ci-dessous, en plein écran, la vidéo que j’ai réalisée du lever de soleil sur Tongariki  ;-) :

                       

Tongariki

Rano Raraku (23 mars)

Classé dans: — Brigitte @ 11:36:55

          Rano Raraku, la carrière des Moaï !

L’un des endroits de l’île qui m’a le plus fascinée et impressionnée est le fameux volcan Rano Raraku. Le lieu, lui-même, est vraiment extraordinaire. Pour y parvenir, nous parcourons, en longeant la côte, une petite route quelquefois défoncée, où, comme sur toute l’île, des chevaux en liberté s’égayent.

Chevaux dans l'île de Pâques

Sur les pentes de ce volcan, on peut voir surgir par ci, par-là, des dizaines d’hommes de pierre, à demi-enterrés pour certains, d’autres brisés ou inachevés, ou certains prêts à se lever, mais comme figés brusquement dans le temps.

Rano Raraku

Rano Raraku

Ce volcan a servi de carrière aux sculpteurs de cette époque. Au fond du cratère, un lac aux herbes folles, coloré d’une sorte de mousse ocre dorée donne l’aspect d’un tapis d’or.

lac de Rano Raraku

Le silence y règne, seul un léger souffle de vent fait bruisser les ajoncs (appelés totora) du lac. C’est à cet endroit que les moaï ont été extraits par les sculpteurs d’antan.

          Volcan Rano Raraku

Le volcan Rano Raraku est situé à 20 km au nord-est de Hanga Roa, très proche de la péninsule Poike et à seulement 1000 mètres au nord-ouest de la baie Hanga Nui. Il offre une vue unique sur la baie de Tongariki, et une très belle perspective depuis sa colline. L’ancien nom de ce lieu était Maunga Eo, qui signifie « colline parfumée ». En effet, il y poussait, dans le passé, une plante très aromatique dont le parfum imprégnait toute la région. Une ancienne légende raconte comment deux esprits de jeunes femmes sont venus dans l’île, attirés par l’arôme intense du lieu.

Le nom actuel dérive du mot Rano, qui, dans la langue Rapanui, se réfère aux volcans qui ont un lac intérieur. On pense que le terme Raraku, qui signifie rayé ou rainuré, fait référence aux larges rainures présentes sur la face sud de la montagne. Ici, une vue aérienne :

Rano Raraku, vue aérienne

Rano Raraku, vue aérienne 2

Le cône volcanique s’est formé il y a plus de 300 000 ans, par l’activité éruptive des volcans Maunga Terevaka et Pua KATIKI. Il a une hauteur maximale de 180 mètres sur son bord sud-est et son cratère présente une forme elliptique dont le plus grand diamètre est d’environ 700 mètres. À l’intérieur, il abrite un lac d’eau douce d’environ 3 à 4 mètres de profondeur créé par les pluies fréquentes subies par l’île. À l’Est, le bord domine une imposante falaise.

Contrairement à la plupart des cônes volcaniques de l’île, Rano Raraku est composé d’un type unique de roche sur l’île connue sous le nom de tuf, formée par compaction des lapilli : une roche poreuse formée par l’accumulation de cendres volcaniques éjectées lors d’une éruption, qui, lorsqu’elles ont refroidi, par contact avec l’atmosphère, se trouvent compactées et durcies. Sa principale caractéristique est sa faible dureté sous la surface, par rapport au basalte, ce qui a encouragé les anciens sculpteurs à l’utiliser comme matière première pour tailler les énormes statues. Il est frappant de constater que la plus grande part de ce tuf est concentrée dans la moitié sud du cône, coïncidant avec la paroi verticale, émergeant un peu dans la moitié nord. Selon certains géologues, cette grande falaise rocheuse serait le seul vestige d’un volcan sous-marin antique. Ce qui, en grande partie, a disparu en raison de l’érosion a été couvert, par la suite, des cendres rouges émises par le nouveau cratère adjacent, ce qui expliquerait la grande différence des matériaux rencontrés sur les deux côtés du Rano Raraku.

Ces détails géologiques expliquent pourquoi Rano Raraku est devenue la carrière dans laquelle a été sculptée la quasi-totalité du millier de statues trouvées sur l’île de Pâques, avant d’être acheminées sur les plates-formes ou ahu de cérémonie, réparties le long de toute la côte, afin d’honorer la mémoire des ancêtres. Dans cette carrière, qui fait plus de 800 mètres de long, les statues sont partout, voire dans des endroits presque inaccessibles, comme si le mot d’ordre avait été donné de profiter de tout l’espace disponible pour un matériau précieux et limité.

Rano Raraku

Une fois sculptée et détachée de sa gangue, il fallait que la statue glisse sans dommage sur la pente raide. Quels que soient les moyens employés, de nombreux accidents se sont produits comme en témoignent les restes de torses et têtes cassées qui parsèment la colline… On estime que le travail de sculpture des statues du Rano Raraku a duré plus de 500 ans, en commençant vers l’an 1000 et se terminant au milieu du XVIIIe siècle. Selon une ancienne légende, la cessation de l’activité est consécutive à la colère d’une vieille femme qui avait le pouvoir de permettre le déplacement des statues. Mais un jour, les travailleurs ont mangé du homard sans lui en garder une part. La femme, prise de colère, a ordonné que les statues s’effondrent, paralysant les œuvres pour toujours. Cependant, il semble que l’abandon du travail dans Rano Raraku n’a pas été due à un événement soudain et dramatique, mais à une décroissance progressive des valeurs et des croyances qui ont affecté les rares ressources disponibles et provoqué des guerres tribales à répétition, qui ont fini par détruire le système.

Rano Raraku était le seul endroit sur l’île qui avait gardé des statues debout, après que toutes les autres eurent été renversées de leurs plates-formes, au cours des conflits entre clans survenus il y a près de 300 ans. On peut apercevoir des moai debout dans des fosses qui étaient auparavant creusées dans le sol afin de terminer la sculpture de leur dos. Le fait que chaque statue apparaît à moitié enterrée dans une plus ou moins grande mesure, certaines jusqu’aux épaules et d’autres jusqu’au nez, est frappant. En réalité, ce sont des statues complètes enfouies sous les couches successives de sédiments qui se sont accumulés au fil du temps.

Rano Raraku

Les excavations pratiquées dans plusieurs cas ont révélé que la longueur de la tête correspond à environ un tiers de la hauteur totale de la statue. La couleur jaune originale du tuf était également visible à nouveau, et des gravures intéressantes ont été découvertes sur le dos de quelques statues avec des dessins semblables à ceux trouvés sur les statues du Ahu Nau Nau et sur le célèbre moai Hoa Hakananai’a qui est exposé à le British Museum de Londres.

                              Rano Raraku

Dans la partie inférieure de la carrière, on peut admirer une énorme statue couchée qui reste dans la niche dans laquelle elle a été sculptée. C’est Te Tokanga, « le géant », d’une longueur de près de 22 mètres et un poids estimé à 200 tonnes !… C’est la plus grande statue jamais sculptée sur l’île de Pâques. On pense qu’elle avait pu être destinée à l’Ahu Tahira dans Vipanu, l’une des dernières plates-formes construites, située dans la pente de la Rano Kau. Mais elle n’a jamais atteint sa destination finale parce que ce colosse n’a jamais été libéré de son socle. Ses sculpteurs ambitieux et optimistes ont dû réaliser qu’ils ne pouvaient se déplacer une statue avec un poids équivalent à celui d’un avion commercial, de sorte qu’ils ne sont même pas pris la peine de le terminer.

                                   Rano Raraku

Deux autres énormes statues tête-bêche non terminées :

Rano Raraku

Le Moaï Piro Piro est l’une des figures les plus célèbres de l’île. Situé dans les premiers mètres du chemin principal qui traverse la carrière, comme pour accueillir le visiteur, son nom signifie « mauvaise odeur », non pas parce que la statue sentirait mauvais, mais parce qu’il semble que son nez proéminent fait un geste de dégoût devant un arôme désagréable.

Rano Raraku   Piro Piro

Cette statue unique se distingue également par le fait que sa tête énorme de 4 mètres est projetée vers l’avant des épaules, comme si le moai était quelque peu bossu. En outre, Piro Piro se distingue parmi les autres statues par ses dimensions gigantesques. L’explorateur Thor Heyerdahl, en creusant dans le sol des moai, a calculé que la partie enterrée du corps mesure presque deux fois la hauteur de la tête visible. La longueur totale de celui-ci atteint 11 mètres, ce qui le classe comme le plus grand moaï debout jamais extrait de la carrière.

À l’extrémité sud de la carrière du Rano Raraku, où le chemin principal forme une courbe, on peut admirer une vue spectaculaire sur le volcan Poike avec les 15 figures du Ahu Tongariki se découpant sur l’océan.

Rano Raraku

Rano Raraku

Rano Raraku

À cet endroit se tient le moai Tukuturi, l’une des figures les plus controversées et les plus énigmatiques de l’île de Pâques : Elle mesure 3,70 mètres de hauteur, pèse environ 10 tonnes et présente une finition assez grossière. Et c’est, également, la seule figure qui regarde vers le Rano Raraku , puisque tous les autres lui tournent le dos…

                              Rano Raraku  Tukuturi

La statue ne ressemble à aucune autre sur l’île, puisque son apparence est beaucoup plus naturelle et réaliste . La tête est arrondie, avec les yeux sculptés qui regardent et son menton a une barbiche comme le kava moai . Mais ce qui le distingue des autres, dont la sculpture est interrompue à la taille, est que Tukuturi a un corps entier. Il est représenté dans une position agenouillée avec ses jambes repliées et ses fesses reposant sur ses talons. Les mains apparaissent sur les cuisses au lieu de se rencontrer sur le ventre, dans une posture très utilisée en Polynésie pour indiquer le respect…

Rano Raraku  Tukuturi

Certains chercheurs suggèrent que ce serait un type de moaï « précoce », qui pourrait remonter au Xe siècle. Cependant, d’autres experts soutiennent que cette statue serait une figure tardive qui pourrait se référer au culte du Tangata Manu ou homme-oiseau qui a eu lieu, plus tard, dans le village cérémoniel d’Orongo (voir l’article consacré à ce site). Enfin, il ne manque pas d’autres hypothèses controversées et originales, comme celle qui suppose que Tukuturi aurait pu être l’œuvre d’habitants de Tahiti qui ont été déportés à l’ île de Pâques pour y travailler à la fin du XIXe siècle. La figure de Tukuturi ressemble, de fait, plus à un tiki, un type de totem typique de la Polynésie, qu’à un moai…

À un peu plus de 100 mètres de l’entrée de la carrière, un chemin mène à l’intérieur du cratère du volcan…

Rano Raraku

Rano Raraku

Après environ 300 mètres, on parvient à une fissure dans le cratère qui relie les pentes extérieures et intérieures . Dans un couloir étroit, on peut apercevoir la cendre rouge compacte qui forme la partie nord du volcan et qui contraste nettement avec la dureté du tuf volcanique à l’extrémité sud. Le lac, où les chevaux vont habituellement paître et boire, est l’une des principales zones humides de Rapa Nui. Sur une île où il n’existe ni cours d’eau, ni torrents, les lagunes intérieures des cratères où la pluie s’accumule, constituaient les plus grandes réserves disponibles d’eau douce pour les anciens habitants.

Rano Raraku Lac intérieur

(Cliquez ici, si vous désirez regarder l’image en grande taille)

À l’intérieur du cratère et en particulier dans le lac, on distingue plusieurs espèces végétales autochtones qui coexistent avec les grandes masses de roseaux de totora. Le totora a été utilisé par les habitants depuis des siècles, et, à présent, ils en usent pour des travaux manuels et la construction de radeaux de roseaux traditionnels qu’ils utilisent pendant le festival Tapati.

Rano Raraku Lac intérieur

(Cliquez ici, si vous désirez regarder l’image en grande taille et les moaï enterrés)

On se laisse aller à goûter le calme et le silence bienfaisant de l’endroit…

Rano Raraku

Rano Raraku

5/7/2018

Akahanga (22 mars)

Classé dans: — Brigitte @ 10:53:02

                               Nous louons une voiture pour deux jours, afin de pouvoir sillonner l’île tranquillement et visiter les principaux sites. Certes, la voiture n’est pas de toute première jeunesse, mais elle nous emmènera vaillamment sur les chemins, parfois plus ou moins défoncés…

Paques 2018

Paques 2018

                             À Akahanga (ou Aka Hanga), près d’une petite baie (hanga) située sur la côte sud de l’île (voir la carte), se trouvent les restes d’un ancien village. Akahang, par son histoire et le nombre de statues retrouvées est l’un des sites les plus importants de l’île.

Paques 2018

Paques 2018

Paques 2018

                    On peut voir les fondations en pierre de plusieurs hare paenga (barques maisons), appelées ainsi en raison de leur forme elliptique qui rappelle celle d’un navire, où vivaient les anciens habitants. Très près des maisons, l’on aperçoit plusieurs umu pae ou vieux fours en pierre, qui ont été utilisés pour préparer l’umu. Pae dans la langue Rapanui signifie cinq, et se réfère au nombre de pierres qui étaient habituellement utilisées pour construire le four.

                    Sur la droite face à la mer, une petite grotte appelée Ana Akahanga, dont l’entrée est renforcée avec une pierre ajoutée. La cavité, qui est du type karava en raison de sa largeur et sa faible profondeur, a été utilisée comme un refuge temporaire, principalement par les pêcheurs, pour se mettre à l’abri de la pluie ou passer la nuit.

Paques 2018

                    L’Ahu Akahanga est à gauche, face à la mer, dont les vagues viennent battre les rochers. Cette grande plate-forme de 18 mètres de long n’a pas été restaurée, ce qui permet de se faire une idée de l’état dans lequel se trouvaient tous les ahu à l’époque de la décadence de l’île. Dans la plupart des plates-formes détruites, les statues se trouvent face cachée avec leurs visages cachés. Cependant, à Ahu Akahanga, les 13 moaïs, qui mesurent entre 5 et 7 mètres, ont été renversés face cachée ou face vers le ciel, ce qui permet d’examiner les sculptures…

Paques 2018

Paques 2018

                              Cliquer sur les deux photos précédentes, pour les afficher en plus grande taille

                 Devant la plate-forme, on peut, également, voir des pukao à terre, coiffes en scories volcaniques rouges, qui coiffaient les moai jetés à terre.

Paques 2018

Paques 2018

Paques 2018

                 La plate-forme, qui était un centre de cérémonies, a été souvent remaniée, chaque fois qu’une famille en prenait possession, en abattant les moais de la tribu qui l’avait précédée.

                 Selon la tradition orale, c’est en ces lieux que le premier roi de l’île, le légendaire ariki Hotu Matu’a aurait été enterré. Ses fils l’ont déplacé du haut du volcan Rano Kau, qui était son dernier lieu de sépulture, à Akahanga. Une légende raconte qu’après l’avoir enterré sous un monticule de pierres, Tu’u Maheke, le fils aîné, a coupé la tête de Hotu Matu’a et l’a enterrée entre des pierres. Quelqu’un l’a découvert quelque temps plus tard, et après cela l’Ariki Tu’u Ko Ihu a volé le crâne de son dernier propriétaire et l’a caché dans sa maison à Ahu Te Peu. Finalement, il a été récupéré par les descendants légitimes du roi dans le but de bénéficier du mana, du pouvoir spirituel émanant d’un objet aussi précieux. Les fouilles effectuées n’ont pas encore permis de trouver des restes de l’ancien roi. Il a été exclu que l’ariki soit enterré sous l’ahu, puisque celui-ci ne fut construit que plusieurs siècles après sa mort, mais il est possible que la chambre funéraire hypothétique soit située sous un monticule de pierres à proximité…

Paques 2018

Paques 2018

Paques 2018

                                                 La légende du frère et de la sœur, reliés par le soleil :

                      Akahanga est située au centre de la côte sud de l’île de Pâques. Selon certains chercheurs, le choix de cet endroit comme lieu de sépulture pour Hotu Matu’a peut être dû au fait que le pouvoir supposé émanant de l’ariki pourrait être réparti de manière égale des deux côtés de l’île, permettant à tous d’avoir de bonnes récoltes et une bonne pêche. Curieusement, Ava Rei Pua, la soeur de Hotu Matu’a et l’épouse de l’Ariki Tu’u Ko Ihu, que j’ai cité plus haut, a été enterrée à l’autre extrémité de l’île, à Ahu Te Peu, son lieu de résidence. Des recherches récentes ont établi une relation astronomique et géométrique entre ces deux sites : les deux sites où furent enterrés ces deux frère et soeur d’origine royale sont, en effet, situés aux extrémités d’un axe rejoignant le lever du soleil au solstice d’été et son coucher lors du solstice d’hiver, reliant, par conséquent, symboliquement leurs lieux de sépulture au cycle solaire annuel. Quand on contemple le coucher du soleil au solstice d’hiver à Akahanga, situé sur la côte sud-est de l’île, le dernier rayon de soleil se dirige vers Te Peu, où la tradition situe la tombe d’Ava Rei Pua. De même, depuis Te Peu, au nord-ouest de l’île, il est possible de voir le soleil se lever en direction d’Akahanga, lieu de sépulture du roi Hotu Matu’a, à l’aube du solstice d’été. Ce fait n’est, peut-être, qu’une simple coïncidence géographique, mais il peut être séduisant de penser que l’ancien peuple rapanui utilisa ses connaissances de la géométrie et de l’astronomie pour unir symboliquement la dernière demeure de ces frère et sœur, d’une importance capitale dans l’histoire de cette île… :-)

4/7/2018

HANGA_ROA (22 mars 2018)

Classé dans: — Brigitte @ 10:33:15

                         J’étais très excitée quand, depuis le hublot de l’avion (après 4h 30 de vol), j’ai vu se dessiner les contours de l’île, en réel, cette fois-ci !

Paques 2018

Déjà, sur la carte, j’avais remarqué que cette île ressemblait à une grosse tortue, mais c’est un peu vrai ; et ma tortue était là, bien vivante ! Un tout petit aéroport nous a accueillis, tout simplement.

Paques 2018

                                 Paques 2018

                    Nous avions trouvé un petit logement, dans la rue principale de la « capitale », Hanga Roa. Une lourde chaleur humide nous a rapidement fait oublier l’air conditionné de l’avion. Une grande rue traverse cette « capitale », bordée de petites maisons basses, servant de boutiques (épiceries, échoppes de vêtements, locations de voitures…). Des arbres, hibiscus et frangipaniers accordent agréablement leur ombre aux passants, tout le long de cette rue, qui se poursuit jusqu’à la mer. Il est agréable d’aller prendre un verre ou de manger dans les quelques petits restaurants au bord de l’Océan.

Paques 2018

Un cimetière, en bordure du village, surprend par la décoration de ses tombes,

Paques 2018

Paques 2018

Paques 2018

et l’église du village, colorée à souhait, est pleine de charme…

Ȋle de Pâques (22 au 27 mars 2018)

Classé dans: — Brigitte @ 08:55:48

                         Perdu dans l’Océan Pacifique, un petit caillou très mystérieux (Ah oui, c’est là où sont les grandes statues ! disent les gens), l’Ȋle de Pâques est chilienne, à mi-chemin entre Santiago (3700 km) et Tahiti (4100 km). Pour moi, cela me semblait très difficile de m’y rendre (coût et éloignement). Mon voyage en Polynésie française était l’occasion de faire un stop dans cette île étrange. J’avais, également, lu les descriptions de Pierre Loti et avait été frappée de la fascination qu’il avait eue pour cette île, dont il avait attisé le mystère par la force de ses évocations poétiques, île, où, selon lui, « des routes dallées, comme étaient les voies romaines, descendent se perdre dans l’Océan »…

                        M’y voilà donc, enfin ! Cette petite île, une des plus isolées du monde, est longue de 23 km sur 12 km de large. Elle est constituée de 3 volcans principaux (le Poike, le Rano Kau et le Terevaka), aujourd’hui éteints. L’Île est très verte, sans arbres ou très peu, et agrémentée de douces collines. On peut apercevoir quelques vaches (j’ai l’impression d’être en Normandie), et des chevaux qui s’égayent, libres dans la nature.

                         Cette île fut découverte en 1722 par Jakob Roggeveen, le dimanche de Pâques d’où le nom qu’on lui a donné. En 1774, le capitaine Cook y fait escale, puis, en 1776, une première expédition française commandée par La Pérouse l’atteint. L’île fut annexée par l’Espagne en 1770 et devint possession chilienne en 1888. En 1862, les chasseurs d’esclaves péruviens déciment la population ; puis les missionnaires français débarquent sur l’île et mettent pratiquement fin aux derniers rituels ancestraux, malgré l’opposition des indigènes. En 1868, tous les indigènes sont convertis. En 1888 le Chili annexe l’île et loue les terrains pour l’élevage des moutons, à l’exception du village d’Hanga Roa, réservé aux insulaires. En 1966, l’île de Pâques est définitivement rattachée au Chili.

                         Terre de légendes, cette île est classée au patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco. À partir du Xe siècle, ces grandes statues (appelées moaïs) de tuf volcanique, au nombre (actuel) de 887 sont taillées et 288 ont été transportées et érigées sur un ahû, sorte de terrasse en pierres sous lesquelles sont enterrées les corps des membres de la tribu décédés. Elles peuvent mesurer jusqu’à 10 mètres de haut et peser plus de 80 tonnes, la plupart tournant le dos à la mer. On suppose qu’il pourrait s’agir de symboles d’un culte mais le mystère reste entier et des hypothèses diverses, mais non confirmées, ont fait couler beaucoup d’encre…. Jusqu’à nos jours.

Paques 2018

Paques 2018

                                           (Cliquer sur l’image pour l’afficher en grande taille)

3/7/2018

Chili (19-22 mars) - Valparaiso

Classé dans: — Brigitte @ 15:00:39

                         Nous ne manquons pas faire une escapade à Valparaiso, ville portuaire que j’avais également visitée lors de mon voyage autour du monde. Je me souviens de cette ville artistique au nom mythique où charme et légendes m’avaient interpellée. Cité chatoyante, accrochée à ces quarante-cinq collines ondulant comme les vagues de l’Océan Pacifique qui la borde. Il est bon de flâner dans les ruelles et de contempler ces maisons colorées où les artistes marquent leur empreinte de Street Art, aussi bien sur les murs que sur les poteaux télégraphiques.

Chili 2018

                       La Sébastiana, ancienne demeure de Pablo Neruda qui domine la ville m’avait séduite, mais nous n’avons pas eu le temps de la visiter cette fois-ci. Nous déambulons dans les petites rues, un peu au hasard, les mollets allègres sur ces dénivelés. J’avais adoré prendre les funiculaires (ascensores) (classés par l’UNESCO). Nous en avons repris deux ou trois, avons admiré quelques points de vue, pris un bus qui a dévalé quelques collines à une allure folle, est passé devant les 2 fameux cimetières (cementerios) si « vivants » pour nous laisser, perdus, dans je ne sais quelle rue !… Nous marchons, marchons, puis visitons le musée d’Histoire Naturelle placé dans un très beau palais du XIVe siècle. Y sont très bien représentés la faune et la flore, mais aussi les civilisations primitives du Chili. Vite, le temps passe, la ville reste, un peu pâlie dans mon esprit après ce retour rapide, mais toujours avec ce charme qui lui apporte une âme.

Chili 2018

                              Chili 2018

                              Chili 2018

                              Chili 2018

Chili 2018

                       Nous avons, également, longé la baie, en bateau, sur le coup de midi :

Chili 2018

Cliquer sur l’image suivante pour afficher le panorama de la baie en très grande taille (8156 pxls) :

Chili 2018

                              Chili 2018

                              Chili 2018

2/7/2018

Chili (19-22 mars) - Santiago

Classé dans: — Brigitte @ 15:24:30

                       Nous resterons deux jours à Santiago. J’avais gardé, de cette ville, le souvenir d’une grande cité bruyante et polluée. Je découvre Santiago pleine de lumière et parsemée de petits cafés et restaurants, des parcs et des places où les gens jouent aux échecs, flânent à l’ombre des arbres…

Chili 2018

Chili 2018

                                   Chili 2018

Chili 2018

                       Lors de ma précédente visite de Santiago, je n’avais pas pu visiter le Musée de l’Art précolombien. Mes pas me portent, donc, cette fois, vers ce magnifique Musée.

                                  Chili 2018

Chili 2018

Chili 2018

                        Il possède une très belle collection de céramiques, textiles et sculptures datant d’avant l’arrivée de Christophe Colomb. On accède au sous-sol par un escalier sombre qui nous entraîne aux « entrailles » de la terre. Parmi toutes les pièces exposées, j’ai été très curieuse d’observer les momies Chinchorro, les plus anciennes du monde, antérieures à celles des Égyptiens, avec tout un système de momifications spécifiques : les momies noires, (squelettes recomposés et recouverts d’une pâte noire) et les momies rouges (après avoir extrait les organes, on redonnait au corps sa rigidité avec baguettes de bois pointus et le corps était enduit avec de l’ocre rouge). J’ai pu en apercevoir quelques-unes…

1/7/2018

Voyage au Chili, île de Pâque, Polynésie, en mars-avril 2018

Classé dans: — Brigitte @ 12:59:56

                              J’avais déjà entrepris un voyage en cargo (Tour du Monde), il y a quelques années que je relate sur ce blog (voir 01 ou cliquer). Il y a bien longtemps que je rêvais de me rendre aux Ȋles Marquises

          J’avais eu connaissance d’un bateau postal (l’Aranui 5 ou grand chemin en tahitien) qui fait la liaison entre Papeete et ces Ȋles en transportant voyageurs et cargaison. Un beau jour de mars 2018, j’entreprends ce voyage… Voilà donc mon rêve devenir réalité. Un ami m’accompagne. Nous sommes déjà dans l’avion pour ce beau périple, avec un arrêt au Chili (Santiago et Ȋle de Pâques).

Voyage polynésie

Voyage polynésie

                                                                                                  

8/6/2018

RAPPEL

Classé dans: — Brigitte @ 09:22:53

                           Je rappelle à mes fidèles lecteurs que, comme il est spécifié à droite de ce blog : il convient de ne pas oublier de rafraîchir la page si elle ne s’affiche pas complètement, et que, d’autre part, ils voient seulement, en arrivant sur cette adresse, et afin que l’affichage de la page soit plus rapide, en raison des photos, les 10 derniers messages.

                           Pour consulter les précédents, il convient d’effectuer une recherche dans les “archives” (ci-dessous) pour le mois qui vous intéresse…

                          Ou bien dans les “catégories“, si vous désirez découvrir la totalité de la relation d’un voyage. Par exemple : “14.équateur” ou “15.namibie” ou “18.japon en automne“, etc.

Pour lire et regarder les photos de mon voyage en Iran, vous devez, donc, cliquer sur : « 24. Iran 2016 »… ou bien encore, pour cette fois, cliquer sur l’image ci-dessous !

           Bonne lecture, et à bientôt pour d’autres belles aventures !    :-)

Iran 2016

23/2/2017

La Manzanilla (fin du voyage)

Classé dans: — Brigitte @ 23:12:25

      L’Océan est toujours là avec ses couchers de soleil tous différents les uns des autres, et toujours magnifiques. Un vieux médecin à la retraite nous a invités à pique-niquer dans son bungalow qui donne sur la mer. Je me suis baignée et j’ai plongé dans les vagues inlassablement… Hier soir, c’était la fête au village. Toute cette petite ville a une âme et on fait rapidement connaissance. Ce matin, une artiste m’a invitée à voir son travail….

                          Mexique 2017

 Mexique 2017

 Mexique 2017

      Et voilà !… Je suis parvenue à la fin du voyage…

Une dernière balade…

                          Mexique 2017

… Un pique-nique en admirant mon dernier coucher de soleil mexicain ; puis la nuit est tombée doucement…

          Je reprends l’avion ce soir pour Paris où j’arriverai demain soir. ¡ Hasta luego México y hasta pronto ! :-)

 Mexique 2017

17/2/2017

Tenacatita

Classé dans: — Brigitte @ 18:46:41

       Aujourd’hui, nous avons pique-niqué au bord de la mer à Tenacatita ! Plage réputée pour sa magnifique mangrove, riche d’une grande diversité de flore et de faune, et célèbre pour la beauté de sa plage dorée, qui se reflète dans la mer aux couleurs contrastant du bleu à l’émeraude, et, parfois, totalement transparente…

 Mexique 2017

                          Mexique 2017

 Mexique 2017

 Mexique 2017

       Je me suis baignée dans cette eau de rêve. Le paradis !… :-)

16/2/2017

La Manzanilla (2)

Classé dans: — Brigitte @ 17:00:59

       La Manzanilla est un petit village de pêcheurs, tout simple, avec des routes encore en terre battue. Ce matin, je me suis levée tôt pour aller voir les pêcheurs qui partaient, puis j’ai assisté, également, à leur retour. L’Océan Pacifique est à une agréable température ; les vagues sont un peu fortes à mon goût. Il faut faire attention de ne pas être emportée.

Mexique 2017

                             Mexique 2017

                             Mexique 2017

                             Mexique 2017

                             Mexique 2017

                             Mexique 2017

      Je suis allée faire une excursion, avec mon amie, à Barra de Navidad , une petite ville proche, sur la côte. C’est de Barra de Navidad que sont partis, tôt le matin du 21 novembre 1564, Miguel López de Legazpi et le père André de Urdaneta, à la tête de 5 navires et 500 soldats, pour conquérir les Philippines pour le compte du roi d’Espagne Philippe II. (Ils débarquèrent aux Philippines le 5 février 1565.

15/2/2017

La Manzanilla

Classé dans: — Brigitte @ 22:41:13

       Nous voilà, donc, arrivées à La Manzanilla, petit village de pêcheurs, sur la côte Pacifique du Mexique, à une heure de route au nord de Manzanillo et à trois heures au sud de Puerto Vallarta, dans l’État de Jalisco. Nous nous situons, donc, dans la région nommée Costa Allegre (Côte heureuse).

Mexique 2017

Mexique 2017

       Mexique 2017

       La route de Guadalajara à Manzanilla était belle, mais il y avait énormément de virages et j’étais un peu mal dans mon bus pendant 5 heures ! Bon, j’étais attendue à l’arrivée, et c’était bien agréable !…

J’ai déjà rencontré un autre crocodile, mais derrière un grillage cette fois-ci !   ;-)

       Mexique 2017

      Enfin, nous nous sommes rendus sur la plage pour admirer le coucher du soleil…

       Mexique 2017

14/2/2017

GUADALAJARA (2)

Classé dans: — Brigitte @ 22:41:36

      J’ai fait un tour de cette cité de Guadalajara, quelque peu étouffante et polluée. À mon avis, seul le centre historique est intéressant. Nous avons visité le Palacio de Gobiernio, où nous avons pu admirer les peintures murales saisissantes d’Orozco.

Yucatan 2017

      Nous avons visité, également, la cathédrale reconstruite.

Yucatan 2017

      J’ai repéré un cimetière étrange, en ruines, aux tombes rongées par le temps et dévorées par les herbes, et hanté paraît-il !   

Yucatan 2017

                         Yucatan 2017

      Nous avons pu le visiter (El Panteón de Belén). Hélas, je n’ai vu ni fantôme, ni vampire !  :-( Puis nous sommes revenues à la réalité pour visiter l’Instituto cultural Cabañas. Lieu magnifique, avec, également, de grandes peintures murales.

                         Yucatan 2017

                         Yucatan 2017

Yucatan 2017

         Aujourd’hui, la ville de Guadalajara commémore ses 450 ans, en liesse, avec lumières multicolores, musique ubiquitaire et chants à pleins poumons. C’est un peu fatigant quand on est habitué au calme…

        Nous quittons, demain, cette cité, pour nous rendre à Manzanillo, ville portuaire de l’état de Colima.

12/2/2017

GUADALAJARA (1)

Classé dans: — Brigitte @ 21:57:57

      Guadalajara, capitale de l’État de Jalisco, située à 1561 m au-dessus du niveau de la mer, dans la valée d’Atemaja, et à 540 km au nord-ouest de Mexico, est la deuxième ville du Mexique par le nombre d’habitants et la plus grande (814 km2) par sa surface. Avec les villes qui l’entourent, elle forme une métropole peuplée de 4,1 millions d’habitants.

      C’est sur le sol de ce centre industriel et commercial parmi les plus importants du Mexique et riche d’une architecture coloniale, que sont nés mariachis et tequila.

      Cependant, à la différence de beaucoup de villes coloniales qui ont conservé leur organisation urbaine d’origine, un projet d’envergure a changé le visage de cette cité, dans les années 1950. Les bâtiments anciens furent démolis pour laisser place à des avenues aux constructions neuves, à des parkings souterrains et à des centres commerciaux. Par bonheur, les plus beaux bâtiments anciens ont été conservés.

Mexique 2017

      Nous voilà, donc, à Guadalajara depuis hier soir. C’est une grande ville, assez polluée, qui nous change de Guanajuato. J’ai pris un tour pour visiter la route de la Tequila.

Mexique 2017

Mexique 2017

Mexique 2017

J’ai visité les ateliers de production où rien ne perd de la racine jusqu’au bout de la tige.

Mexique 2017

Des mariachis nous attendaient (tourisme oblige) et après quelques verres, l’ambiance allait bon train.

Mexique 2017

                       Mexique 2017

      Nous nous sommes arrêtés dans d’autres endroits pour finir dans la jolie petite ville de Tequila. Les paysages étaient très beaux et, de loin, ces champs d’agaves m’ont rappelé la Provence et ses champs de lavande…

      Nous aurons un jour plein demain pour visiter cette grande ville de Guadalajara.

11/2/2017

GUANAJUATO

Classé dans: — Brigitte @ 21:22:38

      Guanajuato, capitale de l’État du même nom, , inscrite au Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO, est une ville fascinante de l’époque coloniale située dans une vallée pittoresque, entourée par les montagnes de la Sierra de Guanajuato.

Mexique 2017

      Elle est surnommée « la colline des grenouilles », en raison de la forme de son terrain montagneux, comparée, par ses habitants, à celle d’une grenouille. Fondée en 1559, cette ville de 78.000 habitants est ancienne. On y découvrit, au milieu du XVIIe s., une mine d’argent qui fut exploitée un siècle plus tard : La Valenciana, et qui devint rapidement l’une des plus riches et des plus productives du monde.À proximité de la mine se dresse la riche église de San Cayetano.

Mexique 2017

      La ville est parcourue de centaines de ruelles pavées qui montent à l’assaut de la colline et bordées de constructions typiques de l’architecture coloniale de style néoclassique ou baroque. On a, également, creusé un réseau de tunnels dans le sous-sol, afin de fluidifier la circulation.

Mexique 2017

      Dans cette cité connue pour être le berceau de l’Indépendance du Mexique, on peut visiter l’Alhóndiga de Granaditas, une halle du centre-ville classée monument historique, où se déroula la première grande victoire contre les Espagnols en 1810. Elle abrite, également, une des plus vieilles universités du pays et compte, donc, une importante population étudiante.

      Il est agréable de se promener dans les petites ruelles entrelacées, mais remplies de touristes et de mariachis qui font résonner leurs instruments et leurs voix. Le célèbre Callejón del Beso est une ruelle si étroite qu’un couple peut s’embrasser de deux balcons se faisant face…

      Je suis allée visiter le Musée des Momies dont je poste, ici, quelques photos :

Mexique 2017

Mexique 2017

      On éprouve une impression étrange en contemplant ces mains et ces visages tordus par le temps et la mort. Ces momies sont très bien conservées dans un air sec sans oxygène.

            La ville accueille tous les ans le Festival international Cervantino, nommé ainsi en l’honneur de Miguel de Cervantes Saavedra, l’auteur de Don Quichotte, et dédié aux arts de la scène. Elle possède, également, un musée dédié à Don Quichotte et des statues du chevalier errant et de son fidèle écuyer Sancho Panza, sur la Plaza Allende, à l’extérieur du Théâtre Cervantes. J’ai visité avec plaisir ce musée installé dans une très belle demeure coloniale du XVIIIe siècle.

                             Mexique 2017

Mexique 2017

                                                                 Un cordonnier dans son magasin

Mexique 2017

       Je loge dans une petite pension très sympathique, mais il faut grimper ferme pour atteindre mon logis, dans cette ville très surprenante. La wifi est toujours hésitante, mais je parviens à m’arranger quand même pour poster le récit de ce voyage.

                             Mexique 2017

Demain, nous partons pour Guadalajara, dernière étape avant Manzanillo ! :-)

9/2/2017

MEXICO

Classé dans: — Brigitte @ 22:42:54

            Mon avion m’a déposée comme une fleur sans problème à Mexico, où j’ai retrouvé mon amie à l’aéroport.

      J’avais déjà relaté ma visite de Mexico, lors de mon précédent voyage au Mexique et au Guatemala, que l’on peut lire ici (cliquer).

      Notre journée a été très occupée ! Ici, le temps est un peu plus frais. Nous avons visité, entre autres, le Palacio de Belles Artes, où nous avons pu admirer un magnifique rideau de scène en mosaïque de cristaux. Beaucoup de peintures de peintres muralistes mexicains (Diego de Rivera, Orozco, Siqueros et, mon préféré, Tamayo).

Yucatan 2017

                             Yucatan 2017

                             Yucatan 2017

Yucatan 2017

                             Yucatan 2017

      Et, par hasard, nous avons rencontré une responsable qui nous a invitées pour le soir même à l’inauguration d’une autre expo qui commence demain : (Pinta la Revolución). Exposition très intéressante, dont nous revenons….

                             Yucatan 2017

Yucatan 2017

                        Yucatan 2017

                        Yucatan 2017

Yucatan 2017

      Nous sommes, également, allées visiter le Musée Soumaya, bâtiment d’une architecture étrange, financé par un milliardaire, avec plus de 60.000 pièces de collection, dont des Monet, Guillaumin, des nombreuses sculptures de Rodin et la peinture des grands muralistes mexicains. Nous n’avons pas eu le temps de nous ennuyer, lors de cette journée passée à Mexico !

Yucatan 2017

      Demain, nous prenons le bus pour Guanajuato !

8/2/2017

Le marché de Campeche

Classé dans: — Brigitte @ 15:16:38

        Avant de quitter Campeche pour me rendre à Mexico, où je dois retrouver une amie…

Yucatan 2017

       … un tour au cimetière…

Yucatan 2017

         … et, ensuite, au marché ! ;-)

Yucatan 2017

                       Yucatan 2017

Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

Yucatan 2017

                             Yucatan 2017

        J’ai hésité à me rendre à Edznà aujourd’hui, mais je dois prendre l’avion tout à l’heure. J’ai visité le musée archéologique qui se situe à 5 km d’ici. J’avais, heureusement, trouvé un transport pour y aller, mais rien pour revenir sinon à pied… sous une belle chaleur.

          Bon appétit !    ;-)

Yucatan 2017

7/2/2017

Campeche

Classé dans: — Brigitte @ 18:30:08

        Campeche (San Francisco de Campeche) est la capitale de l’État mexicain du même nom. La ville historique, dont les fortifications datent du XVIIe siècle, est classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

       Ce sont les conquistadors qui fondèrent la ville, à partir d’un village maya Can Pech. Le port sera un point de départ important pour la conquête du Yucatan. Sa situation dans le golfe du Mexique en fit le principal lieu d’échanges de la péninsule. Elle exporte, notamment, du bois de Campeche, petit arbre tropical de la famille des fabacae : Haematoxylum campechianum, qui donne un bois très dur et très sombre, à la sève de teinte rouge, appelée campêche ou hématine et utilisée en teinture. La possession de ce bois a été à l’origine de guerres, en Amérique latine, entre l’Espagne et l’Angleterre. En effet, après la conquête de l’Amérique centrale par l’Espagne, l’Europe a commencé à utiliser ce colorant en grande quantité, en remplacement des colorants guède et indigo, ce qui eut pour conséquence de provoquer une récession sur le marché anglais conventionnel du colorant. En variant les produits de mordançage, on peut obtenir, avec ce colorant, des teintes allant du bleu au rouge, en passant par les violets et les mauves, jusqu’au noir le plus profond. L’‘hématoxyline est, également, le colorant naturel le plus utilisé en histochimie, associé ou non à l’éosine. Enfin, le bois de cet arbuste peut donner du charbon de bois très réputé, et les feuilles ont, également, un usage médicinal (fébrifuge, anti-inflammatoire et hémostatique). Quant à ses fleurs, très mellifères, elles sont appréciées des apiculteurs. À noter que la décoction de bois de Campeche peut être utilisée comme encre sympathique, dont l’écriture est révélée avec un fer à repasser chaud. ;-)

     Il fallait lutter contre la piraterie. Les plus grands pirates (Morgan, Francis Drake, Jean Laffitte, John Hawkins, etc.) ont attaqué Campeche. À partir de 1686, on commence la construction de fortifications que l’ingénieur français Louis Bouchard dirigera jusqu’en 1704. Deux forts et huit bastions…

       La ville est très colorée…

Yucatan 2017

                                          Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

Yucatan 2017

       … Et très vivante !…

                                                 Yucatan 2017

Yucatan 2017

       … Mais la Sécurité veille !…

Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

6/2/2017

Mérida

Classé dans: — Brigitte @ 13:48:45

     Mérida est la capitale de l’État du Yucatán. J’y loge dans une accueillante auberge de jeunesse. J’y rencontre nombre de voyageurs intéressants. Il me semble être sur le Chemin de Saint-Jacques. ;-)

 Yucatan 2017

 Yucatan 2017

                                                        Mon auberge…

 Yucatan 2017

 Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

       La piscine de l’auberge ! ;-) Il est si agréable de pouvoir nager, après toute cette marche !

Demain, une autre ville : Campeche

                              Yucatan 2017

5/2/2017

Chichén Itzá

Classé dans: — Brigitte @ 12:50:47

       Chichén Itzá, qui fut, probablement, au xe siècle, le principal centre religieux du Yucatán, reste aujourd’hui l’un des sites archéologiques les plus importants de la région, classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le 7 juillet 2007, il a été élu comme étant l’une des « sept nouvelles merveilles du monde » par un vote organisé par la New Seven Wonders Foundation.

                              Yucatan 2017

                                                            Chichén Itzá  : L’ « Observatoire » ou « Caracol »

      Située entre Merida et Cancún, cette ancienne cité maya fut, sans doute, un centre religieux majeur. Son implantation en cette région aride s’explique par la présence de puits naturels (les cénotes). La source d’eau souterraine a d’ailleurs donné son nom, Chi Chén (« près du puits »), au site. Itzá est le nom du peuple qui fonda la cité vers 450, avant de l’abandonner un siècle plus tard pour des raisons qui restent encore mystérieuses. Dès le Xe siècle, après une période de déclin, Chichén Itzá passa aux mains de la florissante civilisation maya, puis de tribus toltèques, dont les influences croisées se lisent sur la pyramide de Kukulkán, le « Serpent à plumes ».

 Yucatan 2017

                                                            Chichén Itzá  : Kukulkán  ou  « El Castillo »

                              Yucatan 2017

 Yucatan 2017

        Au moment de l’équinoxe, des milliers de visiteurs se rassemblent pour voir se manifester, sous l’ombre projetée par le soleil, le « serpent d’ombre et de lumière » qui monte ou descend l’escalier d’El Castillo. Une belle illusion d’optique !

  Yucatan 2017

 Yucatan 2017

 Yucatan 2017

 Yucatan 2017

 Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

       Une journée magnifique, comme toujours, mais éprouvante, sur ce site. Arrivée très tôt, j’ai pris mon temps pour admirer chaque pierre, mais l’arrivée de groupes bruyants a quelque peu terni l’atmosphère agréable et, à midi, il y avait, déjà, des milliers de gens sous une belle chaleur !… À noter qu’il est, à présent, interdit de monter les marches des pyramides mexicaines…

      Vers 14 heures, je suis allée prendre un bai délicieux dans un cénote… :

                              Yucatan 2017

… Avant de prendre le bus pour Mérida, où je loge.

4/2/2017

TULUM et COBÁ

Classé dans: — Brigitte @ 12:23:05

      Me voilà, donc, à Tulum.

      Se baigner tout près d’un site archéologique mondialement connu ? C’est possible à Tulum, qui signifie “forteresse” en maya. Elle est la seule cité que ce peuple a construite en bord de mer à l’époque postclassique (XIIIe-XVIe siècles). À ses pieds s’étend une immense plage de sable blanc, vierge de construction, sur des kilomètres jusqu’à Punta Allen ! C’est ici que les Mayas virent apparaître les premières caravelles espagnoles en 1518.

                              Yucatan 2017

       J’ai opté pour le vélo, pour visiter le parc, car les sites sont éloignés, les uns des autres. Cela m’a fait vivre de petites aventures… qui se sont, heureusement, bien terminées : perdue dans la jungle, j’ai fait la rencontre d’un crocodile … je me suis égarée… j’ai bien rallongé ma course d’une douzaine de kilomètres ! Mais que de beautés à admirer ! Et la population est aimable au possible ! ;-)

 Yucatan 2017

      Le site de Tulum est édifié dans un site naturel exceptionnel, sur un promontoire rocheux, au bord des eaux turquoise de la mer des Caraïbes. La plupart des monuments avaient des fonctions cérémonielles. Des traces de peinture rouge indiquent qu’ils étaient, probablement, peints, à l’époque maya.

 Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

      Ensuite, je me suis rendue à Cobá, qui un site très important, une cité qui s’étendait sur 70 km2, rivale de Chichèn Itzà, et dont la plupart des monuments furent édifiés entre 500 et 900 apr. J.-C., à l’époque classique maya. Il semble qu’elle ait constituée des alliances militaires ou matrimoniales avec d’autres cités célèbres, comme celle de Tikal.

Après l’an 1000, elle perdit de son influence politique, tout en conservant, semble-t-il, une grande influence symbolique et religieuse qui permit sa renaissance à l’époque post-classique, entre 1200 et 1450.

Quand les Espagnols affermirent leur occupation du Yucatan, ses habitants l’avaient, cependant, laissée totalement à l’abandon. Les scientifiques connaissaient mal ce site d’accès difficile, situé à l’écart des routes, dans la forêt tropicale et ce n’est qu’en 1920-26 que les archéologues commencèrent à effectuer des observation sérieuses. Mais, face la popularité de Chichèn Itzà, partiellement reconstruit et restauré, fit qu’elle resta dans l’oubi jusque dans les années 1970. Ce n’est qu’après 1980 qu’une nouvelle route fut ouverte pour desservir le site et qu’un peu plus tard une ligne de cars fut mise en place.

                              Yucatan 2017

 Yucatan 2017

 Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

          Demain, je visiterai Chichèn Itzà !… :-)

3/2/2017

Cancún

Classé dans: — Brigitte @ 12:18:09

                 C’est par Cancún, ville située dans l’État du Quintana Roo, au nord-est de la Péninsule du Yucatán que je suis arrivée de Paris. Située au bord de la mer des Caraïbes, c’est une ville très touristique.

         La température est de 27°C. Cela me change des 5°C de Paris ! :-) Je suis bien arrivée, dans cette forêt de béton parsemée d’une autre forêt de petits restaurants dont les musiques criardes rivalisent à longueur de journée…

 Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

       Le musée est très intéressant. Beaucoup de belles pièces :

                                 Yucatan 2017

                                   Yucatan 2017

                    Yucatan 2017

          Demain, je loue un vélo et vais visiter Tulum :-)

Voyage au Mexique (Yucatan)

Classé dans: — Brigitte @ 11:24:19

      Le 1er février 2017, je suis partie pour un voyage au Mexique, en commençant par le Yucatan

          Yucatan 2017

      Située au nord du Guatemala et du Belize, et remontant dans le golfe du Mexique, cette péninsule est née d’un accident géologique majeur, l’impact d’un formidable astéroïde, il y a environ 65 millions d’années.

          Yucatan 2017

      Elle est divisée, en fait, en trois régions indépendantes : le Quintana Roo (le long de la côte Caraïbe, de Cancún à Bacalar), Campeche et le Yucatán :

          Yucatan 2017

      Pays de jungles impénétrables et de plages infinies, il est la terre d’une des civilisations les plus intéressantes et les plus mystérieuses de la méso-Amérique : les Mayas. Mathématiciens, bâtisseurs géniaux, commerçants, cultivateurs, joueurs de pelote, mais aussi aux dieux amateurs de sacrifices humains, leur civilisation a régné sur la péninsule de 500 av. J.-C. jusqu’aux environs de 925 apr. J.-C. où elle a périclité et abandonné ses cités à la jungle, pour des raisons encore très discutées. Ils furent assimilés par les Toltèques jusqu’à l’arrivée des premières caravelles españoles. Francisco Hernández de Córdoba, en débarquant en 1517, découvrit un pays magique où s’élevaient vers le ciel de gigantesques pyramides au cœur de cités tracées au cordeau.

                              Yucatan 2017

      La géographie se caractérise donc par un nombre incalculable de cavités en relation avec la nappe d’eau souterraine : les cénotes. Ce vaste réseau de réservoirs d’eau douce permit jadis au peuple maya de développer sa culture. Aujourd’hui, ces trous d’eau cristalline dissimulés en pleine forêt sont un vrai bonheur pour les amateurs de plongée et de snorkelling.

25/1/2017

IRAN - Conclusion (provisoire) du voyage…

Classé dans: — Brigitte @ 18:35:33

               IRAN - Conclusion (provisoire) du voyage…

                        Mes images floues sur l’Iran, la Perse et son histoire très riche se sont un peu précisées. En gravissant les marches de l’Apadana de Persépolis, j’ai ressenti toute l’émotion, l’exaltation et la crainte de ces émissaires qui venaient apporter leur tribut au Palais de Darius. J’ai admiré le profil de leur fin visage, les coiffes de ces ambassadeurs, leurs costumes, la puissance des bas-reliefs des lions qui chassent une gazelle et de tous les détails si finement sculptés par ces grands artistes.

                    Malgré le froid qui commençait à sévir à Ispahan, j’ai été fascinée par la mer des camaïeux bleus des mosquées. Pierre Loti, ce grand voyageur, écrivait « Les dômes bleus, les minarets bleus, les donjons bleus commencent de nous montrer le détail de leurs arabesques, pareilles aux dessins des vieux tapis de prière. Et, dans le ciel merveilleux, des vols de pigeons s’ébattent de tous côtés au-dessus d’Ispahan, se lèvent, tourbillonnent, puis se posent à nouveau sur les tours de faïence… ».

                    J’ai découvert le pays d’Avicenne et d’Hafez, la gentillesse des Iraniens. Hélas, nous ne sommes pas restés assez longtemps pour savourer le temps qui passe… Je regrette, par exemple, de ne pas m’être arrêtée dans un de ces salons de thé aux longs divans colorés, afin de savourer un thé brûlant, ou de n’avoir pas souvent eu le temps de m’asseoir sur un banc dans un jardin, pour humer l’odeur subtile des roses. En effet, notre espace-temps était occupé par de longs parcours et la visite de toutes ces richesses plus belles et intéressantes les unes que les autres… De nombreux sites et beautés iraniennes me restent encore à découvrir, de la mer Caspienne à l’Est, mais ce sera pour un prochain voyage, c’est sûr ! À bientôt, beau pays qui se dévoile peu à peu, à l’image des Iraniennes dont le foulard tombe petit à petit, découvrant à demi leur belle chevelure !…

                                                                                                  

Jour 15 (23 novembre) Téhéran, le musée Réza Abbassi

Classé dans: — Brigitte @ 10:42:05

                        C’est aujourd’hui, le jour du départ. Nous sommes, évidemment, quelque peu tristes, mais la ville est belle sous la neige, et, auparavant, le musée Réza Abbassi nous propose une formidable aventure à travers plus de quatre millénaires d’histoire et d’art iranien. On y passe, de salle en salle, de l’orfèvrerie sassanide aux créations les plus contemporaines… Avant notre vol, nous allons y réviser notre histoire de la Perse…

Musée Téhéran 2016

Musée Téhéran 2016

Musée Téhéran 2016

Musée Téhéran 2016

                         Musée Téhéran 2016

                         Musée Téhéran 2016

                                Musée Téhéran 2016

                         Musée Téhéran 2016

Musée Téhéran 2016

                         Musée Téhéran 2016

                                      Musée Téhéran 2016

                              Musée Téhéran 2016

                         Musée Téhéran 2016

Musée Téhéran 2016

Musée Téhéran 2016

Musée Téhéran 2016

                         Musée Téhéran 2016

Musée Téhéran 2016

Musée Téhéran 2016

Musée Téhéran 2016

Musée Téhéran 2016

Musée Téhéran 2016

                         Musée Téhéran 2016

24/1/2017

Jour 14 (22 novembre) Natanz - Kashan - Téhéran

Classé dans: — Brigitte @ 15:31:46

                         Nous traversons la région qui se situe en bordure de la grande dépression désertique du Dash i-Lut, avant d’arriver à Kashan. Nous rencontrons la neige, qui va nous accompagner jusqu’à Kashan.

Natanz 2016

Natanz 2016

                      À Natanz, à 75 km de Kashan, la mosquée du Vendredi (Masdjed-e Djame), construite au début du XIVe siècle, présente un minaret décoré d’une alternance de briques et de céramiques émaillées. Elle abrite le mausolée du sheikh Abd al-Samad, mort vers 1300.

Natanz 2016

Natanz 2016

Natanz 2016

Natanz 2016

                     Le bleu de Kashan :

Natanz 2016

                  Nous visitons l’atelier d’un céramiste célèbre :

Natanz 2016

Natanz 2016

                      Nous évoquons les périodes les plus anciennes de l’histoire iranienne devant le site emblématique de Tepe Sialk où Roman Ghirshman mit en évidence, en 1930, la succession des peuples qui vinrent habiter le plateau iranien.

Natanz 2016

                     Arrivés à Kashan, nous déjeunerons près du Bagh-e-Fin, autrefois l’un des plus beaux jardins persans, réalisé par le Shah Abbas qui aimait s’y détendre…

Natanz 2016

Natanz 2016

Natanz 2016

                  (Le hamam-e-Qajari)

Natanz 2016

Natanz 2016

                              Natanz 2016

               Kashan est une grande oasis, dans les déserts du centre de l’Iran. Elle fut habitée depuis la fin du VIe millénaire avant notre ère, comme en témoigne le site néolithique de Tepe Sialk en bordure de la ville actuelle. La cité de Kashan connut un développement notable sous l’impulsion de l’épouse du calife abbasside Hâroun al-Rachîd (786-809). Au Moyen Âge, la ville est renommée pour ses ateliers de céramique. En effet, le nom de la ville trouve son origine dans le nom persan désignant le carreau de céramique, kashi. Au xie siècle, le sultan Malik Shah Ier de la dynastie seldjoukide y fait construire une forteresse dont les murs sont encore visibles aujourd’hui au centre de la ville.

Natanz 2016

Kashan atteint son apogée avec les Safavides. Shah Abbas Ier (1571-1629) l’enrichit de palais, de jardins et de bazars et se fait enterrer dans la ville.

               La Maison des Boroudjerd (en persan Khaneh-yé Boroudjerdi, khaneh signifiant maison) est une maison historique célèbre de Kashan, construite en 1857, et offerte en cadeau de noces à la femme du riche marchand Haji Mehdi Boroudjerdui. La mariée était originaire de la famille des Tabatabai, pour laquelle l’architecte, Ustad Ali Maryam, avait construit une maison quelques années plus tôt (la maison Tabatabaei).

           Une cour rectangulaire, avec pièces attenantes recouvertes de peintures du peintre royal Kamal-ol-molk et trois badgirs (tours à vent) hautes de 40 mètres qui aident à rafraîchir la maison les jours de chaleur. Elle possède trois entrées, et toutes les composantes de l’architecture résidentielle persane traditionnelle tels que le birouni et l’andarouni. La construction de la maison prit dix-huit ans et nécessita les efforts de cent cinquante ouvriers. La maison est considérée comme un véritable chef-d’œuvre de l’architecture résidentielle persane traditionnelle.

Natanz 2016

                              Natanz 2016

                              Natanz 2016

Natanz 2016

Natanz 2016

Natanz 2016

Natanz 2016

Natanz 2016

Natanz 2016

Natanz 2016

                              Natanz 2016

Natanz 2016

                    Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Téhéran, que nous retrouvons sous la neige………

23/1/2017

Jour 13 (21 novembre) 2.- Ispahan, la Mosquée du Vendredi

Classé dans: — Brigitte @ 12:36:47

                      Après le déjeuner, nous entreprenons la visite de la fameuse Mosquée du Vendredi, en passant par les souks…

                              Ispahan 2016

Ispahan 2016

                    La grande mosquée, ou vieille mosquée ou mosquée du Vendredi, présente l’une des architectures les plus complexes des arts de l’Islam. D’abord pour sa taille (elle compte 476 voûtes individuelles) mais surtout par sa construction, qui s’est poursuivie sur près de dix siècles. C’est la seule mosquée de Perse à conserver intacts des bâtiments et des décors des périodes, seldjoukide (1051-1220), ilkhanide (1220-1380), timuride (1370-1506), safavide (1502-1736) et turcomane la plus baroque.

Une première mosquée existait, déjà, au VIIIe siècle, sous le califat abbasside. Reconstruite aux siècles suivants, elle se vit rajouter aux XIe siècle, par les Seldjoukides, de vastes salles hypostyles. Mais un incendie la ravagea, épargnant un certain nombre de salles, qui nécessita une nouvelle reconstruction seldjoukide au XIIe siècle. Actuellement, la mosquée suit le plan iranien à quatre iwans, avec une salle de prière sous coupole qui devait, à l’origine, être détachée de l’ensemble architecturale. Bordée d’arcades sur deux niveaux, elle est entourée d’une multitude de petites salles sous coupolettes. La décoration de céramiques émaillées qui recouvre les iwans et les façades se poursuivit aux époques safavide et qadjare.

Ispahan 2016

Ispahan 2016

                              Ispahan 2016

                              Ispahan 2016

Ispahan 2016

                              Ispahan 2016

Ispahan 2016

                              Ispahan 2016

                              Ispahan 2016

Ispahan 2016

                              Ispahan 2016

Ispahan 2016

Ispahan 2016

Ispahan 2016

Ispahan 2016

                              Ispahan 2016

                             Uldjaïtu, petit-fils de Gengis Khan, hérita de l’un des quatre royaumes issus du partage de l’empire mongol et fonda la dynastie il-khanide (1256-1335).

Il fit construire dans la mosquée du vendredi d’Ispahan une petite salle de prière qui renferme un mirhab considéré comme l’un des plus beaux de l’art musulman : il est orné de calligraphies de stuc et de motifs végétaux et géométriques et est entouré de deux minbars de bois :

Ispahan 2016

Ispahan 2016

                              Ispahan 2016

                    Enfin, une porte conduit à la salle d’hiver, ou shabestan, une grande pièce basse, trapue, sans aucune décoration, construite en 1448 sous les Timourides, et dont les croisées d’arcs qui descendent du plafond jusqu’au sol forment des piliers puissants :

Ispahan 2016

                              Ispahan 2016

                    Nous sortons par le bazar…

Ispahan 2016

                              Ispahan 2016

Ispahan 2016

Ispahan 2016

Ispahan 2016

                    Et le soir, après le dîner, nous sommes invités à assister à une démonstration d’athlétisme en salle :

Ispahan 2016

                              Ispahan 2016

                              Ispahan 2016

Ispahan 2016

                              Ispahan 2016

Ispahan 2016

               Demain, nous rentrons vers Téhéran, une longue étape de 495 km…

Jour 13 (21 novembre) 1.- Ispahan, le quartier arménien

Classé dans: — Brigitte @ 09:28:57

                    En ce matin pluvieux, nous visitons le quartier arménien d’Ispahan, le quartier de Djoulfa, du nom d’une ville de l’actuel Azerbaïdjan. Le roi Shah Abbas a, en effet, fait déporter à Ispahan une grande partie des familles chrétiennes arméniennes, afin de développer, en 1600, le commerce dans sa nouvelle capitale. Comme ces marchands et artistes étaient réputés, on leur laissa la liberté de culte, d’où la construction, dans cette zone, de nombre d’églises et cathédrales.

                    Nous commençons par la cathédrale Vank, plus connue sous le nom de cathédrale Saint-Sauveur d’Ispahan. Elle est la cathédrale la plus visitée d’Iran et son église est celle de St Joseph d’Arimathie. Située dans le quartier arménien d’Ispahan appelé La Nouvelle-Djoulfa, elle est dédiée au saint Sauveur (Jésus-Christ) et a été construite entre 1655 et 1664, après que les Arméniens de Djoulfa eurent été déportés à la Nouvelle-Djoulfa par le chah.

Ispahan 2016

Vue de la rue, la cathédrale a le même aspect qu’une mosquée si ce n’est la croix au sommet du dôme. L’intérieur est recouvert de fresques racontant entre autres le martyre légendaire de saint Grégoire l’Illuminateur, fondateur de l’Église arménienne. Tous les supplices possibles et imaginables sont évoqués en images…

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               On voit même un homme traîner le saint par son auréole ! ;-)

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              À côté de la cathédrale se trouve un musée de l’art arménien, avec un mémorial du génocide arménien.

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Cette cathédrale abrite également, aujourd’hui, un musée consacré à l’histoire des Arméniens de la Nouvelle-Djoulfa, une imprimerie ancienne, ainsi qu’une grande bibliothèque de manuscrits arméniens (au nombre de sept cents).

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                    Nous voyons encore d’autres églises, comme celle de Bethléem :

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… Avant de boire un café dans une échoppe :

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Ce boulanger fabrique un pain vraiment délicieux…

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… Et tout se termine, encore, comme de juste par des tapis, arméniens ou iraniens, avant le repas. Car, cet après-midi, nous visiterons la belle mosquée du Vendredi.

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22/1/2017

Jour 12 (20 novembre) 4.- Ispahan, le Palais de Chehel Sotoun

Classé dans: — Brigitte @ 16:50:00

                 Nous rendons visite à un célèbre miniaturiste : Hossein Falahi, qui dessine devant nous… :

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… avant d’aller visiter le Palais Chehel Sotoun, situé au milieu d’un jardin qui faisait à l’origine hectares. À l’Est s’étend un long bassin rectangulaire dans lequel il se reflète.

              Le talār compte dix-huit colonnes de section octogonale reposant sur des socles de pierre et se terminant par des chapiteaux ornés de muqarnas. Des lions sont sculptés sur le socle des quatre colonnes se trouvant autour du bassin central. Deux colonnes le séparent de la pièce adjacente, ce qui fait que le bâtiment compte vingt colonnes, qui se voient comme quarante quand elles se reflètent dans le grand bassin faisant face au palais, ce qui a donné son nom au palais : Chehel Sotoun signifie “quarante colonnes“.

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La salle de banquet est décorée de peintures historiques exaltant le courage des souverains safavides ou leur magnanimité.

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Dans les salles secondaires se trouvent également de nombreuses scènes galantes et des personnages en pied (les scènes galantes ont subi d’importantes dégradations ou effacements dans le cadre de la révolution islamique). On note dans le décor des influences occidentales (ouverture sur un paysage, similarités avec le quartier arménien) et indiennes (cheval représenté teint au henné, iwans couverts de miroirs).

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                       Nous allons, ensuite, arpenter les deux ponts qui enjambent le Zayandeh Rud : le Pol-e Sharestan, le plus ancien pont d’Ispahan : ses piles remonteraient à l’époque sassanide et les arches aux Seldjoukides.… :

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… et le magnifique Pol-e Khâdju que nous avions vu éclairé, la nuit précédente. Doté de vingt-trois arches, sur une longueur de 105 mètres, il est garni de loggias, dans sa partie haute, tandis qu’au milieu du pont, un pavillon octogonal abrite la loge royale :

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                       Nous découvrons, encore, un pigeonnier de l’époque safavide :

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Avant d’aller prendre quelque collation dans le superbe hôtel Abbasi :

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                 Tandis que la journée se termine, comme de juste, par une présentation de tapis d’Ispahan… ;-)

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Jour 12 (20 novembre) 3.- Ispahan, Le Palais d’Ali Qapou, la mosquée du Cheikh Lotfallah

Classé dans: — Brigitte @ 13:14:26

                         Dressé face à la mosquée Lotfallâh, le pavillon d’Ali Qâpu constituait, à l’époque, la haute porte d’entrée des palais et jardins royaux, autrefois interdits aux étrangers. On y lit encore ” Je suis la ville de la science et Ali est sa porte “. Ce bâtiment accueillait également les bureaux administratifs et les audiences officielles des ambassades étrangères.

                Élevé sur six étages, le palais domine la place Royale depuis sa haute terrasse couverte, dont le toit de marqueterie est soutenu par 18 fines colonnes de bois. C’est ici que le roi assistait aux tournois de polo qui se tenaient sur la grande place qu’elle surplombe. On y découvre une vue superbe sur la place, ses jardins, la merveilleuse coupole de la mosquée Lotfollâh et la mosquée Royale.

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Une somptueuse salle du trône, ornée de peintures du règne de Shah Abbas Ier. Les petits salons, alcôves et corridors restent également accessibles dans la partie postérieure du bâtiment. Ils ont conservé leurs célèbres fresques murales d’époque en dépit des dégâts causés sous l’époque Qadjar. Au sixième étage, se trouve une “salle de musique", décorée de niches circulaires complexes ayant une fonction décorative autant qu’acoustique. Les dix-huit colonnes du tālār sont décorées de miroirs et le plafond de bois, décoré de marqueterie.

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                       La mosquée du Cheikh Lotfallah a été érigée à Ispahan entre 1598 et 1619, avant même la mosquée du Shah. Son plan est peu banal : une salle de prière entièrement sous un dôme à laquelle on accède par un long couloir sombre en chicane menant à un grand portail. L’absence de cour est remarquable car exceptionnelle, de même que la présence d’escalier menant au portail. Son autre caractéristique est l’absence de minaret, inutile puisque seule la famille royale avait accès à cette mosquée.

Ispahan 2016

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                      Le décor de cette petite mosquée qui semble avoir réellement servi d’oratoire pour le souverain, est réalisé avec des lambris d’onyx jaune et de la céramique glaçurée. Le portail possède des muqarnas très raffinées. Dans la mosquée, c’est le bleu qui domine, avec des ajouts de vert, jaune, rouge et turquoise, mais à l’extérieur, sur le dôme, on note l’utilisation d’une palette très particulière, avec une dominance du jaune qui n’existe que dans cet édifice à cette période et pourrait peut-être rappeler le dôme du tombeau d’Ismail Ier à Ardabil.

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          Le bazar qui jouxte, comme d’habitude, la mosquée…

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                    Mais il est l’heure de se rendre au restaurant ! :-)

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Jour 12 (20 novembre) 2.- Ispahan, la rose d’Ipahan

Classé dans: — Brigitte @ 10:57:51

Ispahan 2016

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Jour 12 (20 novembre) 1.- Ispahan, la Mosquée du Chah

Classé dans: — Brigitte @ 08:50:08

                         La formation de l’Empire safavide, qui, avec les Empires ottoman et moghol, fut l’un des trois derniers empires musulmans, constitua en 1501 un événement majeur de l’histoire de l’Iran moderne. Pour la première fois après des siècles, les Safavides rétablissaient la souveraineté persane sur l’ensemble du territoire considéré comme le coeur de l’Iran historique. A la veille de leur arrivée, la situation politique était très complexe. L’unification de l’Etat persan et la centralisation du pouvoir, le choix du chiisme comme religion officielle, la reconstitution des assises territoriales du pays, dont les limites sont toujours, en partie du moins, celles de l’Iran actuel, furent l’oeuvre des Safavides. Sous le règne de cette dynastie s’établirent des liens commerciaux et politiques importants avec l’Europe.

               Les Safavides inaugurèrent une ère dont les caractéristiques politiques, culturelles et sociales continuent à marquer l’Iran d’aujourd’hui. C’est le cas de l’introduction, dans la dynamique politique iranienne, du conflit – parfois latent, parfois ouvert – entre ordre « séculier » et clergé chiite, entre « le turban et la couronne », entre élites politiques et hommes de religion. Celui qui deviendra le plus célèbre des Safavides et l’un des plus grands monarques de son temps : Shah Abbas Ier (1587-1629) restaure le pouvoir central, renforce l’intégrité territoriale du pays et mène l’Etat safavide à l’apogée de sa puissance. Sur le plan militaire, il bâtit une armée régulière et rétablit le contrôle de l’Etat sur le Caucase, le golfe Persique et une grande partie de l’Afghanistan actuel.

Sur le plan artistique, l’Iran connaît une véritable renaissance qui se manifeste dans l’art décoratif, l’architecture, la miniature ainsi que l’urbanisme. Shah Abbas Ier fait d’Ispahan sa capitale (1597) et contribue à embellir cette vieille cité, dont la beauté devient proverbiale. Des ambassadeurs européens, de nombreux marchands, des représentants d’ordres religieux étrangers se pressent à sa cour. Il se consacra à l’érection de palais et mosquées avec un tel enthousiasme qu’Ispahan s’imposa, au XVIIe siècle, comme la plus belle ville du monde. La nouvelle cité, conçue selon un urbanisme grandiose, connut alors une période de richesse exceptionnelle. L’écroulement en 1722 de la dynastie safavide, héritière de Shah Abbas, marqua le déclin de la capitale, réduite jusqu’à nos jours, au rang de cité provinciale, mais qui a gardé toute la splendeur de son glorieux passé.

Ispahan 2016© Figaro Histoire

Nous allons visiter les principaux monuments de cette place Naghsh-e Jahan que nous avons admirée la nuit dernière…

Ispahan 2016

Vous pouvez voir cette photo en plus grande taille en cliquant ici

Ispahan 2016

Pour une taille plus grande, cliquer.

Et, d’abord, la Mosquée du Chah :

                     Construite entre 1612 et 1627 par le roi safavide Shâh Abbâs Ier, cette mosquée (aujourd’hui mosquée de l’Imam) est l’une des plus belles mosquées d’Iran. Conçue par un architecte de la ville, Ali Akbar Esfahâni, elle possède, à la différence de tant d’autres mosquées transformées au cours des siècles, une remarquable unité architecturale et décorative. Son splendide décor de céramique émaillée, où des motifs végétaux (symboles paradisiaques) s’associent à des calligraphies de la parole divine (noms saints, versets coraniques), emploie principalement du jaune (évoquant le soleil et la lumière divine), du bleu et du turquoise (des couleurs associées au ciel dans la tradition persane). Bordant un petit côté de la place, elle est annoncée par un haut portail décoré de mosaïque de céramique émaillée.

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21/1/2017

Jour 11 (19 novembre) 3.- Ispahan de nuit

Classé dans: — Brigitte @ 20:24:39

                         Nous profitons du temps que nous avons, après dîner, pour effectuer une petite visite d’Ispahan de nuit, source d’émerveillements. Nous commençons par déambuler sur le magnifique pont Khaju, un des plus beaux exemples d’architecture persane, construit par le roi séfévide Shah Abbas II autour de 1650, sur les fondations d’un ancien pont. Servant à la fois de pont et de barrage (seuil) sur la rivière Zayandeh rud, il relie le quartier Khaju sur la rive nord avec le quartier Zoroastrien au sud. Il a également été conçu pour servir de bâtiment et de lieu de réunions publiques.

Ispahan 2016

Ispahan 2016

                    Nous nous dirigeons, ensuite, dans la nuit, vers la place principale de la ville : Naghsh-e Jahan (portrait du monde), ou Meidān-e Emām (Place de l’Imam), ancienne Meidān-e Shāh (Place Royale), sous la direction de notre guide iranien, qui se fourvoie dans les petites ruelles obscures et nous fait marcher pendant de longues minutes. Nous arrivons, enfin, sur cette immense place de 9 hectares (l’une des plus grandes du monde) avec les deux mosquées : Alignée sur une direction Nord-Sud, elle est entourée par des monuments historiques importants de l’époque safavide : la mosquée du Chah au Sud, le palais Ali Qapu à l’Ouest, la mosquée du Cheikh Lotfallah à l’Est et une des portes du grand bazar d’Ispahan sur le côté Nord.

Ispahan 2016

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                    Nous admirerons toutes ces merveilles demain en plein jour…

Jour 11 (19 novembre) 2.- Ardistan

Classé dans: — Brigitte @ 17:11:46

                Arrivés à Ardistan, nous admirons la mosquée du Vendredi, l’une des plus anciennes d’Iran.

Ardistan 2016

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                    Nous continuons, ensuite, notre route sur le plateau iranien vers la ville d’Ispahan où nous passerons la nuit et que nous visiterons pendant les deux jours suivants.

Jour 11 (19 novembre) 1.- Now Gonbad - Nain

Classé dans: — Brigitte @ 09:48:59

                                Nous prenons, à présent, la route d’Ispahan, pour une étape de 380 km. Nous quittons Yazd en traversant la zone désertique du centre de l’Iran.

Now Gonbad 2016

Now Gonbad 2016

Now Gonbad 2016

Now Gonbad 2016

                            À Now Gonbad, en bordure du désert, subsiste un ensemble de caravansérails particulièrement bien conservé.

Now Gonbad 2016

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                              Now Gonbad 2016

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                              Now Gonbad 2016

                    Plus au nord, Nain est une cité dont le patrimoine monumental traditionnel a été préservé : autour d’un ancien château sassanide se dressent encore une splendide mosquée et de nombreux édifices. L’un d’eux est un husseniye, spécialement construit pour la représentation théâtrale religieuse commémorant le martyre d’Hussein, le fils d’Ali assassiné à Kerbela en 680 par les Omeyyades.

Nain 2016

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                 Nous partons, à présent, vers Ardistan, sur la route qui doit nous mener à Ispahan.

20/1/2017

Jour 10 (18 novembre) Yazd 3.- La Tour des Vents

Classé dans: — Brigitte @ 15:07:03

                          L’après-midi, le palais de Dowlat-Abad, édifié en 1738 par un gouverneur de la ville sous le règne de Nâder-Shâh, nous révélera un beau jardin persan où s’élève un pavillon extraordinaire rafraîchi en permanence par sa tour des Vents haute de près de 34 mètres.

Sous la tour, le centre du pavillon, occupé par un bassin surmonté d’une coupole, communique, par des baies ou des claustra, avec les différentes pièces des deux niveaux. La structure de l’édifice permet un rafraîchissement efficace de toutes les pièces du pavillon.

                              Yazd 2016

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                              L’eau des bassins de la mosquée est teintée de rouge en raison de la commémoration, ce mois-ci, de la mort de Hussein, petit-fils de Mahomet, lors de la bataille de Kerbala. Fils d’Ali et de Fatima, il est le troisième des douze imams du chiisme duodécimain. Sa mort fut l’un des éléments déterminants de la naissance du chiisme, religion de l’Iran. Il avait épousé Shahr Banu, l’une des filles du dernier empereur sassanide de Perse Yazdgard III.

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Jour 10 (18 novembre) Yazd 2.- La Grande Mosquée et la Tour des Vents

Classé dans: — Brigitte @ 13:51:14

                        Dans les quartiers de la ville, construits en terre et en bois, autour de la Grande Mosquée, une promenade nous donne l’occasion d’admirer des maisons anciennes et une medersa à l’architecture tout à fait stupéfiante.

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                           Il est temps, à présent, de se restaurer. Cet après-midi, nous irons admirer la Tour des Vents.

Jour 10 (18 novembre) Yazd 1.- Les Zoroastriens

Classé dans: — Brigitte @ 10:21:02

                              Yazd est une ancienne ville caravanière dont la prospérité s’établit jusqu’au XVIIe siècle sur le commerce de la soie.

                    Nous partons à la découverte des zoroastriens, aujourd’hui encore adeptes de cette ancienne religion de l’Iran. Nous admirerons, dans les solitudes du désert, d’anciennes tours du Silence où, il y a quelques années encore, des défunts se faisaient déchiqueter par les oiseaux, afin que ne fussent pollués ni la terre par l’inhumation ni l’air par la crémation.

Yazd 2016

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                         En nous dirigeant vers le temple de cette religion, nous passons par la rue des Mazaris : mazari un métier vieux de sept cents ans / la rue des Mazaris à Yazd sent bon le henné. Beaucoup de métiers anciens en rapport avec les traditions locales ou nationales ont existé un temps et disparu. À Yazd depuis 700 ans le métier des broyeurs du henné existe et se perpétue à travers des siècles, dans les Mazari(s) = moulin au henné. Maz = la roue laminoir qui broie la feuille du Henné a donné son nom à ce métier. Ces Mazari(s) sont tous installés dans une rue de Yazd à laquelle ils ont donné leur nom. Une vieille rue aux senteurs du henné et d’épices, souvent méconnue lors d’un premier voyage.

Yazd 2016

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La renommée du henné de Yazd, exporté par les commerçants locaux jusqu’en Inde, Pakistan et les pays du Golf Persique et d’autres pays voisins, en a fait un produit recherché et prisé jusqu’à ce jour. En fait, les feuilles du henné sont importées d’autres régions d’Iran et seulement moulues à Yazd . Depuis sept siècles, ce sont les mêmes outils et la même façon de faire. Les pierres sont choisies, à quelques kilomètres de là, dans les montagnes de Mehriz , la roue tourne dans la plupart des moulins avec un attelage “cheval , âne, mule ou chameau” sans céder à la tentation de l’industrialisation.

Yazd 2016

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                      Nous visitons ensuite l’actuel temple du Feu de Yazd, où brûle un feu allumé il y a près de 1 500 ans, le plus ancien feu en activité dans l’Iran d’aujourd’hui.

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Yazd 2016

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Yazd 2016

                              Yazd 2016

                              Yazd 2016

Yazd 2016

Yazd 2016

                              Yazd 2016

Yazd 2016

                      Nous poursuivons notre visite de la ville en nous dirigeant vers la Grande Mosquée.

19/1/2017

Jour 9 (17 novembre) 2.-Abarqu

Classé dans: — Brigitte @ 11:50:38

                         Entre Shiraz et Yazd,une halte à Abarqu s’impose. Cette ville fut prospère du Xe au XIVe siècle. Le Gonbad e Ali, sobre mais raffiné mausolée du XIe siècle, qui surplombe la cité, témoigne de cette richesse ancienne. Et un cyprès vieux de 4500-5000 ans, y traverse les millénaires, bien soigné, entouré de nombreuses légendes et toujours vert,bien sûr….

                Mais, avant d’y arriver, situé en bord de route, ce bâtiment nous interpelle…

Abarqu 2016

               Il s’agit, en fait, d’une glacière antique, qui permet, dans ces régions torrides, d’apprécier l’ingéniosité des “techniciens” de l’époque. Un réfrigérateur restauré, vieux de plus de 4000 ans !…

Abarqu 2016

Abarqu 2016

Abarqu 2016

                    Nous arrivons à Abarqu et son jradin au cyprès toujours vert, vieux de 4000 ans :

                                   Abarqu 2016

Abarqu 2016

Abarqu 2016

           Le Gonbad e Âli :

                    Ce monument funéraire est situé à 3 km à l’est d’Abarqu, sur une colline près de la route reliant Abarqu à Yazd. Ce dôme est l’un des monuments les mieux conservés de la période seldjoukide. Le monument fut construit entièrement en pierre sur une plate-forme carrée située à 2 mètres au-dessus du niveau de la terre. Les pierres ont été placées les unes sur les autres, en utilisant un mélange de plâtre et de sable. Le dôme forme un octogone tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. À la suite de la construction de ce monument, le plan octogonal devint la forme la plus utilisée dans la construction de dômes en Iran.

Contrairement aux dômes à base cylindrique, le plan des dômes à base octogonale permet aux architectes d’ajouter plus d’ornements. Dans ce type de dôme, les façades latérales sont très simples, sans aucun élément décoratif. La décoration du monument se réduit à deux séries d’épigraphies calligraphiées en écriture coufique, l’une au-dessus de l’entrée et l’autre au-dessous de trois séries de mogharnas (ou muqarnas : éléments en forme d’alvéoles en encorbellement ou de stalactites dans les constructions islamiques) sous la base de la coupole.

Abarqu 2016

Abarqu 2016

Abarqu 2016

                                   Abarqu 2016

          Un très beau point de vue, depuis le monument…

Abarqu 2016

                    Nous arrivons à Yazd où nous faisons étape.

Jour 9 (17 novembre) 1.-Pasargades

Classé dans: — Brigitte @ 10:24:13

                    Ce matin, nous partons vers Yazd, pour une route de 440 km. Nous faisons, d’abord, une halte à Pasargades (au patrimoine de l’Unesco), du grec ancien Πασαργαδών / Pasargadốn, cité antique bâtie à 1 900 mètres d’altitude dans le Zagros et à 40 km de Persépolis, dans l’actuelle province du Fārs en Iran. Elle fut la première capitale historique de l’Empire perse, bâtie, en l’an 550 avant notre ère, par le roi achéménide Cyrus II. Selon l’auteur grec Strabon (XV, 3, 8) :

« La grande vénération de Cyrus pour Pasargades venait de ce qu’il avait livré sur l’emplacement de cette ville la dernière bataille dans laquelle Astyage le Mède avait été vaincu, bataille décisive qui avait transporté entre ses mains l’empire de l’Asie. C’était même pour consacrer à tout jamais le souvenir de cet événement qu’avait été fondé et bâti le palais de Pasargades. »

                    Cependant, cette interprétation semble douteuse : la bataille de Pasargades n’est pas la dernière de la guerre contre les Mèdes, et les indices archéologiques indiquent une fondation ultérieure de la ville, après la conquête de Sardes (vers 546 av. J.-C.). Pour Hérodote (I, 125), le choix du site s’explique, plutôt, parce que Pasargades est le berceau de l’une des trois tribus perses, celle dont est issu le clan des Achéménides.

                    Pasargades reste la capitale jusqu’au règne de Darius Ier qui déplace son siège à Persépolis. Nous y admirons les vestiges imposants d’une terrasse, dite ” le trône de la mère de Salomon “, dont la fonction était sans doute la même que celle des terrasses de Persépolis aux époques ultérieures, les vestiges d’un temple du Feu, d’un palais et, surtout, l’émouvant tombeau de Cyrus.

Pasargades 2016

Pasargades 2016

                  Le monument le plus important de la cité est, en effet, la tombe de Cyrus le Grand, décrite de manière contradictoire par les auteurs anciens. La chambre funéraire, coiffée d’un toit à double pente, mesure 3,17 m de long, 2,11 m de large et 2,11 m de haut et possède deux entrées. Elle est érigée au sommet d’un podium à six degrés.

          Quand Alexandre le Grand conquit et détruisit Persépolis, il visita la tombe de Cyrus. Il ordonna à l’un de ses soldats, Aristobulus, d’entrer dans le monument. Celui-ci y trouva un lit en or, une table montée avec des verres et des boissons, un cercueil en or et de nombreux bijoux et ornements sertis de pierres précieuses. Sur la tombe, on pouvait lire :

« Passant, Je suis Cyrus le Grand, J’ai donné aux Perses un Empire et J’ai régné sur l’Asie,
Alors ne jalouse pas ma tombe. »

Nous visitons les ruines deux palais royaux — le palais P, datant probablement du règne de Darius, et le palais S, bâti sous Cyrus.

Pasargades 2016

                                   Pasargades 2016

Pasargades 2016

Pasargades 2016

Enfin, le site contient un jardin royal et de nombreux autres jardins, les plus anciens représentants du concept de « paradis » perse (pairi-daeza).

Pasargades 2016

Pasargades 2016

Pasargades 2016

Pasargades 2016

                                   Pasargades 2016

Pasargades 2016

Dans l’après-midi, sur la grande route caravanière qui reliait la Méditerranée à la Chine par les Indes, nous découvrirons Abarqu, qui fut prospère du Xe au XIVe siècle.

18/1/2017

Jour 8 (16 novembre) . Chiraz (suite)

Classé dans: — Brigitte @ 16:28:05

Chiraz 2016

                 Nous visitons la ville, et nous arrêtons devant le mausolée de Saadi, penseur qui marqua l’apogée de la poésie persane au XIIIe siècle.

Chiraz 2016

Chiraz 2016

               Nous flânons dans les rues de la ville et les quelques quartiers anciens encore préservés

Chiraz 2016

Chiraz 2016

               La mosquée Vakil :

Karim Khan, l’un des généraux de Nadir Chah s’empara du pouvoir, peu après sa mort en 1747, et fit de Chiraz sa capitale. Il fit construire le fort de Chiraz ainsi que de nombreuses constructions au centre de la ville dont le Hammam Vakil et la mosquée Vakil qui jouxte le bazar. La composition de la mosquée reprend les principes de l’architecture classique iranienne : une grande cour bordée de portiques décorés de mosaïques bleues et vertes précède une grande salle hypostyle en brique d’une très grande beauté.

Chiraz 2016

Chiraz 2016

Chiraz 2016

                                   Chiraz 2016

          Sa salle de prière de nuit (Shabestan), avec une superficie de près de 2700 mètres carrés, comprend 48 piliers monolithiques sculptés en spirales et ornés de feuilles d’acanthe.

Chiraz 2016

Le minbar de cette salle, constitué de marbre vert et d’un escalier de 14 marches, est considéré comme l’une des pièces maîtresses de la Dynastie Zand.

Chiraz 2016

Chiraz 2016

                                   Chiraz 2016

                                   Chiraz 2016

Chiraz 2016

Chiraz 2016

             Nous finissons de nous promener dans les jardins et le bazar :

Chiraz 2016

                                   Chiraz 2016

Chiraz 2016

                                   Chiraz 2016

Chiraz 2016

Chiraz 2016

Chiraz 2016

                                   Chiraz 2016

Chiraz 2016

Chiraz 2016

Jour 8 (16 novembre) 2. Chiraz (1)

Classé dans: — Brigitte @ 15:50:49

                      De retour à Chiraz, nous découvrirons la ville, telle qu’elle fut voulue par Karim Khan Zend qui en fit sa capitale au XVIIIe siècle.

Et, notamment le jardin d’Eram, qui figure, depuis 2011, sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est un jardin historique persan, créé vraisemblablement au XIe siècle sous la dynastie Seldjoukide. Il s’étend sur une surface de 110 000 m². En persan, Eram signifie paradis.

Chiraz 2016

Chiraz 2016

Chiraz 2016

Chiraz 2016

Chiraz 2016

Chiraz 2016

              Au cours des siècles, le jardin a subi de profondes transformations du fait de sa fonction et de son appartenance à différents propriétaires. Le jardin actuel date du XVIIIe siècle, et c’est à cette époque sous la dynastie Qadjar, que l’on construit un superbe pavillon, chef-d’œuvre architectural dont les façades sont ornées de magnifiques sculptures et céramiques.

Chiraz 2016

Chiraz 2016

Chiraz 2016

Chiraz 2016

           Devant le pavillon, un bassin de 335 m² rempli d’une eau cristalline reflète le paysage alentour.

Chiraz 2016

Chiraz 2016

              Le jardin possède de nombreuses variétés d’arbres et de fleurs et est regardé comme un jardin botanique. Il est bordé d’immenses cyprès d’orient (dont le plus haut culmine majestueusement à 35 mètres), de palmiers… Il abrite également plusieurs variétés d’agrumes et de grenadiers, de magnifiques roses ainsi que des plantes les plus variées. L’ensemble constitue un véritable tableau végétal d’un esthétisme rare.

Chiraz 2016

Chiraz 2016

Chiraz 2016

                    La dynastie Pahlavi a beaucoup investi dans ce jardin pour lui donner une reconnaissance internationale. L’université Pahlavi a utilisé le complexe pendant de nombreuses années comme école de droit. Le jardin appartient aujourd’hui à l’université de Chiraz et est ouvert au public. Le caractère exceptionnel de ce jardin qui est l’un des plus beaux d’orient, lui vaut d’être protégé par l’organisation du patrimoine culturel iranien.

Chiraz 2016

                 Nous continuons à visiter la ville…

Jour 8 (16 novembre) 1. Firuzabad

Classé dans: — Brigitte @ 12:58:56

                 Depuis Chiraz, où nous avons passé la nuit dans un bel hôtel, ous partons pour Firuzabad, l’antique cité sassanide de Ghour, importante ville sassanide de plan parfaitement circulaire édifiée par Ardashir Ier au IIIe siècle, à l’emplacement où il vainquit Artaban V en 224. S’il ne reste que des traces de la ville ancienne, Firuzabad nous offre, cependant, les extraordinaires vestiges du palais d’Ardashir Ier qui fut peut-être le premier édifice à coupole édifié en Iran.

Firuzabad 2016

Firuzabad 2016

Firuzabad 2016

                                   Firuzabad 2016

Firuzabad 2016

Firuzabad 2016

                                   Firuzabad 2016

Firuzabad 2016

Firuzabad 2016

Firuzabad 2016

Firuzabad 2016

Firuzabad 2016

Firuzabad 2016

Nous retournons, ensuite, à Chiraz.

Firuzabad 2016

17/1/2017

Jour 7 (15 novembre) Chiraz - Persépolis

Classé dans: — Brigitte @ 09:58:36

                 Notre matinée fut consacrée à la visite de Persépolis (patrimoine Unesco). Dans un périmètre étroit construit de main d’homme furent édifiés, pendant plus de cent ans, des monuments spectaculaires dont l’objectif était d’attester, au regard des peuples vaincus et vassaux, de la grandeur de l’Empire achéménide. Empruntant le majestueux escalier qui se prolonge par la voie processionnelle, nous atteignons l’Apadana dont les accès sont décorés de la célèbre frise des Tributaires. Arpenter cette salle de l’Apadana au palais de Darius, c’est ressentir, intacte, la puissance qui émane des lions et taureaux expressionistes surgissant de la pierre. C’est se délecter d’un fourmillement de détails étonnants dont l’esthétique, empruntée aux Scythes, à la Grèce, à la Mésopotamie et à l’Egypte rappelle l’étendue de l’aire culturelle iranienne. Une fois dans sa vie, il faut avoir gravi l’escalier processionnel de l’Apadana en admirant costumes et coiffures des émissaires des 23 pays de l’empire avec leur tribut de bétail, chevaux, vêtements, bijoux, vaisselle, lionceaux… Cette salle d’audience a été érigée par Darius le Grand en 515 av. J.-C., selon deux tablettes d’or et d’argent insérées dans les fondations. Il y avait fait graver son nom et les détails de son empire. La construction a été achevée par Xerxès. Elle est, avec le Palais des Cent Colonnes, la plus grande et la plus complexes des constructions monumentales de ce lieu, visible de loin et accessible par deux escaliers monumentaux en doubles rampes symétriques et parallèles.

Persépolis 2016

Persépolis 2016

Persépolis 2016

Persépolis 2016

                              Persépolis 2016

Persépolis 2016

                              Persépolis 2016

Persépolis 2016

                              Persépolis 2016

                 Nous découvrons ensuite la salle aux Cent Colonnes édifiée par Xerxès et le ” trésor", centre administratif et financier de l’Empire achéménide.

Persépolis 2016

                              Persépolis 2016

Persépolis 2016

                              Persépolis 2016

                              Persépolis 2016

Persépolis 2016

                              Persépolis 2016

Persépolis 2016

                              Persépolis 2016

                              Persépolis 2016

Persépolis 2016

Les deux tombeaux d’Artaxerxès II et d’Artaxerxès III surplombent le site d’une manière grandiose.

Persépolis 2016

                              Persépolis 2016

Persépolis 2016

                    Plus au sud, à Naqsh-e Radjab, nous admirons des bas-reliefs d’époque sassanide. Enfin, à Naqsh-e Rostem, creusés dans les falaises, quatre hypogées cruciformes sculptés en l’honneur des Darius, de Xerxès et d’Artaxerxès Ier nous livrent de nouvelles traces du passé. Devant ces hypogées s’élève un monumental temple du Feu édifié à l’époque perse.

Persépolis 2016

                              Persépolis 2016

Au bas des falaises se trouvent d’intéressants bas-reliefs d’époque sassanide et quelques vestiges des oeuvres antérieures des Parthes arsacides.

                  Un panorama du site de Persépolis vu d’en haut (cliquer ici pour le voir en grande taille) :

Persépolis 2016

        Puis découverte de Chiraz avec la visite du tombeau d’Hafiz grand penseur du XIVe siècle.

                              Persépolis 2016

Persépolis 2016

Persépolis 2016

                              Persépolis 2016

16/1/2017

Jour 6 (14 novembre) Bishapour

Classé dans: — Brigitte @ 09:51:04

                    Nous traversons une zone de champs pétrolifères avant d’atteindre les montagnes du Fārs. Dans l’après-midi, nous arrivons à Bishapour où subsistent les vestiges de la capitale sassanide du roi Chapour Ier. Les fortifications de la ville, un temple peut-être dédié à la déesse Anahita et des salles d’audience témoignent de cette période de grandeur.

Bishapour 2016

Bishapour 2016

Bishapour 2016

                                   Bishapour 2016

Bishapour 2016

Bishapour 2016

Bishapour 2016

Bishapour 2016

Bishapour 2016

                                   Bishapour 2016

                                   Bishapour 2016

Bishapour 2016

Bishapour 2016

Bishapour 2016

           À quelques centaines de mètres, sur les rives du Band-i Shapur qui se fraye un passage à travers la montagne, nous admirerons un ensemble exceptionnel de bas-reliefs sassanides.

Bishapour 2016

Bishapour 2016

Bishapour 2016

Bishapour 2016

Bishapour 2016

Bishapour 2016

Bishapour 2016

Bishapour 2016

          Nous poursuivons, ensuite, notre route vers Chiraz.

15/1/2017

Jour 5 (13 novembre) Suse et Tchoga Zambil

Classé dans: — Brigitte @ 08:57:56

                    Aujourd’hui, nous franchissons les montagnes du Zagros, dans un paysage admirable, avant de descendre vers la Mésopotamie. Arrivés dans la plaine d’Ahvaz, nous découvrons avec émotion le site de Suse  (classé au patrimoine de l’Unesco) dont les origines se perdent dans la nuit des temps. L’immense tell archéologique nous permet d’évoquer la période élamite et la ville achéménide fondée par Cyrus le Grand en 559 avant J.-C.

Suse 2016

Suse 2016

Suse 2016

Suse 2016

       Suse 2016

Suse 2016

Un peu plus au sud, à Tchoga Zambil, qui était jadis une cité religieuse dont l’éclat fut comparable à celui de la capitale, Suse, nous nous arrêtons devant les vestiges de ce qui fut la plus grande ziggourat de Mésopotamie.

Suse 2016

Suse 2016

                              Suse 2016

                              Suse 2016

Suse 2016

Suse 2016

Suse 2016

Suse 2016

Suse 2016

Suse 2016

14/1/2017

Jour 4 (12 novembre) — Hamadan - Bisotoun - Taq-e-Bostan

Classé dans: — Brigitte @ 10:57:47

                    Il ne subsiste plus grand-chose d’Ecbatane, la capitale des Mèdes au VIe siècle av. J.-C., que recouvre la ville moderne d’Hamadan. Nous visitons le mausolée d’Esther et de Mardochée, toujours vénérés par la communauté juive d’Iran, et le Gonbad-e-Alavian, très belle tour funéraire d’époque seldjoukide.

Nous évoquerons, devant son mausolée, Avicenne, symbole du rayonnement intellectuel de l’Iran du Xe siècle. Edifié en 1954, ce mausolée s’inspire de l’antique tour funéraire de Gonbad-e Kavus à Gorgan. Douze colonnes en granit soutiennent un toit conique surplombant la salle funéraire, ornée d’inscriptions rappelant l’oeuvre du ” prince des philosophes “.

Hamadan 2016

                              Hamadan 2016

Hamadan 2016

Hamadan 2016

                              Hamadan 2016

Hamadan 2016

                              Hamadan 2016

Hamadan 2016

Hamadan 2016

Hamadan 2016

Hamadan 2016

Nous nous dirigeons ensuite vers Kermanshah.

Hamadan 2016

Hamadan 2016

À Kengavar, nous découvrons les éléments d’impressionnantes colonnes d’un temple d’époque séleucide, puis, à Bisotoun (Unesco), le fameux bas-relief de Darius le Grand.

                              Hamadan 2016

Hamadan 2016

Hamadan 2016

                              Hamadan 2016

                              Hamadan 2016

Hamadan 2016

Hamadan 2016

                      Enfin, à Taq e Bostan, site sassanide des IVe et VIe siècles, nous admirons les grottes sculptées, ornées de bas-reliefs, à côté d’une source et au pied d’une montagne. En particulier une scène représentant l’investiture de Shapour II et sa victoire sur Julien l’Apostat et, dans un iwan creusé dans la paroi rocheuse, une étonnante scène de chasse aux sangliers.

Hamadan 2016

Hamadan 2016

                              Hamadan 2016

Hamadan 2016

Hamadan 2016

13/1/2017

Jour 3 (11 novembre) — Qazvin - Soltanieh

Classé dans: — Brigitte @ 14:07:59

               Nous quittons Téhéran pour un parcours de 420 km qui va nous mener à Qazvin et à Soltanieh jusqu’à Hamadan. Au passage, nous admirons la Tour Azadi.

Téhéran 2016

          Tour de 45 m de hauteur, entièrement recouverte de 25.000 plaques de marbre blanc d’Ispahan, elle a été inaugurée le 16 octobre 1971 pour la commémoration du 2500e anniversaire de la fondation de l’empire perse, et renommée Azadi (Liberté) après la révolution de 1979.

               Nous partons, donc, de grand matin, vers Qazvin qui sera l’occasion d’un premier contact avec l’architecture des Séfévides et des Qadjars. Nous atteignons, ensuite, Soltanieh (classée au patrimoine de l’Unesco), ancienne ville impériale fondée en 1290 par le souverain mongol Arghoun. Nous y admirerons la mosquée funéraire du sultan Oldjaitou Khodabendeh, splendide édifice surmonté d’un dôme qui culmine à plus de 50 mètres.

Qazvin 2016

                               Qazvin 2016

           Dans la mosquée, la tenue islamique est de rigueur…   

Qazvin 2016

                               Qazvin 2016

Qazvin 2016

Qazvin 2016

                               Qazvin 2016

                               Qazvin 2016

                               Qazvin 2016

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Qazvin 2016

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Qazvin 2016

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Qazvin 2016

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   Qazvin 2016

Qazvin 2016

Qazvin 2016

                               Qazvin 2016

                               Qazvin 2016

Qazvin 2016

                               Qazvin 2016

Nous poursuivrons notre route vers Hamadan où nous passerons la nuit.

12/1/2017

Jour 2 (10 novembre) — Téhéran

Classé dans: — Brigitte @ 13:32:15

                  Capitale actuelle de l’Iran, Téhéran est une ville moderne dont les mille richesses se dissimulent au coeur d’une mégalopole de quatorze millions d’habitants. Petit bourg commerçant, Téhéran se développa après la destruction de RayRaghès pour les Anciens — lors de l’invasion mongole de 1228, mais ne devint capitale que sous les Séfévides au XVIe siècle. Nous avons visité le Musée archéologique où a été rassemblée la plus grande part des trésors découverts lors des fouilles entreprises dans le pays. Nous pouvons ainsi parcourir, en un seul coup d’oeil, toute l’histoire de l’Iran, des temps antiques à l’époque islamique.

                 Nous avons découvert le somptueux Palais de Golestân, classé par l’Unesco. J’ai été éblouie par toute cette décoration de mille et un petit miroirs qui ornent les murs. L’ensemble des bâtiments palatiaux sont construits sur un modèle irano-européen du milieu du XIXe siècle. La salle du Trône de Marbre est exceptionnelle. Je ne dois pas oublier la visite du musée du Tapis qui nous dévoile les plus remarquables spécimens de cet art typiquement persan.

                               Téhéran 2016

                               Téhéran 2016

Téhéran 2016

                                          Téhéran 2016

                               Téhéran 2016

Téhéran 2016

                               Téhéran 2016

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                               Téhéran 2016

Téhéran 2016

                               Téhéran 2016

Téhéran 2016

Téhéran 2016

Téhéran 2016

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Téhéran 2016

                               Téhéran 2016

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Téhéran 2016

Téhéran 2016

                               Téhéran 2016

                               Téhéran 2016

                               Téhéran 2016

11/1/2017

L’Iran

Classé dans: — Brigitte @ 13:52:19

                    Héritier d’une histoire plurimillénaire et détenteur d’un patrimoine archéologique et historique exceptionnel, l’Iran apparaît comme l’un des principaux foyers culturels du monde moyen-oriental. Dans l’ancien Elam, à Tchoga Zambil, au sud de l’imposante barrière du Zagros, s’élève la plus grande des ziggourats mésopotamiennes. C’est également dans cette région que les souverains achéménides installeront, à Suse, au premier millénaire avant notre ère, l’une de leurs capitales. C’est à Ecbatane (l’actuelle Hamadan) que s’est forgée leur puissance, et à Persépolis que les peuples soumis viendront les honorer et s’acquitter de leurs tributs. L’Iran parthe puis sassanide succède à l’Empire achéménide balayé par Alexandre et c’est à Bishapur et à Taq e Bostan que l’on retrouve les traces des rois qui disputèrent à Rome la frontière de l’Euphrate et qui firent trembler Byzance. Vaincue par les envahisseurs arabes, l’ancienne Perse va bientôt jouer un rôle majeur dans la genèse et l’affirmation d’une civilisation musulmane brillamment illustrée par le philosophe Avicenne, le poète Hafiz ou les somptueux monuments que feront édifier à Ispahan les souverains de la dynastie séfévide.

10/1/2017

Le trajet du voyage

Classé dans: — Brigitte @ 22:45:53

          Une fois arrivés par avion à Téhéran, nous avons accompli le reste du voyage en bus, dans un bus très confortable, avec sièges inclinables et repose-pieds.  

          Le circuit que j’ai fait, dans ce beau pays, est celui-ci (cliquez sur la flèche pour voir l’animation. Vous pouvez, également, mettre la vidéo en plein écran) :

 

Peuples et dynasties

Classé dans: — Brigitte @ 21:25:41

          L’Iran compte 83 millions d’habitants. La langue officielle est le persan et plusieurs minorités parlant azéri, kurde, lori, gilaki, baloutche, mazandarani, kachkaï et arabe peuplent les 31 provinces.

          Ce pays a subi de multiples invasions, au cours de l’histoire. Je donnerai, ici, un schéma simplifié des différentes dynasties qui se sont succédé à la tête de ce territoire. Mais, même ainsi, il paraît complexe, tant cette histoire est riche :

 Iran 2016

          Il s’ensuit que les ethnies qui peuplent ce pays sont multiples. L’Iran est une mosaïque de plus de 80 groupes ethniques différents. Les deux origines principales des langues sont indo-européennes ou turques. La majorité des Iraniens parlent une langue du groupe iranien et comprennent le persan. Ils écrivent cette langue en caractères arabes.

 Iran 2016

          Partis le 9 novembre aux aurores de Paris, nous arrivons à Téhéran en fin d’après-midi. Le décalage horaire est de (+ 2h 30 min).

Mon voyage en Iran

Classé dans: — Brigitte @ 20:27:52

          Je vais vous conter aujourd’hui, le voyage que j’ai fait en Iran, du 9 au 23 novembre derniers (année 2016)

          J’avais déjà mis le pied au Proche-Orient en vagabondant en Turquie, en Syrie, au Pakistan à une époque plus clémente, donc approché par petites touches ces grandes civilisations antiques. Comment appréhender les traces de ces milliers d’années, des Élamites, des Mèdes, à l’Empire achéménide, puis celui des Parthes, des Sassanides, jusqu’à l’Iran d’aujourd’hui ?

          Des images se bousculaient dans mon esprit : de magnifiques mosquées, parées de camaïeu de bleus, ou toutes simples, en briques, des vestiges archéologiques, de Persépolis à la grande ziggourat de Tchoga Zambil… Je voyais revivre aussi, en imagination, les caravanes chargées de produits précieux qui s’égrenaient lentement sur la route de la soie sillonnant ce pays d’où venaient, dit-on, les rois mages… Allons, donc, à la découverte de ce pays aux mille facettes, de Zarathoustra au poète Hafiz, à l’exploration de la richesse de sa culture si raffinée…

          Situons, déjà, sur la carte, le pays et le voyage que j’ai eu le bonheur de faire, à la fin de cette année 2016 :

 Iran 2016

       Je donnerai des précisions dans le prochain article…

1/6/2016

Le chemin de Compostelle (suite 4 et fin)

              Après mon voyage en Éthiopie, en janvier (voir voyage 22 , ci dessous) , j’ai entrepris, à pied, au mois de mai, la dernière partie de mon chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Munie toujours, bien entendu, de mon carnet et mon nécessaire d’aquarelles, et, comme je l’ai déjà rapporté (voir voyages 09, 12, 16 et 19), j’y note mes étapes et esquisse rapidement, pour moi-même, croquis et aquarelles.

               Mes lecteurs, toujours impatients de contempler de nouvelles images et de lire de nouvelles aventures, me pressent d’écrire… Je leur livre, donc, ces quelques pages, extraites de mes carnets de cette dernière randonnée, qui m’a conduite à Santiago.

                                                                                      fee_Brig 2009

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

                                     Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

                                    Compostelle (fin)

                                                 Compostelle (fin)

                                                                     À bientôt !

                            Bises à tous mes amis, artistes ou non, aux amis de ce blog et de mon site de peintures………     Brigitte

                                                                                                                                 

30/3/2016

Conclusion Éthiopie

Classé dans: — Brigitte @ 12:23:19

ÉTHIOPIE - CONCLUSION

                       Me voilà parvenue à la fin de cette visite du Nord de l’Éthiopie. je rappelle à mes lecteurs qu’afin d’alléger la navigation, seuls les dix derniers messages s’affichent, quand on arrive sur le blog. Si l’on veut afficher un voyage en entier, il faut cliquer sur son nom, dans la rubrique « catégories ». Donc, pour celui-ci, sur « éthiopie nord »   (Vous pouvez, également cliquer sur ce mot et sur l’image qui suit )   … et commencer à lire les articles par le bas, bien sûr ! ;-)

   Éthiopie

                      J’avais rêvé d’aller en Abyssinie quand j’étais petite, de voir le lion dont mon grand-oncle me parlait… Je reviens, à présent, de ce pays, appelé maintenant Éthiopie, sans avoir vu de lion… Mais… j’ai entraperçu quelques beautés de ce coin d’Afrique où le temps s’est arrêté.

   Éthiopie

                     Le temps commence déjà par la division des heures. Quand il est 16 h à ma montre, il est 10 h à l’horloge éthiopienne. le comptage des heures s’effectue au lever du soleil : ainsi, la première heure du jour commence à 1 h et la dernière à 12. À midi, il est six heures, à l’heure éthiopienne. Alors, attention, pour la fixation des rendez-vous !…

   Éthiopie

                                  Éthiopie

                    Je revois le paysan drapé dans sa longue tunique traditionnelle de coton labourer son champ, la bête tirant péniblement l’araire, soulevant la poussière de cette terre sèche. Au loin, les montagnes ouatées d’un bleu à peine prononcé se profilent à l’infini. Les arbres se répondent les uns aux autres, reliés par leur ombre, créant une harmonie bienfaisante. Tout est silencieux, un oiseau chante, quelques enfants aux pieds nus viennent quémander friandises ou birr (monnaie locale). J’ai aimé les grands yeux de ces petites filles aux tresses bien rangées et ceux des petits garçons au crâne souvent rasé, où seule une petite touffe reste posée sur leur tête, comme l’euphorbe dans la plaine aride. Ces enfants serrent dans leur bras leur cahier d’écolier et entendent recevoir le savoir, chemin vers une vie meilleure, espérons-le…

   Éthiopie

                                     Éthiopie

   Éthiopie

                    J’ai aimé les fêtes de Lalibela, entendre pendant trois jours et deux nuits les mélopées de ce peuple plein de ferveur, tout habillé de blanc, dont les ondes se mouvaient comme des vagues, uni accéder au plus haut. Les prêtres appuyés sur leur long bâton à la belle crosse en fourche, arboraient leurs magnifiques vêtements de cérémonie, brodés de fil d’or et de couleurs se plissant au gré du vent. J’ai découvert l’âme de ce peuple dont les souverains descendent de la Reine de Saba et du Roi Salomon, les légendes de ce vieux pays, où la beauté des hommes et des paysages contraste avec la capitale Addis Abeba, cette ville tournée vers l’avenir, où l’on sent toute une frénésie nouvelle en action, mêlant les futurs gratte-ciel aux simples habitations fatiguées et aux belles églises anciennes. Ce ne sont que quelques mots pour évoquer ce pays entraperçu qui mérite de poursuivre un rêve à l’ombre de ce monde trépidant.

                                   Éthiopie

   Éthiopie

29/3/2016

Lalibela (4) Les églises

Classé dans: — Brigitte @ 12:57:39

                         J’avais, précédemment, évoqué les onze églises construites dans cette roche de granite rose. La légende raconte que les anges auraient donné des coups de pioches pendant la nuit pour les aider. La plus célèbre, Bete Giyorgis (Église Saint-Georges), est en forme de croix.

                           Église St-Georges

  Église St-Georges

                           Église St-Georges

                           Église St-Georges

Il faut descendre un chemin très étroit, creusé dans la roche, pour en franchir le seuil près de 12 mètres plus bas. Elle est reliée par un réseau de tunnels et de petites gorges taillés dans la roche.

                                          Église St-Georges

                                Église St-Georges

          Nous accédons ainsi à l’église St-Emmanuel (Bet Amanuel) purement monolithique et finement travaillée, elle aurait été la chapelle privée de la famille.

  Église Bet-Amanuel

          Chacune de ces églises visitées recèle des trésors, accumulés au fil des siècles : croix somptueusement décorées, bibles aux riches enluminures et manuscrits illustrés. Le prêtre et gardien de ces églises nous présente ces trésors les uns après les autres. Ils sont mis sur des étagères poussiéreuses, fermés par un simple cadenas.

                      sites des églises Lalibela

          Certaines églises sont encore en activité, mais la dégradation du site par l’érosion naturelle a obligé les architectes, dans un premier temps, à construire des abris échafaudés et recouverts de tôles ondulées soutenues par des piliers. En 2001, l’UNESCO lance un concours afin de concevoir une protection plus esthétique.

  Église St-Georges

                           Églises Lalibela

                                          Églises Lalibela

                           Églises Lalibela

                           Églises Lalibela

                           Églises Lalibela

                           Églises Lalibela

                           Églises Lalibela

 Églises Lalibela

 Églises Lalibela

28/3/2016

Lalibela (3) Fête du Timkat (suite)

Classé dans: — Brigitte @ 20:13:51

                         Après la cérémonie, les prêtres aspergent les fidèles qui s’aspergent aussi entre eux, à parti de l’eau bénite du bassin, afin de commémorer le baptême du Christ par Saint-Jean-Baptiste.

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

          Je posterai prochainement une vidéo relative à cette cérémonie…

          Nous irons, demain, 21 janvier, visiter les célèbres églises « enterrées » (en fait creusées dans la roche granitique) de la région. Cela ferai l’objet du prochain article. Près des églises, le village de Lalibela compte des maisons rondes à étage bâties en pierre rouge locale et connues sous le nom de Lasta Tukuls. Ce sont les maisons anciennes de Lalibela :

  maisons anciennes de Lalibela

                         Mais l’heure de midi est passée depuis longtemps et notre guide nous emmène dans un étrange restaurant tenu par une Écossaise  le «  Ben Abeba  », à l’architecture insolite, et qui jouit d’une très belle vue.

                                Restaurant Ben Abeba

                                Restaurant Ben Abeba

  Restaurant Ben Abeba

          Un petit buffet nous est offert avec le fameux plat « injira » (grande crêpe au goût acidulé, plat traditionnel éthiopien). C’est une grande galette à base de teff, une céréale qui pousse sur les hauts plateaux. On pose dessus des légumes épicés, des morceaux de viande… Le tedj, une forme d’hydromel est servi en carafe.

  Le café

                         Plus tard, en revenant sur Lalibela, nous nous arrêtons à l’entrée du village pour boire un café. Ici, en Éthiopie, la cérémonie du café peut être comparée à celle du thé au Japon. Assis sur des petits tabourets, nous contemplons religieusement une femme préparer le célèbre « nectar noir » devant une petite table basse.

                          Le café

          Les grains de café vert ne sont jamais torréfiés à l’avance. Ils sont d’abord lavés, puis grillés et puis pilés. Le café ainsi moulu est mis dans une jolie petite cafetière en terre cuite noire pour infusion. Il est ensuite versé dans de petites tasses dépourvues d’anses, placées sur un plateau posé sur cette table basse. Puis, à chaque convive, une tasse est donnée et c’est une délectation de boire ce café tout en discutant. Le café peut être accompagné de grains-d’orge fraîchement grillés, voire de pop corn…

                           Le café

                                     fête de Timkat à Lalibela

                                        Notre hôtesse…

Lalibela (2) Fête du Timkat

Classé dans: — Brigitte @ 19:26:36

                         Nous voici, donc, au 20 janvier à Lalibela… La fête du Timkat est connue pour sa reconstitution rituelle du baptême. Elle est une des cérémonies durant laquelle les tabots (répliques de l’Arche de l’Alliance) sont retirés des églises pour être vus par la foule (toutefois enroulés dans des tissus), puis amenés vers une étendue d’eau. À 2 h du matin, la Divine Liturgie y est célébrée. On entend les chants religieux qui transpercent la nuit. À l’aube, le jour de la fête, l’eau est bénie et l’on en arrose la foule… Certaines personnes entrent entièrement dans l’eau, afin de renouveler symboliquement leurs vœux de baptême. Vers midi, les tabots retournent vers les églises au cours d’une procession colorée pendant laquelle les prêtres et les participants chantent et dansent avec grande ferveur.

          Les prêtres portent de beaux ornements liturgiques, brodés d’or et de couleurs. Leurs ombrelles aux couleurs chatoyantes se marient bien avec le drapé blanc des vêtements des fidèles. J’assiste à ces mélopées qui montent des entrailles de la terre jusqu’au ciel serein. Les familles retournent ensuite à leur domicile pour continuer les célébrations.

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

                           fête de Timkat à Lalibela

                           fête de Timkat à Lalibela

                           fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

                           fête de Timkat à Lalibela

                           fête de Timkat à Lalibela

                           fête de Timkat à Lalibela

                           fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

                                fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

                    Magnifiques cérémonies, qui durent trois jours, voire toute la semaine. Demain, nous irons visiter les églises creusées dans la roche granitique…

27/3/2016

Lalibela (1)

Classé dans: — Brigitte @ 16:43:44

                         Enfin, la destination que j’attendais depuis des années : les fêtes de l’Épiphanie à Lalibela. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, la « Jérusalem d’Afrique  », Lalibela est une cité monastique, jadis puissante capitale, aujourd’hui un bourg de 8 000 habitants. Elle est située à 2 630 mètres, à 400 kilomètres au nord d’Addis-Abeba.

                         Mais tout d’abord, un peu d’histoire : Lalibela tire son nom de l’histoire merveilleuse du roi Gebre Mesqel Lalibela, lequel était membre de la dynastie Zagwe, qui a régné sur l’Éthiopie (1172-1212). Gebre n’était pas destiné à être roi ; c’est à son frère aîné que devait échoir la couronne.

          La légende raconte qu’à un moment, durant son enfance, Gebre s’est retrouvé entouré par un essaim d’abeilles. Sa mère, voyant, là, un signe royal, décida que Gebre devrait être roi. Son frère envisagea, alors, de l’empoisonner en préparant une omelette au cyanure. Après avoir avalé la délicieuse omelette, Gebre tomba dans un profond sommeil. Au bout de 3 jours, il se réveilla. Abasourdi par ce miracle, le frère mal intentionné lui abandonna le trône.

           Après un voyage à Jérusalem, Gebre, appelé, également, Lalibela (abeilles) décide d’amener Jérusalem à Roha (l’ancien nom de la ville). En effet, le pèlerinage à Jérusalem devenait de plus en plus dangereux, en raison des attaques de brigands qui sévissaient, de l’expansion de l’islam, qui massacrait les « infidèles », des épidémies… Le roi lance, alors, la construction de ces célèbres églises souterraines : onze églises ont été construites dans cette roche de granite rose. La légende raconte que des anges auraient donné des coups de pioche pendant la nuit afin d’aider les humains à construire ces églises…

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

             Nous visiterons ces églises le lendemain. Pour l’heure, comme je l’écrivais, nous arrivons, comme je l’écrivais, le jour de la fête de Timkat, l’Épiphanie éthiopienne, la fête majeure de l’année liturgique. Timkat est la célébration éthiopienne orthodoxe à la fois du baptême de Jésus dans le Jourdain et de l’Épiphanie. Elle a lieu le 19 janvier.

            Après avoir déposé nos bagages à l’hôtel, nous partons rejoindre les processions qui débutent. Il est 16 heures… :

                                fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

                                fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

                         Demain, 20 janvier, sera une grande journée avec toutes les cérémonies, que je rapporterai dans le prochain article…

26/3/2016

La route de Mekele à Lalibela

Classé dans: — Brigitte @ 15:50:02

                         La route de Mekele à Lalibela est longue de 350 km. Huit heures de route, à travers les montagnes, principalement en piste, parfois en route goudronnée construite par les Chinois, omniprésents, en Éthiopie. De très beaux paysages de montagne et la rencontre de populations et villages vivants :

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

                            route de Mekele à Lalibela

                         Après le repas, la cérémonie du café s’impose !… ;-)

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

                         Nous faisons quelques arrêts pour réaliser des photos de paysages, d’enfants qui viennent nous quémander quelques sous ou friandises. Je suis émue de les voir si pauvres mais avec ce magnifique et profond regard. Les petites filles ont leurs cheveux tressés en petites tresses bien sagement rangées. C’est la coiffure des femmes de cette région du Tigré…

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

                route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

                         Nous arrivons à Lalibela, et, comme c’est le 19 janvier, tout au début des cérémonies de l’Épiphanie, très grande fête, en Éthiopie, que j’évoquerai et dont je donnerai des images dans les prochains articles…

25/3/2016

Église de Tcherqos

Classé dans: — Brigitte @ 18:59:42

                              À Wukro, nous rejoignons la route principale et visitons l’église rupestre de Tcherqos, taillée dans la roche.

 Eglise de Tcherqos

 Eglise de Tcherqos

                      Eglise de Tcherqos

 Eglise de Tcherqos

 Eglise de Tcherqos

                    Eglise de Tcherqos

                         Après que le prêtre nous a bénis avec sa croix, nous repartons… Des enfants viennent à notre rencontre…

 Eglise de Tcherqos

                         Avant d’arriver à Mekele, où nous ferons étape, nous visitons un nouveau musée archéologique flambant neuf qui vient d’ouvrir et nous avons la chance d’être dans les premiers visiteurs, guidés par le dynamique et enthousiaste directeur. Nous avons pu admirer de belles pièces archéologiques avec des inscriptions sabéennes, ainsi que des photos historiques de collection du pays :

                        Eglise de Tcherqos

 Eglise de Tcherqos

                      Eglise de Tcherqos

 Eglise de Tcherqos

 Eglise de Tcherqos

                         Nous voilà à Mekele. Demain, nous faisons route, à travers des régions montagneuses, vers Lalibela, où nous arriverons pour les fêtes de l’Épiphanie !… :-)

L’église d’Abreha et Atsbea

Classé dans: — Brigitte @ 15:40:50

                    Abreha et Atsbeha étaient frères et rois tous les deux. Un jour, Dieu leur apparut et leur intima l’ordre de se rendre dans les montagnes lointaines, d’en fouiller les falaises et de révéler aux yeux des croyants une église enfouie là depuis toujours. Abreha et Atsbeha quittèrent leur royaume pour s’aventurer dans les montagnes et gravir la falaise de Korkor. En vain. Les cimes pointées par le doigt divin étaient inaccessibles. Appelé à la rescousse, Dieu, d’un geste et d’un seul, fendit la montagne en deux, demanda à Satan de combler la fissure par cette roche en fusion qui bouillonne dans les marmites de l’enfer, et d’y forger un escalier. Une fois solidifiée, la lave noire guida les frères vers le piton sacré où se cachait la demeure de Dieu. Pierre après pierre, ils excavèrent l’une des plus belles églises troglodytes d’Éthiopie.

 Eglise d'Abreha et Atsbea

                                         Eglise d'Abreha et Atsbea

                                         Eglise d'Abreha et Atsbea

                    Ce sont les salles situées à l’Est, les plus importantes en raison de leur fonction funéraire, qui ont été creusées dans le cœur de la falaise.

          La décoration, d’uns somptuosité rare, date du XIIe siècle et c’est sous le règne de l’empereur Yohannès, au XIXe siècle, que le vestibule a été remanié et décoré des peintures actuelles. Certaines représentent, du reste, l’empereur Yohannès IV chevauchant en partant pour la bataille contre les Égyptiens, suivi des religieux.

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

                                       Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

                     Le prêtre…

                                        Eglise d'Abreha et Atsbea

                                        Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

                                        Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

                      Après la visite de l’église, le prêtre nous montre ses trésors :

                                        Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

                     Puis, à l’extérieur, nous présente, après être allé la chercher dans un lieu interdit à tous, la précieuse croix des processions, qui date du VIe siècle…

                                         Eglise d'Abreha et Atsbea

                              Eglise d'Abreha et Atsbea

Gheralta (suite)

Classé dans: — Brigitte @ 10:55:13

                    Au matin, nous quittons notre logis…

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

                    Nous prenons la route, qui est, souvent, une piste, à travers le somptueux massif du Gherlata afin de nous rendre à la découverte des églises du Tigré, et, notamment de l’église d’Abreha et Atsbeha, sans doute le monument le plus imposant de la région (et qui fera l’objet du prochain article).

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

                    Nous arrivons à l’église d’Abreha et Atsbeha…

24/3/2016

Le Massif du Gheralta

Classé dans: — Brigitte @ 18:26:04

                    Nous prenons la route à travers le massif montagneux du Gheralta, à mi-chemin entre Axoum et Mekelé, la capitale du Tigré. Une route construite par les Chinois, omniprésents, en Éthiopie, avec des passages de piste. C’est un enchantement que ce voyage dans des paysages de western :

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

                    Après cette belle route, nous arrivons à notre hôtel, à Hawzen, des petits pavillons parsemés dans un parc…

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

Axoum — > Yeha

Classé dans: — Brigitte @ 15:19:12

                    Nous poursuivons notre route à travers les hauts plateaux du Tigré…

 Hauts-plateaux du Tigré

 Hauts-plateaux du Tigré

 Hauts-plateaux du Tigré

 Hauts-plateaux du Tigré

 Hauts-plateaux du Tigré

 Hauts-plateaux du Tigré

           …pour Yeha, un site sabéen qui a conservé un magnifique temple du Ve siècle avant notre ère, converti en église dédiée à Abba Afsé, lʼun des neuf fondateurs mythiques du christianisme éthiopien.

           Nous arrivons à la ville, afin de visiter le site :

 Yeha

 Yeha

 Yeha

 Yeha

           … et l’église :

 Église de Yeha

 Église de Yeha

 Église de Yeha

 Église de Yeha

          …Où un prêtre nous accueille et nous montre ses trésors : livres anciens enluminés, écrits en guèze :

 Église de Yeha

 Église de Yeha

 Église de Yeha

                               Église de Yeha

                                       Église de Yeha

 Église de Yeha

 Église de Yeha

 Église de Yeha

                    Une image de l’impératrice, au milieu d’autres trésors anciens :

                                       Église de Yeha

 Église de Yeha

                    Cet aimable prêtre a, même, poussé la gentillesse jusqu’à nous psalmodier un passage de ses Évangiles :

 

                   Nous sortons…

 Église de Yeha

                  Il est temps d’aller boire un café… Ce qui, en Éthiopie, est toute une cérémonie…   :-)

 

23/3/2016

Axoum (6) Abba Pantaléon (2)

Classé dans: — Brigitte @ 16:52:36

                    Nous voici, donc, au monastère d’Abba Pantaléon.

 Monastère d'Abba Pantaléon

                    C’est à Axoum que le christianisme fut décrété religion d’État, au IVe siècle. Les Neuf Saints Syriens, dont Pantaléone, sont un groupe de missionnaires, qui joua un rôle important dans la diffusion du christianisme en Éthiopie et en Érythrée, au cours du Ve siècle. En fait, seuls deux ou trois d’entre eux étaient syriens, semble-t-il. Et tous portèrent le titre d’Abba, qui veut dire père. Selon la tradition, les Saints aurait été accueillis par le roi d’Axoum, à leur arrivée en Éthiopie. Ils diffusèrent la religion chrétienne le long des routes caravanières, convertissant la population locale et fondant de nombreux monastères.

                           Monastère d'Abba Pantaléon

                     Le monastère est interdit aux femmes, mais les moines sont toujours prêts à montrer aux visiteurs leurs trésors anciens (livres sacrés, croix anciennes, couronnes, dont celle de Khaleb).

 Monastère d'Abba Pantaléon

                           Monastère d'Abba Pantaléon

 Monastère d'Abba Pantaléon

 Monastère d'Abba Pantaléon

 Monastère d'Abba Pantaléon

 Monastère d'Abba Pantaléon

                                         Évangiles écrits en guèze

 Monastère d'Abba Pantaléon

                    Le panorama que l’on peut admirer, du haut de la colline est magnifique :

 Monastère d'Abba Pantaléon

            L’église est située légèrement au-dessus du monastère, au sommet du piton solitaire où, selon la légende, le saint resta pendant 45 ans debout, en prières. L’accès au sommet est interdit aux femmes…

          Liganos et Pantaléon bâtirent ce monastère, où le roi Kaleb vint terminer son existence. Un autre saint, Abba Garimâ naquit miraculeusement, selon la légende, d’une mère stérile grâce à l’intercession de la Vierge Marie. On raconte, encore qu’après des études de théologie, il fut transporté en trois heures seulement de Syrie à Axoum par l’Archange Gabriel, où il se retira pendant cinq ans avec saint Pantaléon. (Cela ne vous rappelle rien ? ;-) )

          Enfin, Abba Garimâ édifia le monastère de Madara au nord d’Adoua ; on lui attribue la traduction des Évangiles en guèze.

          La visite de l’église, au sommet de la colline :

                     Monastère d'Abba Pantaléon

                                         Le plafond de l’église, avec les regards des anges

                           Monastère d'Abba Pantaléon

 Monastère d'Abba Pantaléon

                                         Les Neufs Saints syriens

 Monastère d'Abba Pantaléon

                                   Tombe du roi Kaleb

                                         Tombe du roi Kaleb (Le tombeau est vide mais nul autre qu’un prêtre ne peut s’en approcher : on le voit à travers une fenêtre)…

                    En redescendant au niveau du monastère, on peut visiter une petite église intéressante, aussi, pour ses décorations, et accessible au sexe féminin, celle-là :

                           Monastère d'Abba Pantaléon

 Monastère d'Abba Pantaléon

                           Monastère d'Abba Pantaléon

                           Monastère d'Abba Pantaléon

               Puis nous redescendons sur Axoum, que nous quitterons dans la matinée, pour prendre la route des hauts-plateaux du Tigré

 Monastère d'Abba Pantaléon

 Monastère d'Abba Pantaléon

 Monastère d'Abba Pantaléon

                                         Traces de pas, sur le chemin

 Monastère d'Abba Pantaléon

Axoum (5) Abba Pantaléon

Classé dans: — Brigitte @ 13:07:37

                         Le lendemain matin, très tôt, nous visitions le Monastère d’Abba Pantaléon, situé au sommet d’une colline. Nous prenons un petit chemin caillouteux pour arriver à ce site qui domine toute la vallée. Abba Pantaléon est un des Neuf Saints dont j’évoquerai l’histoire dans le chapitre suivant. Il nous faut marcher pour arriver au monastère et à son église :

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

                          Saint Pantaleon  était l’un des neuf saints syriens fondateurs de l’Eglise d’Éthiopie. Le sentier qui mène à l’église et au monastère où se retira jadis l’empereur Khaleb s’accroche aux flancs abrupts du pic et passe à proximité de maisonnettes entourées de murs en pierre. Avec des points de vue splendides sur la plaine d’Axoum et les monts d’Adwa.

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

                    Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

                    Une fois arrivés au monastère, nous pouvons admirer le très beau panorama qui s’offre à nos regards (voir article suivant). Les femmes n’ont pas accès au monastère, ni à l’église qui la domine mais elles peuvent visiter l’église attenante ornée de belles peintures murales dont celle des Neuf Saints.

 Chemin vers Abba Pantaléon

           Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

22/3/2016

Axoum (4)

Classé dans: — Brigitte @ 14:45:20

               Nous nous rendons, ensuite aux ruines du palais de Dungur qui domine un autre champ de stèle. Ce palais est connu localement pour avoir été celui de la Reine de Saba.

 Axoum 30

 Axoum 30

                          Axoum 32

                          Enfant aux vanneries

 Axoum 30

               Nous tombons sur un mariage très coloré :

 Mariage Axoum

 Mariage Axoum

 Mariage Axoum

 Axoum

               Nous partons, ensuite, visiter les églises Sainte-Marie-de-Sion, l’ancienne et la nouvelle (l’ancienne est interdite aux femmes).

C’est la plus importante église d’Éthiopie. Sainte-Marie de Sion était le lieu traditionnel où les empereurs éthiopiens venaient pour être couronnés et désignés par le titre de « Atse ». Elle fut plusieurs fois détruite. Dans les années 50, l’empereur Haïlé Sélassié fit construire une nouvelle immense cathédrale ouverte aux hommes et aux femmes :

 Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

               L’ancienne cathédrale reste accessible uniquement aux hommes. Marie est la seule femme admise dans son enceinte. elle est symbolisée par l’Arche d’Alliance (voir ci-dessous).

 Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

                          Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

                          Ste-Marie de Sion

                          Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

                         Entre les deux édifices se dresse une étrange petite chapelle qui est censée héberger la légendaire Arche d’Alliance. Une légende éthiopienne affirme, comme la Bible et le Coran, que le roi Salomon reçut la visite de la reine de Saba à Jérusalem. De cette rencontre nocturne naquit un fils, Ménélik, qui, sous le nm de Ménélik 1er, devint le premier empereur d’Éthiopie.

 Ste-Marie de Sion

Ménélik passe sa jeunesse à Jérusalem à la cour de Salomon, jusqu’au jour où il s’enfuit en Éthiopie … après avoir volé l’Arche d’Alliance, avec les Tablettes des Dix commandements, dans le Temple de Jérusalem, où il a déposé une copie. La réussite du vol indique que Dieu fait des Éthiopiens le nouveau « Peuple élu », et de l’Éthiopie la « Nouvelle Sion ». Cette Arche d’Alliance se trouve dans cette chapelle à Axoum, gardée par un homme reclus à vie, qui a seul le droit de désigner son successeur. Tout cela est invérifiable car nul ne peut y entrer…

 Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

                                                    Magasin de croix éthiopiennes

 Ste-Marie de Sion

Axoum (3)

Classé dans: — Brigitte @ 10:18:37

 Axoum 21

 Axoum 22

 Axoum 23

 Axoum 20

                     Axoum 21

 Axoum 24

 Axoum 22

                                         Église et son cimetière

                     Axoum 31

                                         Un prêtre moderne

 Axoum 25

 Axoum 26

                                         Un marché de vanneries multicolores

 Axoum 27

 Axoum 27

 Axoum 28

                                         Exposition de vanneries

 Axoum 28

                                     Bon, il est temps de prendre un café…   ;-)

21/3/2016

Axoum (Aksoum) (2)

Classé dans: — Brigitte @ 13:32:38

 Axoum 12

                  Axoum est une ville de 40.000 habitants, située à 2130 m d’altitude, en bordure de la vaste plaine d’Azebo, au pied des monts Zikanos et Zohado. Nous commençons notre journée par la visite, un peu à l’extérieur d’Axoum, du tombeau des rois Kaleb et Gabra Masqal , qui contient trois sarcophages.

 Axoum 7

                       Axoum 8

                      Axoum 9

                  Notre guide nous montre encore une étonnante pierre gravée en trois langues – grec, guèze et sabéen – connue sous le nom de « pierre d’Ezana » et haute de 2,5 mètres. L’inscription de la stèle relate une bataille contre les ennemis du royaume (les Beja) et met en garde celui qui voudrait se débarrasser de l’édifice… Personne n’a voulu prendre le risque de la déplacer, et elle se trouve donc toujours à l’endroit où elle a été découverte (en 1981 par un agriculteur).

                      Pierre d'Ezana

                  Ezana est un roi d’Aksoum, converti au christianisme, qui à régné de 325, env. à 356 env.. À la mort d’Ezana, dans les années 350, Aksoum est à l’apogée de sa puissance : selon les auteurs byzantins, elle est en rapport avec Constantinople, la Perse, l’Inde et Ceylan. Ses ambassades lui permettent de faire libérer en Perse un évêque emprisonné. Elle commerce par la mer Rouge, par les routes de caravanes remontant d’Égypte ou partant du Yémen vers la Mésopotamie. Elle exporte des émeraudes venues des cataractes du Nil (pays des Blemmyes), des épices, de l’encens, des bœufs, du fer et du sel.

                  Un exemplaire presque similaire de stèle gravée est exposé dans le petit jardin d’Ezana, au centre de la ville. Il fut placé là par les Italiens au milieu d’autres vestiges hétéroclites.

                      Pierre d'Ezana 2

                Puis nous descendons voir la tombe du roi Remhal ou « tombe de la fausse porte ». Elle contient un sarcophage de pierre qui résonne étrangement. La journée se poursuit en empruntant un petit chemin agréable qui nous mène au champ des stèles. On dénombre environ 300 stèles et obélisques. Le plus grand (33 mètres) est couché et brisé en plusieurs morceaux. Il se serait brisé lors de son érection, en raison de fondations insuffisantes pour ses 400 tonnes. Les archéologues ignorent encore aujourd’hui comment ces énormes blocs de granit ont pu être érigés à cet endroit.

 Axoum 13

 Axoum 14

20/3/2016

Sur la route d’Aksum

Classé dans: — Brigitte @ 15:02:13

                  Le lendemain, nous continuons notre route avec, au loin, la découpe des montagnes bleutées qui se perdent à l’horizon. De belles plaines avec vues champêtres, où les bergers poussent leurs troupeaux avec leur long bâton et les petits agriculteurs travaillent la terre munis d’une simple houe ou d’une charrue très rudimentaire, tirée par une vache. Ces scènes pourraient être sorties des pages de la Bible. Nous faisons un arrêt à Addi Arkay qui présente l’intérêt d’offrir un marché pittoresque.

 Axoum 1  Axoum 2  Axoum 3  Aksoum 2  Aksoum 3  Aksoum 1

                                                        Sur la route d’Aksoum…

                     Axoum 1  Axoum 2  Axoum 3  Axoum 1  Axoum 2  Aksoum 5

                  Nous continuons notre trajet pour arriver dans la région nord du Tigré.

                     Axoum 9                 Axoum 10  Axoum 11

                         Axoum 12

                  Nous arrivons à Axoum (አክሱም, Aksum) , la ville où la Reine de Saba a résidé, en son palais. La ville d’Axoum est considérée comme la capitale religieuse de l’Eglise orthodoxe éthiopienne. Elle a été aussi été le centre de l’empire aksoumite entre le Ier et le VIe siècle de notre ère. Le site archéologique où se dressent les obélisques d’Aksoum a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1980. Ils figurent parmi les plus grands monolithes façonnés par l’homme et marquent, selon les archéologues, l’emplacement des tombeaux des souverains. Et cet emplacement serait, également, une nécropole royale de plusieurs dynasties pré-chrétiennes.

19/3/2016

Parc du Simien

Classé dans: — Brigitte @ 16:06:25

          PARC du SIMIEN

                    Nous prenons la route en nous arrêtant dans le village « Falasha », au bord de la route. Les Falashas sont des juifs éthiopiens, émigrés de la côte d’Abyssinie et qui se sont réfugiés sur ces hauts plateaux en respectant certaines coutumes. Des petites filles nous proposent d’acheter de petits objets en terre cuite.

                               Falashas

                                 Falashas 1

 Falashas

                                 Falashas 2

                               Falashas

                                 Falashas 3

 Falashas

                                 Falashas 4

                   Ensuite, nous continuons notre route vers le Parc National du Simien (dont le plus haut sommet d’Éthiopie, le Ras Dejen, culmine à 4 543 m), inscrit au Patrimoine Mondial de lʼUNESCO.

          Une érosion massive au cours de millions d’années a formé, sur le plateau éthiopien, un des paysages les plus spectaculaires du monde, avec des pics accidentés, de profondes vallées, et des précipices atteignant jusqu’à 1 500 m de profondeur. Ce parc est d’une importance mondiale pour ce qui est de la conservation de la biodiversité, car il est le refuge d’espèces menacées, notamment Walia ibex, une chèvre des montagnes que l’on ne trouve nulle part ailleurs, le babouin gelada et le loup d’Éthiopie.

 Parc Simien

                                 Parc Simien 1

 Parc Simien

                                 Parc Simien 2

 Parc Simien

                                 Parc Simien 3

 Parc Simien

                                 Parc Simien 4

          Nous nous alimentons d’un petit pique-nique frugal devant un magnifique paysage qui me rappelle le Grand Canyon du Colorado. Des montagnes volcaniques constituées de masses érodées par des siècles de pluies, couvertes par endroits de végétation. Des randonnées y sont organisées, mais, pour nous, ce sera, plutôt, une promenade d’agrément le long d’un petit sentier. Nous n’avons de cesse d’admirer les magnifiques points de vue sur ces falaises abruptes.

                         Parc Simien

                                 Parc Simien 5
                                    Parc Simien
                                 Parc Simien 6

                                 Pour se déplacer dans le parc, il est impératif d’être accompagné par des scouts (rangers) armés !

 Parc Simien

                                 Parc Simien 7

          On peut, également, y apercevoir des colonies de babouins Gelada. Ces singes (appelés aussi singes lions, en raison de leur crinière et leurs canines pointues) ont la spécificité d’émettre des sons qui pourraient être les précurseurs du langage humain.

                                   Parc Simien

                                   Babouin gelada

                                                        Babouins gelada

18/3/2016

GONDAR

Classé dans: — Brigitte @ 13:13:14

                             Nous continuons notre route en direction de la Cité Royale de Gondar, capitale de lʼEmpire éthiopien du XVIIe au XIXe siècle. Gondar (amharique : ጎንደር, Gondär) est située au nord-est du lac Tana.

Fasil ghebi

L’enceinte, entourée d’un rempart de 900 m de long est percée de 12 portes. La ville royale contient :

  • le palais de Fasiladas,
  • le palais de Iyasou Ier,
  • le pavillon de l’Allégresse de David,
  • la salle des banquets de l’empereur Bacaffa l’Impitoyable et ses écuries,
  • le palais de l’impératrice Mentouab,
  • la chancellerie de Yohannès Ier, sa bibliothèque
  • Elfign Giyorgis et 2 autres églises.

Ce site est inscrit depuis 1979 au Patrimoine mondial par l’Unesco.

 GONDAR le château 1

                              GONDAR le château 1
 GONDAR le château 2
                              GONDAR le château 2

                    Nous découvrons un château impressionnant qui domine la vallée. C’est en 1635 que l’empereur Fasiladas décide de faire de Gondar sa capitale, afin de lutter contre les diverses invasions. Il unifie le pays et entreprend un programme de construction grandiose. On y découvre une salle de musique, des bains, des églises. Les cinq empereurs qui lui succèdent érigent également leurs palais dans la ville. En 1699, un médecin français vivant au Caire, Charles-Jacques Poncet, se rend à Gondar pour soigner (et guérir) le Négus et son fils. Nous lui devons les salles de soins et fumigations (l’empereur, en fait, était atteint de la gale) et des écrits décrivant la vie à Gondar et à la cour.

                          GONDAR le château 3

                              GONDAR le château 3

                     Nous surprenons un petit groupe de musiciens de la radio qui enregistre à l’ombre d’un grand mur.

 GONDAR le château 1

                              GONDAR château musiciens

 Bains de Fasiladas

                              Bains de Fasiladas (remplis lors de la fête de Timqet : Épiphanie)

                   Lors de la visite des bains, je suis saisie par les racines d’immenses banians qui enlacent les murs allègrement depuis des siècles.

 Bains de Fasiladas

                              Mur d’enceinte des bains de Fasiladas 1

                      Bains de Fasiladas

                              Mur d’enceinte des bains de Fasiladas 2

 Bains de Fasiladas

                              Mur d’enceinte des bains de Fasiladas 3

                    Nous visitons la cathédrale de Gondar, Debré Berhan Selassié et ses belles peintures.

 Debré Birhan Sélassié

                              Debré Berhan Sélassié 1

 Debré Birhan Sélassié

                              Debré Berhan Sélassié 2

 Debré Birhan Sélassié

                              Debré Berhan Sélassié 3

 Debré Birhan Sélassié

                              Debré Berhan Sélassié 4

                Marchand poulets Gondar

                              Marchand de poulets à Gondar

                  Enfin, un arrêt au « Restaurant des quatre sœurs », où un buffet de cuisine éthiopienne nous est servi dans un cadre magnifique :

 Restaurant des quatre sœurs

                              Restaurant des quatre sœurs 1

                               Restaurant des quatre sœurs

                              Restaurant des quatre sœurs 2

 Restaurant des quatre sœurs

                              Restaurant des quatre sœurs 3

17/3/2016

Baher Dar

Classé dans: — Brigitte @ 08:41:42

                    Baher Dar (en amharique : ባሕር ዳር, Baḥər Dar) (Bahir Dar ou encore Bahar Dar) est une ville située au nord-ouest de l’Éthiopie. Elle compte 191 016 habitants.

          Nous sommes arrivés à Bahar Dar, avec un jour d’avance, en raison d’une erreur de notre billet d’avion.

          Au cœur du pays Amhara, le grand Lac Tana est situé à 1840 m d’altitude. Il est la source du Nil Bleu (l’un des deux bras qui compose, en aval, le Nil. Il abrite de nombreuses îles liées à la spiritualité orthodoxe éthiopienne, avec les églises des monastères dʼUra Kidane Mehret et Azoa Mariam connues pour leurs peintures.

 Marché à Bahar-Dar

                              Marché à Bahar-Dar

                      Dans un jardin à Bahar-Dar

                              Dans un jardin à Bahar-Dar

 Sur la route

                              Sur la route

                      Source du Nil Bleu

                              Source du Nil Bleu

                    Situé sur la péninsule de Zéghé, qui abrite également les églises Beta Mariam, Beta Giorgis et d’Azwa Mariam, Ura Kidane Mehret est l’un des plus importants sanctuaires du lac Tana, célèbre pour ses peintures du XVIIIe au XXe siècle, en grande partie restaurées. L’église circulaire en torchis, couverte d’un toit de chaume, abrite un maqdas entièrement couvert de scènes bibliques et historiques se déployant en une sorte d’immense bande dessinée.

 Ura Kidane Mehret 1

                              Ura Kidane Mehret 1

                     Ura Kidane Mehret 2

                              Ura Kidane Mehret 2

                     Ura Kidane Mehret3

                              Ura Kidane Mehret 3

       Ura Kidane Mehret 4

                              Ura Kidane Mehret 4

 Ura Kidane Mehret 5

                              Ura Kidane Mehret 5

                     Ura Kidane Mehret 6

                              Ura Kidane Mehret 6

                     Ura Kidane Mehret 7

                              Ura Kidane Mehret 7

                     Ura Kidane Mehret 8

                              Ura Kidane Mehret 8

 Tankwa, pirogue tressée en papyrus

                              Tankwa, pirogue tressée en papyrus

                      Ura Kidane Mehret 9

                              Ura Kidane Mehret 9

 coucher de soleil sur le lac Tana

                              Coucher de soleil sur le lac Tana

                     Prêtres à Bahar Dar

                              Prêtres à Bahar Dar

                     Marché à Bahar Dar

                              Marché à Bahar Dar

16/3/2016

Les différentes étapes du voyage

Classé dans: — Brigitte @ 19:18:07

               Le circuit que nous avons effectué, entre le 10 et le 21 janvier (Nous avons fait le voyage en avion de nuit) :             Carte du circuit en Éthiopie

15/3/2016

Mon voyage en Éthiopie du Nord (janvier 2016)

Classé dans: — Brigitte @ 17:14:23

                        Depuis longtemps, je rêvais d’aller en Éthiopie… l’Abyssinie, comme on l’appelait autrefois, nichée dans cette petite corne de l’Afrique de l’Est. Un grand oncle y avait habité et nous racontait de nombreuses histoires sur ce pays et, même, qu’il avait même vu un lion de près, et qu’il était resté immobile face au lion afin de ne pas être dévoré…

         Le lion est le symbole de ce pays. Je me souviens, aussi, d’avoir entendu vanter ces grandes fêtes religieuses très colorées, où les chants s’élevaient en mélopée de ces églises creusées dans le roc. Je vais donner un bref résumé historique de l’objet de notre voyage, en laissant place aux photos plus parlantes.

         Petit historique général :

       L’Éthiopie est cette petite tache verte, sur notre planète :

            éthiopie sur la carte

                  La symbolique du drapeau éthiopien :

                             drapeau éthiopien

          Le vert représente l’espoir et la fertilité de la terre, le jaune symbolise la justice et l’harmonie, tandis que le rouge représente le sacrifice et l’héroïsme dans la défense de la terre, le bleu du disque symbolise la paix et le pentagramme l’unité et l’égalité des nationalités et des peuples d’Éthiopie.

      L’origine du nom « Éthiopie » demeure incertaine. Son plus ancien usage attesté remonte aux épopées d’Homère : le mot apparaît deux fois dans l’Iliade et trois fois dans l’Odyssée. En France, et plus généralement hors de l’Éthiopie, le pays a été longtemps connu sous le nom d’Abyssinie. L’Éthiopie, est un État de la Corne de l’Afrique ; elle possède des frontières communes avec l’Érythrée (ancienne province), la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud, le Kenya et la République de Djibouti. Depuis l’indépendance de l’Érythrée en 1993, l’Éthiopie n’a plus d’accès à la mer.

      Deuxième pays d’Afrique par sa population (83 millions d’habitants), l’Éthiopie est le neuvième pays du continent par sa superficie. Essentiellement constitué de hauts plateaux, s’étendant de la dépression de Danakil à -120 m jusqu’aux sommets enneigés du mont Ras Dashan à 4 543 m. La capitale, Addis-Abeba, située à 2 400 m d’altitude, est la quatrième capitale la plus élevée au monde…

      Considérée comme un berceau de l’humanité, l’Éthiopie est, avec le Tchad et le Kenya, l’un des pays où l’on retrouve les plus anciens hominidés. On y a découvert Lucy en 1974 et, en 2003, les plus anciens spécimens d’Homo sapiens. Le fait urbain et l’existence d’un État y sont très anciens, le prophète mésopotamien Mani citant au IIIe siècle le royaume d’Aksoum parmi les quatre plus importantes puissances au monde. L’Éthiopie, aujourd’hui constitutionnellement laïque, est un pays où de nombreuses croyances coexistent. Après l’Arménie, c’est la deuxième plus ancienne nation chrétienne au monde. Aujourd’hui, on compte des orthodoxes, des catholiques et des protestants. Par ailleurs, un tiers de ses habitants sont musulmans et des minorités religieuses comme les Falachas ou des animistes y vivent aussi.

      Sur le plan international, l’Éthiopie est signataire de la Déclaration des Nations unies dès 1942 et devient l’un des 51 États membres fondateurs de l’ONU. Addis-Abeba est aujourd’hui le siège de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et de l’Union africaine.

                     Langues

      En raison de l’« impressionnante » concentration de langues très diverses, l’Éthiopie est considérée comme un « paradis pour linguistes », avec 90 langues dont certaines ont moins de 10 000 locuteurs. Même si quelques langues restent encore non classifiées, la majorité peuvent être rattachées à quatre familles principales :

  •  les langues sémitiques,
  •      
  •  les langues couchitiques,
  •         
  • les langues omotiques,
  •         
  • les langues nilotiques.

      Les principales langues parlées on peut mentionner : l’oromo, l’amharique (avec son alphabet de 231 lettres), le somali, le tigrinya, le sidama, le wolaytta, le gurage, l’afar, l’hadiya, le gamo, le gedo, l’opo, le kafa…. Voici un petit exemple de l’amharique avec de jolis caractères :

                    exemple d'amharique

      L’anglais est la première langue étrangère : c’est la langue commerciale, largement utilisée dans l’administration et le tourisme, sans toutefois avoir de statut officiel. L’arabe est la seconde langue internationale, parlée surtout dans les régions de l’Est éthiopien. C’est une langue liturgique et religieuse utilisée par une faible partie des Éthiopiens musulmans. Un nombre non négligeable d’Éthiopiens chrétiens l’utilisent toutefois dans les échanges commerciaux. L’arabe est parlé, généralement comme seconde langue, par 300 000 à 500 000 Éthiopiens.

                              Et, à présent, nous allons faire place au récit de voyage !    :-)

                                                                                     

7/12/2015

CALCUTTA (Kolkata)…  Fin du voyage

Classé dans: — Brigitte @ 22:46:12

                    Nous voici, donc, de nouveau à Calcutta, pour le retour… Nous faisons une petite promenade de nuit en bateau…

                   Calcutta 1

                    Calcutta 2

                   Déjà les routes poussiéreuses et cabossées ne sont plus qu’un lointain souvenir, mais si intense ! La découpe des hautes montagnes majestueuses de la chaîne himalayenne sur un fond azur nous a suivie depuis Darjeeling jusqu’à Labrang. Darjeeling où, en plongeant le regard à l’intérieur de ma tasse de thé, je revois toutes ces plantations ponctuées de taches rouges, jaunes ou mauves… ces femmes courbées à cueillir les délicates feuilles de thé. Puis ce sont les vieux monastères du Sikkim annoncés par des drapeaux multicolores flottant gaiement au vent, emportant les prières dans l’au-delà. Nous entendons aussi le rythme mélodieux des psalmodies des textes anciens accompagnés des sons graves des cors tibétains, des cymbales, et des tambours…

  Calcutta 3

  Calcutta 5

  Calcutta 4

                    C’est, encore, la surprise, aussi, de pouvoir admirer les danses chaam où les moines danseurs arborent des costumes somptueusement décorés. Leurs masques peints représentant les têtes d’animaux de la mythologie indienne, si compliquée à comprendre pour nos esprits cartésiens, défilaient lentement sous les yeux des assistants.

  Calcutta 6

  Calcutta 7

                  Enfin, ce fut le Bengale où nous avons eu la chance d’être introduites dans une famille de lettrés : raffinement dans les arts de la musique, la poésie et la cuisine bengali aux mille délicates saveurs. Enfin la ville de Kolkata (Calcutta) une des villes les plus fascinantes de l’Inde, où misère et richesse se côtoient sans honte. Nous sommes de simples voyageuses qui essaient de  « visiter » et « comprendre » l’Inde, mais c’est l’Inde qui nous visite et nous absorbe, en nous laissant en prise au rêve de pouvoir retrouver à nouveau sur le sol indien…

  Calcutta 8

                                       À bientôt !…                 Brigitte

3/12/2015

Burdwan et Tarapith Temple

Classé dans: — Brigitte @ 18:09:39

                              Nous sommes attendues chez des amis de Linda, tous versés dans la musique indienne, et professionnels du sitar, instrument indien à cordes pincées, très complexe, sorte de grand luth à long manche, réputé pour sa sonorité vibrante et obsédante. C’est l’instrument de la musique classique de l’Inde du Nord et du Pakistan ; il est accompagné, généralement, de tambours tabla (voir la photo, plus loin, du maître de maison jouant de cet instrument).

                              Linda et lui, il y a trente ans, avaient le même professeur de musique, en Inde. Et ils ont toujours conservé des liens forts. Ses amis habitent une maison fort agréable dans cette ville de Burdwan, au nord de Calcutta. Ville, d’ailleurs, sans intérêt et poussiéreuse à souhait. Nous avons entendu parler du temple de Tarapith et nous avons convenu d’y aller le lendemain par le train.

  Train Burwan 4

                              Aucune place n’était réservée, aussi nous retrouvons-nous dans le compartiment des femmes, sans place attribuée.

                    Train Burwan 1

  Train Burwan 2

Linda grimpe jusqu’au porte-bagages. Moi, plus simplement, je m’installe sur le marchepied du wagon, m’accrochant à la rampe de la porte, les jambes balançant dans le vide… position normale, bien que dangereuse dans ces trains indiens.

                    Train Burwan 3

                              Après trois heures de route, nous arrivons à Rampurhat, puis nous prenons un « rickshaw » qui nous amène jusqu’à Birbhum-Murshidabad (à 8 km), où se situe ce temple de Tarapith. temple tantrique, dans le parc duquel sont effectués des rites de crémation particuliers à cette religion. Ce temple est dédié à la déesse Tara, redoutable aspect tantrique de la Divine Mère hindoue, dont il constitue le centre cultuel le plus important. Dans l’hindouisme, Tara est l’une des dix Mahāvidyā. Elle est associée au crémations. Elle est, de nos jours, une forme de Kâlî, la déesse mère destructrice et créatrice de l’hindouisme ; elle a une fonction salvatrice.

          Elle est représentée nue, le regard féroce et la langue tirée, portant un long collier descendant parfois jusqu’aux genoux, composé de crânes humains, dansant sur le corps de Shiva, qui en position de cadavre réclame son indulgence. Son collier composé de crânes représente les 51 lettres du sanscrit.

                    Tarapith 6

                              C’est un lieu de pèlerinage où des milliers de dévots se pressent chaque jour. Ce temple suit des règles tantriques. Beaucoup de sages (sadhus) vivent ici, hommes aux longs cheveux, vêtus de robes rouges, qui sont en quête d’aumônes.

  Tarapith 3

                                Tarapith 2

                           Tarapith 4

                      Tarapith 7

                              Beaucoup de petites boutiques vendent des objets religieux, des images de Tara, Mahakai et même de Bamakhepa, le saint « fou » qui a fait de cet endroit un lieu de culte à la fin du XIX siècle. Tarapith est un temple tout rouge, à l’image de Kali qui est représentée sur fond argenté, bouche grande ouverte rouge, buveuse de sang, la langue tirée.

                    Tarapith 5

                    Nous avons dû nous déchausser pour arpenter les petits bungalows habités par ces sadhus. Nous sommes arrivées au lieu de crémation où l’on venait de déposer un mort nu sur le bûcher. C’est un des rites particuliers à ce temple tantrique.

  Tarapith 2

                    Nous effectuons un long trajet de retour. La campagne est belle, des rizières s’étendant au loin dans la brume de chaleur, les paysans coupent les tiges de riz, les rassemblant en bottes…

  Rampurhat

                    Nous voilà enfin parvenues à destination. Nos hôtes nous attendent et nous ont réservé un délicieux repas indien, plein de saveurs et de couleurs ! :-)
Puis le Maître de maison, célèbre « sitariste », Professeur (Dr) Sabyasachi Sarkhel, directeur de la Visva Bharati University à Santiniketan, nous donne un petit concert de sitar, accompagné de « tablas », sortes de petits tambours qui rythment la musique. Journée assez éprouvante, mais c’est la rançon des voyages intéressants.

  Burdwan Sabyasachi Sarkhel

                       Voir une vidéo en cliquant sur cette ligne.

29/11/2015

Rumtek, Phodong, Labrang

Classé dans: — Brigitte @ 21:29:20

                    RUMTECK

                              À Rumtek, nous nous sommes trouvées dans l’un des plus agréables logis que nous ayons rencontrés jusqu’à présent, pour y passer trois nuits. Niché dans un grand jardin (y compris potager), à 2 km du village. Le personnel de ce « resort » nous a réservé un accueil fort sympathique ! Nous sommes, à nouveau, les seules clientes. Tous les plats sont préparés à partir des légumes fraîchement cueillis… Nous en goûtons le goût délicieux retrouvé . De Rumtek, nous avons une vue sur la vallée et sur Gangtok, la ville la plus proche, grosse ville sans intérêt, mais qui est un point de départ pour la visite des monastères anciens, ou pour effectuer des treks. Le soir, nous voyons briller Gangtok de mille feux, seul moment où la ville est belle…

                    Le monastère de Rumtek est juché sur une colline. Il abrite quelques maisons et boutiques. Comme je l’ai dit, précédemment, c’est l’un des plus grands et des plus riches monastères du Sikkim. Les moines vaquent à leurs occupations et nous avons pu assister à une leçon, les moines plasmodiant au son des longues trompettes et du battement de tambour.

                    PHODONG et LABRANG

                              Nous louons un taxi-jeep pour la journée qui nous emmène visiter ces 2 monastères situés dans le nord du Sikkim à plus de 3 heures de route (50 km) de Rumtek, par une route en très mauvais état, coupée, parfois, par des glissements de terrain, mais bordée d’une végétation luxuriante et offrant des points du vue fort beaux sur les vallées successives que nous traversons. Plusieurs ponts sont en construction, mais les travaux n’ont pas l’air d’avancer vite…. :-)

                              Ces deux temples sont assez proches l’un de l’autre (3 km). Phodong est remarquable par le fait que le temple de ce petit village tranquille, construit en 1740, est bâti en pierres plates. Il appartient à la secte des Kagyupa.

  Phodong temple

                              Nous avons la chance inouïe, en arrivant à Phodong, d’assister à des danses cham kagyu. Les moines revêtent des parures splendides et portent un masque d’animal (nous avons pu assister aussi à leur « habillement », dans une salle spéciale).

  Phodong 15

                                                 Brigitte et Linda avec un moine

                                        Phodong 1

                              Ensuite, ils apparaissent un à un dans la grande cour qui donne sur le monastère en se prosternant, et tournent sur eux-mêmes lentement sous l’œil vigilant d’un maître au haut bonnet rouge. Un petit groupe de moines musiciens employant des instruments tibétains les accompagne. Un lama important assiste à cette représentation, assis sur un grand trône, entouré d’autres officiels moines coiffés aussi de grands bonnets rouges.

                        Phodong 7

                    Phodong 6

                                                          Musiciens

  Phodong 5

          On nous offre du thé (au beurre rance) et des gâteaux préparés pour cette occasion. Ces danses durent 2 jours ; les villageois viennent et partent au gré de leur temps libre. Ces danses comprennent souvent des instructions morales et apportent un mérite à ceux qui les observent.

  Phodong 11

                           Phodong 9

                         Phodong 4

                                        Phodong 10

                                         Phodong 2

                      Phodong 3

  Phodong 12

                              Après un certain moment, nous quittons Phodong pour Labrang. Le temple de Labrang, propriété de la secte des Niyingmapa, fut édifié en 1840. Ce monastère est cher à mon cœur, car Alexandra David-Neel  y a séjourné. Je l’imaginais ici, habitant dans une des petites maisons de bois qui entoure ce monastère et priant dans la grande salle aux murs recouverts de splendides peintures murales. Hélas, nous n’avons pas pu accéder à l’étage supérieur qui comporte d’autres merveilles.

  Labrang monastère

                              Me voici, à présent, à Kalimpong.
          Demain soir, nous prenons le train pour Siliguri qui est à 3 h de route (mauvaise) d’ici. Les amis de Linda nous attendent à Burdwan ; leur rencontre est, aussi, un peu le but de notre voyage.

27/11/2015

TASHIDING et RUMTEK

Classé dans: — Brigitte @ 08:08:35

                    TASHIDING

                    Après une route assez éprouvante, nous sommes arrivées au très beau et ancien monastère de Tashinding. Élevé en 1640 au sommet d’une colline et entouré de grottes sacrées et d’autres monastères, c’est un lieu de pèlerinage important.

                   Le fondateur de ce monastère de l’école Nyingma a contribué énormément au développement du bouddhisme tibétain dans cette région du Sikkim. L’ensemble est composé de plusieurs temples avec moulin à prière que les moines activent consciencieusement. À l’arrière de ce groupe de monastères une forêt de 41 chörtens blancs et dorés, dont le plus grand, le Thongwa Rangdrol, est censé guérir de tous ses péchés.

  Tashiding 4

                    C’est un endroit très serein où il est agréable de se promener. J’ai eu la chance d’assister à des prières accompagnées de chants aux sons graves et ponctuées par des trompettes et des tambours. Ce monastère est entouré d’une multitude de drapeaux qui flottent au vent, emportant les prières dans l’au-delà.

                              Tashiding 1

                              Tashiding 2

                              Tashiding 3

                    Un chörten est la forme tibétaine des stupas bouddhistes. Construits en briques ou en pierre, certains renferment les restes de lamas, d’autres renferment des textes sacrés, ou hébergent des reliques ou des offrandes…
Sa forme répond à une symbolique bien précise.

  Rumteck 2

                    Nous continuons notre route jusqu’à Ravangla, où nous passerons la nuit. Nous avons été très bien accueillies à l’hôtel où nous étions les seules clientes, à tel point que nous avons dîné (dans la cuisine) avec la famille qui tenait l’hôtel. Agréable moment bien convivial. À Ravangla, se dresse une immense statue de Padmasambhava dans le Palchen Choeling Monastic Institute, vaste ensemble qui accueille quelques 200 moines.
                    Padmasambhava est un maître bouddhiste du VIIIe siècle, né au Pakistan, et fondateur du bouddhisme tantrique himalayen. Il est considéré par les membres de l’école du Nyingma comme un second Bouddha…

  Rumteck 1

                    Nous avons fait des au revoir émouvants à la famille de l’hôtel avec promesse de revenir.

                    RUMTECK

                    Nous continuons notre chemin jusqu’à Rumtek où se situe le plus grand monastère du Sikkim. C’est le siège du Karmapa, en exil en Inde. On y découvre un grand temple d’architecture tibétaine avec mille bouddhas d’argile entièrement recouverts d’or et conservés dans des niches de bois. Sa construction remonte à la fin du XVIe siècle. Au-dessus du temple se dresse le Golden Stupa qui abrite les cendres du 16ème Kamapa.

                    Rumteck 3

                    Nous avons la chance de trouver un petit hôtel qui possède un magnifique jardin avec vue donnant sur la vallée et la ville de Gangtok, la capitale du Sikkim, toute proche, qui compte 50.000 habitants. La cuisine est préparée avec les produits de ce jardin. Encore une fois, nous sommes les seules clientes et on nous réserve un accueil très sympathique… :-)

                                                                                   À suivre…

24/11/2015

PELLING et YUKSOM

Classé dans: — Brigitte @ 21:30:13

                    Nous voilà, donc, arrivées à Pelling, village tranquille qui s’étire tout en longueur, entouré d’un paysage grandiose avec le Kangchenjunga qui domine tous les autres sommets.

                                   Pelling

                                                       Femme de Pelling 

                    Mon amie Linda baragouine un peu le bengali et le hindi et cela arrange bien des choses. Elle a vécu dans cette partie de l’Inde plus de 10 ans et a été professeur à l’Université de Kalimpong.

Nous avons beaucoup de chance, il fait un temps magnifique et le ciel est bien dégagé, ce qui est rare, ici, nous dit-on. Nous avons visité le monastère de Pemayangste, construit en 1705, le deuxième du Sikkim en ancienneté. Il est interdit de photographier l’intérieur, où l’on peut admirer des fresques remarquables représentant des milliers de divinités du panthéon bouddhiste.

  Pemayangste

                    Puis nous avons marché, à quelques kilomètres de là, jusqu’aux ruines du palais de Rabdantse. C’est ici que le roi du Sikkim transféra son royaume lorsqu’il abandonna Yuksom à la fin du XVIIe siècle. La ville demeura capitale de 1670 à 1814 jusqu’à sa destruction par l’armée des Gurkhas (Népal).

  palais de Rabdentse

Endroit paisible où nous avons passé un long moment à dessiner, non seulement ces ruines bien restaurées, mais ces montagnes successives qui vont se perdre à l’infini. Le fameux Kangchenjunga ne nous lâche pas… Nous le contemplons avec grand plaisir…

                    Le lendemain, nous prenons la route, toujours en mauvais état, mais bordée d’une belle végétation luxuriante, pour Yuksom. Yuksom est un petit village charmant, niché dans une belle vallée aux collines boisées. C’est ici, que fut couronné le premier roi du Sikkim.

  Yuksom 5

          Nous avons eu la chance d’assister, ce jour-là, à une cérémonie exceptionnelle donnée par le lama Rimpoche Kathok, réincarnation d’un autre lama.

  Yuksom 1

  Yuksom 2

          Nous avons pu goûter la vue de la cérémonie, les drapeaux flottants, musique et chants, sous les grands arbres de cette place du Coronation Throne (trône du Couronnement), qui nous ont apporté un grand moment de paix, bienvenu en ce monde si agité…

                               Yuksom 5

                               Yuksom 5

22/11/2015

DARJEELING (2)

Classé dans: — Brigitte @ 14:16:23

          Nous étions, donc, hier encore, à Darjeeling où nous nous sommes levées en pleine nuit pour nous rendre à Tiger Hill  (à 11 km de Darjeeling), afin d’admirer le lever du soleil sur le Kangchenjunga. une foule de touristes, indienne, en majorité, était déjà là… des gens pas très “civilisés” qui nous compressaient pour récupérer les meilleures places, en vue de contempler le spectacle. Bon, il y avait de la place pour tout le monde, et, quand le soleil s’est enfin levé, nous nous sommes trouvées devant un tableau splendide.

  Darjeeling Kangchenjunga_1

          Le soleil a éclairé, un à un les quatre sommets les plus hauts d’Inde avec, en premier plan, toutes les montagnes qui se succédaient, à la manière d’un lavis d’aquarelle chinoise.

  Darjeeling Kangchenjunga_2

  Darjeeling Kangchenjunga_3

  Darjeeling Kangchenjunga_4

  Darjeeling Kangchenjunga_5

          Puis, de retour à Darjeeling, je suis allée visiter le zoo, qui regroupe beaucoup d’espèces d’animaux himalayens tels que les tigres (du Bengale), les ours noirs, les léopards des neiges, une panthère noire, des loups du Tibet, les rares pandas roux… sans compter toutes les espèces d’arbres et de fleurs.

                              Darjeeling zoo_1

                    Darjeeling zoo_2

                              Darjeeling zoo_3

                         Darjeeling zoo_4

  Darjeeling zoo_5

          Dans le jardin zoologique, un petit musée, l’”Everest Museum“, est consacré au toit du monde. Tous les plus grands alpinistes sont évoqués, notamment sir Edmund Hillary et Tenzing Norgay , dont la statue et la tombe se trouvent en face du musée.

                              Darjeeling zoo_6

          Et voilà !… La page est tournée pour Darjeeling et nous sommes en route pour le Sikkim, avec notre permis d’entrée dans la poche.… Je viens juste d’arriver à Pelling par une route défoncée (une centaine de kilomètres, mais 7 heures de route !!!…), et ne sais si j’aurai encore le Wi-Fi après ce soir…

                                                                   À suivre, donc…                                                   Brigitte

19/11/2015

DARJEELING (1)

Classé dans: — Brigitte @ 18:04:56

          Darjeeling est une ville de l’État indien du Bengale-Occidental et le centre d’une région portant ce même nom, située dans les contreforts de l’Himalaya, entre 2 000 et 3 000 mètres d’altitude. Darjeeling est le chef-lieu du district de même nom. Son nom vient du tibétain Dorje Ling qui signifie la « cité de la foudre » .

Au XIXe siècle, lorsque l’Inde était sous domination anglaise, les Britanniques de Calcutta prenaient leurs quartiers à Darjeeling pour échapper aux fortes chaleurs des plaines. Darjeeling était, à cette époque, bâtie de cottages, manoirs, églises, tous plus british les uns que les autres ; peu d’Indiens y vivaient, hormis le personnel de maison.

Darjeeling a un côté mystérieux, enveloppée qu’elle est, le plus souvent, dans une petite brume. La nuit tombe très tôt et, déjà, le froid commence à nous saisir. Ce matin, nous avons eu la chance d’apercevoir le  Kanchenjunga (8585 m) (voir photo). Vite à mes pinceaux pour saisir ces instants précieux !… 

          L’après-midi, j’ai « succombé » à la petite promenade en train (surnomé le Toy Train, le train jouet) proposé par l’Indian Railways, sur une distance de 14 kms. Une petite locomotive à vapeur tire péniblement deux wagonnets avec ses voyageurs (dont moi) jusqu’à une petite gare en traversant moult villages, les voies collées à la route. Il y a encore quelques années, la ville de Darjeeling pouvait être atteinte par ce chemin de fer himalayen en provenance de New Jalpaiguri (correspondance avec les trains venant de Calcutta, Delhi, Gauhati), mais le service était irrégulier, car la voie était souvent emportée par des éboulements de terrain, en particulier durant la mousson. Le voyage, très pittoresque, durait 5 à 6 heures pour une distance de 80 kilomètres. Cette ligne est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO depuis 1999.

                                Darjeelin toy train

                              Le mécanicien du Toy train

  Darjeelin toy train

                              Un porteur de bagages

  Darjeelin toy train

                              Brigitte dans le Toy train

          Le thé

     La région est particulièrement connue pour son thé. Le thé de Darjeeling est considéré, depuis le XIXe siècle, comme l’un des plus appréciés des thés noirs, en particulier en Grande-Bretagne et dans les pays qui faisaient partie de l’Empire britannique.

     La contrefaçon et le marché noir sont un sérieux problème pour le marché du thé. Le volume de thé actuellement vendu dans le monde sous l’appellation de Darjeeling dépasse les 40 000 tonnes, alors que la production annuelle de la région de Darjeeling elle-même est estimée à seulement 8 000 à 11 000 tonnes, ce incluant la consommation locale. Pour faire face à cette situation, le Tea Board of India gère le Darjeeling certification mark and logo.

          L’institut Chakpori de médecine tibétaine

     Après l’invasion chinoise du Tibet, et la destruction de l’Institut Chakpori de médecine tibétaine par l’armée chinoise, l’institut a été refondé à Darjeeling en Inde et forme des médecins tibétains. On y enseigne et on y développe aujourd’hui la « médecine tibétaine en exil ».

16/11/2015

KOLKATA (CALCUTTA)

Classé dans: — Brigitte @ 09:45:35

                                INDE - NOVEMBRE 2016

          Me revoilà, donc, en Inde, meurtrie par les terribles évènements survenus à Paris, la veille… Mais  la  meilleure façon de réagir n’est-elle pas de les ignorer… en continuant la vie ?… :-(

          J’atterris dans cette atmosphère encore étouffante, chaude et humide de ce mois de novembre. La pollution nous prend à la gorge et, tout de suite, nous sommes dans l’ambiance de cette mégapole qu’est Kolkata (Calcutta).

           J’ai, déjà, décrit abondamment cette ville lors de mon voyage en Inde en 2009.     Cliquez ici pour lire ce que j’avais écrit.

          Le taxi se fraye difficilement mais adroitement un passage entre tous ces engins à moteur, de la simple moto pétaradante au bus brinquebalant, perdus dans la fureur des klaxons et le grouillement des passants. Comme le le disais, précédemment, je suis accompagnée d’une amie, Linda, de San Diego, et nous nous sommes rejointes à l’aéroport. Je l’avais rencontrée, lors d’un de mes derniers voyage en Inde, au Ladakh     (voir mon blog sur ce voyage en cliquant ici).

          Des amis indiens de Linda nous accueillent le lendemain de notre arrivée, ce qui nous permet de goûter une journée relaxante après ce long voyage. Ils nous accompagnent à la Gare de Sealdah. Là aussi, toute une vie inextricable se déroule, et les trains « déversent » leur monde infini. Nous avions effectué une réservation depuis la France, avec difficulté, sur le site du chemin de fer indien (irctc.co.in). Et nous voilà, finalement, dans ce train qui nous emmène à Siliguri. De là, nous devrons louer une jeep commune pour Darjeeling   (4 heures de route).

          Notre voyage commence enfin !… :-)

15/11/2015

Voyage en Inde, novembre 2015

Classé dans: — Brigitte @ 17:14:33

                         J’entreprends un nouveau voyage en Inde avec une amie américaine. Je préciserai les détails plus tard.

     Le circuit que nous avons projeté d’effectuer est représenté sur la carte suivante :

  Inde novembre 2015

Et le programme que nous entendons suivre sera :

14 novembre : Paris/San Diego : départ aéroport (je pars de Paris et mon amie de San Diego)

15 novembre : Kolkata via Delhi

16 novembre : de Kolkata à Siliguri (Train)
             Train de nuit

17 novembre : Siliguri –Darjeeling en jeep

18-19 -22 novembre : Darjeeling

21 novembre : Darjeeling - Pelling (bus 7 heures)

22 – 23 novembre : Pelling.

Monastère de Pemayangtse (à 3,5 km de Pelling), Lac Khecheopalri

24 novembre :    Yoksum

25 novembre : Tashiding

26-27 novembre : Rumtek

Monastères de Phodang et Labrang (40 kms de Gangtok)

29 novembre : Gangtok – Kalimpong (Bus 3 heures)

30 novembre : de Kalimpong à Siliguri (Bus 3 hours)
de Siliguri à Burdwan
               Train de nuit

1, 2, 3 décembre :  Burdwan, Santiniketan, Tarapith

4 décembre :       Burdwan –Kolkata

5 - 6 décembre : Kolkata - Paris

                                                                                                    Fée Brigitte 8

13/8/2015

Kyōto (9) — 13e jour (4) Le Château Nijō

Classé dans: — Brigitte @ 16:39:04

          Nous nous dirigeons, ensuite, vers le Château Nijō, son plancher aux oiseaux, et ses jardins, que j’ai décrits, lors de mon voyage au Japon en automne : ici ( cliquez )

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

                                Château Nijō

Château Nijō

                              En cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama, ainsi que cinq autres, pris au cours de cette même journée, en grand écran, zoomer, etc.

                                Château Nijō

  Château Nijō

                                Château Nijō

Château Nijō

                             En cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama, ainsi que cinq autres, pris au cours de cette même journée, en grand écran, zoomer, etc.

  Château Nijō

                                Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

                                Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

          Et nous allons retourner dans notre quartier en empruntant le Chemin de la Philosophie   :-)

Kyōto (8) — 13e jour (3) Le temple Hirano-jinja

Classé dans: — Brigitte @ 13:47:32

          Le sanctuaire Hirano-jinja Shrine (shrine signifie sanctuaire) est moins connu et moins visité que les autres temples à proximité, notamment le Kinkaku-ji, que nous venons de voir, et qui est proche. Cependant, lors de la saison des cerisiers en fleurs, il connaît une recrudescence des visites. En effet, son enceinte renferme environ 400 cerisiers, de 50 espèces différentes, dont certaines très rares !

          Nous nous faisons indiquer sa position, car il n’est pas facile à trouver… Et il faut prononcer « Hilano », avec un h aspiré et un “l", car les Japonais ne connaissent pas le “r"   :-)

    Hirano Shrine

          Et, une fois arrivés sur place, c’est, réellement, un enchantement…

  Hirano Shrine

Hirano Shrine

                   En cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama, ainsi que cinq autres, pris au cours de cette même journée, en grand écran, zoomer, etc.

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

Hirano Shrine

                   En cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama, ainsi que cinq autres, pris au cours de cette même journée, en grand écran, zoomer, etc.

                                    Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

                            Hirano Shrine

  Hirano Shrine

          À présent, nous allons nous restaurer, avant d’aller visiter le Château Nijō et ses jardins, que nous avions déjà vus en automne, et rentrer par le Chemin de la Philosophie…   

Kyōto (7) — 13e jour (2) Le Pavillon d’Or

Classé dans: — Brigitte @ 11:28:44

          Nous arrivons au Pavillon d’Or (le temple Kinkaku-ji), dont j’ai longuement parlé lors de mon voyage au Japon en automne : ici (cliquez)

          Nous pourrons, ainsi, comparer nos souvenirs d’automne avec les visions du printemps…

  Kyoto Pavillon d'Or

  Kyoto Pavillon d'Or

Kyoto Pavillon d'Or

                   En cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama, ainsi que cinq autres, pris au cours de cette même journée, en grand écran, zoomer, etc.

                                Kyoto Pavillon d'Or

Kyoto Pavillon d'Or

  Kyoto Pavillon d'Or

  Kyoto Pavillon d'Or

  Kyoto Pavillon d'Or

  Kyoto Pavillon d'Or

  Kyoto Pavillon d'Or

          Nous repartons vers le temple Hirano shrine, dont on nous a vanté les jardins emplis de cerisiers en fleurs…

Kyōto (6) — 13e jour (1) Les quais de la Kamo-gawa

Classé dans: — Brigitte @ 09:04:26

          Aujourd’hui, nous avons décidé d’aller visiter les jardins du Pavillon d’Or et nous nous dirigeons, depuis notre ryokan, vers un arrêt de bus par les berges de la rivière Kamo (Kamo-gawa), fleuries de cerisiers en fleurs…

  Kyoto Kamogawa

  Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

          Nous arrivons au Pavillon d’Or…      (voir suite)

12/8/2015

Kyōto (5) — 12e jour (4) promenade de nuit

Classé dans: — Brigitte @ 18:52:46

          La nuit est tombée… Nous décidons de visiter de nuit le petit quartier pittoresque de Shinbashi, ainsi que les abords de la rivière Kamo et les canaux éclairés de lampadaires, le quartier de Pontocho sous les cerisiers en fleurs…

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

                                     Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

          Un superbe magasin de thé ! Des centaines de variétés meilleures les unes que les autres, certaines hors de prix !…

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

          Il est temps, pour nous, de retrouver notre ryokan… Demain, nous visitons, encore cette ville pleine de merveilles…

Kyōto (4) — 12e jour (3) arashiyama (3)

Classé dans: — Brigitte @ 13:24:17

          Suite (2), en images, de notre visite d’Arashiyama

        Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

Arashiyama pano printemps

         En cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama, ainsi que quatre autres, en grand écran, zoomer, etc.

  Arashiyama printemps

           J’avais parié qu’un train passerait !… Et il est arrivé ! :-)

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                                 Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                                  Arashiyama printemps

          Tiens !… Deux dames dont l’une porte un katana, dans la forêt de bambous !… Brrrr !…

                                  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

          La nuit tombe… Il est temps de rentrer sur Kyōto…

Kyōto (3) — 12e jour (2) arashiyama (2)

Classé dans: — Brigitte @ 12:43:01

          Suite, en images, de notre visite d’Arashiyama

                 Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

          Le désherbage soigneux… à la main !…

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                               Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                               Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                               Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                                        Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                        Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

Arashiyama pano printemps

         En cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama des environs de la rivière Oi, depuis le pont Togetsukyo, et quatre autres panoramas, en grand écran, zoomer, etc.

  Arashiyama printemps

          Fouette, cocher !… :-) Ces dames se font porter, mais nous continuons la visite ( voir article suivant )…

Kyōto (2) — 12e jour (1) arashiyama (1)

Classé dans: — Brigitte @ 08:20:24

          Nous allons, aujourd’hui, visiter Arashiyama, un quartier excentré, à l’ouest de Kyōto, que nous avions, déjà exploré, lors de notre voyage d’automne   (cliquer ici). Je ne reviendrai, donc, pas sur ce que j’ai déjà écrit…

          Nous nous dirigeons vers la gare en suivant les berges plantées d’arbres en fleurs de la rivière Kamo.

  rivière Kamo

  rivière Kamo

  rivière Kamo

  rivière Kamo

  rivière Kamo

  rivière Kamo

          Un peu plus tard, nous arrivons à Arashiyama et nous dirigeons vers les temples déjà admirés en automne et leurs jardins…

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                               Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

          Toutes les variétés de mousses sont répertoriée…

          Nous pouvons confronter, dans ce temple Tenryu-ji, les souvenirs que nous avons gardés de son exploration en automne (voir plus haut)

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

Arashiyama pano printemps

         En cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama, et quatre autres, en grand écran, zoomer, etc.

                              Arashiyama printemps

          Mais continuons la visite d’Arashiyama, de ses temples et de leurs merveilleux jardins :

  Arashiyama printemps

                                           Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                              Arashiyama printemps

Arashiyama pano2 printemps

         Ici, aussi, cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama, et quatre autres, en grand écran, zoomer, etc.

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

Arashiyama pano3 printemps

         Un troisième panorama, que vous pourrez admirer, en même temps que quatre autres, en grand écran, zoomer, etc., en cliaquant sur l’image précédente

               Continuons notre promenade enchanteresse ( voir article suivant )

11/8/2015

Kyōto (1) — 11e jour (2)

Classé dans: — Brigitte @ 16:35:58

          D’Ōsaka  à Kyōto, il y a une demi-heure de train. Nous arrivons à la gare de Kyōto vers 17 heures. nous prenons un taxi, qui nous emmène dans la quartier de Gion, où se trouve notre ryokan, à l’Est de la rivière Kamo-gawa. C’est le même que celui de notre précédent voyage. Nous nous y trouvons bien et sa situation nous paraît idéale, dans ce quartier agréable. Nous prenons possession de notre chambre et ressortons, pour parcourir les petites rues de notre quartier.

La nuit tombe vers 17h 45. C’est l’heure où les geishas se rendent à leur office, dans les différentes maisons de thé du quartier. Nous espérons en voir quelques-unes…

                              Kyoto nuit

            Kyoto nuit

                                        Kyoto nuit

  Kyoto nuit

                                      Kyoto nuit

                                      Kyoto nuit

  Kyoto nuit

          Tous les réverbères sont allumés et dispensent une lumière chaude sur les rues…

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

        Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

                                             Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

          Eh bien voilà… C’est la nuit… Le temps est au beau. Demain, nous comptons nous rendre à Arashiyama, qui nous avait enchantés, en automne, lors de notre précédent voyage, en marchant jusqu’à la gare par les berges fleuries de la rivière Kamo…

Ōsaka — 11e jour (1)

Classé dans: — Brigitte @ 10:43:46

         Nous sommes, donc, à Ōsaka, ville que j’ai, déjà, évoquée, en relatant mon voyage au « japon en automne » (voir ce chapitre), et que vous pouvez retrouver en cliquant sur ce lien.

          Nous n’y resterons pas une journée entière, puisque nous passerons la nuit, aujourd’hui, à Kyōto. Nous laissons nos bagages en consigne à la gare d’Ōsaka. et nous dirigeons, d’abord, vers Ōsaka-jo, le château d’Osaka.

Entouré d’une double ceinture de douves renforcées par une épaisse muraille de granit, celui-ci s’élève au milieu d’un parc magnifique, planté de pruniers et cerisiers… En fleurs à cette époque… :-)

         Les abords sont magnifiques, également…

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

          Famille et amis pique-niquent joyeusement sous les cerisiers en fleurs…

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

          Des artistes s’adonnent au dessin ou à la peinture…

  Osaka

  Osaka

          Nous entrons dans le parc du château…

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

          Du haut des murailles, la vue, sur la ville, est magnifique :

Osaka panorama

          Vous pouvez cliquer sur l’image précédente pour découvrir ce panorama en plein écran, zoomer, etc., et en découvrir un autre, du centre-ville

  Osaka

  Osaka

                       Osaka

                              Osaka

  Osaka

      Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

          Nous quittons le château et ses jardins, pour nous rendre au centre-ville…

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

          Nous marchons le long des canaux qui permirent à Osaka de devenir, au XVIe siècle, le principal port d’échanges du Japon… Je les avais évoqués, lors de mon voyage précédent.

  Osaka

          À l’hôtel de ville, nous tombons sur une réunion très importante de personnages fort bien vêtus, avec de nombreuses grosses voitures…

  Osaka

          Deux jeunes filles fort occupées. ;-)

  Osaka

          Les grandes allées du centre-ville…

Osaka

          Vous pouvez, en cliquant sur l’image précédente, (presque) vous y promener avec nous, en visionnant ce panorama en plein écran, zoomer, etc., avec la précédente vue sur la ville depuis le château…

          Mais il est temps, à présent, de retourner à la gare pour y reprendre nos bagages et embarquer dans le train pour Kyōto, où nous avons réservé dans le ryokan qui nous avait accueillis une semaine, lors de notre dernier voyage…

10/8/2015

Kagoshima (6) — 10e jour (2) départ ferry

Classé dans: — Brigitte @ 18:47:39

          Il est 17 heures. Le car qui devait nous emmener à Shibushi, pour prendre le ferry, est bien venu… un peu plus tard que l’heure qu’il nous avait fixée, certes, mais nous sommes arrivés bien à l’heure au port. Nous avions pris nos billets un mois à l’avance, en France…

  Ferry Sunflower

          À Shibushi, nous embarquons à bord du ferry “Sunflower“, pour Osaka. Normalement, le départ doit se faire à 17h55 et l’arrivée doit avoir lieu à 7h40 à Osaka Nanko, après un long trajet en mer :

  route Shibushi-Osaka

          Nous avions pris des billets « avec couchettes », pour cette traversée. En effet, on peut faire la traversée de manière un peu moins onéreuse en choisissant de voyager dans la salle commune :

  Ferry Sunflower

Ce n’est pas inconfortable, il y a shikibutons, couvertures et oreillers, sur les tatamis et on peut mettre ses affaires à côté, mais, il est, tout de même, plus confortable et plus tranquille de dormir sur une couchette dans une cabine à quatre.

Cela dit, la grande gentillesse japonaise a fait que le responsable des affectations de cabine nous a donné une cabine entière à 4 pour nous deux ! Nous avons pu dormir tranquilles. Il y a beaucoup de choses, sur ce bateau, notamment un très grand restaurant avec self-service et plats très variés. on y trouve, également, des endroits où l’on peut faire son café, réchauffer des plats, des distributeurs automatiques, etc. Et, bien sûr des ponts depuis lesquels on peut admirer le paysage.

  Ferry Sunflower

    Ferry Sunflower

          Un groupe de jeunes avait embarqué et s’amusait à lancer des serpentins aux camarades restés à terre, qui les saisissaient, reliant le bateau au quai par ces fils multicolores…

                                Ferry Sunflower

    Ferry Sunflower

    Ferry Sunflower

          Bientôt le bateau part et nous faisons nos adieux à l’ile de Kyūshū…

    Ferry Sunflower

          D’ailleurs, la nuit tombe…

    Ferry Sunflower

    Ferry Sunflower

          Le lendemain matin, nous nous levons tôt, pour faire notre toilette et aller assister au lever du soleil. Il fait un vent terrible, sur le pont !…

    Ferry Sunflower

    Ferry Sunflower

          L’on a du mal à avancer contre le vent :

    Ferry Sunflower

          Vers 7h 30, nous arrivons, enfin, en vue du port d’Osaka…

    Ferry Sunflower

    Ferry Sunflower

    Ferry Sunflower

          Nous sommes le mercredi 2 avril. Nous en sommes au onzième jour de notre voyage. Une fois débarqués, il va nous falloir trouver le bus, puis le métro qui nous emmèneront, depuis le port, assez éloigné, jusqu’au centre ville d’Osaka, que nous avons, déjà visitée en automne, puisque c’était de là que nous avions pris notre vol de retour sur Shanghai, puis Paris…

          Ce soir, nous repartirons pour Kyōto, par le train. Nous avons toute la journée devant nous pour visiter Osaka au printemps… Et il fait grand soleil ! :-)

Kagoshima (5) — 10e jour (1)

Classé dans: — Brigitte @ 14:51:38

                 Nous continuons la visite de Kagoshima, avant de quitter la ville en fin d’après-midi, pour prendre le ferry à Shibushi.Mais, auparavant, il faut que je vous dise, encore, que, dans cette cité, les influences chinoises et coréennes proches ont laissé leur empreinte dans la céramique, d’une part, et les traditions culinaires, privilégiant le porc et la patate douce. L’une des spécialités du cru est, en effet, le shochu, qui est un alcool de patate douce ; la ville n’en compte pas moins de 120 distilleries. Les pâtisseries vendent aussi de délicieuses glaces à la patate douce, de couleur violette…

  kagoshima

          Le Parc mémorial de Saint Xavier et l’église de Saint François Xavier ont été construits en 1949, pour célébrer le 400e anniversaire de l’arrivée de Saint François Xavier à Kagoshima en 1549.

  kagoshima

  kagoshima

          L’église… avec les orgues, à l’intérieur…

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

          Comme je l’ai dit ailleurs, il y a une communauté chrétienne notable à Kagoshima.

          Nous montons, ensuite, au mont Shiroyama, une colline qui s’élève au-dessus de Kagoshima, à travers le parc (une forêt) du même nom, située à flanc de colline, afin d’aller contempler le plus beau panorama sur la cité et le Sakurajima. Shiroyama fut le théâtre de l’ultime bataille de la rébellion de Satsuma (Kagoshima). Et c’est précisément ici que Takamori Saigō se suicida avec ses compagnons d’armes, le 24 décembre 1877, après avoir été vaincu par des forces bien supérieures en nombre (30 000 hommes contre 500 samouraïs).

  bataille de shiroyama

          Le 22 février 1889, l’empereur Meiji gracie Saigō à titre posthume. Une statue de ce général est élevée dans le parc Ueno à Tokyō, et nous avons vu, dernièrement, sa statue à Kagoshima.

          La promenade dans la forêt, qui monte assez fortement vers le sommet de la colline, nous permet de découvrir de beaux points de vue sur la ville :

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

          Nous parvenons au sommet, où s’élève l’hôtel Shiroyama, un magnifique hôtel de luxe depuis lequel nous pouvons admirer une vue panoramique sur Kagoshima, après avoir visité ses galeries…

  kagoshima

                              kagoshima

          Il y a, également, de belles photos des explosions du Sakurajima :

  kagoshima

          Le panorama :

kagoshima

          Vous pouvez, en cliquant sur l’image ci-dessus, contempler en plein écran et au zoom ce panorama

          Nous redescendons, ensuite, par la forêt, et admirons ces mélanges de couleurs tendres et plus vives que nous offre cette belle nature…

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

          Nous passons devant un petit sanctuaire : les statuettes sont bien couvertes et chapeautées ;-)

                             kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

          Nous terminons la matinée, avant de rejoindre notre hôtel pour y prendre nos bagages, dans un parc où de magnifiques cerisiers en fleurs…

  kagoshima

  kagoshima

kagoshima

  kagoshima

          …protègent de leurs pétales des statues de héros nationaux :

                    kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

            mais, aussi, des habitants qui pique-niquent sous ces arbres magnifiques selon la coutume du pays…

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

          Il est, à présent, temps de rentrer nous restaurer, prendre nos bagages, et d’aller au point de rendez-vous attendre le car qui doit nous emmener jusqu’au port de Shibushi, afin de prendre le ferry pour Osaka. Nous allons faire nos adieux à cette belle île de Kyūshū.

9/8/2015

Kagoshima (4) — 9e jour (2) Jardin Sengan-en

Classé dans: — Brigitte @ 16:45:22

           Cet après-midi, nous visitons le magnifique jardin Sengan-en, l’un des plus beaux du Japon, qui s’étend sur 50.000 m2, à 3 km au nord-est du centre ville, avec un point de vue superbe sur le volcan Sakurajima

  sengan-en 01

  sengan-en 01

          Autrefois baptisé Isotei-en, cet endroit, dessiné en 1658, fut, tout d’abord, le lieu de résidence du puissant Shimazu, qui avait la haute main sur le domaine de Satsuma (la région de Kagoshima). La demeure de ce clan : la demeure Iso, est conservée dans le style de l’époque.

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

           Rochers, arbustes, étangs, ponts, tous les éléments de ce jardin sont disposés selon l’esthétique du shakkei : le « paysage emprunté », intégrant le lieu dans le paysage naturel, pour donner à penser qu’il n’a point de limites.

Le point de vue sur la presqu’île du Sakurajima ajoute au charme du jardin et à l’effet de profondeur recherché dans cette esthétique. Dans cette optique, Sakurajima devient une colline et la baie de Kagoshima devient un lac. Le jardin s’étend, alors, à l’infini !… En 1958, il a été déclaré « lieu de beauté national ».

  sengan-en 01

          Un arbre étayé, comme souvent, au Japon, afin d’éviter la fracture et la chute…

                                sengan-en 01

                                sengan-en 01

  sengan-en 01

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  sengan-en 01

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          Un jeune visiteur japonais parcourait tout le parc en traînant sa valise à roulettes…  

  sengan-en 01

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  sengan-en 01

          En raison de sa beauté, le jardin a souvent été utilisé comme décor de films…

  sengan-en 01

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                              sengan-en 01

                              sengan-en 01

          Nous rentrons en ville… Demain, mardi 1er avril, nous prendrons le ferry (Sunflower) à Shibushi (qui est le port à l’Est de Kagoshima, mais situé à 90 km de la ville), en fin d’après-midi, pour Osaka. Nous y passerons la nuit… Mais il nous reste beaucoup de choses à voir, demain…

Kagoshima (3) — 9e jour (1) Sakurajima

Classé dans: — Brigitte @ 09:54:06

          Nous allons visiter, ce matin, 31 mars, la presqu’île de Sakurajima. Le Sakurajima est l’un des volcans les plus actifs du Japon. Formé de trois sommets qui s’élèvent à plus de 1000 m d’altitude, il se trouvait sur une île au milieu de l’abbé de Kagoshima, jusqu’en 1914, lorsque la lave émise lors d’une violente éruption combla le détroit qui le séparait de l’île de Kyūshū. Il se trouve sur le bord sud de de la caldeira d’Aira qui s’est formée il y a 22.000 ans :

                     caldeira d'Aira

          En 1914, le panache des cendres volcaniques s’est élevé jusqu’à 8000 m d’altitude et des nuées ardentes ont dévalé les flancs du volcan. Puis des coulées de lave ont agrandi l’île, et ont comblé le détroit, large de 400 m et profond de 72 m, qui la séparait de Kyūshū. La modification de la baie a, évidemment, affecté les marées. Le volcan et ses cendres menacent directement la ville de Kagoshima et rythme la vie de ses habitants, qui sont toujours prêts à faire face un plan d’évacuation. Une photo satellite de la NASA montrera la situation :

sakurajima carte

           Cela dit, la presqu’île de Sakurajima est un haut lieu touristique et bénéficie de sources chaudes, de thermalisme, et d’un seul très fertile qui permet, notamment, la culture des plus gros radis chinois du monde (plus d’une dizaine ou vingtaine de kilos).

           Après notre petit déjeuner, nous nous dirigeons vers le port pour prendre le ferry :

  sakurajima ferry

  sakurajima ferry2

          Il nous emmène en 15 minutes sur l’île…

  sakurajima 1

  sakurajima 2

          Là, nous attendons un bus qui va nous faire visiter l’île, à la mode japonaise : on roule, on s’arrête dans un endroit intéressant, quelques minutes, pour prendre des photos, on remonte, et on roule… ;-)

Mais cela nous permet de faire le tour de l’île et de voir le volcan sous tous ses angles. Nous montons vers le volcan par une route magnifique bordée de cerisiers en fleurs :

  sakurajima 3

  sakurajima 4

           Ici, c’est le monument en l’honneur du concert de Tsuyoshi Nagabuchi, qui a lieu en 2004, et devant lequel se tient une flopée de touristes.

  sakurajima 5

  sakurajima 6

          Nous montons encore, et nous avons une belle vue sur Kagoshima, au loin :

  sakurajima 7

          Et sur le volcan, en face de nous :

  sakurajima le volcan

           Vous pouvez contempler un grand panorama de notre volcan, en plein écran, en cliquant sur l’image suivante :

sakurajima le volcan panorama

           Puis nous rentrons à Kagoshima, toujours par le ferry, naturellement…

  sakurajima 7

          Rentrés au port, nous nous y restaurons…

  sakurajima 8

  sakurajima 9

  sakurajima 10

          … avant d’entamer nos visite de l’après-midi. Nous avons un très beau jardin à visiter, un peu loin…

8/8/2015

Kagoshima (2) — 8e jour (2) Visite de la ville

Classé dans: — Brigitte @ 12:24:49

    Kagoshima

  kagoshima ville 1

          Nous voici, donc, arrivés à Kagoshima (鹿児島市). D’une population de 610 000 habitants et siège d’une grande université nationale japonaise, cette cité est surnommée « la Naples de l’Orient », en raison de son ciel bleu, du soleil, et de sa situation sur une baie magnifique, en face du volcan Sakurajima.

  Kagoshima

Ce volcan est un volcan actif qui émet, régulièrement, des décharges de cendres sur la ville, et entre en éruption de temps en temps.

           Cette ancienne cité fortifiée est étroitement associée au nom de Saigō Takamori, son héros, qui au XIXe siècle, a eu un rôle important dans la naissance du Japon moderne. Centre économique, industriel et culturel du sud de l’île de Kyūshū, elle comprend de nombreux lieux et monuments historiques.

          Le 15 août 1549, Saint François-Xavier débarque à Kagoshima ; c’est le début d’une brève évangélisation du sud du Japon. Puis il part vers la Chine. En 1636, un Français, Guillaume Courtet, prêtre dominicain, pénètre, par cette ville, au Japon, malgré l’interdiction du christianisme. Il est capturé, torturé et tué.

          Cependant, actuellement, il existe, dans cette ville, une importante communauté chrétienne, et plusieurs églises, comme nous le verrons plus tard.

          Après nous être restaurés, nous abordons la visite de la ville, de ses quartiers, de ses arcades…

  kagoshima ville 2

  kagoshima ville 3

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          Ici, encore, comme partout, au printemps, au Japon, des familles pique-niquent, dans les parcs sous les cerisiers en fleurs…

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          Ici et là se dressent les statues des grands hommes de la ville et du pays…

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             Saigō Takamori

 Notamment Saigō Takamori, leader de la restauration Meiji, commandant de la garde impériale, exilé et rebelle. En effet, la révolution de Meiji ulcère l’aristocratie locale, et les samouraïs de Satsuma se révoltent contre l’abolition de la classe guerrière. Le grand Saigo Takamori veut faire entendre raison à l’empereur, et lance ses troupes à l’assaut du château de Kumamoto. Elles seront défaites, et la célèbre révolte de Satsuma s’achève dans le sang et la résignation.

Saigo Takamori se suicide sur la colline de Shiroyama en 1877, mais il reste pour les Japonais un héros au coeur pur, mort pour ses idées. Presque un idéal collectif. On retrouve sa silhouette et son visage grave sur de nombreux souvenirs locaux.

  kagoshima samourais 1

                        kagoshima samourais 2

          Des samouraïs qui discutent de l’avenir du Japon…

  kagoshima crêpes

          Les restaurants ou crêperies présentent leurs plats de manière plaisante…

  kagoshima filles téléphone

          Deux jeunes filles discutent au téléphone… ;-) Il est 18h 30, la nuit est tombée.

  kagoshima distributeur

          Un distributeur coloré.

  kagoshima salle jeux

          Une salle de jeux extrêmement bruyante…

  kagoshima gkaces

          Hum !… Je crois qu’il est temps, pour nous, de trouver de quoi dîner…

  kagoshima crêpes France

          Il y a, même, une crêperie française !…

  kagoshima ville 9

  kagoshima magasin

            Nous dormons deux nuits à Kagoshima, avant de prendre le ferry pour Osaka, dans l’après-midi di troisième jour. Il nous reste encore mille choses à voir !… Demain matin, nous irons visiter le volcan Sakurajima, qui fume, sur l’île juste en face…

Kagoshima (1) — 8e jour (1) trajet Shinkansen

Classé dans: — Brigitte @ 08:00:15

           Après une excellente nuit dans un hôtel où nous avons eu droit à un agréable bain japonais, nous prenons un petit déjeuner copieux… et japonais…

  Aso petit-dej

           avant de nous rendre, ensuite, à la gare, pour rejoindre Kumamoto.

Il faut faire attention, parce que le train (local) part dans un sens pour revenir dans l’autre ;-) :

  Aso train

           À Kumamoto, nous prenons le train rapide Shinkansen, train très confortable, avec des sièges qui peuvent se tourner dans tous les sens. En outre, ce matin-là, il y avait très peu de voyageurs dans les wagons. Les contrôleurs (cette fois-ci, c’était une contrôleuse) saluent en faisant une courbette en entrant dans le compartiment, puis avant d’en sortir et, d’ailleurs, cette fois-ci, on ne nous a même pas demandé nos billets.

  kumamoto train

La distance entre les deux villes et de 176 km. Elle est parcourue en 51 minutes par notre train. Je fais quelques photos avant d’arriver à Kagoshima.

carte kumamoto-kagoshima

           kagoshima train 1

  kagoshima train 2

  kagoshima train 3

          Nous sommes le 30 mars, il n’est pas loin de midi. Nous allons déposer nos bagages à l’hôtel où nous avons réservé, puis irons nous restaurer avant de visiter cette belle ville…

7/8/2015

Kumamoto (3) — 7e jour (3) Jardin Suizenji-jojuen

Classé dans: — Brigitte @ 20:02:38

          Il est 14 heures. Les rues et les parcs sont remplis de cerisiers en fleurs… Et, avec la pluie, les pétales commencent à joncher le sol, comme autant de flocons de neige…

  Kumamoto rues 01

                      Kumamoto rues 06

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  Kumamoto rues 04

         Kumamoto rues 05

          Des gens pique-niquent dans les parcs sous les cerisiers, protégés de la pluie par des parasols…

  Kumamoto rues 07

  Kumamoto rues 08

           Après nous être restaurés, nous arrivons au jardin Suizenji-jojuen. Créé en 1632, c’est un jardin de style Momoyama typique. D’une superficie de 64,6 hectares, il est d’une conception unique, en reproduisant des paysages de l’ancienne route du Tokaido, comme le mont Fuji, ou le lac Biwa… On y trouve, également, une maison de thé, transférée du célèbre jardin Ratsura Rikyu, à Kyōto, que nous visiterons prochainement.

          Vous pouvez cliquer sur l’un des cinq panoramas suivants pour contempler ces cinq panoramas groupés, en plein écran, zoomer, etc.

Kumamoto Suizenji 01

Kumamoto Suizenji 02

Kumamoto Suizenji 03

Kumamoto Suizenji 04

Kumamoto Suizenji 05

          Vous pouvez cliquer sur l’un des cinq panoramas précédents pour contempler ces cinq panoramas groupés, en plein écran, zoomer, etc.

  Kumamoto suizenji 1

  Kumamoto suizenji 2

  Kumamoto suizenji 3

          À la gare, nous tombons sur un train tiré par une ancienne locomotive à vapeur…

  Kumamoto 12

          Il est temps de regagner notre hôtel, qui est en dehors de Kumamoto, parce que nous n’avions pas trouvé d’hébergement à Kumamoto même, quand nous avions fait nos réservations. Demain matin, après le petit-déjeuner, nous prendrons le train pour Kagoshima

Kumamoto (2) — 7e jour (2) Le château (2)

Classé dans: — Brigitte @ 10:58:35

          Nous visitons ce beau château et montons dans le donjon.

  Kumamoto château 01

  Kumamoto château 02

  Kumamoto château 03

  Kumamoto château 04

  Kumamoto château 05

  Kumamoto château 06

  Kumamoto château 07

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  Kumamoto château 09

          Nous assistons, aussi, dans ces belles salles, à un spectacle de musique et chants :

  Kumamoto musique 01

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                      Kumamoto musique 03

  Kumamoto musique 04

  Kumamoto musique 05

  Kumamoto musique 06

          Vous pouvez regarder un petit extrait vidéo de ce spectacle en cliquant sur l’image précédente…

  Kumamoto château 10

          Quand nous sortons, il y a toujours autant de monde dans la file d’attente. Mais la pluie a diminué de vigueur… Nous partons visiter le jardin Suizenji-jojuen, très renommé…

  Kumamoto château 11

Kumamoto (1) — 7e jour (1) Le château

Classé dans: — Brigitte @ 09:08:35

          Nous reprenons, donc, le train en sens inverse, à partir d’Aso, pour visiter Kumamoto.

          Kumamoto (熊本市) est la ville la plus peuplée du sud du Japon, avec une population d’environ 740 000 habitants ; l’agglomération est l’une des vingt plus grandes du pays ; elle rassemble 1,4 millions d’habitants.

Elle a été une ville seigneuriale traite très prospère depuis le début du XVIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe siècle. Elle a été surnommée « la ville des bois et de l’eau fraîche » pour ses nombreux jardins.

Le château de Kumamoto, symbole de la ville, a été construit en 1607 et s’élève sur une colline. Il est l’un des trois plus beaux châteaux du Japon. Évidemment, nous l’avons visité.

Nous avons été accueillis par la pluie… Mais, aussi, par les cerisiers en fleurs !

   kumamoto 01

  kumamoto 02

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           Nous arrivons au château…

                                kumamoto 06

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  Kumamoto 10

  Kumamoto 11

          Les Japonais font la queue pour entrer…

  Kumamoto 12

  Kumamoto 13

  Kumamoto 14

          Nous pénétrons dans le château… :-)

6/8/2015

Aso (4) — 6e jour (4) Visite Aso

Classé dans: — Brigitte @ 16:38:06

          L’après-midi, nous nous restaurons rapidement, et je vais faire une promenade dans Aso. Je rappelle que la cité se trouve dans la caldeira du volcan. Je vais en profiter pour dessiner et faire un peu d’aquarelle…

  Aso balade 1

  Aso balade 2

  Aso balade 3

          Je m’assieds un moment au pied de cet arbre magnifique pour dessiner…

                              Aso balade Brigitte dessine

         Nous avons vécu, cet après-midi-là, une petite aventure amusante, qui nous a permis d’éprouver, encore, la gentillesse des habitants.

Nous recherchions une pharmacie, afin d’acheter un antiémétique. Les habitants que nous avions interrogés nous avaient répondu qu’il n’y avait pas une véritable pharmacie, dans le coin, mais nous avaient indiqué une sorte d’épicerie, ou de drugstore, si l’on veut, qui faisait, également, herboristerie. Cependant, le gérant, déconcerté par notre demande, s’adressa, pour renseignements, à un monsieur en blouse blanche, l’air très sérieux, qui semblait s’y connaître et que nous avons pris, dès l’abord, pour une sorte de pharmacien.

À notre requête, il conseilla un médicament : une boîte contenant deux petites bouteilles d’un liquide verdâtre, qu’il fallait prendre à six heures d’intervalle. Tout était écrit en japonais, mais le gérant du drugstore semblait d’accord avec cette médication. Nous l’avons, donc, achetée, avec l’intention de demander, à l’hôtelier, en rentrant à l’hôtel, de me traduire la chose, afin de ne pas prendre n’importe quoi. Je vous rassure tout de suite : la liqueur en question avait bien des propriétés antiémétiques, ce que nous a certifié l’hôtelier.

Mais ce n’est pas cela le plus amusant : avant de sortir du magasin, l’homme en blanc n’étant déjà plus dans la pièce, nous avons demandé notre chemin pour une excellente boulangerie que l’on nous avait indiquée. Le gérant ne savait pas nous expliquer, mais il me conseilla d’aller voir le boucher, en face. Quelle ne fut pas notre surprise en constatant que le soi-disant pharmacien, enfin celui que nous avions pris pour tel, était, en fait, le boucher. Celui-ci, heureux de nous revoir, nous fit l’article pour la spécialité du coin : du bœuf qu’il était en train de préparer. Comme nous lui demandions le chemin pour la boulangerie, il nous proposa tout de suite de nous y emmener en voiture parce que, disait-il, c’était loin. Il vida sa petite voiture genre «Smart» pour nous emmener jusqu’à la boulangerie, puis nous indiqua le chemin pour rentrer vers notre hôtel…

  Aso balade 5

Aso balade 6

            Et, pour terminer la journée, un repas de plus appétissants  :-) :

  Aso dîner

          Demain, nous quittons notre guest-house et reprenons le train pour Kumamoto pour visiter cette ville magnifique… et ses cerisiers en fleurs… :-)

  Aso balade 7

  Aso balade Brigitte

Aso (3) — 6e jour (3) Le volcan

Classé dans: — Brigitte @ 15:26:59

          Après le petit-déjeuner, nous nous rendons, donc, au téléphérique, pour monter jusqu’au bord du cratère du volcan Naka-dake, en activité.

      volcan Aso Naka-dake 1

          Je ne sais pas si le « No smoking » s’adresse au volcan, mais le fait est qu’il fume ! :-)

          Quelques panoramas, que vous pouvez contempler en grande taille : 

volcan Aso Naka-dake 2

volcan Aso Naka-dake 3

volcan Aso Naka-dake 4

          Vous pouvez regarder ces panoramas en plein écran, zoomer, etc., en cliquant sur l’une des trois images précédentes…

  volcan Aso Naka-dake 5

            Le petit lac vert, qui est, d’ordinaire, au fond du cratère, avait été absorbé. ou vaporisé…

                                  Brigitte volcan Aso 2

  volcan Aso Naka-dake 6

          Des bunkers en béton ont été construits pour permettre aux visiteurs de se protéger, en cas d’éruptions soudaines et de projections.

  volcan Aso Naka-dake bunker

  volcan Aso Naka-dake bunkers

  volcan Aso Naka-dake 7

  volcan Aso Naka-dake 8

          Nous arrivons à la fin de cette visite… En cliquant sur l’image suivante, vous pourrez regarder le cratère en vidéo

video volcan Aso

          En novembre 2014, le volcan est de nouveau entré en éruption et celle-ci continue toujours, bien que les projections aient diminué. Une impressionnante image prise par satellite, le 13 janvier 2015 :

  Eruption Aso 2015

Aso (2) — 6e jour (1) Lever de soleil sur les volcans

Classé dans: — Brigitte @ 12:05:25

          Nous nous levons, donc, avant l’aurore et, sans déjeuner, nous engouffrons, avec deux ou trois courageux, dans la voiture de l’hôtelier, qui nous emmène, dans des virages en lacets, sur une hauteur au bord de la caldeira, pour contempler le lever du jour sur les volcans, enfin les principaux…

  Lever soleil Aso

          J’ai indiqué l’endroit où se trouve notre hôtel, sur la carte, à l’intérieur de la caldeira. La zone d’Aso contient, environ 100.000 habitants.

          Le spectacle valait, en effet, le déplacement, comme vous pouvez en juger !

  Aso panorama 1

          Vous pourrez contempler les deux panoramas en plein écran, zoomer, vous déplacer, etc., en cliquant sur l’image précédente ou la suivante :

  Aso panorama 2

          Nous n’étions pas seuls. Un spécialiste était prêt et avait installé son matériel :

                             Aso Photographe

  Aso pano1

          Bon… Il faut immortaliser l’instant, bien sûr ! ;-)

  Aso pano2

          Après cela, un petit café était bienvenu, qui nous permettait de nous réchauffer en contemplant les volcans…

                       Aso pano4

          N’est-ce pas ? À votre santé !

  Aso pano5

          Il est 7h 30. Nous allons redescendre, prendre une douche et notre petit-déjeuner, puis nous monterons au volcan Naka-dake, qui fume, en téléphérique…

Aso (1) — 5e jour (3)

Classé dans: — Brigitte @ 08:05:58

          Au soir du 5e jour, le ferry nous emmène, donc, de Shimabara à Kumamoto. Nous reviendrons visiter Kumamoto plus tard, parce que c’est une ville intéressante, qui possède, en particulier, un des plus beaux châteaux du Japon. Mais, pour l’heure, nous nous rendons (par le train) à Aso.

          Aso sera le point de départ pour la visite du Mont Aso (阿蘇山, Aso-san), le plus vaste et un des plus actifs volcans du Japon. C’est, en fait, un complexe volcanique, qui regroupe une quinzaine de cônes, dont cinq principaux, au sein d’une des plus grandes caldeiras du monde. Celle-ci fait 25 km (N-S) sur 18 (E-O), soit une circonférence de 120 km.

Le sommet du cône le plus élevé (Taka-dake) est à 1592 m. le Naka-dake, le plus actif, culmine à 1506 m ; son cratère contient un lac acide de couleur verte, qui se vidange, lors d’éruptions magmato-phréatiques, avec émission de fumerolles et de vapeurs.

Comme le Mont Unzen, que nous avons, vu, et qui se situe à 75 km en ligne directe, et comme le Sakurajima, que nous verrons à 150 km plus au Sud, cette zone volcanique résulte de la subduction de la plaque philippine sous la plaque eurasienne.

          Nous allons loger pour deux nuits dans un charmant « guest-house » dont le propriétaire vient nous chercher à la gare à notre arrivée.

  Aso 1 Asobigokoro

        Il nous apprend que, le lendemain matin, comme tous les vendredis, il emmène les volontaires matinaux sur un sommet afin de contempler le lever du soleil sur les volcans. Bien entendu, nous sommes de la partie. Il nous faudra nous lever tôt pour être à pied d’œuvre, là-haut, à 6 h 30…

           Chambre japonaise classique : futons sur tatami. Il y a une cuisine, pour préparer son petit-déjeuner ou ce que l’on veut, une salle de réunion agréable, où l’on peut déjeuner, des salles de douches, etc.

           Une mention, cependant, pour les toilettes « western style » qui sont équipées d’un katana, un vrai… Mais oui ! ;-)

                              Aso toilettes

Et, puisque nous avons cinq minutes,Et que je n’ai jamais abordé le sujet, il faut que je vous parle brièvement des toilettes japonaises. Par ce que c’est tout un poème !

          En effet, on rencontre, au Japon, deux sortes de toilettes, pour simplifier. Le modèle le plus ancien, très simple, consiste en des sortes de toilettes à la turque inversées, toilettes traditionnelles, que l’on retrouve encore en Chine et dans le reste de l’Asie. Après la Seconde Guerre mondiale, les toilettes occidentales à chasse d’eau sont apparues, en même temps que les urinoirs. Mais les Japonais ont singulièrement perfectionné le système en créant des sortes de toilettes à bidet, nommées « washlets », nom commercial est la propriété de l’entreprise Toto, qui est la principale sur le marché.

          Ces toilettes, qui comprennent de plus en plus de perfectionnements, allant du siège chauffant à la régulation de la température de l’eau qui nettoie le postérieur de l’utilisateur(trice), jusqu’au bruit fictif d’une chasse d’eau (notamment pour les toilettes des dames) qui permet de couvrir les bruits gênants, voire le séchage par ventilation à température ajustable, ces toilettes sont affectées d’un nombre impressionnant de boutons permettant de réaliser ces opérations, si bien que l’on a l’impression, en s’asseyant, de se trouver devant le tableau de bord d’un Boeing ! ;-)

                               Toilettes japon 1

           Un mode d’emploi est, même, très souvent affiché (il s’agit d’un carton plastifié, sur la vue de celles avec katana), surtout pour les étrangers, parce que les Japonais savent très bien s’en servir. D’autant qu’actuellement 80 % des foyers sont pourvus de tels appareils, et qu’on les trouve, même, la plupart du temps, dans les toilettes publiques, très faciles à trouver au Japon.

                               toilettes japon 2

  Mais je n’avais jamais vu de telles toilettes armées !

          Par ailleurs, l’hygiène est quelque chose de très important, au Japon, dont les habitants séparent l’intérieur des habitations, propre, de l’extérieur, pas propre. En conséquence, on laissera les chaussures, qui ont fréquenté l’extérieur, à l’entrée, pour circuler, à l’intérieur, pieds nus, en chaussettes, ou avec des chaussons. Lesdits chaussons sont, d’ailleurs, fournis, dans les ryokans. Même les valises à roulettes doivent éviter de rouler à l’intérieur quand elles ont roulé à l’extérieur !

Cependant, les toilettes, qui, autrefois, étaient à l’extérieur, donc dans un lieu « non propre », ont un statut particulier, car, bien qu’à l’intérieur, elles sont toujours considérées comme pas tout à fait propres. Par suite, on emploiera, pour y entrer, des chaussons spécifiques qui sont devant la porte où on les laissera en repartant…

           C’est pas tout ça, mais, demain, il va falloir se lever tôt, pour aller voir le lever de soleil sur les volcans ! :-)

                                          

5/8/2015

Shimabara (ferry) — 5e jour (2)

Classé dans: — Brigitte @ 09:59:42

         Arrivés à Shimabara, nous récupérons nos bagages que nous y avions laissés en consigne et prenons le ferry pour Kumamoto…

  Shimabara 1

  Shimabara 2

  Shimabara 3

  Shimabara 4

  Shimabara vidéo ferry

          Vous pouvez cliquer sur l’image précédente pour regarder un petite vidéo du départ du ferry.

Le Mont Unzen — 5e jour (1)

Classé dans: — Brigitte @ 08:32:07

          Nous quittons Nagasaki pour nous diriger vers Shimabara (voir la carte) afin d’y prendre le ferry pour Kumamoto.

          Mais nous visitons, en passant, le Mont Unzen, un volcan situé sur la péninsule, sur la côte Ouest et qui fait partie de l’arc volcanique qui résulte de la subduction de la plaque des Philippines sous la plaque de l’Eurasie, au niveau de la fosse Nankai-Suruga, profonde d’env. 4500 m. Son sommet est à une altitude de 1360m et il est composé de trois points d’émission principaux : le Kinusaga, le Kusenbu et leFugen, ce dernier plus récent et formé de dômes de lave.

          Ce volcan est de type explosif. On peut citer trois grandes dates, pour ce qui est des éruptions : 1657, 1792, avec une éruption particulièrement violente et meurtrière pour la cité de Shimabara, et celle qui commença en novembre 1990, qui vit la mise en place d’un nouveau cratère en mai 1991 (80 m de hauteur et 150 m de diamètre) et qui coûta la vie à 40 personnes, dont les vulcanologues Katia et Maurice Krafft. Cette dernière éruption a persisté jusqu’en 1993. Le parc national de Unzen est connu pour ses stations thermales.

          De là-haut, nous goûtons une vue panoramique de la région… :

Unzen 1

          Vous pouvez cliquer sur l’image précédente pour contempler le panorama en plein écran, vous déplacer, zoomer, etc. ;-)     Une autre vue, plus serrée :

  Unzen 2

  Unzen 3

  Unzen 5

          En bas, Shimabara et la mer…

  Unzen 6

  Unzen 7

  Unzen 8

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          Unzen Onsen comporte plus de 30 jets de vapeur (solfatares) et fumerolles, qui rejettent également de l’eau sur une surface perpétuellement agitée par la chaleur.

  Unzen 10

  Unzen11

  Unzen 12

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      Vous pouvez cliquer sur l’image précédente pour voir une vidéo de cet endroit.

  Unzen 13

  Unzen 14

          Nous redescendons, à présent, sur Shimabara pour déjeuner et prendre le ferry pour Kumamoto. Et, de Kumamoto, nous irons à Aso… un autre volcan :-)

4/8/2015

Carte de mon itinéraire dans l’île de Kyūshū

Classé dans: — Brigitte @ 14:53:49

            Voici, donc, de manière plus détaillée que les précédentes, la carte de l’itinéraire que j’ai suivi, dans l’île de Kyūshū, avant de regagner l’île de Honshū, l’île principale, où se trouvent Osaka, Kyōto, Tōkyō…

          Vous pouvez cliquer sur la carte pour voir une image plus grande (en 1384 pxls de large)

  Périple à Kyūshū

          La liaison entre Shimabara et Kumamoto a été réalisée par ferry…

Nagasaki (2) — 4e jour (2)

Classé dans: — Brigitte @ 12:07:45

          Promenade en images dans Nagasaki, l’après-midi du 26 mars

                          Nagasaki 20

  Nagasaki 21

  Nagasaki 22

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                          Nagasaki 24

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                            Nagasaki 35

                    Voilà !… :-) Bonsoir, les amis !… Nous allons passer une nuit à Nagasaki et puis…

         Demain matin, nous partons, en train, pour le mont Unzen, rendre visite aux volcans de la péninsule de Shimabara, avant de prendre, dans l’après-midi, le ferry, pour traverser le bras de mer jusqu’à Kumamoto, notre prochaine destination…

         Mais je vais vous montrer cela sur la carte…

Nagasaki (1) — 4e jour (1)

Classé dans: — Brigitte @ 08:20:23

          Nagasaki (長崎市), est une ville de 444 000 habitants, environ, connue dans le monde entier pour avoir était la cible du second bombardement atomique, en 1945. Fondée au XVIe siècle, à partir d’un village isolé, par des explorateurs portugais qui avaient échoué accidentellement dans les environs, la cité est rapidement devenue, grâce à son port, un lieu d’échanges importants entre le Japon et le reste du monde.

          Des missionnaires occidentaux arrivèrent très rapidement, qui convertirent une bonne part de la population japonaise locale au christianisme. L’influence grandissante de cette communauté des plus fortement au pouvoir en place, lequel, en 1587, expulsa les missionnaires et persécuta la population de confession chrétienne. Cependant, les marchands occidentaux pouvant rester en place, la cité continua à prospérer.

Mais, à partir de 1614, l’accession de Tokugawa au pouvoir fut marquée par une interdiction de la religion chrétienne. Toute rébellion fut matée et les survivants continuèrent à pratiquer leur religion, mais en secret. Lors de l’avènement de l’ère Meiji, en 1868, le Japon reprenant ses échanges avec l’extérieur, l’interdiction du christianisme fut levée (1872). La cathédrale, construite, alors, au cours de 30 années, au nord de la ville, dans le quartier d’Urakami devint, en 1925 la plus grande d’Asie orientale.

C’est, d’ailleurs, au-dessus de ce quartier d’Urakami qu’explosa la seconde bombe atomique, le 9 août 1945 à 11 heures 02. Malgré les destructions gigantesques et les dizaines de milliers de morts, la reconstruction de la ville fut très rapide. On rebâtit des temples, mais, aussi, des églises, car la présence chrétienne ne disparut jamais. La cathédrale d’Urakami a été reconstruite en 1959. Elle abrite la Vierge de Nagasaki, une statue de bois représentant la Vierge Marie, miraculeusement préservée et retrouvée dans les débris de la cathédrale détruite lors du bombardement atomique, est devenue un symbole de la lutte pour la paix.

          La ville est, actuellement, une cité prospère et ses chantiers de construction navale figurent parmi les plus importants du monde.

          Les cerisiers en fleurs nous accueillent à notre arrivée… Nous dormirons deux nuits à Nagasaki.

  Nagasaki 1

  Nagasaki 2

  Nagasaki 3

          Tout comme Hiroshima (que nous avons visitée lors de notre précédent voyage en automne), Nagasaki possède un jardin de la Paix et un Musée de la Bombe, où nous nous rendons, bien entendu :

  Nagasaki 4

                                  Nagasaki 5 Horloge

          Une horloge « grillée » par la bombe…

                          Nagasaki 6 Musée Bombe      Nagasaki 7 Musée Bombe

  Nagasaki 8 Musée Bombe

  Nagasaki 9

  Nagasaki 10

  Nagasaki 11

  Nagasaki 12

  Nagasaki 13

  Nagasaki 14

  Nagasaki 15

                  Déjà midi !… Il est temps de se restaurer… Une promenade, cet après-midi ? Il semble que le temps ait envie de se mettre au beau… ;-)

3/8/2015

Arita — 3e jour (2)

Classé dans: — Brigitte @ 12:48:27

          Nous voici, donc, à Arita ; c’est depuis cette petite ville de potiers que s’est développée toute la richesse de cette région, grâce à l’art des porcelaines.

          Nous allons pouvoir visiter les ateliers où travaillent les artistes, des fours, et de célèbres magasins qui vendent des objets de grande valeur…

  Arita 01

          Ici, encore, et à deux reprises, comme je vais le conter, nous avons pu goûter, avec une certaine admiration, l’hospitalité et la gentillesse japonaises. En effet, comme nous nous adressions à la gérante d’un magasin de porcelaines, pour qu’elle nous indique le chemin à suivre afin de nous rendre dans une fabrique célèbre que nous voulions visiter, celle-ci a commencé par nous offrir un café :

  Arita magasin_café

Puis, alors que nous ne lui demandions rien, et cherchions notre chemin sur le plan de la ville, elle nous a proposé de nous emmener dans sa voiture et, sans même attendre notre réponse, est allée sortir sa voiture et, abandonnant son magasin ouvert, nous a emmenés jusqu’à la porte de notre lieu de destination. :-)

Ces gens sont d’une amabilité étonnante ; nous l’avions éprouvée, lors de notre précédent voyage, et nous devions nous en féliciter de nouveau, un peu plus tard, le même jour…

    Le magasin de l’entreprise en question, célèbre à juste titre, présente des pièces somptueuses :

  Arita vase porcelaine 1

          Oui, vous avez bien lu : 1 million, 260.000 yens pour ce vase… soit 10.000 de nos euros…

          Mais celui-ci est quatre fois plus cher ! ;-)

                          Arita vase porcelaine 2

  Arita vase porcelaine 3

  Arita vase porcelaine 4

  Arita potiers 1

          Intéressons-nous, à présent, quelques instants aux artistes qui réalisent ces pièces magnifiques :

  Imari 13

  Arita potiers 2

  Imari 14

 Imari 15 vidéo

          Vous pouvez cliquer sur l’image précédente pour contempler en vidéo le travail des potiers. :-)

          Nous visitons, également, les fours…

  Arita fours 1

  Arita fours 2

  … avant de repartir. Nous avons, tout de même, un train à prendre pour Nagasaki ! Marchant d’un bon pas, nous avions, bien entendu, laissé nos bagages en consigne à la gare. Le problème c’est que les nuages menaçants, jusque-là, commencent à lâcher leur eau. Bon, ce n’est pas terrible, parce que l’atmosphère est douce… Mais la gare semble loin… Nous tâchons de nous orienter et finissons par entrer dans une imprimerie pour nous assurer de notre chemin auprès de l’imprimeur, seul dans sa boutique, qui nous répond que nous sommes à 4 km de la gare ! :-(

Devant mon air pour le moins dépité (marcher pendant trois quarts d’heure sous la bruine ne me sourit guère), il n’hésite qu’un instant, puis abandonne son travail et nous déclare qu’il va nous emmener à la gare dans sa voiture. Nous le remercions chaleureusement, et acceptons, bien sûr, quelque peu gênés, mais avec délices. Ici encore, il nous accompagne en laissant son magasin ouvert…

En deux jours, trois personnes nous ont proposé spontanément de nous voiturer !… Nous n’en revenons pas.

Nous quittons Arita pour Nagasaki.

  Arita 2

Imari — 3e jour (1)

Classé dans: — Brigitte @ 08:45:41

          Nous prenons, donc, le train, à 8h 30, pour Imari  (伊万里), puis Arita  (有田町), avant de nous rendre à Nagasaki  (長崎市).

  Karatsu 19 gare pour Imari

  Imari train

          Je donnerai, dans un prochain article, une carte détaillée du périple que nous avons effectué dans cette île de Kyūshū.

          Imari  est une cité portuaire, blottie au fond d’une baie, au nord-ouest de Kyūshū. La ville est célèbre pour avoir donné son nom à un décor de porcelaine, un style de céramique qui a toujours eu un grand succès, depuis le XVIIe siècle, où, en 1616, un Coréen, installé dans la région d’Arita, eut l’idée d’exploiter le gisement de kaolin proche. Grâce à la maîtrise qu’il avait des fours à haute température, il réussit à obtenir la fusion du kaolin, vers 1400°C, ce qui lui permit de concurrencer la porcelaine importée de Chine.

         La cité d’Imari prospéra, donc, dès le XVIIe siècle grâce aux exportations des porcelaines en Occident (principalement par les Hollandais), qui étaient fabriquées dans la région d’Arita.

          Le style Imari se reconnaît à ses trois couleurs dominantes (mais elles ne sont pas les seules) : le bleu de cobalt, le rouge tirant sur le safran, et le fond blanc de la porcelaine, le tout étant rehaussé par l’or. Ce style et ses couleurs ont inspiré, dans le courant du XVIIe et du XVIIIe siècle, les artistes européens, d’abord pour les faïences, comme à Delft, puis la porcelaine, comme à Dresde, en Saxe, et un peu plus tard à Vienne. Ils sont adoptés plus tardivement en France (Bayeux, Isigny, Paris, et même Limoges).

          Deux autres styles, qui ont été moins utilisés en Europe, étaient réservés aux gens de la cour du shôgun : les styles Kakiémon et Nabeshima.

  Imari 1

  Imari 2

  Imari 3

          Nous admirons les porcelaines vendues dans les très nombreux magasins, nous arrêtant dans les plus beaux :

  Imari 4 porcelaine 1

  Imari 5 porcelaine 2

                                           Imari 6 porcelaine 3

  Imari 7 porcelaine 4

          Pour donner une idée du prix que vous voyez affiché, l’euro valait, alors, 125 yens (¥, ou 円, en japonais)… Mais nous verrons des porcelaines bien plus chères à Arita ! ;-)

  Imari 8

  Imari 9

  Imari 10

  Imari 11

  Imari 12

                Imari 15 céramique 8

  Imari rue

  Imari 16

             Imari céramiques

                                Imari porcelaines

  Imari maison

          La ville vit, également, beaucoup du tourisme et se sert de sa célébrité. Des porcelaines monumentales ornent les coins des rues, ou certains ponts :

  Imari 18 pont porcelaine

                              Imari 19

  Imari 20

          C’est pas tout ça !… Il est temps de reprendre notre train pour Arita ! ;-)

                                         Imari 21

2/8/2015

Karatsu (2) — 2e jour (2)

Classé dans: — Brigitte @ 10:11:05

          Revenus à notre point de départ, nous entreprenons la visite de Karatsu et de ses ateliers et magasins de céramique… En commençant par une vue du château :

  Karatsu 1 château

  Karatsu 2

                            Karatsu 3 caniche

          Il vous est, sans doute, apparu que j’aime ce genre de petit caniche ! :-)

  Karatsu 4

                 Brrrr !…

  panorama Karatsu

          Une vue panoramique…

  Karatsu 5 céramiques

  Karatsu 6 céramique 2

  Karatsu 7 céramique 3

  Karatsu 8 céramique 4

  Karatsu 9 céramique 5

                                   Karatsu 10 céramique 6

          Mais allons voir les fours !…

  Karatsu 12 céramique 8

  Karatsu 13 fours céramique

  Karatsu 14 céramique 10

  Karatsu 15 céramique 11

           Nous n’avions pas vu de cerisiers en fleurs, jusque-là, à notre grand désappointement. En effet, à Fukuoka, les cerisiers étaient encore en boutons. Mais, ici, nous commençons à en voir quelques-uns. ;-)

  Karatsu 16 cerisiers fleurs

  Karatsu 17 cerisiers fleurs

            C’est le soir. La nuit tombe vite, au Japon. Nous rentrons à notre chambre d’hôtel, pour nous restaurer rapidement. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons à un magnifique coucher de soleil…

  Karatsu 18 coucher soleil

          Demain, nous nous lèverons tôt. Nous prendrons le train pour visiter Imari, puis Arita, encore de villes de céramistes, au talent reconnu, avant d’arriver à Nagasaki.

                                                                                       

Karatsu-Yobuko — 2e jour (1)

Classé dans: — Brigitte @ 08:04:10

          Le lendemain, nous prenons le train (1h30) pour notre seconde étape : Karatsu, un port de pêche de 130 000 habitants, avec un bord de mer magnifique : rochers aux formes étranges et grottes sculptées par la mer.

  train Karatsu

          La ville est, également, célèbre pour son château, construit en 1608, et, surtout, pour sa fabrication de céramiques Karatsu-yaki, caractérisées par leurs couleurs sobres. De nombreux magasins en proposent, à des prix élevés, et plus de 20 fours sont, encore, en activité dans la ville.

          Arrivés à notre destination, nous nous enquérons, auprès d’une employée, de l’endroit où se situe notre hôtel. Il semble qu’il soit assez loin. Nous demandons, alors, si l’on peut trouver un taxi. À ce moment, un monsieur japonais, chargé de deux grosses valises, qui se trouvait avec nous dans le train, s’approche de nous et nous propose de garder ses valises cependant qu’il va chercher sa voiture (il habite pas très loin de la gare), pour nous emmener à notre hôtel. Confus, mais ravis, nous acceptons. Il revient très vite. Ce n’est pas la première fois, et ce ne sera pas la dernière, que nous goûtons l’hospitalité et la gentillesse japonaises ! :-)

           Après avoir déposé nos bagages à l’hôtel, nous commencerons, ce matin, par la visite de Yobuko, port de pêche à 40 minutes, en bus, de Karatsu, qui est réputé pour son marché aux poissons matinal et la qualité des produits de la mer, fruits, et légumes que l’on y trouve. La spécialité de l’endroit est la seiche, comme vous le verrez dans les images suivantes.

  Yobuko 1

  Yobuko 2

  Yobuko 3

  Yobuko 4

  Yobuko 5

  Yobuko 6

                     Yobuko 7

  Yobuko 8

           Il est temps de déjeuner. Nous choisissons un restaurant… de poisson, bien sûr ! Comme d’hab., pour entre, nous ôtons nos chaussures… La dame nous prépare la table…

  Yobuko 9

  Yobuko 10

          C’est assez appétissant, ne trouvez-vous pas ?

  Brigitte à Yobuko

  Yobuko 11

          Un dernier tour et nous prenons le bus pour rentrer à Karatsu, où nous avons fort à faire ! ;-)

1/8/2015

Fukuoka — 1er jour

Classé dans: — Brigitte @ 09:05:35

          La compagnie d’aviation ayant repoussé au dernier moment, le vol prévu le 21 mars au lendemain 22 mars, nous ne mettrons le pied au Japon, à Fukuoka, la plus grande ville de l’île de Kyūshū que le 23 mars… Il a fallu modifier le programme en conséquence : j’avais prévu deux nuits à Fukuoka, non n’en passerons qu’une, les réservations pour les autres jours étant déjà effectuées. Tant pis… ce sont les aléas du voyage… :-(

   Arrivée à Kyushu

   Arrivée à Fukuoka

           Après une brève visite de la ville, nous nous reposons de ce long voyage, afin d’être en forme pour le lendemain.

Voyage au Japon au printemps (printemps 2014)

Classé dans: — Brigitte @ 08:37:20

                Après les couleurs flamboyantes du Japon en automne (voir le chapitre correspondant), je vais, donc, vous conter en images mon second voyage au Japon, mais, cette fois, au printemps, afin de contempler les cerisiers en fleurs et la magnificence du printemps au Japon.

               J’ai décidé de partir le 21 mars et de commencer par l’île de Kyūshū (九州) qui est, des quatre îles principales du Japon, la plus méridionale. Nous ne l’avions pas visitée, lors de notre voyage d’automne, et elle est particulièrement intéressante. Et, ensuite, de revenir sur Kyōto et Tōkyō, où la floraison est plus tardive.

              Voici l’itinéraire que nous avons suivi : Carte voyage Japon printemps

          Les trajets en rouge ont été effectués par mer.            

  • Paris ==> Shangai ==> Fukuoka
  • Fukuoka ==> Yobuko ==> Fukuoka
  • Fukuoka ==> Karatsu
  • Karatsu ==> Imari ==> Arita ==> Nagasaki
  • Nagasaki ==> Unzen ==> Shimabara
  • Shimabara ==> Kumamoto (par le ferry)
  • Kumamoto ==> Aso
  • Aso ==> Kumamoto
  • Kumamoto ==> Kagoshima (par le « Shinkansen »)
  • Kagoshima/Shibushi ==> Osaka, par mer
  • Osaka ==> Kyōto
  • Kyōto ==> Tōkyō, par le Shinkansen
  • enfin, Tōkyō ==> Paris, par Shangai.
  •                                                                                                                 

    10/10/2014

    Le Chemin de Compostelle (suite 3)

                  Après un autre voyage au Japon, au printemps, cette fois, que je vous conterai dans de prochains articles — mais il faut me laisser le temps, tant il y a de belles images à vous montrer —, j’ai entrepris, à pied, la quatrième partie de mon chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Munie toujours, bien entendu, de mon carnet et mon nécessaire d’aquarelles, et, comme je l’ai déjà rapporté (voir voyages 09, 12 et 16), j’y note mes étapes et esquisse rapidement, pour moi-même, croquis et aquarelles.

                   Mes lecteurs, impatients de voir de nouvelles images et de lire de nouvelles aventures, me pressent d’écrire… Je leur livre, donc, ces quelques pages, extraites de mes carnets de cette année. Je compte, encore, emplir trois carnets dans les prochaines années, avant de parvenir, enfin, à Compostelle !

                                                                                          fee_Brig 2009

              Chemin St-Jacques n°4

            Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

       Chemin St-Jacques n°4

                    Chemin St-Jacques n°4

       Chemin St-Jacques n°4

                    Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

                        Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

       Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

                                   Chemin St-Jacques n°4

        Chemin St-Jacques n°4

        Chemin St-Jacques n°4

                                   Chemin St-Jacques n°4

                        Chemin St-Jacques n°4

                                   Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

                                                                         À bientôt !

                                Bises à tous mes amis, artistes ou non, amis de ce blog et de mon site de peintures………     Brigitte

                                                                                                                                     

    8/3/2013

    Fin de mon premier voyage au Japon

    Classé dans: — Brigitte @ 10:42:59

                       Voici, donc, venue la fin de ma relation de ce voyage au Japon en automne, qui m’a emportée dans un merveilleux tournoiement de couleurs, de technique, de spiritualité, qui m’a laissée quelque peu étourdie, tout autant qu’éblouie… J’y retournerai, sans nul doute, mais, cette fois, au printemps, afin d’admirer ces sites et ces jardins sous les couleurs plus douces des cerisiers en fleurs.

    Je rappelle à mes lecteurs — c’est, du reste, écrit en haut à droite — que, pour des raisons de rapidité d’affichage, seuls les dix derniers messages apparaissent à l’arrivée sur mon blog, et que, si l’on veut lire l’intégralité d’un voyage, il convient de cliquer sur son nom, dans le bandeau de droite, “catégories". Par exemple : « 18. Japon en automne », pour ce voyage…

                     Bonne lecture !                                                           Brigitte

                                                                                                        

    7/3/2013

    Kōya-san (4) — 21e jour (2) Fin de Kōya-san et retour à Paris

    Classé dans: — Brigitte @ 17:57:15

               Nous parvenons, donc, à l’enceinte sacrée du complexe de Danjō Garan ( 壇上伽藍 ). Elle est précédée, à environ 300 m à l’Ouest, par la majestueuse porte à deux étages, le Dai-mon, dont j’ai déjà parlé.

    En 816. Kōbō Daishi (774-835) établit sa communauté et pose les premières pierres d’une « enceinte sacrée » qui devait rester, avec le Kongobu-ji, l’un des principaux sites religieux de la ville.

    Le lieu compte une vingtaine de temples et bâtiments et est dominé, en son centre, par le Konpon Daitō, grande pagode peinte de vermillon de 50 m de hauteur. Pagode à un niveau, reconstruite à la fin des années 1930, elle figure au centre du mandala en fleur de lotus formé par les huit montagnes entourant Kōya-san. Entre légende et culte, elle abrite le Dainichi Nyorai, Bouddha cosmique, entouré de quatre autres bouddhas qui l’assistent.

      Koyasan Konpon Daito

                Juste en face, se dresse le Kondo, pavillon principal qui accueille les principales cérémonies religieuses. Il fut édifié en 819 et également reconstruit pour la septième fois en 1932. Une statue du Yakushi Nyorai, le Bouddha médecin, se dévoile lorsque le pavillon est ouvert.

      Koyasan Kondo

      Koyasan Kondo 2

                Derrière le Kondo, l’élégant pavillon du Miedo contient le portrait de Kōbō Daishi peint par son disciple Shinnyo. Image précieuse entre toutes, qui est entourée par dix autres portraits des disciples du saint. Initialement, ce pavillon était utilisé par Kōbō Daishi pour sauvegarder ses images de Bouddha et pour se recueillir. Ces deux éléments le rendent particulièrement sacré. Il n’est ouvert qu’une fois l’an, le 21 mars.

      Koyasan Miedo

      À l’Ouest s’élève, encore, une grande pagode en bois, très ancienne, à l’extrémité d’une allée de cèdres : Saitō, la pagode de l’Ouest :

      Koyasan Danjo Garan Pagode

        Nous continuons notre chemin… À droite, Tōtō, la pagode de l’Est.

      Koyasan Danjo Garan 2

        Le Fudodō, le plus ancien bâtiment de Kōya-san ayant échappé aux incendies. Il a été construit par Gyosho shonin en 1198 à la demande de Hachijo-nyonin, la fille de l’empereur Toba. En 1910, le pavillon fut déplacé à son emplacement actuel, à l’occasion de la rénovation de Trésor National. Le bâtiment actuel date de l’époque de Kamakura dans le style archaïque des demeures de l’époque d’Heian. À l’intérieur, l’objet de vénération principal est la divinité Achala ( Fudō Myōō) . On trouve également les huit vassaux ou Hachidai Doji, réalisés par le célèbre sculpteur Unkei. Le pavillon et les huit vassaux sont classés aux Trésors nationaux.

      Koyasan Fudodo

      Koyasan Konpon Daito 2

      Koyasan Danjo Garan 3

                      Au Sud, de l’autre côté de l’étang, le musée Reihō-kan, construit en 1921, conserve les trésors artistiques de Kōya-san. Il possède plusieurs milliers d’œuvres dont 200 sont en circulation, par roulement. bon nombre d’elles sont classées Trésors Nationaux (il possède 8% de ceux du Japon) ou Biens culturels importants. Sculptures, mandalas, tentures… Les photographies sont interdites.

      Koyasan 4

                    Il est onze heures. Nous avons un peu de temps. Je veux refaire une dernière fois, avant de partir, le chemin dallé de l’Okuno-in, jusqu’au temple. Nous trouvons un bus qui nous emmène jusqu’à l’entrée du sanctuaire…

                                         Koyasan Okuno-in 28

      Koyasan Okuno-in 29

      Koyasan Okuno-in 30

      Koyasan Okuno-in 31

             Plaquettes de bois plantées dans la rivière sacrée en l’honneur des enfants morts-nés :

      Koyasan Okuno-in 32

      Koyasan Okuno-in 33

                Des pèlerins :

      Koyasan Okuno-in Pèlerins

                Et des religieux :

      Koyasan Okuno-in Moines

      Koyasan Okuno-in 34

                                        Koyasan Okuno-in Brigitte

      Koyasan Okuno-in 35

      Koyasan Okuno-in 36

      Koyasan Okuno-in 37 Pierre circulaire

                    Et voilà !… Il est 14 heures… il ne nous reste plus qu’à prendre le funiculaire, puis le train jusqu’à Osaka, puis le train jusqu’à la ville de banlieue proche de notre aéroport…

      Koyasan Retour funiculaire

                 Notre séjour japonais se termine. Nous avons vu des choses étonnantes, ou étranges, goûté de merveilleuses beautés, avons été, tour à tour, surpris, émerveillés, et, parfois, eu la sensation de nous trouver sur une autre planète, entourés, imprégnés de cette explosion de couleurs… Et charmés, toujours, de la politesse et, surtout, la gentillesse des humains que nous avons côtoyés et au milieu desquels nous avons vécu des journées inoubliables…

                Notre avion décolle demain, jeudi 29 novembre, pour Pékin à 9h 30. Il nous faudra être à l’aéroport à 7 heures, au moins. Ensuite Pékin-Paris, où il est prévu que nous arriverons à 18h 30, décalage horaire oblige… Voilà. Il nous faut rentrer et retrouver les charges de la vie quotidienne, mais avec, dans le cœur, cette grande gentillesse et ces mille couleurs…

               À un prochain voyage, donc !……… Bizatous !…               Brigitte-san

                                                                                                          

    Kōya-san (3) — 21e jour (1) Cérémonies au temple

    Classé dans: — Brigitte @ 12:02:00

                     C’est le petit matin. La nuit a été glaciale. Certes, nous avions le chauffage d’appoint, pour la nuit. Mais sortir de la chambre pour aller se laver ou aux toilettes nous gelait sur place. Bref, nous voilà réveillés et prêts pour la cérémonie… une heure avant.

                     La cloche sonne et un prêtre vient chercher les « fidèles » (nous !), pour leur faire emprunter un grand escalier de pierre jusqu’à un grand bâtiment où se déroulera la cérémonie bouddhiste du matin. Les moines récitent des soutras, font brûler de l’encens, psalmodient des textes dans une langue inconnue (dérivée du sanscrit), textes qui ont un fort caractère répétitif.

    Nous sommes assis par terre, jambes croisées, ou sur nos talons, sur un coussin. Les moines officient. La cérémonie dure près de trois quarts d’heure. Les personnes présentes sont invitées à s’avancer pour prier et brûler un peu d’encens.

      Koyasan cérémonie 1

                       Puis les moines nous demandent de les suivre dans un autre bâtiment, devant l’enceinte du monastère, où aura lieu la cérémonie du feu.

    Dans la pénombre éclairée de la flamme de bougies, cependant qu’un jeune moine frappe un gong de manière de plus en plus rapide, que d’autres psalmodient à voie basse des matras, le grand-prêtre s’assied devant l’autel chargé d’offrandes, de cloches et de canneliers et allume le feu avec des fagotins de bois.

      Koyasan cérémonie du feu

    Bois, graines, riz, encens. En tout 108 objets seront brûlés, qui représentent les péchés. Au son des clochettes et dans les volutes des fumées d’encens, le feu consume les illusions et délivre des passions. Après une demi-heure, environ, nous sommes invités à passer un par un devant la fumée, afin de l’attirer vers nous de la main, dans le but de nous purifier.

    Il nous est, alors, permis de retourner dans nos chambres, où un jeune moine nous apporte notre petit-déjeuner, végétarien, toujours, sur des petites tables qu’il installe sur le tapis, les futons ayant été rangés dans l’oshiire, pendant notre absence.

      Koyasan petit-déjeuner

                     Après nous être restaurés et avoir tenté de répondre à un ou deux mails urgents dans le local informatique du temple (le seul qui ait un Wi-Fi, du reste anémique, et deux machines aux caractères japonais), nous repartons pour la visite des autres sites de Kōya-san… Non sans une certaine nostalgie…

    En effet, ceci sera notre dernière journée au Japon, ou tout comme. Tout à l’heure, vers 14 heures et des poussières, nous allons reprendre le funiculaire pour Gokurakubashi, puis le train pour la gare de Namba, à Osaka, où nous allons vivre notre dernière nuit japonaise dans un hôtel retenu non loin de l’aéroport, d’où nous prendrons, aux aurores, notre avion pour Paris…

      Koyasan 2

                      Allez, il est 9 heures, en ce mercredi 28 novembre 2012. Il nous reste pas mal de choses à contempler. Nous prenons nos sacs à dos, après avoir réglé notre dû aux moines, et nous dirigeons vers l’Ouest, un peu au centre ville, où s’élève le temple Kongōbu-ji, le saint des saints de Kōya-san et le quartier général de la secte Shingon. L’ensemble, d’une superficie de près de 16 hectares, abrite à la fois des bâtiments administratifs à partir desquels sont gérés les 3600 temples de l’école Shingon de l’archipel, une université religieuse et un temple.

      Koyasan Kongobu-ji 1

      Koyasan Kongobu-ji 2

      Koyasan Kongobu-ji 3

        Devant le temple, la mascotte du Kongōbu-ji. Érigé pour la première fois en 816 par Kōbō-Daishi, il change de visage en 1131, sous la direction de l’empereur Toba, puis se reconvertit en mausolée, en 1593, pour la mère du shōgun Toyotomi Hideyoshi et brûle entièrement en 1863 avant d’être reconstruit. Il reçoit son nom actuel (« Temple de la Montagne du Diamant ») en 1869.

      Koyasan Kongobu-ji 4

      Koyasan Kongobu-ji 5

      Koyasan Kongobu-ji 6

         La salle principale n’est pas ouverte aux visiteurs, excepté pour de grands évènements comme la fête du solstice d’hiver ou le 8 avril, date anniversaire de la naissance de Sakyamuni, autre nom de Bouddha. Mais on peut admirer les œuvres sur fusuma (portes coulissantes) de Kanō Motonobu, fondateur de l’école Kanō au XVIe siècle :

      Koyasan Kongobu-ji 7

      Koyasan Kongobu-ji 8

      Koyasan Kongobu-ji 9

      Koyasan Kongobu-ji 10

      Koyasan Kongobu-ji 11

      Koyasan Kongobu-ji 12

                 Au fond, les rochers du Banryū-tei, le plus grand jardin sec du Japon (2340 m²), évoquent des montagnes ou des dragons émergeant d’une mer de nuages…

      Koyasan Kongobu-ji 13

      Koyasan Kongobu-ji 14

      Koyasan Kongobu-ji 15

                 La visite de ce temple s’achève par l’immense cuisine du monastère, où l’on préparait les repas pour environ 2000 moines…

      Koyasan Kongobu-ji 16

                  Parmi les sept mille habitants de Kōya-san, près de la moitié sont des moines et le reste se compose de leur famille, résultat des mariages survenus après l’arrivée des femmes. Avec encore cent dix temples actifs, la cité, quartier général de l’école bouddhique shingon, reste un centre religieux influent.

                  Ces moines, en effet, ont le droit de se marier, et il n’est pas rare de voir des moines en mobylette ou marchant avec femmes et enfants. La marchandisation du sacré n’a pas épargné le Mont Koya et l’on peut voir, parfois, certains moines en soutane partis faire leurs courses au volant de voitures de luxe… Le but de l’école Shingon est, en effet, nous l’avons vu, d’atteindre l’état de Bouddha pendant son existence. Autrement dit, faire des choix simples, modestes, mais non contraignants. Contrairement à d’autres écoles du bouddhisme, le Shingon ne condamne pas les moines à l’austérité.

                   Nous continuons, à présent, un peu plus à l’Ouest, vers une autre enceinte sacrée, le Danjō-Garan (temples sur plateau), que je vais détailler dans le prochain post, qui sera, hélas, le dernier ayant trait à ce magnifique voyage, rempli de beauté et de couleurs…

                                                           Brigitte-san             

    6/3/2013

    Kōya-san (2) — 20e jour (2) Nuit au temple

    Classé dans: — Brigitte @ 17:01:43

                    Nous revenons, donc, sur nos pas…

    Un peu avant la zone “interdite aux photos", se trouve une rangée de très grands Jizō que les fidèles aspergent, afin de purifier le karma de leurs chers disparus. C’est le Mizu-muke-Jizō :

      Koyasan Okuno-in 10

    Koyasan Okuno-in 11

      Koyasan Okuno-in 12

                                        Koyasan Okuno-in 13

      Koyasan Okuno-in 14

                  Nous nous enfonçons dans le clair-obscur bleuté des frondaisons des cryptomères géants et séculaires…

      Koyasan Okuno-in 15

      Koyasan Okuno-in 16

      Koyasan Okuno-in 17

      Koyasan Okuno-in 18

      Koyasan Okuno-in 19

                  On retrouve de manière ubiquitaire ces gorintō, tours à cinq anneaux, chacun d’eux ayant la forme symbolique de l’un des cinq éléments de l’Univers : la terre (cube), l’eau (sphère), le feu (pyramide), l’air (croissant ou hémisphère) et l’éther.

    C’est, également, la forme traditionnelle de la pierre tombale de la secte Shingon. Elle exprime le fait que les corps, après leur mort physique, reviennent à leur forme élémentaire originelle. En tant que symboles du bouddhisme ésotérique, les deux premières formes (le cube et la sphère) représentent la doctrine la plus parfaite, et contiennent en elles-mêmes les trois autres. Elles sont une image du monde réel (Jutsuzaikai), domaine de la compréhension parfaite, tandis que les trois autres donnent celle de l’Henkai, le monde de la mutation, donc de l’impermanence , lequel renferme le monde où nous vivons (genshōkai).

      Koyasan Okuno-in 20

                                        Koyasan Okuno-in 21

      Koyasan Okuno-in 22

      Koyasan Okuno-in 23

      Koyasan Okuno-in 24

                                        Koyasan Okuno-in 25

                          Mais, comme je l’ai écrit, nous suivons le rythme de la vie du temple. Nous rentrons pour participer à la séance de méditation (explications, puis une demi-heure de méditation, assis bien droits, sur les coussins, jambes croisées, les paumes vers le ciel).

    Ensuite, quand nous rentrons dans notre chambre, vers 17h 30, notre repas est servi. Repas uniquement végétarien (shōjin ryōri), bien entendu, mais délicieux. Cette cuisine interdit la viande, le poisson, l’oignon, le poireau, l’ail et autres racines, puisque les récolter entraînerait la mort de ces légumes. Ces aliments sont remplacés par autre chose, notamment riz, tōfu, haricots et fruits.

      Koyasan Repas du soir

      On nous avertit qu’il nous faudra nous lever tôt, pour participer, à 6 heures, à la cérémonie bouddhiste du matin, puis à la cérémonie du feu.

    Nous faisons notre toilette du soir et décidons, quand même, d’effectuer une marche post-prandiale dans la forêt d’Okuno-in la nuit, et, peut-être, de voir, tout au bout du chemin dallé de 2 km, le Tōrō-dō avec toutes ses lanternes allumées…

      Koyasan Okuno-in 26

      Koyasan Okuno-in 27

            Puis nous rentrons au temple… La table chaufferette est rangée dans un coin. Nos fuyons sont sortis des oshiire et étalés sur le sol, avec une belle couette sur chacun d’eux. On nous a, même, laissé des soutras à calligraphier, pour le cas où nous ne saurions que faire de notre nuit…

    Il ne nous reste plus qu’à enfiler nos yukata et nous coucher…

                                       Koyasan Dame Brigitte

                    Oui, je suis là, toujours, qui veille au grain… Non mais !   ;-)

                     Allez, Bonne nuit ! La cloche va sonner tôt, demain, pour nous appeler au culte…

                                                                                   Brigitte-san

    Kōya-san (1) — 20e jour (1)

    Classé dans: — Brigitte @ 12:17:05

                      Le mont Kōya高野山 ) est une montagne au sud d’Ōsaka, qui a vu s’élever, depuis le tout début du IXe siècle, 117 temples bouddhiques. Inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO, il est le principal centre du bouddhisme Shingon.

      carte Koya-san

                       C’est, en effet, sur ce plateau à 900 m d’altitude moyenne, entouré de huit sommets, que le bonze Kūkai, plus connu sous le nom de Kōbō-Daishi ( 弘法大師 ), le saint fondateur de cette secte, a établi la première communauté religieuse. ce monastère s’est, ensuite, développé, pour devenir une ville, avec une université d’études religieuses et plus de cent temples qui accueillent, à présent, pèlerins et touristes.

    Kōbō-Daishi résume ainsi son enseignement : « Le Shingon est l’enseignement le plus profond du Mahayana. Il se consacre à assurer la paix du pays par la prière, à sauver tous les êtres en chassant les malheurs et en apportant les bonheurs. Son idéal est de devenir Bouddha, dans cette vie, avec ce corps, ce qui signifie vivre dans la vérité ».

    En 813, l’empereur Saga invita les grands maîtres des huit écoles bouddhiques, ésotériques ou non, dans son palais, pour une discussion publique sur les mérites respectifs de leurs doctrines. Tous sauf Kūkai, affirmèrent qu’il était nécessaire de vivre plusieurs vies afin de parvenir à l’état de Bouddha. Kūkai, qui avait effectué un long voyage en Chine, formula l’essentiel de son enseignement à cette occasion.

    Devant le scepticisme des autres religieux, il accomplit les gestes sacrés avec les mains, récita les matras, et entra en méditation sur le Bouddha Grand Soleil (Dainitchi-Nyorai). Et, à la surprise de tous, il entra dans un état de samādhi très profond (renoncement à toute production de la conscience et jusqu’au renoncement à l’idée même de renoncer), son corps devint très lumineux et prit la forme du Bouddha assis sur un lotus à huit pétales…

    À la fois grand religieux, homme de lettres, philosophe, poète et calligraphe (ses calligraphies sont considérées comme trésors nationaux), Kūkai a fortement influencé la culture et la civilisation japonaise. C’est lui qui est à l’origine de la création des hiragana (le syllabaire japonais) et l’auteur du plus ancien dictionnaire d’idéogrammes du Japon. Apportant au Japon le génie qui allait lui permettre de se libérer du carcan culturel chinois, il se lia d’amitié avec l’empereur Saga — 52e empereur et le premier, selon la légende, à boire du thé — lui aussi grand calligraphe et homme de lettres, qui lui permit, en 816, de construire un monastère sur le mont Kōya-san. Ce plateau, entouré de huit montagnes, évoquait, pour lui, le Royaume de la Matrice, le lotus à huit pétales où siège le Bouddha.

    Dans le premier temple élevé, le Kongōbuji, Kūkai célébra, en 832, la cérémonie d’offrande de 10 000 lumières pour le bonheur de tous les êtres. Durant toute sa vie, il s’attacha à tenter de soulager la misère du peuple. Ses qualités humaines et sa conduite exemplaire en faisaient un modèle pour tous. Il ne put voir le parachèvement de son œuvre. Vénéré par la noblesse comme par le peuple ou les religieux, il s’est épuisé à la tâche et meurt en 835. Mais, comme nous le verrons, plus loin, il semble qu’il vive et travaille toujours pour le bonheur de l’humanité…    ;-) Dans tout le Japon, des temples, petits, ou grands, lui sont consacrés.

                   Il fallait faire un peu d’histoire pour expliquer pourquoi ce mont et cette cité de Kōyasan, longtemps refermée sur elle-même, constituent le plus mystique des monts sacrés du Japon.

                  Nous partons de la gare de Namba, à Osaka.

      Osaka gare Namba

    Il est quelque peu compliqué de se rendre au Mont Koya. D’Osaka, nous avons dû prendre un chemin de fer privé, puis changer pour un autre train d’une compagnie différente.

      gare sur la route de Koyasan

    Les paysages bucoliques défilent, derrière les vitres. Bientôt, les habitations se font rares et les collines revêtent un manteau boisé, hermétique. La nature est omniprésente. Peu de personnes vont jusqu’au terminus, au pied du mont, à Gokurakubashi.

      en train sur la route de Koyasan

    Là, un mignon funiculaire, rouge et blanc, élève ses passagers jusqu’à la cité monacale, au travers de tunnels d’hortensias.

      Funiculaire Koyasan

    Cependant, le voyage ne touche pas encore à sa fin puisque les derniers kilomètres, sacrés, ne peuvent être parcourus à pied. Koyasan ne s’offre pas aisément, et c’est en bus que nous arrivons à destination, au cœur de la ville. Autrefois, les pèlerins pénétraient dans l’enceinte sacrée par la Daimon, l’ancienne porte, alors que les femmes, qui n’eurent accès au complexe qu’à partir de 1872, s’arrêtaient au Nyonindo.

      Koyasan Daimon

                     Kōyasan : la Daimon, porte de 25 m de large…

    Initialement construit au XIe siècle dans la vallée Tsuzuraori, cet édifice massif, classé « bien culturel important », fut déplacé un siècle plus tard à son emplacement actuel, marquant l’entrée de la ville de Kōbō Daishi,

    Trois ouvertures, au centre, font office de frontière, de lieu de passage, vide et calme célébrés, tandis qu’au-dessus, les charpentes gravées de couleur vermillon ajoutent une pointe de finesse et d’harmonie au gigantisme. À droite et à gauche, les statues protectrices Un-Gyo et A-Gyo, que j’ai, déjà évoquées ailleurs.

                    Nous nous rendons au monastère (Ekō-in), où nous allons loger, pendant ce court séjour en ces lieux mystiques autant que mythiques… On nomme cela le shukubō ( 宿坊 ), « logement chez les moines ». Ah ! voici l’entrée du nôtre :

      Koyasan Eko-in

      Le thé est servi, dans notre chambre . Oui, sur une table-chaufferette (la température sera glaciale, cette nuit. Heureusement, il y a également un chauffage d’appoint) :

      Koyasan Eko-in Chambre

       Une vue plus large de notre logis :

    Koyasan Chambre dans le temple

                    Nous sommes dans un temple, cependant, et allons vivre la vie du temple, avec les offices et tout et out. Mais, pour l’instant, il est midi et demi. Il fait un peu froid, en cette saison et à cette altitude… Nous sortons nous restaurer d’une bonne soupe très chaude et très nourrissante, puis allons visiter l’Okuno-in, le cimetière le plus prisé du Japon, le plus grand de l’archipel, dépassant deux cent mille tombes. Un lieu sacré.

      Koyasan Okuno-in 1

    Selon les croyances de l’école Shingon, les corps enterrés ici sont seulement des esprits en attente. Un jour, Kōbō Daishi, le fondateur de la communauté religieuse du Mont Koya, sortira de sa méditation lorsqu’arrivera Miroku, le Bouddha du futur. Alors, toutes les âmes en transit reposant au sein de sépultures ou dont les cheveux ou cendres ont été placés par des proches devant le mausolée de Kūkai, s’élanceront à leur suite. En attendant, le nombre de tombes ne cesse d’augmenter dans l’Okuno-in.

    On y trouve des tombeaux de personnages historiques ou célèbres, de samouraïs, mais également de gens ordinaires qui ont voulu se faire enterrer là afin d’être dans les premiers à renaître en Bouddha. Certains appartiennent à de grandes entreprises du Japon, comme celui de Nissan, reconnaissable aux deux statues d’ouvriers et au logo de la marque :

      Koyasan Okuno-in 2

    Ces tombes sont dédiées à la mémoire des employés de ces entreprises qui, bien que n’appartenant pas au courant Shingon, souhaitent disposer symboliquement d’une sépulture en ces lieux.

      Koyasan Okuno-in 3

      Koyasan Okuno-in 4

      Koyasan Okuno-in 5

                   Ce cimetière géant est enfoui dans une forêt de cryptomérias japonica centenaires, à la taille et à la circonférence impressionnantes.

                                        Koyasan Okuno-in 6

    Comme dans tous les sanctuaires japonais, on trouve des Jizō affublés de sortes de bavoirs rouges et/ou de bonnets de la même couleur. il s’agit d’une tradition remontant au VIIe siècle et, en tout cas l’ère Heian, qui a suivi. La couleur rouge protégerait de la maladie et Jizō est l’ami des enfants. Il les console quand ils percent leurs dents, les berce lorsqu’ils pleurent et que les parents sont absents. Il est le compagnon de jeux des enfants morts. C’est pourquoi les mères ayant perdu un enfant les habillent de la sorte, afin qu’ils lui viennent en aide.

    Koyasan Okuno-in 7

      Koyasan Okuno-in 8

               Cet endroit est un lieu sacré dans un site lui-même sacré. Déjà, le fait de franchir le pont Ichi no Hashi qui marque l’entrée de l’Okuno-in revient à traverser la liaison entre deux mondes. Il porte le nom de « Premier pont » puisqu’il constitue le point de départ du chemin (de 2 km) menant au Mausolée de Kūkai, par lequel on doit passer. La croyance veut qu’a à partir de là, Kūkai accompagne les pèlerins jusqu’à Mausolée, et, ensuite, les raccompagne de la même manière jusqu’ici . C’est pourquoi en signe de dévotion moines et fidèles joignent les deux mains avant de passer ce pont.

    De l’autre côté, l’atmosphère a changé, l’air s’est chargé de sacré. Les cèdres vertigineux qui émaillent les premières sépultures masquent le ciel et l’issue du chemin dallé qui s’élance au travers du bois. Les styles des monuments funéraires varient énormément, mais les cénotaphes les plus spectaculaires attirent l’attention, comme celui qu’une entreprise d’insecticides a dédié à ses victimes termites… 

      Koyasan Okuno-in 9

    Après le « Pont du milieu » (Naka-no-hashi) où les pèlerins faisaient leurs ablutions à l’époque Heian, le pont Gobyo no Hashi, annonce le passage à un niveau encore plus avancé du sacré. La passerelle, dont les trente-six planches portent gravées au dos le nom de l’une des divinités bouddhiques, est elle-même considérée comme telle. Il est de rigueur d’à nouveau s’incliner les mains jointes pour invoquer Kūkai avant de la franchir.

      Koyasan Okuno-in 10

                    Au-delà de ce pont, il convient de montrer le plus grand respect : nourriture, boissons et photographies sont interdites. On avance jusqu’à l’escalier d’une trentaine da marches qui conduit au Tōrō-dō, le temple des lanternes, fondé par Shinzen et reconstruit en 1023. Vingt mille lanternes entourent l’édifice, les deux lanternes centrales brûlant sans interruption depuis un millénaire, la première, lanterne de la femme,pauvre ayant été offerte par une jeune fille qui s’était rasé la tête et avait vendu ses cheveux afin de pouvoir faire une offrande à la mémoire de ses parents défunts ; la seconde a été offerte par l’empereur Shirakawa.

    Un peu plus loin se trouve le mausolée Gobyo de Kōbō Daishi,, qui demeure en état de méditation depuis 1200 ans dans le dessein de sauver tous les êtres. Chaque jour, des repas sont déposés à sa porte, tandis que moines et laïcs se recueillent en silence ou en récitant à voix basse des sutras. Les portes, quoiqu’il arrive, restent closes.

                    Nous allons revenir sur nos pas pour continuer la visite…………………

    5/3/2013

    Ōsaka-Dōtonbori — 19e jour (2)

    Classé dans: — Brigitte @ 16:01:50

                      Après un bain relaxant dans l’onsen de l’hôtel, nous avons décidé d’aller nous restaurer en visitant, de nuit, le quartier animé de Dōtonbori. C’est, pratiquement, une unique rue, longeant le canal Dōtonbori entre le pont Dōtonboribashi et le pont Nipponbashi du quartier de Namba, à 10 min. de la gare du même nom.

      Cliquer ici pour voir la carte et une visite guidée en images du quartier

                       En 1621, Dōtonbori fut transformée en rue de divertissement d’Ōsaka. Dès 1662, la rue comptait pas moins de six théâtres kabuki et cinq théâtres buraki, ainsi qu’un théâtre de marionnettes unique en son genre.

    Au fil des années, la désaffection pour ce genre de divertissements amena les attractions d’origine à fermer et les cinq théâtres restants furent détruits lors du bombardement américain de la ville au cours de la Seconde Guerre mondiale. Actuellement, les théâtres ont disparu, le quartier est célèbre pour ses magasins, ses restaurants, ses enseignes lumineuses et son animation qui en fait le rendez-vous de la jeunesse.

      Dotonbori 1

                         L’enseigne lumineuse, que l’on voit sur la photo précédente, du confiseur Ezaki Glico, représentant un coureur passant la ligne d’arrivée, est mondialement célèbre. Glico est une marque de confiserie célèbre dans toute l’Asie pour ses “Pocky“, commercialisés sous licenc en Europe son le nom de “Mikado“, par LU.

    Pourquoi un coureur, me direz-vous. C’est toute une histoire : en 1919, un monsieur nommé Riichi Ezaki produit ses premiers caramels à base de glycogène. Peu auparavant, ayant vu des enfants jouer avec ardeur, au bord de mer, il s’était imaginé qu’ils tiraient leur énergie du glycogène des huîtres qu’ils consommaient. En 1922, il fonde l’Ezaki Glico Company et, à partir de 1927, commence à mettre des jouets dans les boîtes de friandises pour les enfants.

    Depuis la création de l’entreprise jusqu’à ce jour, l’image du coureur courant 300 m symbolise la marque : la valeur énergétique d’un caramel (16 kcal) permet à une personne mesurant 1,65 m et pesant 55 kg de courir 300 m. D’où le slogan : « 300 mètres avec une bouchée ». L’enseigne modifiée, lors d’événements sportifs, est une attraction d’Osaka et un lieu de rendez-vous facile.

      Dotonbori 2

     Dotonbori 3

    Dotonbori 4

                          Ōsaka est connue pour sa gastronomie. Ses plats régionaux les plus connus sont l’okonomiyaki — cette sorte de crêpe ou d’omelette, entourant des ingrédients très variables, cuite sur une plaque chauffante, que nous avons déjà rencontrée à Hiroshima, mais qui n’est pas tout à fait la même, ici —, le takoyaki — littéralement “poulpe cuit", variété de beignets contenant des morceaux de poulpe, généralement vendu dans des échoppes pour être consommé à l’extérieur ou emporté —, les udon, nouilles traditionnelles japonaises à la farine de blé tendre, ainsi que les sushis régionaux.

      Dotonbori takoyaki

          La préparation de takoyakis.

      Dotonbori 5

      Dotonbori 6

                    Bon… Il est 19h 20 et tout ça me donne faim !… Nous choisissons un petit restaurant sympathique et commençons par des takoyakis :

      Dotonbori 7

                    Ensuite, c’est cela que je m’apprête à manger, cuit sur la plaque :

      Dotonbori repas 1

      Dotonbori repas 2

                    Je vous avais prévenus que j’avais faim !   :-)             Après quoi, nous reprenons notre promenade nocturne. Les enseignes des restaurants sont, parfois, géantes :

      Dotonbori 8

                 Le restaurant… de crabe Kani Doraku et son célèbre crabe géant animé, qui a été copié ailleurs…

      Dotonbori 9

    Dotonbori 12

      Dotonbori 10

      Dotonbori 11

                   Un petit temple :

      Dotonbori 13

      Dotonbori 14

      Dotonbori 15

      Dotonbori 16

                                         Dotonbori 17

                      21 heures ! Il est temps, pour nous, de regagner notre hôtel-capsule, lire nos mails, consulter les nouvelles… et dormir…

      Osaka lit

    Demain, nous partons pour Koya-san.  Bonne nuit !…………… ;-)

    Ōsaka (1) — 19e jour (1)

    Classé dans: — Brigitte @ 12:35:27

                        Nous nous rendons, à présent, à Ōsaka, afin de partir de là, par le train régional, pour la cité religieuse de Koya-san, dont je parlerai, bien sûr, prochainement et qui constituera notre dernière étape, avant le retour à Osaka pour prendre l’avion pour la France.

                 Le Shinkansen nous emmène rapidement dans ce port, au bord de la mer intérieure, troisième plus grande ville du Japon, centre commercial et industriel de l’Ouest, pôle majeur pour toutes les techniques novatrices.

                 Il est midi. Pour nous restaurer, nous hésitons entre les divers “paniers-repas", pas très chers, très frais, et appétissants proposés dans les gares et trains japonais… joliment présentés dans des boîtes originales :

    panier-repas train

                 En définitive, notre repas sera celui-ci :

      Repas Osaka

                          Située à l’embouchure de la rivière Yodo qui vient se jeter dans la baie d’Osaka, la ville dispose d’un réseau de canaux qui s’entrecroisent sous ses rues animées et qui ont joué un rôle important dans son essor vers la prospérité. Les quartiers les plus animés sont ceux autour des gares d’Umeda et de Namba. À Umeda, on peut se promener dans de nombreuses galeries souterraines du plus grand modernisme où se pressent toujours visiteurs et acheteurs.

                         Capitale du pays sous le règne du trente-sixième empereur, Kôtoku (597-654), de 645 à 745, la ville s’enorgueillit d’un palais, aujourd’hui disparu, et d’un château, Ōsaka-jō , construit en 1586, et qui fut, jadis, le plus important du Japon. Tout au long de la période féodale et jusqu’au XXe siècle, elle a élaboré sa réputation commerçante d’abord sur la fabrication de textiles, en particulier ses cotonnades, puis sur sa créativité industrielle. Véritable « place du marché du pays », comme disent les Japonais, elle représente le berceau de l’industrie pharmaceutique japonaise et la porte d’entrée d’importants groupes étrangers qui souhaitent s’implanter dans l’archipel. Osaka se flatte de compter une forte concentration de chercheurs.

                         Nous sommes le 26 novembre ; c’est un lundi, et, hélas, le musée national des Beaux-Arts, riche de milliers d’œuvres, gravures, sculptures, peintures et photographies est fermé le lundi. Et le ciel est gris…

    Nous allons, donc, visiter le Musée d’Histoire d’Osaka, à la façade tout en courbes, carrelée de losanges de grès, ornée d’une fente de baies vitrées, et reliée par une bulle de verre au building adjacent de la NHK. Il est fermé le mardi, mais pas le lundi.

    La visite débute par le dixième et dernier et étage de l’édifice, d’où l’on a un beau panorama sur la ville et le château d’Osaka, malheureusement brouillé par les reflets sur les vitres, particulièrement gênants par ce temps gris, et que je me suis efforcée d’éliminer…

      Osaka 1

      Osaka 2

      Osaka 3

                   L’Histoire est, ici, véritablement mise en scène grâce à des reproductions grandeur nature de la salle principale (Daikokuden) du palais d’autrefois et des maquettes d’une grande précision. Les mannequins en tenue de Cour ou les piliers rouges évoquant le palais de Naniwa permettent d’imaginer les cérémonies d’une époque révolue…

      Osaka 4

      Osaka 5

      Osaka 6

                     En changeant d’étage, d’autres vues de la ville et du château :

      Osaka 7

      Osaka 8

                      Et des œuvres picturales anciennes, tapisseries et illustrations :

      Osaka 9

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                                        Osaka 14

                      Nous rentrons à notre hôtel pour nous préparer pour le soir, avant d’aller dîner quelque part en ville, dans un quartier animé.

    Nous avons voulu faire l’expérience, ici, et cette fois, de dormir dans un hôtel capsule, un « hôtel » typiquement japonais qui a la particularité d’optimiser au maximum l’espace d’occupation et dont les chambres se limitent à une simple cabine-lit.

      Osaka 15

    Dès que l’on pénètre dans la réception, on nous demande d’ôter nos chaussures, placées dans un casier, et des chaussons nous sont proposés. Les bagages sont mis dans un vestiaire personnel à l’entrée de l’hôtel. Dans ce vestiaire, on a à disposition un pyjama-kimono, une serviette et un petit nécessaire basique de toilette.

    Les hôtels capsule ont une structure et une organisation bien particulières. Les cabines de ces hôtels se constituent donc d’un tube généralement en plastique ou en fibre de verre, ont une surface moyenne de deux mètres sur un pour une hauteur d’un mètre vingt-cinq et sont équipées d’une télévision, d’un système d’air conditionné, d’un réveil et d’une radio. Les capsules sont superposées par groupe de deux et alignées le long d’un couloir. La taille des hôtels est variable et ils peuvent proposer d’une cinquantaine à plus de sept cents capsules. Quand aux sanitaires, ils sont communs, mais nombreux, un « onsen » (dans celui où nous avons été) nous attend, bain normal et bain bouillonnant. À côté, de nombreux lavabos, avec tout le nécessaire de toilette, rasoirs, dentifrices, laques, etc.

      Osaka 16

    Homme et femmes sont séparés. L’étage des capsules des femmes était “défendu” par une porte fermée à clé. Un restaurant, une petite salle de jeux, Internet sont mis à notre disposition pour un prix modique. Certains hôtels permettent même de louer une capsule dans la journée pour faire une petite sieste, ce qui s’avère fort pratique pour les hommes d’affaires ou les touristes fatigués.

      Osaka 17

      Osaka 18

    Bon… Nous n’avons, donc, pas à nous préoccuper de notre lit… Nous allons sortir pour nous restaurer et visiter Osaka la nuit… Ce qui fera l’objet du post suivant…

    4/3/2013

    Kurashiki (2) — 18e jour (2)

    Classé dans: — Brigitte @ 18:33:08

                  Nous continuons, donc, la visite du centre ville ancien de Kurashiki (la ville moderne, architecture de béton, n’est pas très intéressante).

      Kurashiki 35

      Kurashiki 36

                  Nous longeons les canaux, pour trouver un restaurant avant de nous rendre au musée :

      Kurashiki 37

      Kurashiki 38

      Kurashiki 39

      Kurashiki 40

                   Notre déjeuner est servi ! Bon appétit !    :-)

      Kurashiki 41 déjeuner

                   Après déjeuner, nous nous rendons au musée des Beaux Arts Ohara, le long des canaux, décorés d’une végétation flamboyante, sous ce magnifique soleil d’automne…

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                    Nous voici au musée des Beaux-Arts. Ce bâtiment blanc à deux étages, inspiré par le Parthénon grec, abrite une riche collection d’art occidental : Le Greco, Corot, Monet, Rodin, Gauguin, Picasso, etc. Au fil du temps, les collections se sont enrichies de peintures japonaises modernes, puis d’arts traditionnels japonais et d’antiquités orientales. Il fut le premier musée d’art privé, fondé en 1930 par M. Ohara, gros entrepreneur local, qui dépêcha en Europe, pendant une année, dès 1920, un peint pour choisir les œuvre à exposer dans son musée.

                     On y trouve des tableaux impressionnistes, comme ces tableaux de Monet :

      Kurashiki 44 tableaux

      Kurashiki 45 tableaux

    et d’autres plus modernes…

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    Certains très, très modernes…   ;)

                     Nous continuons notre promenade dans cette jolie ville…

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    Kurashiki 49 personnages

                Reflets sur les eaux :

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                  Il est 17h 20. La nuit est, à présent, tombée. Les boutiques et magasins commencent à fermer. Nous nous promenons encore un peu dans les rues et les canaux illuminés.

                 Nous dormons ici. Demain, nous partons pour Osaka !…

    Kurashiki (1) — 18e jour (1)

    Classé dans: — Brigitte @ 13:58:04

                En cette belle journée ensoleillée du 25 novembre 2012, nous quittons Okayama pour la ville de Kurashiki, à 15 minutes en train d’Okayama.

    Plaques Kurashiki

                Kurashiki est une ancienne ville de marchands, peuplée de 500 000 habitants. À l’époque seigneuriale, c’était un port actif pour le commerce du riz. Plusieurs vieux entrepôts de riz du XVIIe siècle témoignent de cette époque, où la ville se trouvait au bord de la mer, dont elle est, à présent, distante d’environ 15 km.

    Kurashiki 1

                 Pendant la restauration Meiji, la ville a été connue pour sa fabrication de textiles. Ayant largement échappé aux dommages de la seconde guerre mondiale, ses quartiers historiques sont en bon état et très pittoresques. La zone historique de Bikan, où les entrepôts à fenêtres à meneaux alternent avec les saules pleureurs tout au long des rives de l’ancien canal nous réservent un spectacle enchanteur, à l’automne.

    C’est pourquoi, devant l’abondance des photographies (paysages et personnages) que j’ai eu l’occasion de prendre, ce jour-là, je vais découper cette visite en deux posts, afin de ne pas surcharger les pages du blog.

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                    En marchant, nous rejoignons un temple où se déroulent des cérémonies (mariage ou autres), pour lesquelles les participants, adultes ou enfants portent des costumes traditionnels japonais :

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                Jolies, richement vêtues, et bien aimables, ces dames, non ?      :-)

                                           Kurashiki 24

                 Nous revenons dans le centre par la forêt. On peut admirer ces anciens entrepôts du XVIIe siècle, pour la plupart transformés en musées ou autres, avec leurs fenêtres particulières, leurs murs blancs et leurs tuiles vernissées. Tuiles rondes, avec l’emblème de la famille.

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    Kurashiki 34 personnages

                           Eh bien suivons la dame, qui avance d’un bon pas !   :-)     Suite de la visite dans le post suivant…   

    3/3/2013

    Okayama — 17e jour (2)

    Classé dans: — Brigitte @ 18:19:01

             Nous arrivons par le train à  Okayama, ville de 700.000 habitants, située en bordure de la mer intérieure de Seto. La fleur qui la symbolise est le chrysanthème. La région d’Okayama possède un dialecte spécial dont les mots usuels diffèrent nettement du japonais standard. Bien que ce dialecte soit utilisé par les hommes et par les femmes, il est considéré comme « rugueux » et peu approprié aux jeunes filles    :-)

      Hiroshima-Okayama

            Selon un ancien conte de fées japonais, un couple de vieillards sans enfant avait, un jour, trouvé une pêche flottant dans la rivière. La recueillant, ils trouvèrent à l’intérieur un petit garçon qu’ils appelèrent Momotarō (l’enfant de la pêche). Celui-ci, en grandissant, se sentait grandement redevable à ce couple qui l’élevait ; et, quand il fut adulte, il annonça qu’il partait en voyage pour l’île d’Onigashima (l’île du démon), afin de lutter contre les démons qui avaient causé des ennuis aux villages voisins.

    La vieille femme lui avait préparé un kibi-dango (boulettes douces de farine de millet). Sur le chemin de l’île, il se lia d’amitié avec un chien, un singe et un faisan, en partageant sa nourriture avec eux. Ils lui apportèrent leur aide pour vaincre les démons.

    Momotarō récupéra les trésors des démons qu’il donna au vieux couple pour le remercier de tout ce qu’ils avaient fait pour lui au fil des ans. Les habitants de Okayama affirment que leur ville est l’endroit où s’est déroulée cette histoire, et sa rue principale est appelée Momotarō-Odōri, en l’honneur du garçon de la pêche. On y rencontre des statues rappelant le conte.

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              Le château d’Okayama, Okayama-jō , également appelé le château des corneilles (U-jō), en raison de sa couleur noire, rare parmi les châteaux japonais (blancs, le plus souvent). Seules quelques pierres en saillie et le poisson-gargouille de la chance sont dorés. Détruit lors de la seconde guerre mondiale, ce château a été complètement reconstruit à partir de 1966, selon les plans d’origine.

      OKAYAMA Château noir

               Mais, non loin de là, le plus beau site de Okayama est le jardin Koraku-en, qui est considéré comme l’un des trois plus beaux jardins du Japon, avec le Kairaku-en de Mito et le Kenroku-en de Kanazawa, que nous avons visité précédemment.

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                Son nom signifie : « le jardin d’après », en référence à une citation de Confucius qui énonce qu’un prince avisé veille en premier aux besoins de ses sujets puis après, seulement, aux siens. Ce jardin a été élaboré en 1687 et terminé en 1700. Malgré de légères modifications, Koraku-en a gardé les formes qui lui ont été données à l’époque Edo, avec des cascades, des petits sanctuaires, salon de thé, une forêt d’érables miniature, un étang de lotus et, même, une serre remplie d’orchidées et de cactus. On n’y trouve, également, des grues blanches à tête rouge, libéré lors d’occasions spéciales.

                Je vous laisse en contempler sa beauté, dans la lumière d’automne…

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                   Après avoir souhaité une vie de bonheur aux jeunes mariés…

                                        OKAYAMA Jeunes mariés

                  Il est 16h 30. La nuit va bientôt venir. Nous quittons le jardin pour une promenade dans les rues de la ville avant de nous restaurer et de regagner notre hôtel

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                Demain, Kurashiki !    :-)

      

    2/3/2013

    Miyajima — 16e jour (2) et 17e jour (1)

    Classé dans: — Brigitte @ 14:07:50

                Après déjeuner, nous allons prendre le ferry pour l’île de Miyajima, classée comme « l’un des trois plus beaux sites du Japon » (sic), avec des temples et des sanctuaires dont l’un est inscrit au Patrimoine Mondial. On dit, également de cette île qu’elle est « un Japon en miniature ». Nous nous devions de la visiter…

              Il est 15 heures. Au revoir, Hiroshima ! (nous reviendrons demain, pour repartir sur Okayama ; nous couchons dans l’île).

      Miyajima 1 ferry

      Miyajima 2

               À l’arrivée, le grand torii  qui semble flotter sur l’eau. Portail shintō qui symbolise le passage entre monde profane et monde sacré. Autrefois, l’île entière de Miyajima était considérée comme une divinité, ou, plutôt, un ensemble de déesses. Ce portail, construit à 200 m du sanctuaire d’Itsukushima marque l’entrée de ce temple « flottant », enfin, un temple qui semble flotter sur les eaux, à marée haute.

      Miyajima 3

              Nous allons débarquer et visiter l’île, bien entendu en commençant par ce temple.

      Miyajima 4

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              Le torii a été construit, pour la première fois, en 1168, quand Taira-no-Kiyomori, gouverneur de la province d’Aki, démarra la construction du sanctuaire.

      Miyajima 6

               Ce temple, à l’architecture raffinée de l’époque Heian, laqué d’un rouge vermillon flamboyant, contraste avec le bleu intense de la mer et le vert profond des forêts primitives du mont Misen.

       Miyajima 7

                Du fait de nombreux incendies et autres intempéries, le sanctuaire principal, que l’on peut admirer aujourd’hui, est dédié aux trois déesses Munakata, date de 1571, tandis que le sanctuaire Marodo (dédié aux divinités extérieures), date de 1241. C’est un des exemples les plus raffinés de l’architecture de l’époque Heian. Le toit du sanctuaire principal est à deux pentes incurvées et symétriques, et, sur la façade, s’ouvrent des portes losangiques et pliantes à lattes, laquées d’un vernis bleu vert, qui ajoutent une touche de grâce et d’élégance à l’ensemble. La galerie fait 262 m de longueur sur 4 m de largeur ; l’espace entre les piliers est d’environ 2,4 m. De légers espaces entre les lattes permettent de réduire la poussée de l’eau à marée haute et de rejeter les eaux de pluie.

    Comme le sanctuaire est construit en mer, ses fondations, immergées, se décomposent assez facilement. Il est, en outre, soumis aux intempéries, vents marins et typhons. Mais bien qu’il nécessite un entretien constant, après plus de 800 ans, nous pouvons toujours, aujourd’hui, admirer le même sanctuaire que la Cour de l’époque Heian.

       Miyajima 8

    Ce pont apparaît pour la première fois dans un document de l’époque Ninji (1240-1243), ce qui indique qu’il n’existait pas encore lorsque Taira-no-Kiyomori vint visiter le sanctuaire. On dit que les messagers de l’Empereur l’empruntaient pour pénétrer dans le Sanctuaire Principal à l’occasion de festivals tels que le Gochinzasai. Des escaliers temporaires étaient alors montés sur le pont pour faciliter la traversée des messagers.

    Nous continuons la visite de l’île.

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               La nuit tombe tôt, au Japon, mais, ici, et tout spécialement en automne, elle s’éclaire de mille couleurs :

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      Miyajima 19                    Après cette petite marche dans la montagne, il est temps de se restaurer… puis d’aller dormir. La matinée suivante, avant de reprendre le ferry, vers 11 heures, nous la consacrons, encore à la visite de l’île :

                                        Miyajima 120

                    La pagode Goju-no-to à cinq étages fut construite, à l’origine, en 1407 et restaurée en 1533. Elle est principalement dédiée au Bouddha de la Guérison ainsi qu’à ses disciples Fugen et Monju. Elle a été construite dans son intégralité en style japonais comme en témoignent les capuchons ornementaux, les piliers de rambarde et le placement des chevrons. Cependant, l’influence chinoise apparaît dans certaines parties comme le sommet des piliers en bois qui supportent les combles ainsi que dans les queues de chevrons.

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                        Après la dégustation d’une délicieuse huître gratinée :

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    et un adieu au torii plongé dans ses eaux bleues…

      Miyajima 22

    … nous quittons l’île pour nous rendre à Okayama (dans la gare de laquelle nous avons laissé le principal de nos bagages), via Hiroshima.

      

    1/3/2013

    Hiroshima — 16e jour (1)

    Classé dans: — Brigitte @ 12:42:30

                     Nous nous levons, donc, tôt (plus tôt que prévu, au départ, donc), pour essayer de prendre le premier train pour Hiroshima. Et bien nous en a pris   :-)

            Notre charmante logeuse se lève également, pour nous saluer avant notre départ… Il pleut à verse, après toutes ces belles journées à Kyoto et Nara… Nous nous habillons en conséquence, enfilons nos chaussures, restées sagement dans l’entrée, comme d’habitude, et nous apprêtons à partir courageusement sous la pluie… quand, par miracle, celle-ci cesse d’un coup dès que je mets le nez dehors !

            Le Ciel n’est, donc pas contre nous !… Nous partons pour la gare et le premier train pour Hiroshima (un shinkansen) comporte au moins quatre ou cinq voitures absolument sans réservation ! Nous avons toute la place que nous voulons, et ces places sont très confortables, dans les trains japonais. Il est heureux que j’aie refusé de tenir compte des dires de l’employée revêche de la veille.

       Shinkasen Kyoto

             Nous effectuons un agréable voyage et arrivons à Hiroshima un peu avant 10h 30. Nous laissons nos gros sacs à la consigne de la gare pour n’emporter dans nos petits sacs à dos que les affaires nécessaires aux deux journées à venir, puisque nous allons coucher non loin de là dans l’île de Miyajima.

            Nous visitons la ville. La première chose qui frappe est, évidemment, les restes détruits en 1945 du Palais des expositions et conservés pour la mémoire…

       Hiroshima 1

       Hiroshima 2

       Hiroshima 3

            Le musée, très intéressant, expose, dans un vaste panorama historique, les causes et les conséquences de la guerre…

       Hiroshima 4

                         Ici, les objets calcinés et fondus par la chaleur de la bombe

        Hiroshima 5

                          Une montre arrêtée à l’heure exacte de l’explosion de la bombe : 8h 15

        La ville, reconstruite…

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                     avec de beaux parcs et jardins…

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                     et les monuments du souvenir…

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       Hiroshima 16

             Mais Hiroshima est, également, la capitale de l’okonomiyaki, sorte de crêpe (faite de farine de blé et de poisson séché, puis de nouilles, l’ensemble retourné sur des œufs brouillés) typiquement japonaise. Le mot est composé de okonomi (お好み, littéralement « ce que vous aimez / voulez ») et yaki (焼き, grillé). Le tout est servi tel quel ou bien recouvert avec des oignons verts hachés, que l’on peut, également, recouvrir de sauce spéciale “okonomi“.

             Les restaurants spécialisés sont pris d’assaut… Il faut faire la queue pour y entrer, puis attendre tandis que l’on vous prépare votre repas sur la plaque chauffante, devant vous.

       Okonomiyaki 1

       Okonomiyaki 2

                         Me voilà enfin servie !

       Okonomiyaki 3

       Okonomiyaki 4

                                           Bon appétit !…                :-)                                Brigitte

    28/2/2013

    Kyotō (8) — 15e jour (2) Le Pavillon d’argent

    Classé dans: — Brigitte @ 15:03:41

              Le temple Ginkaku-ji  ou Pavillon d’Argent et son site sont également classés au patrimoine mondial de l’humanité. Il s’agit, là, d’un des endroits les plus délicieux de Kyotō. L’élégant pavillon, principal attrait de ce temple, devait être recouvert de plaques d’argent, ce qui ne fut jamais réalisé. Les structures en bois sont, cependant, recouvertes de laque.

       Kyoto_Pavillon argent 1

       Mais il existe aussi une autre explication à ce nom : devant le pavillon se dresse une petite estrade arrondie, et, le soir, il règne, dans le temple, un silence profond et paisible et le sable argenté de l’estrade réfléchit la lumière de la lune, ce qui couvre le temple d’une couleur argent.

       Kyoto_Pavillon argent 2

       Kyoto_Pavillon argent 3

             Le très beau jardin, de style paradisiaque jōdoshiki, incorpore de nombreux éléments zen (mer de sable, monticules, etc.). En fait, nous nous trouvons, ici, devant la juxtaposition de deux jardins l’un, classique, centré autour d’un étang, l’autre, de type kare sansui, symbolisant la mer de l’Ouest, paysage célèbre en Chine méridionale.

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                          Et nous repartons vers notre quartier de Gion, en visitant d’autres temples, d’autres jardins…

                                          Kyoto Rue 1

       Kyoto Rue 2

       Kyoto temple 1

       Kyoto jardins 1

                                           Kyoto temple 2

       Kyoto jardins 2

       Kyoto jardins 3

       Kyoto jardins 4

                           Demain, nous devons (hélas) quitter cette merveilleuse ville de Kyotō, et notre sympathique ryokan pour nous rendre à notre prochaine étape : Hiroshima, puis l’île de Miyajima, que nous espérons gagner sur le soir… Nous nous rendons à la gare, pour prendre nos tickets de train.

           Mais l’employée japonaise, assez revêche, de la ligne de chemin de fer nous annonce (après une queue d’une demi-heure), qu’il n’y a plus de place dans les trains pour Hiroshima avant le soir (malgré nos “Pass“) … ce qui nous ferait perdre une journée sur notre planning, et empêcherait la visite d’Hiroshima. Il n’y a, nous assure-t-elle, rien à faire d’autre que partir sur le soir ! 

         Un brin déçue (en outre, c’est la première fois depuis notre arrivée au Japon que nous nous trouvons face à une personne agressive et, semble-t-il, satisfaite de notre déconvenue…), je ne m’avoue, cependant, pas vaincue, et nous refaisons la queue à un autre guichet, où un jeune homme beaucoup plus souriant nous explique qu’il n’y a, en effet, plus de places « à réserver », mais que rien ne nous empêche d’essayer de trouver, en arrivant, des places non réservées, ou, au pire, d’effectuer le trajet debout. Il nous suffit d’entrer avec nos “pass“.

          Nous rentrons soulagés, après avoir remercié le jeune homme, et prenons la résolution de quitter tôt notre logis et de tenter de prendre un des trains (il y en a plusieurs) du matin. Nous en avertissons notre logeuse, que nous avions réglée le lendemain de notre arrivée et, après avoir pris notre repas et rangé nos affaires, sombrons dans un sommeil réparateur, le réveil sonnant tôt, demain matin… En outre, la pluie a commencé à tomber, cette nuit…

                                   À suivre…                                                     Brigitte

    Kyotō (7) — 15e jour (1) Château Nijō et Chemin des Philosophes

    Classé dans: — Brigitte @ 10:33:06

              Nous visitons, ce matin, le Château Nijō (Nijō jō) et le Pavillon d’Argent, à Kyotō.

              Classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco, le château Nijō fut construit à partir de 1603, en bois de cyprès, pour servir de résidence au premier shogoun. Il est limité par des douves et une enceinte, à l’intérieur de laquelle sont dessinés les différents bâtiments, cours et jardins. Par la porte de l’Est, Higashi Ote-mon, on traverse les douves, puis, par la porte chinoise (Kara mon),

      Kara mon

               on accède à la cour du Nino Maru. ce palais shogunal, le plus intéressant à visiter, comporte 33 pièces qui couvrent une surface de 3 300 m2. Ce qui frappe le plus est la sobriété des lieux. Pas un meuble, pas une décoration superflue… seuls quelques 800 tatamis (nattes en paille qui sont utilisées dans les maisons traditionnelles japonaises) recouvrent le sol.

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                On pénètre dans les appartements par un porche au fronton richement sculpté ; les pièces de réception, en retrait les unes des autres, sont bordées par les jardins et reliées entre elles par des couloirs dont les planchers « sifflent » sous les pas (parquets “rossignol“), annonçant la venue des visiteurs. Les pièces, aux plafonds en caissons, renferment des alcôves, des portes coulissantes et des surfaces peintes par Kanō Tan’yū (1602 1674). Dans deux salles ont été placés des mannequins de cire habillés à l’ancienne.

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                 Ce château revêt aussi une importance historique toute particulière. C’est ici, en effet que le quinzième shogun du clan Tokugawa rassembla les seigneurs féodaux en octobre 1867 et déclara que la souveraineté revenait à l’empereur, mettant fin à 270 années de règne militaire Tokugawa, Cet événement est capital dans l’histoire du Japon car il marque la fin du Moyen-Âge japonais et l’entrée dans la modernité de l’ère Meiji.

                 Les jardins…

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                En cliquant sur le panorama qui suit, vous pourrez voir trois panoramas de ce palais, en Flash, en plein écran, où vous pourrez zoomer, vous déplacer, etc.    :-)

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              Puis nous sortons…

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                   pour nous rendre au Pavillon d’argent, par le Chemin des Philosophes

       Kyoto Chemin philosophes

       Chemin_philo_2

                                                                                                         Fée Brigitte 8

    26/2/2013

    Nara (3) — 14e jour (3 et retour à Kyōto)

    Classé dans: — Brigitte @ 18:12:13

                Au-delà du Kasuga Taisha ont été érigés nombre de sanctuaires auxiliaires… La végétation nous offre de splendides et vibrantes couleurs. Nous nous dirigeons vers les jardins Isuien.

        Nara Kasuga Taisha 11

        Nara Kasuga Taisha 12

        Nara Kasuga Taisha 13

        Nara Kasuga Taisha 14

        Nara Kasuga Taisha 15

        Nara Kasuga Taisha 16

                            Nous arrivons dans ce jardin aux couleurs magnifiques, qui va nous permettre de faire un adieu enchanteur aux beautés de Nara, avant de reprendre le train, à la gare, assez proche.

         Nara, jardin Isuien 1

         Nara, jardin Isuien 2

         Nara, jardin Isuien 3

         Nara, jardin Isuien 4

         Nara, jardin Isuien 5

          Nara, jardin Isuien 6

          Nara, jardin Isuien 7

          Nara, jardin Isuien 8

          Nara, jardin Isuien 9

          Nara, jardin Isuien 10

          Nara, jardin Isuien 11

          Nara, jardin Isuien 12

          Nara, jardin Isuien 13

          Nara, jardin Isuien 14

                          En rentrant, nous faisons un tour, avant de retrouver notre ryokan, dans l’un de ces établissements de jeux, bruyants au possible, dans lequel les jeunes… et les moins jeunes vont s’abrutir, le soir…

         Kyoto jeux 1

                                    Kyoto jeux 2

         Kyoto jeux 3

                                   Kyoto jeux 4

               Si vous voulez avoir une (très petite) idée du bruit infernal de ces salles, vous pouvez cliquer sur l’image précédente ou ici, pour regarder une courte vidéo que vous pouvez, bien sûr, mettre en plein écran, avec le son au maximum !     :-)

                        Sur ce, je nous souhaite une bonne nuit. Demain, une autre journée (la dernière) à Kyōto…

                                                                                    Brigitte

    Nara (2) — 14e jour (2)

    Classé dans: — Brigitte @ 14:02:12

        Nara Todai-ji 1

                        Le Todai-ji (東大寺, Tôdai, « Grand Temple oriental ») est l’un des temples les plus célèbres du Japon et d’une grande importance historique. En 743, l’empereur Shomu ordonna la construction d’un ambitieux bâtiment permettant d’accueillir ce qui devait être la plus colossale statue de bronze du monde : le grand Bouddha de Nara. La statue fut consacrée en 752.

    Le Todai-ji est le siège de la secte Kegon, qui fut introduite au Japon 735. Dès sa construction, il eut pour vocation « la protection du pays et la prospérité de la nation ». C’était le temple principal de tous les temples bouddhistes provinciaux du Japon. Et sa puissance grandit tellement que la capitale fut transférée de Nara à Nagaoka en 784, afin de réduire l’influence du temple sur les affaires gouvernementales.

    Le pavillon principal, Daibutsu-den, qui contient l’une des plus grandes statues en bronze de Bouddha du Japon, est considéré comme l’édifice en bois le plus grand du monde, avec ses 48,5 m de hauteur sur 57 m de large, bien que la reconstruction actuelle de 1692, n’ait permis au temple de ne garder que les deux tiers de sa taille initiale…

    Sur le parvis, est érigée une très belle lanterne en bronze, octogonale, de 752, décorée de bosatsu musiciens.

                                             Nara Todai-ji 2

        Nara Todai-ji 3

        Nara Todai-ji 4

                       À l’intérieur du bâtiment, on peut admirer la grande statue en bronze doré du Daibutsu Vairocana, le Bouddha cosmique, assis sur une fleur de lotus, en état d’illumination. Sa taille monumentale (15 m) et son poids (250 t) en font le plus grand Bouddha en bronze du monde. La main du Bouddha a la taille d’un homme ! La statue est flanquée de deux Bodhisattvas.

                                           Nara Todai-ji 5

         Nara Todai-ji 6

                                     Nara Todai-ji 7

    L’un des piliers de la salle présente un trou, à sa base, de la taille d’une narine du Bouddha. Il est dit qu’à ceux qui peuvent se glisser dans cette orifice, il sera accordé… le paradis ? non : l’illumination dans leur prochaine vie.

    Beaucoup s’y essaient… Peu y parviennent… Aux innocents les mains pleines ! :-)

         Nara Todai-ji 8

    Vous pouvez cliquer sur l’image ou ici, pour regarder une petite vidéo des tentatives… infructueuse et fructueuse.

                                     Nara Todai-ji 9

                        À l’extérieur, les moines tiennent boutique d’images saintes et d’ex-voto :

         Nara Todai-ji 10

                        Par une allée bordée de centaines de lanternes, parmi lesquelles se faufilent les daims, omniprésents, dans la ville :

         Nara Kasuga Taisha 1

         Nara Kasuga Taisha 2

    nous nous dirigeons vers le sanctuaire Kasuga Taisha, l’un des plus célèbres de Nara, créé en même temps que la capitale, au VIIIe siècle, par la famille Fujiwara, clan familial le plus puissant du Japon pendant la majeure partie des périodes Nara et Heian. Vers le Xe siècle, il fut affilié au temple Kofuku-ji, affiliation qui se prolongea jusqu’à ce qu’en 1868 le shintoïsme fut séparé du bouddhisme par la restauration Meiji.

         Nara Kasuga Taisha 3

         Nara Kasuga Taisha 4

                                           Nara Kasuga Taisha 5

    Le temple est célèbre pour ses lanternes, présents des fidèles. Des centaines de lanternes sont pendues le long des bâtiments et les allées sont bordées de lanternes de pierre. Toutes les lanternes sont allumées deux fois l’an : au début de février et à la mi-août.

          Nara Kasuga Taisha 6

          Nara Kasuga Taisha 7

          Nara Kasuga Taisha 8

          Nara Kasuga Taisha 9

          Nara Kasuga Taisha 10

                       Les plaques de vœux, qui seront, sans doute, brûlées lors d’une prochaine cérémonie…

               La visite de Nara n’est pas terminée… Il nous reste des petits temples et des jardins…     Brigitte

    NARA (1) — 14e jour (1)

    Classé dans: — Brigitte @ 09:50:56

            Aujourd’hui, nous partons, en train, pour Nara, à 42 km au sud de Kyōto. Cela nous permet d’admirer encore l’architecture de la gare de Kyōto :

     gare de Kyoto entrée train Kyoto

         Ah ! Tiens !… cette entrée dans le train semble réservée aux femmes uniquement !…   

                          Un peu d’histoire…

    C’est sur le sol de Nara, à l’extrémité de la route de la soie, que fut fondée l’ancienne Heijo-kyo, qui devint et resta la première capitale fixe du royaume, de 710 à 784. Avec elle se mit en place un état puissant et centralisé, catalyseur de l’identité nationale. Le bouddhisme, importé de Chine et de Corée, put s’y enraciner et fleurir sous le patronage des souverains successifs dont quatre impératrices. Avant 710, on était contraint de déplacer la capitale à la fin de chaque règne en raison des interdits shintoïstes concernant la mort.Après le décès du souverain les palais, frappés d’impureté, devaient, en effet, être détruits et reconstruits ailleurs.

    Pour pallier cet inconvénient, et peut-être aussi parce que l’influence grandissante du bouddhisme avait effacé les antiques tabous. l’impératrice Gemmei promulgua, en 707, peu après son accession au trône, un édit ordonnant la construction d’une capitale permanente.

    Les grands temples des règnes précédents, tels le Kofuku-ji et le Yakoshi-ji y furent déplacés, et d’autres, comme le Todai-ji, y étaient créés. La ville, construite, à l’image de Chang’an, capitale chinoise des Han, puis des Tang, selon un plan géométrique, qui sera, plus tard, celui de Kyoto, représentait un quadrilatère d’environ 2.500 hectares pour une population de 100.000 habitants. Avec le soutien des empereurs, le bouddhisme s’y épanouit, initiant un essor artistique et culturel sans précédent. En témoigne l’édification, de 747 à 752, de la grande statue de Bouddha en bronze, la plus grande du monde, du Todai-ji.. Pendant 74 ans (de 710 à 784), Nara est la capitale du Japon. Cette époque, connue sous le nom de période de Nara, peut être considéré comme le premier âge d’or du pays.

                Arrivés à Nara, nous nous dirigeons vers le temple Kofuku-ji. Édifiés en 669 au sud de Kyoto, ce temple, appartenant à la puissante famille Fujiwara, fut transféré à Nara en 710, et s’est agrandi au fur et à mesure que cette famille prenait de l’influence.. Entre les VIIe et XIIe siècles, il s’étendait sur près de 12.000 m2 et comptait pas moins de 175 bâtiments Sur le plan architectural, c’est l’un des rares édifices bouddhistes qui a conservé son style d’origine purement japonais sans influence chinoise. La pagode de cinq étages, fine et légère, fut plusieurs fois brûlée mais renaquit, à chaque fois, de ses cendres :

                               Nara pagode

    Avec ses 50 m de haut, elle est la deuxième plus haute pagode du Japon, après celle du To-ji de Kyōto dont je vous ai déjà parlé.

        Kofuku-ji 1

        kofuku-ji 2

    Le Kokuhokan, ancien réfectoire des moines, sert de salle du trésor. Celle-ci recèle plusieurs statues très anciennes. Parmi celles-ci, une tête de bouddha en bronze de 685, reste d’une ancienne statue, dont les yeux étroits et fendus traduisent l’influence chinoise :

                              Kofuku-ji 3

    Plus loin, une statue de la déesse Kannon aux mille bras, en bois laqué et doré d’époque Kamakura (XIIe siècle) rivalise de beauté avec un extraordinaire Ashura ( gardien de la Loi) à trois têtes du VIIIe siècle, en chanvre laqué et aux 6 bras longs et fins. ( voir ci-dessus ; évidemment, toutes les photos sont interdites…   ).

                                      kofuku-ji 4

                   Nous sortons. Des daims se promènent librement dans les grandes allées de la ville et de son parc et harcèlent les promeneurs afin qu’ils leur donnent quelque nourriture. En fait, ce sont des cerfs Sika (cervus nippon), plus petits que les daims européens. Considérés comme des messagers des dieux du sanctuaire Kasuga, ils sont classés trésors nationaux.

       Nara 1

                                      Nara 2

       Nara 3

       Les couleurs du parc sont magnifiques, bien sûr !

        Nara 4

        Nara 5

                  Sous l’œil vigilant des daims,

         Nara 7

    nous franchissons la porte Nandai-mon, la majestueuse porte du Sud à cinq travées et double toit qui nous mène au temple Todai-ji :

        Nara 8

    Deux imposantes statues en bois, classées, avec la porte, trésors nationaux, représentent les deux féroces gardiens Ni-oh. Comme à l’entrée de tous les temples bouddhiques du Japon (nous les avons déjà évoqués, ailleurs), ils sont là pour s’opposer aux forces du mal. Mais encore…

    La statue de droite, « Misshaku Kongō » a la bouche ouverte, symbolisant la première syllabe, en sanscrit, qui se prononce « a », et qui est aussi le premier cri que l’on pousse en naissant. La statue de gauche, « Naraen Kongō », ferme sa bouche, au contraire, symbolisant, lui, la syllabe « Uum », qui est le dernier son que l’on émet. Ainsi, ces deux divinités symbolisent-elles le commencement et la fin de toutes choses ; la contraction des deux sons [Aum] évoque, du reste, « l’absolu » en sanscrit, syllabe sacrée reprise dans le Om ou Aum du bouddhisme. Elles représentent toute la création. On dit aussi que le gardien à la bouche ouverte symbolise la puissance exprimée, alors que celui à la bouche fermée incarne la puissance latente

                                     Nara 9

                              Nara 10

         Nara 11

         Nara 12

         Nara 6

                Et je vous conterai le Todai-ji dans le prochain article… :-)

                                         À suivre…                                     Brigitte

    25/2/2013

    KYOTO (6) — 13e jour (3) Daitaku-ji et Gion

    Classé dans: — Brigitte @ 18:01:38

                        Après nous être un tantinet restaurés, nous entreprenons la visite du Daitoku-ji, vaste complexe monastique, érigé par le prêtre Daito Kohushi, à la demande de l’empereur Go Daigo (1288-1339) dont l’immense enceinte verdoyante abrite 22 temples et leurs jardins, sur les 60 temples d’origine, dont quatre seulement sont ouverts au public.

         Daitoku-ji 1

         Daitoku-ji 2

        Je citerai le Daisen in, qui contient trois jardins secs, et, surtout des fusuma (portes coulissantes, peintes par Soami, dont j’ai déjà parlé : paysages de saison, fleurs, oiseaux, travaux agricoles, photographies interdites…  

        Et le Zuihō-in, fondé en 1535 par Otomo Sorin, qui aurait été un daimyo chrétien, et dont le jardin de la Croix témoigne de la conversion. le jardin sec fut dessiné par Mirei Shimegori, dans les années 1960.

          Daitoku-ji 3

          Daitoku-ji 4

         Daitoku-ji 5

         Daitoku-ji 6

         Daitoku-ji 7

          Un magnifique chemin arboré conduit, enfin, au Koto-in.

          Daitoku-ji 8

          Daitoku-ji 9

          Daitoku-ji 10

                                 Il se fait tard. Nous rejoignons notre quartier de Gion en passant par les rues animées, le long de la rivière :

          Kyoto 16

          Kyoto 17

                                De jeunes mariés en tenue d’apparat se promènent avec leurs amis :

                                Kyoto 18

                                Kyoto 19

           Kyoto 20

                                Nous rentrons, la nuit tombe…

           Kyoto 21

           Kyoto 22

           Kyoto 23

                     Bonsoir !… Demain, nous partons visiter la ville de Nara

                                                             Brigitte

    KYOTO (5) — 13e jour (2) Ryoan-ji et lac Kyoyo-chi

    Classé dans: — Brigitte @ 15:02:54

                       Le temple Ryoan-ji

            Ce temple est un des plus fameux temples Zen du Japon, et est inscrit au Patrimoine mondial, en raison de son jardin sec (kare sansui), qui serait l’œuvre du maître Soami (1472-1523), le plus célèbre des jardins zen, dont l’interprétation, qui a fait couler des flots d’encre, reste toujours aussi difficile et génératrice de mystère.

            Nous pénétrons dans l’enceinte de ce temple du dragon paisible, par les magnifiques jardins qui entourent le lac Kyoyo-chi, dont les abords, merveilleux en toute saison, s’enflamment à l’automne en infinies nuances et séduisants reflets…

        Ryoan-ji 1

        Ryoan-ji 2

        Ryoan-ji 3

        Ryoan-ji 3

        Ryoan-ji Panorama

                ==>    … et vous pouvez, également, cliquer sur l’image précédente, ou bien sur ces mots pour voir ce panorama en plein écran, en musique, zoomer et vous déplacer en cliquant sur les boutons ad hoc, ou en utilisant la roulette de votre souris.

           À présent, entrons dans le temple, pour contempler son jardin, qui invite à la méditation :

         Ryoan-ji 5

                      Au travers de son étonnante simplicité et de l’harmonie qu’il dégage, ce jardin témoigne des principes de la méditation zen. De dimensions plutôt modestes, il est rectangulaire (30 m d’est en ouest sur 10 m) et entouré de trois murs d’argile. Quinze rochers répartis en 5 groupes, soigneusement disposés sur un fond de mousse semblent flotter sur une mer de graviers soigneusement ratissés. Qu’a voulu représenter l’artiste ? On a, de tout point, une vue ininterrompue sur le jardin, mais il est impossible, de quelque endroit où l’on se place, de voir plus de quatorze pierres à la fois ! L’interprétation se heurte à une énigme irrationnelle, un koan, comme aiment à en manipuler les adeptes de la secte zen Rinzai à laquelle appartient ce temple, une énigme que l’on installe dans son esprit et qu’on va laisser mûrir jusqu’à l’apparition de l’évidence : « Une illusion peut-elle exister ? »…

        Ryoan-ji jardin zen

        Contigu au jardin sec, on trouve un jardin humide composé d’un bosquet d’arbres abritant un parterre de mousses vertes en toutes saisons, symbole de la vie qui ne cesse de croître et de se maintenir.

         Ryoan-ji 6

         Ryoan-ji 7

                   À l’intérieur du temple,

         Ryoan-ji 9

                 la maquette du jardin sec

         Ryoan-ji 8

                 Encore des jardins…

         Ryoan-ji 10

         Ryoan-ji 11

         Ryoan-ji 12

         Ryoan-ji 11

                 Il est temps d’aller déjeuner. Tout à l’heure, d’autres merveilles…

                                                         Brigitte

    KYOTO (4) — 13e jour (1) Pavillon d’Or

    Classé dans: — Brigitte @ 11:50:26

                                                  Le Kinkakuji (Le Pavillon d’or)

                          Nous ne nous étions pas risqués à nous rendre le dimanche au Pavillon d’Or, parce que l’on avait avertis que la foule y est, alors, innombrable et pressante. Nous y sommes allés, ce mardi. C’est, sans doute, le monument le plus célèbre du Japon. Il est, bien sûr, classé au patrimoine mondial de l’humanité. Construit par le shogun Ashikaga Yoshimitsu en 1397, qui en fit sa résidence pour sa retraite et en fit dessiner le jardin qui l’entoure, l’endroit ne devint un temple qu’après sa mort. Il est très connu pour son paysage plein de luminosité. Au XIVe siècle, Yoshimitsu envisageait de recommencer l’import-export avec la Chine. La Chine étant le plus grand pays d’Asie, il pensait qu’il devait construire un bâtiment pour montrer son prestige, afin de rétablir des relations égales. C’est pourquoi il fit construire ce pavillon, recouvert de feuilles d’or, qui fascina ses invités, l’Empereur comme bien d’autres grandes personnalités chinoises. Après sa mort et conformément à ses volontés, son fils Yochimochi en fait un temple zen de l’école Rinzai. Mais, entrons dans le sanctuaire…

        Kinkaku-ji 1

        Kinkaku-ji 2

                                         Kinkaku-ji 3

        Kinkaku-ji 4

                        Le Pavillon d’or se dresse face à l’étang de Kyoko-chi dans lequel il se mire, entouré de jardins inspirés par le jardin du Temple des mousses, dont j’ai parlé précédemment, dans mon article sur Arashiyama.

         Kinkaku-ji 5

         Kinkaku-ji 6

         Kinkaku-ji 7

         Kinkaku-ji 8

         Kinkaku-ji 9

                         Les feuilles mortes sont soigneusement balayées… Le pavillon est un bâtiment élégant qui regroupe, en toute harmonie, trois types d’architecture différents : le premier niveau épouse le style Shinden-zukuri des palais de l’époque Heian. Le premier étage, le style Buke-zukuri des maisons de samouraï, relevé comme un sabre, et le second étage est de style Karayō, celui des temples zen.

          Kinkaku-ji 10

          Kinkaku-ji 11

                        Pendant la guerre d’Ōnin (1467-1477), tous les bâtiments furent incendiés et seul le pavillon d’or fut épargné. Le jardin a, cependant, gardé son aspect de l’époque. Sur le toit du pavillon, on peut voir une représentation de phénix qui symbolise la prospérité de Yoshimitsu. Le phénix est un oiseau mythologique qui peut renaître plusieurs fois de ses cendres.

                                           Kinkaku-ji 12

                        En 1950, le pavillon fut entièrement brûlé par un jeune moine, affligé de bégaiement ainsi que d’une grande laideur et obsédé par la beauté de ce temple. Il fut arrêté par la police et sa mère qui habitait loin de Kyoto était venue le voir, mais, à son retour chez elle, sans doute pour assumer une responsabilité, sentiment extrêmement important chez les japonais dont il serait trop long de parler sur ce blog, elle se donna la mort…

                                          Kinkaku-ji 14

    Le supérieur du temple de cette époque, Murakami Jikai, fit un voyage dans tout le pays pour demander des aumônes pour permettre la reconstruction du Pavillon d’or. Le Japon était encore pauvre, alors, mais beaucoup de gens n’ont pas hésité à effectuer des offrandes et le pavillon fût reconstruit à l’identique en 1955. Cette histoire a inspiré le célèbre roman de Mishima (Le pavillon d’Or). En 1987, il est rénové et reçoit une couche cinq fois plus épaisse, de feuilles d’or, laquelle aurait été enduite d’un vernis-laque à base d’urushiol (l’huile produite par le sumac vénéneux), afin de préserver la couche d’or contre les intempéries.

           Kinkaku-ji 13

                  La matinée n’est pas terminée ; nous quittons ces beautés et d’autres nous attendent..                             Brigitte

    24/1/2013

    KYOTO (3) — Arashiyama (2) Le jardin des mousses et retour à Kyoto

    Classé dans: — Brigitte @ 17:05:37

           Le temple Saiho-ji,  jardin Kokedera

                           Le Saihō-ji (le temple des fragrances de l’ouest) est un temple bouddhiste zen situé dans la banlieue ouest de Kyōto. Le temple est surtout connu sous le nom de Koke-dera (temple des mousses), en raison des 120 espèces de mousses qu’il abrite. La mousse évoque la longévité du cycle de la vie, la vie éternelle, une mousse liée à l’immortalité de l’âme. Le temple, appartenant au courant Rinzai-shu du bouddhisme, est dédié au bouddha Amitabha. Il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en tant qu’héritage culturel faisant partie des temples de Kyōto.

        Arashiyama Kokedera 1

                         Fondé en 731 par le prêtre Gyoki et refondé en 1339 par le moine zen Muso Soseki, créateur, également, comme nous l’avons dit, du temple et du jardin Tenryu-ji, son jardin s’étage sur deux niveaux : le jardin bas, d’influence Heian, organisé autour d’une pièce d’eau, et le jardin haut, accroché au flanc d’une colline et parsemé de grosses pierres imitant le lit d’une ancienne cascade.

          Arashiyama Kokedera 2

                          Il faut vraiment avoir envie d’y aller pour atteindre ce temple ! Quelques semaines auparavant, l’on doit adresser par écrit une demande d’autorisation, en anglais, avec nom, adresse, n° de passeport, date de naissance, etc., puis attendre la carte réponse. Le trajet est long aussi : en bus ou tramway, puis reprendre un autre bus et ensuite une petite marche. Muni de votre autorisation, réclamée à l’entrée, après avoir enlevé vos chaussures et vous être installé dans le temple en position de lotus devant votre petite écritoire, vous devez recopier un sutra bouddhique calligraphié en japonais. On vous met à disposition papier, encre et calame !    Bien sûr, au passage, vous réglez 30 € pour le droit de visite…

          Arashiyama Kokedera 3

                        Autour d’un petit étang, le sol est tapissé de mousses végétales, qui forment une moquette matérielle et spirituelle, un « tapis mystique » à l’ombre des arbres. Un endroit calme et serein, où il est si agréable de pouvoir flâner dans le contraste saisissant que fait le vert tendre des mousses avec les ors et pourpres des feuillages d’automne.

          Arashiyama Kokedera 4

          Arashiyama Kokedera 5

          Arashiyama Kokedera 6

          Arashiyama Kokedera 7

          Arashiyama Kokedera 8

                         Soseki a, ainsi, dessiné le premier jardin zen. Le Saiho-ji influença, par suite, le dessin de nombreux jardins, comme ceux des Pavillons d’Or et d’Argent. Il faut noter que les 120 espèces de mousses, qui font, aujourd’hui, la notoriété de ce jardin, ne sont apparues qu’à partir de l’ère Meiji, période pendant laquelle il fut abandonné…

           Arashiyama Kokedera 9

           Arashiyama Kokedera 10

           Arashiyama Kokedera 11

           Arashiyama Kokedera 12

                          Un panorama des environs de la pièce d’eau

           Arashiyama Kokedera 13

                  … et vous pouvez, également, cliquer sur l’image, ou bien sur ces mots pour le voir en plein écran, en musique, zoomer et vous déplacer en cliquant sur les boutons ad hoc, ou en utilisant la roulette de votre souris, dans la même page que le panorama du temple Tenryu-ji, que nous avons décrit dans l’article précédent. Il vous suffit de choisir la vignette, dans le petit volet, à gauche… 

                            Nous quittons ce temple pour nous promener au bord de la rivière Oi, puis sur la montagne d’Arashiyama (嵐 山  :  yama : 山 veut dire montagne).

           Arashiyama 7

           Arashiyama 8

           Arashiyama 10

                           Le soir venant, les couleurs s’estompent joliment dans des teintes pastel.

           Arashiyama 9

           Arashiyama 10

           Arashiyama 11

           Arashiyama 12

           Arashiyama 13

           Arashiyama 14

                            Rentrés à Kyoto, nous faisons une balade nocturne dans le quartier de Pontocho, qui a conservé, le long d’un canal et de la rivière Kamo, un caractère qui lui donne un charme unique, avec ses venelles, ses maisons basses, en bois, aux formes élégantes et délicatement décorées, ses auberges éclairées par des lampions en papier de riz, se bars, ses maisons à geishas…

            Kyoto 13

            Kyoto 14

            Kyoto 15

                           Et puis, après tout cela, il est temps d’aller dormir ! :-) Demain sera un autre jour et nous avons beaucoup à voir, encore, à Kyōto !

                                                                       Brigitte

    KYOTO (2) — Arashiyama (1) Les temples

    Classé dans: — Brigitte @ 15:27:21

                  Pour cette seconde journée à Kyōto, la douzième de notre séjour au Japon, nous avons résolu de nous rendre à Arashiyama un quartier excentré, à l’ouest de Kyōto. En effet, nous devons y visiter le célèbre jardin des mousses, au sud d’Arashiyama, pour lequel nous avions réservé avant de quitter la France.

                 On peut se rendre de Kyoto à Arashiyama en train, en bus ou bien en tramway (ligne spéciale). C’est le mode de transport que nous avons choisi. À la sortie de la gare, le musée des Locomotives et du Piano présente, côte à côte, de vieilles locomotives… et des pianos :-). La petite ville est traversée par la rivière Oi, une rivière très large et peu profonde, qu’enjambe le célèbre pont en bois, pour piétons et voitures Togetsukyo, que l’on peut voir sur moult cartes postales japonaises.

                Avant de rejoindre le jardin Kokedera, le jardin des mousses, à 2, 5 km de là, où nous avons rendez-vous à 13 heures précises, et qui fera l’objet de mon prochain article, avant, donc, de passer le pont, nous allons admirer certains temples et sanctuaires environnants, dont le temple Tenryu-ji, classé au Patrimoine mondial de l’humanité et un ou deux autres, auparavant.

        Arashiyama 1

       Arashiyama 2

                                        Arashiyama 3

        Arashiyama 4

        Arashiyama 5

                     Toujours cette profusion de couleurs, un véritable enchantement, pour les yeux et l’esprit…

         Arashiyama 7

                     Nous traversons, également, la belle forêt de bambous, laquelle n’est pas seulement un site pittoresque, mais parmi les « cent sons du Japon qui doivent être préservés ». En effet le bruit du vent se déplaçant parmi les bambous est très particulier…

          Arashiyama 6

                     Le temple Tenryu-ji a une histoire peu banale : dans les débuts de l’époque Heian (794-1185), époque faste et bénéfique aux arts de la cour impériale japonaise, l’impératrice Tachibana no Kachiko, épouse de l’empereur Saga fonda, sur ce site, un temple nommé Darin-ji. Mais, un peu plus tard, le temple tomba en désuétude pendant quatre cents ans, jusqu’à ce qu’au milieu du XIIIe siècle, l’empereur Gosaga et son fils transforment l’endroit en palais impérial. Mais Ashikaga Takauji, devenu shogun en 1338, transforma le palais en temple l’année d’après, pour le service commémoratif de l’empereur Go-daigo, son ami, qu’il avait combattu, ensuite, celui-ci ayant ordonné sa mort, et qui était mort en 1339.

          Arashiyama Tenryu-ji 1

         Arashiyama Tenryu-ji 2

        Le jardin, l’un des plus anciens du Japon, est, comme le Kokedera, l’œuvre du moine zen Muso Soseki  (1275-1351).

         Arashiyama Tenryu-ji 4

         Arashiyama Tenryu-ji 5

         Arashiyama Tenryu-ji 6

         Arashiyama Tenryu-ji 7

         Arashiyama Tenryu-ji 8

         Arashiyama Tenryu-ji 9

                   Et, pour ce panorama de la pièce d’eau du jardin

         Arashiyama Tenryu-ji 10

                      vous pouvez cliquer sur l’image, ou bien sur ces mots pour le voir en plein écran, en musique, zoomer et vous déplacer en cliquant sur les boutons ad hoc, ou en utilisant la roulette de votre souris, dans la même page que le panorama du Kokedera, dont nous allons parler au chapitre suivant. Il vous suffit de choisir la vignette, dans le petit volet, à gauche…

                                                                                                     Brigitte

    23/1/2013

    KYOTO (1) — Arrivée, Gion, Sanjusangen-do

    Classé dans: — Brigitte @ 16:43:36

                      C’est, aujourd’hui, notre onzième jour au Japon. Nous quittons la belle architecture de la gare de Kanazawa et ses charmantes hôtesses aux chapeaux bleus et blancs…

        Gare Kanazawa

          … pour prendre le train pour Kyōto. Le voyage dure deux heures et demie, ce qui me laisse le temps de vous conter un peu l’histoire de cette ville.

                     Kyōto (京都市, Kyōto-shi, « ville capitale ») fut de 794 à 1868 la capitale impériale du Japon. Elle abrite une population de 1.5 million d’habitants. La région de Kyoto fut peuplée vers le VIIe siècle par le clan Hata venu de Corée. Au cours du VIIIe siècle, le clergé bouddhiste devenant influant au sein du gouvernement impérial, l’Empereur prit la décision de déplacer la capitale vers une région éloignée de cette influence. La nouvelle ville, Heiankyo (lit. « la capitale Heian ») devint le siège de la cour impériale en 794. Plus tard, la ville fut renommée Kyōto. Elle resta la capitale du Japon jusqu’au transfert du gouvernement à Edo en 1868, lors de la Restauration Impériale. Après que Edo fut renommée Tokyō (signifiant « la capitale de l’est »), Kyōto fut connu peu de temps sous le nom de Saikyo (« la capitale de l’ouest »).

                      Kyōto présentant un site idéal faillit être détruite en 1945 par la bombe atomique. Mais ce projet fut, heureusement, rejeté par quelques conseillers qui connaissaient la richesse culturelle de la ville et arguèrent que cette destruction aurait été un obstacle grave à une réconciliation ultérieure avec le Japon.

                      Avec ses 1600 temples bouddhistes, ses 400 sanctuaires shintō, ses palais, ses 200 jardins classés, son architecture, une vingtaine de sites classés au Patrimoine mondial de l’Humanité, ses universités pourvoyeuses de prix Nobel, Kyōto, qui contient, à elle seule, 20 % des trésors nationaux, est considérée comme le centre culturel du Japon. Malgré son étendue, la ville se découvre facilement à pied ou à bicyclette, sans se presser, le long des ruelles et des canaux bordés de vieilles maisons en bois. Nous nous sommes, tout de même, souvent déplacés en bus et en métro, les temples étant excentrés. On peut prendre une carte de bus pour la journée.

                     Nous avons logé dans le quartier de  Gion,  dans un ryokan, maison traditionnelle où l’on dort à la japonaise sur un futon posé sur un tatami. Gion est un quartier très pittoresque de Kyōto connu pour ses geikos (geishas), et, du reste, notre ryokan était, autrefois, une maison de thé. Une geisha est au Japon une dame raffinée d’excellente compagnie réservée à une clientèle très aisée, dédiant sa vie à la pratique des arts traditionnels japonais. Le mot « geisha » peut s’interpréter comme « personne d’arts » ou « femme qui excelle dans le métier de l’art ». Les geishas, très nombreuses aux XVIIIe et XIXe siècles, se font plus rares, actuellement.

        Kyoto 1

                    Nous sommes accueillis fort agréablement par notre hôtesse qui nous offre, sur le tatami de notre chambre, autour d’un plateau entouré de coussins, un thé avec des petits gâteaux et des fruits, chose rare, au Japon. Elle nous donne les clés de la maison et le code pour rentrer. Ensuite de quoi nous partons pour une promenade, d’abord, dans le quartier de Gion.

         Kyoto 2

         Kyoto 3

                      Nous nous dirigeons, ensuite, vers le temple Sanjūsangen-dō. Fondé en 1164 à la demande de l’empereur Go-Shirakawa, il brûla en 1249 et fut reconstruit en 1266. Ses proportions sont frappantes : il contient, en effet, une vaste salle de 119 µ de long, divisée en 33 (san jū san), baies, chiffre qui évoque le nombre d’incarnations effectuées par la grande déesse de la compassion, Kannon Bosatsu, que j’ai déjà évoquée, à Tokyō.

         Kyoto 4

                     Au centre, se dresse une statue de Kannon à onze faces, de 3 m de haut, en bois de cyprès doré à la feuille d’or, due au ciseau du sculpteur Tankei (1254), et, de part et d’autre, s’alignent, en quinconce, disposées sur des gradins, les mille et une statues de Kannon, dotées des mêmes attributs mais toutes différentes les unes des autres… À l’exception de 124 d’entre elles, datant du XIIe siècle, elles ont toutes été ciselées par les grands artistes de la période Kamakura (Tankei et son fils, notamment). Comme en beaucoup d’endroits, les photos sont interdites…

         Kyoto 5

         On est impressionné, également, par la qualité des statues, le réalisme et la vivacité des traits des 28 divinités d’origine hindouiste de la suite protectrice de Kannon, œuvres majeures de la sculpture japonaise d’époque Kamakura, qui s’égrènent à leurs pieds. Aux extrémités de la galerie, les statues saisissantes des divinités du Vent et du Tonnerre, bien sûr.

                      Nous avons eu de la chance : cet après-midi se tenait, dans la grande cour de ce temple, une cérémonie qui n’a lieu qu’une fois l’an, où l’on jette au feu les ex-voto sur bois achetés par les fidèles. Les prêtres sont assis, recueillis, hiératiques, et les aides allument un immense brasier et, quand le feu a pris avec force fumées et flammes, y jettent par brassées les planchettes de bois sur lesquelles sont gravés les vœux de l’année des fidèles, sous les psalmodies des prêtres et assistants religieux. C’est assez impressionnant :

        Sanjusangen-do 1

        Sanjusangen-do 2

                     Vous pouvez en voir une petite vidéo en cliquant ici.

                       Nous nous dirigeons, ensuite, vers le Musée National, en passant par des arcades

         Kyoto 6

         Des rues aux anciennes pittoresques : celle-ci d’un restaurant :

         Kyoto 7

                         Le musée est en partie en travaux. Dommage.

         Kyoto 8

         Kyoto 9

                        Lors de la fermeture, il fait pratiquement nuit. De jolies lampes éclairent la salle des boutiques :

          Kyoto 10

                       Au dehors, les rues s’égayent de l’éclairage des boutiques :

         Kyoto 11

                      Nous rentrons dans la nuit et rejoignons notre quartier tranquille où une silhouette de geisha, parfois, traverse rapidement une venelle en petits pas pressés…

           Kyoto 12

                           Demain, il fera jour… et Kyoto s’annonce captivante…                                          Brigitte

    22/1/2013

    KANAZAWA (2)  — Jardin, samouraïs et musée

    Classé dans: — Brigitte @ 18:41:11

                        Après avoir déjeuné, quand même, dans un sympathique petit restaurant

          Kanazawa repas

                  Nous nous sommes dirigés (sous la pluie) vers le jardin Kenroku-en.

                 Le jardin Kenroku-en est considéré comme l’un des trois plus beaux du Japon, avec ceux de Mito et d’Okayama. Situé sur les hauteurs de la partie centrale de la ville, ce parc de 11, 4  ha, créé en 1676, puis agrandi par les générations successives des seigneurs Maeda, était, alors, le jardin extérieur du château de Kanazawa.

          Kanazawa Kenroku-en 1

               En son centre, un grand étang artificiel Kasumigaike, entouré de collines et de pavillons et aménagé comme un océan, avec une île placée en son centre, l’on disait qu’un sage ermite immortel y vivait, symbole de longévité et de prospérité. Le nom de ce jardin : « jardin aux six aspects » se réfère aux six aspects que peu de parcs peuvent offrir en un même lieu : espace, quiétude, agencement minutieux, ancienneté, fraîcheur des cours d’eau et charme des paysages.

          Kanazawa Kenroku-en 2

               En effet, ruisseaux, étangs, cascades, bosquets, collines, sentiers, rochers, tout répond à une esthétique parfaite, qui évolue avec les saisons et les floraisons, pruniers et cerisiers en fleurs au printemps, iris et azalées au début de l’été, chrysanthèmes et pourpre des érables, quand vient l’automne, neige, en hiver, qui s’accroche en fils immaculés, créant une ambiance féerique, sur les cordages par lesquels, dès le 1er novembre, on suspend les branches des arbres afin d’éviter qu’elles ne se brisent sous le poids de la neige.

          Kanazawa Kenroku-en 3

          Kanazawa Kenroku-en 4

              Une fontaine, la plus ancienne du Japon, jaillit en exploitant la pression naturelle résultant de la différence de niveau des plans d’eau de l’étang Kasumi, au bord duquel se dresse une lanterne de pierre, Kotoji-toro,

           Kanazawa Kenroku-en 8

    réalisée à l’image des hauts chevalets placés sous les cordes des kotos (cithare japonaise)…

                                              Koto

                …et qui est devenue le symbole du Jardin Kenroku-en.

                Avec les tambours à main des piliers de la gare, la ville nous appelle toujours à la musique.

           Kanazawa Kenroku-en 7

                Un panorama depuis l’étang, malgré la pluie qui tombait sur nous sans relâche, à cette heure :

           Kanazawa Kenroku-en 6

               Vous pouvez cliquer sur l’image, ou bien sur ces mots pour le voir en plein écran, et zoomer et vous déplacer en cliquant sur les boutons ad hoc, ou en utilisant la roulette de votre souris.

               Ensuite de quoi, nous nous accordons quelques instants de détente dans un café non loin du parc, avant de continuer notre visite de la ville :

          Kanazawa 2

                           Nous repartons vers le quartier de Naga-machi,, ancien quartier des samouraïs.

                          La ville de Kanazawa s’est développée autour du château du Domaine de Kaga et était dirigée par la famille Maeda jusqu’en 1868 (soit environ 280 ans) après l’installation de Toshiie Maeda au château de Kanazawa en 1583. Les résidences de deux des huit vassaux en chef du Domaine de Kaga se trouvaient dans la zone de Naga-machi où vivaient les samouraïs (guerriers japonais au service d’un daimyo) des hautes et moyennes classes. Avec l’arrivée de l’âge moderne, l’aspect des résidences a changé mais les étroites venelle et les murs en torchis ocre de la porte Nagayamon (porte d’une suite de maisons), conservent, cependant, encore intacte l’ambiance de l’ancienne époque.

                         Les murs en torchis ont été bâtis avec des pierres et de la boue insérées dans un moule et durcies. Les toits sont recouverts de minces plaques de bois. Bien que certains anciens mur, âgés de plus de 100 ans soient encore intacts, la majeure partie a été reconstituée. Kanazawa connaît de fortes chutes de neige pendant l’hiver. Afin d’empêcher que les murs en torchis ne s’effritent au moment du dégel au printemps, on les recouvre de nattes de paille, à partir du début décembre et jusqu’à la mi-mars.

                         Le canal d’Onosho qui coule autour de la zone est l’un des plus anciens canaux de Kanazawa et constituait une voie importante pour l’acheminement des marchandises du port jusqu’à la ville sous le château.

                        Toute de bois brun froncé, la luxueuse résidence Buke Yashiki Nomura ke au plafond décoré réalisé entièrement en cyprès japonais, et aux fusuma-e (peintures sur les panneaux des portes coulissantes) réalisées par le peintre personnel de la famille Maeda, appartenait à Nomura Denbei Nobusada, l’un des plus proches lieutenants de Maeda Toshiie. Depuis le XVIe siècle, douze générations de cette famille s’y sont succédé jusqu’à l’ère Meiji, enrichissant la maison et lui conférant, en particulier, un délicieux jardin ornemental où coule une cascade miniature, et qui abrite un myrica rubra âgé de 400 ans et une source aux méandres ponctués de rochers aux formes étonnantes.

                                         Armure Nomura

          Maison Nomura

                  Kanazawa Nomura Katanas

                       Des armes et une lettre de remerciements de 1566, adressée à Shichirogoro Nomura par le seigneur (daimyō) Asakura Yoshikage, remerciant le sieur Nomura pour avoir tué un ennemi de haut rang, au cours d’une bataille et lui avoir fait parvenir sa tête. (Asakura Yoshikage mourra par seppuku, du reste, en 1573).

           Lettre remerciements

           De très belles laques :

           Laques Nomura

                                          Jardin Nomura 1

          Jardin Nomura 2

                      Il est 15h 30. Il nous reste deux heures pour aller visiter le Le Musée d’art contemporain du XXIe siècle de Kanazawa, laquelle bien que considérée comme une petite Kyoto, conservatrice des traditions, n’en abrite pas moins un des espaces les plus célèbres dans le domaine de la création artistique. Ouvert en 2004, au cœur de la ville, le bâtiment, entièrement circulaire, à cinq entrées et de faible hauteur, s’entoure d’une façade de verre et déborde sur des jardins qui accueillent des « installations » permanentes d’artistes internationaux, ainsi que des expositions temporaires de type expérimental d’artistes contemporains de renommée mondiale. Privilégiant légèreté, lumière et fluidité, il invite à un parcours de découverte sur un mode libre et ludique et se veut à l’écoute des nouveaux modes d’expression.

           Musée 21 siècle

           Retour par la gare où l’heure est affichée par les jets d’eau. Il fait nuit. Nous retournerons à l’hôtel nous doucher, nous sécher, nous changer. Demain, nous repartons en train pour un séjour dans la merveilleuse Kyōto:-)

            Kanazawa Heure

                                                                         Brigitte

    KANAZAWA (1)  — 10e jour

    Classé dans: — Brigitte @ 16:08:44

                                                                           carte kanazawa

                         Un proverbe japonais local énonce : « À Kanazawa, tu peux oublier ta femme ou ton repas, mais pas ton parapluie !… ». Et il fut vérifié, ce jour encore…

         Kanazawa 1

                       En effet, la pluie nous accompagna pendant pratiquement toute cette journée, cessant, par moments, pour nous laisser souffler, mais repartant de plus belle ensuite.

                        La ville de Kanazawa est un des joyaux du tourisme japonais, bien que quelque peu oubliée des étrangers (mais pas des touristes nippons). C’est, avec Takayama, l’une des cités les mieux préservées de la période Edo. Elle n’a pas connu de destructions de la guerre, ni celles des catastrophes naturelles, et samouraïs, marchands, geishas et seigneurs y ont tous laissé leurs marques dans un centre compact à la circulation aisée. Sa cuisine est justement célèbre et son artisanat riche et varié, notamment la laque et la feuille d’or.

                      Mais, à tout seigneur tout honneur, commençons par la gare où nous sommes arrivés, à l’architecture magnifique :

          Kanazawa gare 1

                Son dôme de verre baptisé « Dôme de Motenashi » (bienvenue) ressemble à un gigantesque parapluie à l’entrée Est. Il est pourvu d’une porte de bois appelée « Tsuzumi-mon », qui symbolise l’instrument japonais traditionnel tsuzumi (tambours à main). Devant cette porte, des jets d’eau, et l’heure y est affichée sous forme de petits jets d’eau…

          Kanazawa gare 2

                Au XVIIe siècle, cette ville, dont le nom signifie « le ruisseau doré » était l’une des plus puissantes cités féodales du Japon, depuis qu’en 1583 un seigneur Maeda, vassal du shogun Toyotomi Hideyoshi, s’en était emparé, au détriment d’une secte bouddhiste. Elle régna sur la région jusqu’en 1869, et y acquit une telle prospérité qu’elle devint la deuxième famille du pays, se faisant, également mécène des arts (poterie, teinture sur soie, laque, dorure à la feuille, théâtre Nô, etc.).

              Une petite digression, si vous le voulez bien, sur la teinture sur soie Kaga Yûzen 加賀友禅, spécifique de Kanazawa :

          Kanazawa teinture soie

                       A Kanazawa, ville où la cérémonie du thé, le théâtre nô ou la danse traditionnelle ont toujours été florissants, il est fréquent d’apercevoir des silhouettes vêtues de kimonos dans les rues de la ville et pas seulement pour des occasions exceptionnelles. Il en existe une grande variété, chacun correspondant à une occasion ou un lieu particuliers. Le Kaga Yûzen est un kimono que l’on porte à l’occasion de mariages ou de cérémonies solennelles.

             Son histoire, très ancienne, trouverait ses origines dans la technique de teinture umezome, vieille de près de 540 ans. Par la suite, un peintre de Kyôto nommé Yûzensai Miyazaki vint s’installer à Kanazawa et y inventa différents motifs de teinture. Parallèlement à cela, le peintre Kôrin Ogata, représentant de l’école Rinpa, créa ses propres motifs uniques et c’est ainsi que se développa le style Kaga Yûzen.

             L’une des particularités du Kaga Yûzen réside dans ses motifs à la tonalité réaliste qui le différencient du Yûzen de Kyôto (le Kyô Yûzen) aux ornements stylisés. Les principaux motifs du Kaga Yûzen ont pour thème les charmes de la nature à travers les quatre saisons. Différentes techniques, comme celle de la gradation, permettent de rendre avec habileté et précision toute la beauté de la nature. Ainsi, on pourra même reproduire avec un réalisme d’une rare finesse, par exemple, les feuilles rongées par les insectes. Par ailleurs, la gamme des couleurs du Kaga Yûzen est beaucoup plus riche que celle du Kyô Yûzen. Elle est dominée par cinq couleurs principales que l’on nomme kaga gosai, « les cinq couleurs de Kaga⦆» : l’indigo, le cramoisi, l’ocre, le vert et le pourpre. À travers les styles de teinture sur soie des deux villes, on peut sentir la différence entre la culture aristocratique de Kyôto et la culture guerrière de Kanazawa. Le processus de fabrication comporte cinq étapes (à la main, bien sûr).

                 ( Le kimono du haut est l’oeuvre d’Uzan Kimura, grand maître de Kaga Yûzen, promu Trésor National Vivant en 1955. Celui du bas est un kimono formel noir, qui a pour sujet un célèbre paysage hivernal du jardin Kenroku-en, que nous verrons tout à l’heure  )

                 Nous parcourons le quartier d’Higashi Chaya et ses rangées de maisons historiques classées au Patrimoine culturel du Japon. Autrefois, le centre de Kanazawa était parsemé de nombreuses maisons de thé (ochaya), mais elles ont été déplacées dans quatre quartiers éloignés du centre en 1820. Higashi Chaya est le plus grand. La construction de maisons à deux étages était interdite à l’époque d’Edo, excepté pour les maisons de thé qui se caractérise par son magnifique treillis appelé « Kimusuko » du côté extérieur du rez-de-chaussée, et ses salles de réception des invités à la japonaise au premier étage.

           Kanazawa Higashi

                  Au détour d’une rue, nous nous trouvons devant un temple où se déroule, à l’extérieur, d’abord, sous les parapluies, puis à l’intérieur, un mariage :

           Kanazawa mariage 3

           Kanazawa mariage 1

           Kanazawa mariage 2

                    Toujours dans cette ville ancienne, nous visitons la maison de thé Shima, classée au patrimoine culturel important du Japon. Construite à la même époque que le quartier Higashi Chaya en 1820, ses salles de réception et les loges se trouvent au premier étage, la structure sans placard, la petite cour ainsi que l’ensemble du bâtiment sont emplis du charme, de l’atmosphère raffinée et élégante des lieux de divertissement tels qu’ils existaient à l’époque d’Edo.

             Kanazawa Shima1

                   Comme il était coutume à l’époque, les pièces de réception se trouvent toutes à l’étage ; la cuisine, un irori (foyer creusé à même le sol), le dressing et la chambre de la propriétaire occupant le rez-de-chaussée. Toutes les salles où étaient accueillis les visiteurs ont une petite salle d’attente attenante.

             Koto (cithare japonaise, shamisen (instrument à trois cordes pincées) Shima4, tambours et autres poèmes (tankas ou haïkus), les geishas ne manquaient pas d’atouts pour distraire leur hôtes…

             Kanazawa Shima2

                                  Kanazawa Shima3

                       Avant de prendre le bus pour aller visiter le jardin Kenroku-en, nous faisons un tour dans le magasin et l’atelier de dorure à la feuille Sakuda, qui vend de très belles pièces, notamment des laques dorées ou argentées. Kanazawa produit plus de 90 % des feuilles d’or au Japon. Ces dernières servent à recouvrir les autels des temples et sanctuaires et les objets décoratifs, tels les éventails. On use de la poudre d’or ou d’argent pour rehausser les motifs des laques (c’est la technique du maki-e).

             L’atelier permet d’observer la production de feuilles d’or à partir de lingots jusqu’à obtenir une épaisseur de 0,0001 mm. Pour atteindre un tel niveau de finesse, on recourt au procédé de haku-uchi, qui consiste à superposer les feuilles d’or avec des feuilles de papier washi (papier traditionnel japonais) puis à marteler la liasse obtenue avec un batteur mécanique. Le papier utilisé est lui-même un produit d’artisanat traditionnel de Kanazawa transmis depuis des générations.

              On peut également admirer une exposition d’ustensiles et recevoir des explications sur leur utilisation. Les visiteurs peuvent déguster une tasse de thé (vert) contenant des paillettes d’or, censées soulager les rhumatismes… Dans ce magasin, les (vastes) toilettes dames sont entièrement dorées à l’or fin, murs et plafonds ! Les toilettes pour hommes ne sont qu’argentées. :-)

          Sakuda

                         Allez ! Il pleut dehors. Nous devons prendre le bus. C’est, d’ailleurs, une femme qui conduit, avec un masque sur le visage, comme beaucoup de personnes, ici (mais beaucoup moins qu’au Vietnam)… :

           Kanazawa Bus

                     La suite dans le prochain article…                             Brigitte

    21/1/2013

    TAKAYAMA (3) — Hida-no-Sato

    Classé dans: — Brigitte @ 19:45:42

                        Nous nous rendons, donc, sous le soleil, à HIDA-no-Sato. Ce beau et pittoresque musée en plein air rassemble, dans un vallon boisé, au bord d’un lac, une trentaine de maisons rurales datant pour la plupart des XVIIe et XIXe siècles. Sous leurs larges toits de chaume, d’écorce ou de bardeaux, ces vastes maisons montrent des intérieurs parfaitement conservés. La neige, déposée sur le chaume, ce jour-là, faisait penser, au soleil, à un gâteau saupoudré de sucre glace…

         Hida-Takayama 1

         Hida-Takayama 2

         Hida-Takayama 3

         Hida-Takayama 4

         Hida-Takayama 5

                           Le centre de la pièce principale, au sol en terre battue, est occupé par un espace surélevé couvert de tatamis et pourvu d’un foyer creusé dans le sol (irori), autour duquel on se réunissait. Les salles et entrepôts abritent des outils pour le quotidien, ustensiles de cuisine, l’agriculture ou la sériciculture, qui témoignent de la vie des villages de montagne.

                                    Hida-Takayama 6

          Hida-Takayama 7

          Hida-Takayama 8

                           Certaines grandes maisons peuvent accueillir plusieurs familles…

           Ah oui !… Il faut se déchausser pour entrer ! je ne vous l’avais pas dit ? ;-)

            Hida-Takayama 9

           Hida-Takayama 10

                            Les gasshō-zukuri, que l’on peut voir ici, et, surtout, à Shirakawa-gō sont des chaumières géantes à trois ou quatre étages, où vivaient une trentaine d’individus de plusieurs générations, ou plusieurs branches de la même famille.

           Hida-Takayama 11

           Hida-Takayama 12

                              Par endroits, on peut admirer, également, un beau panorama sur les Alpes japonaises, comme celui que vous pourrez contempler en fin de cet article.

            Hida-Takayama 13

            Hida-Takayama 14

                             Une culture de riz en cercles concentriques :

             Hida-Takayama 15

            Hida-Takayama 16

            Hida-Takayama 17

            Hida-Takayama 18

            Hida-Takayama 19

                              Et voilà le panorama promis :

             Hida-Takayama 20

                              Si vous trouvez l’image trop petite, vous pouvez cliquer dessus, ou bien sur ces mots pour le voir en plein écran, et zoomer et vous déplacer en cliquant sur les boutons ad hoc, ou en utilisant la roulette de votre souris.

                            Nous, nous avons un train à prendre à 17h 13 pour KANAZAWA via Toyama. Nous arriverons un peu tard, mais l’hôtel est réservé. Je vous raconterai la suite de nos aventures dans un prochain chapitre…

                                                                               Brigitte

    TAKAYAMA (2) — Le retour du soleil

    Classé dans: — Brigitte @ 16:42:11

         Le quartier de Sanmachi, constitué par trois rues étroites, forme le cœur de la ville ancienne où abondent des maisons pittoresques. La plupart des maisons de marchands à pans de bois ont été reconverties en musées ou en boutiques d’antiquités, laques et poteries. On y voit, également, des brasseries de saké, qui sont une des spécialités de la ville.

         Takayama Sanmachi 1

         Takayama Sannochi 2

                                       Takayama fleurs de lotus

         Takayama Sannochi 3

                 Des touristes japonais parcourent le quartier en rickshaw :

         Takayama Sannochi 4

          Nous visitons, entre autres, deux demeures intéressantes, la Yoshijima House à la cage d’escalier construite autour d’une colonne centrale et baignée de le lumière naturelle qui tombe d’une lucarne, et la Kusakabe Heritage House, ancienne résidence, en bois de cyprès d’un prêteur sur gages et négociant en soie, dont le vaste intérieur, conçu pour faire circuler air et lumière, est agrémenté d’un beau jardin, qu’éclaire de ses rayons le soleil revenu, et renferme une belle collection d’objets anciens…

           Takayama Sannochi 5

           Takayama Sannochi 6

                      Takayama Sannochi 7

           Takayama Sannochi 8

                                        Takayama Sannochi 9

            Takayama Sannochi 10

            Takayama Sannochi 11

            Takayama Sannochi 12

                           La ville resplendit, à présent sous le soleil,

            Takayama Sannochi 13

            Takayama Sannochi 15

                          particulièrement le pont sur la Miya gawa sur lequel passent les chars du festival de printemps et d’automne :

            Takayama Sannochi 16

                                         Un exemple de chars :

            Takayama Chars festival

                          La vieille ville et les musées d’art populaire sont intéressants, mais le plus authentique reste le musée en plein air d’Hida (Hida no sato), situé à une quinzaine de minutes en bus de Takayama. On peut y admirer une trentaine de fermes et habitations traditionnelles. De là, l’on a, également, une belle vue sur les Alpes Japonaises. Nous allons y passer l’après-midi ; et cela fait l’objet du prochain article.

             Takayama Sannochi 17

                                                                                                Brigitte

    TAKAYAMA (1) — Neige à Takayama

    Classé dans: — Brigitte @ 15:19:52

                           Il est 18h 30 quand nous arrivons à TAKAYAMA, à 165 km de Nagoya, 180 km de Kanazawa, notre prochaine étape, Cette cité de 100.000 habitants, occupe, au Nord de la préfecture de Gifu, un plateau, dans les « Alpes Japonaises », à 580m d’altitude, cerné par des pics de plus de 3000 m. Son nom signifie “haute montagne“. L’occupation de cette région est fort ancienne.

        carte Takayama

                           La ville possède de nombreux monuments historiques qui lui valent le surnom de « petite Kyōto ». N’ayant pas subi les dommages de la guerre, elle a conservé intactes ses très vieilles maisons de bois et de papier, ses quartiers classés de l’époque d’Edo (1600-1868). Ses charpentiers et menuisiers, ceux de l’ancienne capitale de HIDA, étaient réputés être parmi les meilleurs du Japon et ont contribué à la construction des temples de Nara et de Kyōto. En effet, la ville ne pouvant pas payer d’impôts en riz, en raison du climat qui réduit la production possible, le gouvernement avait, donc, exigé, à titre de compensation, que les ouvriers de la ville viennent participer à des chantiers de construction dans tout le pays.

                          Takayama est aussi connue pour ses défilés de chars (l’un au printemps, l’autre en automne), qui sont parmi les trois plus beaux du Japon. Les ancêtres des charpentiers ont participé à la construction des 25 chars du festival, qui se déroule, donc, en deux temps, les riches marchands des différents quartiers de la ville y voyant l’occasion de déployer leur richesse. Côté gastronomie, on vient de tout le Japon pour déguster ses plats raffinés.

                         À la sortie de la gare, donc en pleine nuit, nous sommes accueillis par le spectacle de blancheur, car il neige… Heureusement, notre ryokan (hôtel typiquement japonais) n’est qu’à trois minutes à pied. Nous nous y rendons immédiatement, non sans avoir admiré la très belle structure de la gare.

                         La propriétaire du ryokan nous accueille et nous fait déchausser, comme de juste, à l’entrée, après nous avoir quelque peu — mais très poliment — reproché de ne pas avoir confirmé notre venue « avant 18 heures », comme nous aurions dû le faire (mais la chambré était déjà réservée et réglée…). Nous lui expliquons que nous y avons bien pensé mais que nous étions dans le train, le chemin étant long, depuis Odawara. Avant de nous laisser entrer nos sacs à roulettes dans le hall, elle s’empresse, avec chiffon, avec de petits cris, d’essuyer les roues légèrement enneigées. Puis, se relevant, nous dit qu’elle est en train de préparer les tables pour le repas du soir (repas du soir et petit-déjeuner étaient compris dans le prix de l’hôtel). Nous lui demandons à quelle heure il nous faudra venir. « Mais, maintenant ! », nous dit-elle :-) — « Avons-nous cinq minutes ?… » — « Oui, bien sûr !  »

                         Bien, bien. Nous nous rendons à la chambre qu’elle nous a indiquée, y déposons nos affaires et descendons à la salle à manger. C’est une pièce magnifique, meublée à la japonaise, avec des tables basses devant lesquelles on doit s’asseoir en ciseaux… en principe et sur lesquelles nous est servi notre repas…

        repas Takayama

             … un délicieux et copieux reps !

         repas Takayama 2

          Tout ce qu’il fallait pour terminer en beauté la soirée et nous permettre de passer une bonne nuit, après la douche… Au matin, en nous levant, nous pouvions observer, depuis notre fenêtre, ce paysage : la neige ne tombait plus mais le temps était gris… Cependant, le soleil ne devait pas être loin, derrière la brume…

         Takayama Kokubun-ji

           Nous sommes tout à côté du temple le plus ancien de la ville : le Kokubun-ji, reconnaissable à sa pagode à trois étages, fondé en 746 par l’empereur Shomu.

           Après un petit-déjeuner, tout aussi fin et délicieux et joliment servi (à 7h 30 tapantes) que le repas du soir,

          Takayama petit-dej

     nous partons pour une visite à pied de la ville, en passant par notre voisin, le temple Kokubu-ji, dont l’enceinte contient un gingko au tronc noueux âgé de 1200 ans !

          Takayama Kokubun-ji 2

                         Nous nous rendons, d’abord, le long de la rivière Miya,

          Takayama Miya 1

                                         Takayama Miya 2

                                         Takayama Miya 3

    pour y visiter le marché matinal, Miyagawa marcket, où, depuis plus de deux cents ans, les paysannes viennent vendre dès l’aube leurs légumes, fruits, condiments et racines bizarres.

           Takayama Miyagawa 2

           Takayama Miyagawa 1

           Takayama Miyagawa 3

           Takayama Miyagawa 4

                                                            À suivre………                                                              Brigitte

    20/1/2013

    HAKONE (2) et départ pour Takayama

    Classé dans: — Brigitte @ 15:28:47

                     Dès notre petit-déjeuner pris, nous allons visiter ce magnifique sanctuaire, après avoir passé un petit pont sur la rivière :

         Hakone 17

         Me voilà dans une cathédrale naturelle, perdue, ravie, au milieu d’une symphonie de couleurs…

         Hakone 24

         Hakone 18

         Hakone 19

         Hakone 20

         Hakone 21

                             Au sol, une multitude de petits Bouddhas aux attitudes plus pittoresques les unes que les autres :

          Hakone 22

          Hakone 22

                             Certains coiffés d’un bonnet et affublés d’un châle pour les protéger du froid…

          Hakone 25

          Hakone 26

                            C’est une véritable jouissance que de vaguer dans ce jardin et de contempler ces couleurs, exacerbées par un soleil magnifique.

          Brigitte à Hakone

          Hakone 27

                …sous le regard serein ou malicieux de ces statuettes…

          Hakone 28

          Hakone 29

          Hakone 30

                        et, même au milieu de la rivière,

          Hakone 31

          Hakone 32

          Hakone 33

                          La beauté de ces feuilles aux teintes vives, tendres ou pastel, qui se détachent sur le ciel,

           Hakone 34

           … une armée de photographes à l’outillage sophistiqué est venue pour en capter le moindre détail :

           Hakone 35

           Il est vrai que l’on a envie de faire durer ce plaisir inouï de vivre sous ces couleurs étonnantes…

           Hakone 36

          Hakone 37

          Hakone 38

                      Mais l’heure tourne et il me faut dire adieu à mes petits bouddhas, car nous avons une longue route à faire, cet après-midi…

                                       Hakone 39

                     En partant, nous passons devant le musée du Petit Prince, un véritable petit château consacré à Antoine de Saint-Exupéry

          Hakone 40

         Hakone 41

                      Et, à la devanture des maraichers, les fruits sont toujours aussi chers (1 € = 100 yens, env.)

         Hakone fruits

                                      Hakone fruits 2

         Après un rapide déjeuner, nous reprenons nos bagages à l’hôtel et prenons le bus jusqu’à Odawara pour prendre le train Shinkansen (TGV japonais) pour Takayama, via Nagoya. Nous utilisons notre “JR Pass” de 14 jours qui nous permettra d’utiliser le train sans compter pendant 14 jours, à partir d’aujourd’hui.

         Shinkansen

        Hakone 42

                        Voyage très agréable, malgré la distance à couvrir. Nous glissons dans ce train silencieux aux larges fauteuils. Le mot « retard » ou « grève » n’existe pas. Le personnel est d’une grande amabilité. Les contrôleurs font un salut à leur entrée ou sortie du compartiment, et ils ne vous ennuient pas. Si un passager dort, on ne le réveille pas. On a à peine le temps de voir le paysage défiler que l’on est déjà arrivé.

                         Nous arrivons à Takayama, au pied des Alpes japonaises dans la nuit (forcément, il est plus de 17 heures)… et les rues sont couvertes de neige. Eh oui, il a neigé, pendant que nous goûtions le soleil d’Hakone ! Mais une heureuse surprise nous attend… que je vous conterai demain, parce que ceci est une autre histoire :-)

                                                            Brigitte

         

    19/1/2013

    HAKONE (1) et le Fuji-Yama

    Classé dans: — Brigitte @ 12:41:24

                          Hakone, à 1h30 de train de la gare de Shinjuku à Tokyō, est perchée dans la très belle région montagneuse qui héberge le Parc National de Fuji-Hakone-Izu. La région d’Hakone, bloquée entre le mont Fuji (on dit : Fuji-san, en japonais et non Fuji-Yama), s’est formée sur le site d’un ancien volcan éteint dont le cratère aurait atteint 40 km de circonférence. Ce parc naturel présente du Japon ses traits les plus caractéristiques : volcans, petits lacs, sources thermales et futaies verdoyantes. On y trouve les stations thermales les plus réputées du Japon et c’est ici, aussi, le règne des onsen, ces bains thermaux spécifiques du pays.

         Carte Hakone

                          Nous achetons, à Shinjuku, un Hakone Free Pass qui, outre le voyage, nous permettra, une fois parvenus à destination, de prendre, également, le bus, le téléphérique et le bateau pirate sur le lac Ashi. Nous allons en train rapide jusqu’à Odawara. Un peu avant d’arriver, nous avons la joie de voir apparaître devant nos fenêtres Fuji-san, certes recouvert d’un voile pudique et d’une coiffe de nuages, mais tellement présent.

          Hakone 1

                          Le Fuji-san culmine à 3776 mètres d’altitude ; l’origine de son nom est incertaine. En ainu, Fuchi est la déesse du feu et du foyer, ce qui convient bien à un volcan. Du reste, cette montagne est vouée à une divinité féminine (Konohana Sakuya Hime), déesse de la floraison, de la vie et de la beauté éphémères, comme les fleurs du cerisier (qui se dit sakura). Son histoire est émouvante: vous pouvez la lire ici, par exemple. Divinité féminine, disais-je, et, pourtant, jusqu’à l’ère Meiji, l’ascension du mont Fuji était interdite aux femmes… qui se sont rattrapées, depuis :-)

                          À Odawara, il nous faut prendre un bus qui nous emmène jusqu’au nord-est du lac, où nous attend notre charmant petit hôtel japonais, qui se trouve, idéalement, à quatre pas de l’arrêt du bus et non loin des remontées, qui vont nous permettre d’aller admirer Sa Majesté Fuji. Nous y déposons nos bagages, prenons date, ou plutôt heure, pour le bain d’eau thermale que nous prendrons en rentrant et repartons pour prendre le téléphérique…

           Hakone 2

        …qui nous emmène, à travers des futaies aux feuillages multicolores…

           Hakone 3

        … et des paysages noyés de fumerolles :

           Hakone 4

        … jusqu’à Owakudani, surnommé la Grande Vallée des eaux bouillonnantes, encore appelée Ō jigoku : le grand enfer,

          Hakone 5

         ancien cratère du Kami Yama, où jets de vapeur d’eau et de souffre jaillissent de crevasses dissimulées dans la roche. On peut y goûter des œufs noircis (kuro tamago) par immersion dans l’une des sources bouillonnantes.

                      De là, nous avons admiré ce Mont Fuji, premier symbole du pays. Enfin, il est là, devant nous, notre regard ne parvient pas à se détacher de ce cône d’une parfaite harmonie à la coiffe d’une blancheur éternelle, et qui a eu la bonté de s’être défait, aujourd’hui, pour nous, du voile de brume dont il s’enveloppe souvent.

          Hakone 6

          Hakone 7

          Puis nous redescendons en téléphérique jusqu’à Togendai, au nord du lac Ashi, pour prendre le bateau pirate, en bas qui nous emmènera faire une petite croisière jusqu’à l’extrémité sud du lac, à 18 km de là, à Hakone-machi.

          Hakone 8

          Belles eaux d’un bleu profond, avec de beaux points de vue sur le mont Fuji. D’une superficie de 680 hectares, ce lac (Ashi no ko, le lac d’Ashi, le “lac des roseaux") se situe à 723 m au-dessus du niveau de la mer et occupe en partie le fond d’un vaste cratère. Il se déverse, au nord, par la Haya Kawa, qui traversant toute la région d’Hakone, se jette dans la mer au sud d’Odawara.

          Hakone 9

           Nous voilà à Hakone-machi. Des restaurants présentent des fac-similés de leurs plats, en vitrine :

          Hakone 10

          Nous marchons le long de rive sud du lac, pour gagner Moto-Hakone et, par l’allée des cèdres, vestige de l’ancienne route du Tokaïdo qui allait jusqu’à Kyotō,

           Hakone 11

           nous parvenons au Onshi Hakone Park, le parc du palais impérial, qui contient de très beaux jardins,

           Hakone 12

           Hakone 13

           Et, surtout, un observatoire, d’où nous pouvons contempler, au coucher du soleil, le lac et notre Fuji-san.

            Hakone 14

            Hakone 16

             Je m’assois et sors mon carnet de dessins…

            Hakone 15

            La nuit tombe. Le dernier bateau qui pouvait nous ramener au Nord a quitté l’embarcadère à 16h 30, depuis déjà un quart d’heure. Nous savions que nous devrions rentrer en bus, gratuit, grâce à nos “pass". Nous traversons le parc pour nous rendre au départ du bus qui nous ramène dans la nuit — assez froide, la nuit, à cette altitude et en cette saison — vers Togendai, à notre hôtel… où nous posons nos petits sacs et goûtons, enfin, avec délices les plaisirs de l’onsen privé qui nous attend. Hakone et ses sources d’eau chaude (onsen) sont parmi les plus réputés du Japon ! Qui n’a pas connu le plaisir de se plonger dans ces grands bassins collectifs où la température oscille entre 30°C et 45°C ne sait pas ce qu’il perd. On se baigne nu, les hommes et les femmes séparés, en général, depuis la dernière guerre, mais certains sont mixtes tels que celui que nous avions à Hakone.

                         Ensuite de quoi, frais et détendus, nous allons nous restaurer dans un restaurant chinois que l’obligeante patronne nous a indiqué. Demain, nous aurons de longues heures de train pour arriver à Takayama, au pied des Alpes japonaises. Mais nous avons projeté de consacrer la matinée à visiter un merveilleux petit sanctuaire proche de notre habitation et dont la description en images ne me demandera pas moins d’un chapitre, tellement j’y ai trouvé de beautés. Mais, pour l’heure, il n’est que temps, après cette belle journée, de nous allonger dans nos futons, dans notre chambre aux glissantes cloisons, sous le climatiseur qui nous réchauffe, et d’éteindre les feux…

                                                                                      Brigitte-san

    18/1/2013

    KAMAKURA

    Classé dans: — Brigitte @ 16:15:34

                          À 7 h 30, place nette est faite en un instant, et notre petit-déjeuner japonais nous est servi in the room par une diligente soubrette en habits japonais :

          Nikko 39

                         Celui-ci pris, nous quittons NIKKŌ, dans la voiture de l’hôtelier qui nous accompagne, comme promis, à la gare. Nous avons de la chance : le train pour Tokyō part quelques minutes après notre arrivée (bien sûr, nous avons un bilet aller-retour, avec notre “Pass“). De Tokyō, nous voulons nous rendre directement à KAMAKURA, pour une excursion de la journée, et rentrer dormir à notre hôtel de Tokyō, où nous avions laissé l’essentiel de nos bagages.

                        À une heure de train de Tokyō, la ville de Kamakura, qui descend en pente douce jusqu’à la mer (l’Océan Pacifique) est une ville résidentielle, calme, et recherchée par les salariés pour sa qualité de vie et ses loyers moins élevés qu’à Tokyō. Elle prend son essor en 1192 quand Minamoto no Yoritomo, que l’on peut considérer comme le premier shogun, en fait le siège du premier gouvernement féodal du Japon. Au XIIe siècle, Kamakura vit une sorte d’âge d’or, devenant non seulement le centre politique, mais encore le centre spirituel du zen nippon. Après le renversement des descendants de Yoritomo par les Hojo, elle reste capitale militaire du pays jusqu’à sa destruction en 1333. Son déclin est prononcé, quand le grand shogun Tokugawa leyasu — dont j’ai parlé, lors de notre visite de Nikkō, à propos du temple Toshō-gū — établit sa capitale à Edo (Tokyō).

                        Émaillée de temples, la ville a, donc, un héritage historique de première importance. Un peu avant 14 h, nous sommes à pied d’œuvre et admirons le temple Engaku-ji, qui est l’un des temples zen les plus importants de l’Est du Japon. Il a été fondé en 1282 par le maître zen Tokimunepour remercier les dieux (et rendre hommage aux combattants des deux bords) d’avoir permis aux japonais de repousser l’invasion mongole, grâce au kamikaze (vent providentiel), typhon qui avait détruit la flotte mongole. Les aviateurs japonais avaient repris ce nom lors de leur sacrifice, au cours de la Seconde Guerre mondiale.

            Kamakura 1

                  Adossé à une colline boisée, il compte nombre de pavillons et oratoires disséminés dans un jardin ombragé et fleuri.

           Kamakura 2

           Kamakura 3 - Engaku-ji

                                                              Sanmon  (Porte principale)  1783

           Le temple principal, le Butsuden, reconstruit après le tremblement de terre de 1964, contient une statue en bois de Shaka Bouddha.

                                       Kamakura 4

    Plus loin, le trésor (Shari-den) contiendrait une dent du Bouddha.

           Kamakura 5

           Kamakura 6

                           Le temple Kencho-ji, entouré de bosquets et cèdres japonais, a été fondé en 1253. C’est le plus important temple zen de la ville.

           Kamakura 7

           Kamakura 8

                         La porte Sanmon, monumentale, à la charpente très travaillée

           Kamakura 9

           Kamakura 10

           Kamakura 11

           Kamakura 12

                        Le plus beau sanctuaire shinto de Kamakura est celui du Tsurugaoka Hachimangu Il fut fondé en 1063 par Minamoto Yorigoshi et agrandi et placé sur son site actuel par Minamoto Yoritomo, le premier shogun qui installa son gouvernement à Kamakura. Reconstruit au XVIe siècle, le pavillon principal, en haut des escaliers, où se pressent les fidèles, après s’être purifiés, date de 1823.

             Kamakura 13

                          Au milieu de l’esplanade, le pavillon de danse (maidono), qui résonna sous les pas de Shizuka, la maîtresse de Yoshitsune, laquelle fut contrainte de danser par le demi-frère de celui-ci Yoritomo jusqu’à révéler la cachette de son amant, que Yoritomo poussa au seppuku, avec tous les siens.

             Kamakura 14                            Trois grands torii scandent cette belle allée qui s’étire sur près de 1500 m jusqu’au sanctuaire. Masako, On enjambe sur un pont bombé (que l’on voit tout au fond sur la photo) deux étangs.

             Kamakura 15

                       L’épouse de Yoritomo, Masako, imagina les trois ponts qui permettent de traverser les étangs sur les côtés.

            Kamakura 16

                 Le Daibutsu

              Puis nous nous rendons un peu plus loin, vers le quartier de Hase, pour voir le grand Amida Bouddha de Kamakura, qui est, avec sa taille de 13,35 m le second Bouddha de bronze du Japon, surpassé seulement pas les 15 m du Bouddha du temple Todai-ji, à Nara, que nous irons visiter également.

           Kamakura 17

              Quand la femme de Yoritomo, Masako, ordonne la construction de ce Bouddha, c’est la statue en bronze doré de Nara, qui est prise pour modèle. C’est une statue en bois, tout d’abord, qui est emportée, à peine cinq ans après sa construction par un typhon. On la remplace, alors, en 1252, par cette statue en bronze de 125 tonnes, couverte, à l’origine, de feuilles d’or. Au début, elle était logée à l’intérieur d’un temple. Mais les bâtiments furent détruits à multiples reprises, aux XIVe et XVe siècles, par des typhons et des tsunamis. Seule la statue restait en place, immuable, impassible et sereine. On a fini par la laisser en plein air, à partir de 1495…

            Kamakura 18

               Ses mains, en position de jobon-josho-mudra, paumes tournées vers le ciel, permettent d’atteindre le plus haut degré d’illumination. Il est de fait que la statue, les yeux mi-clos, respire la sérénité.

          Dans le petit temple, à côté, les savates en corde du Bouddha :

            Kamakura 19

                        Mais il est temps de reprendre le train pour rentrer à Tokyō, dans notre hôtel, retrouver les nôtres, avec nos bagages. D’ailleurs, la nuit ne va pas tarder à tomber et, demain, nous partons pour Hakone et le Fuji-Yama…

                                         P.S. : Enfin, je vous rappelle que vous ne voyez, ici, par défaut, en arrivant sur le blog, que mes dix derniers messages. Cela pour des raisons de rapidité de chargement de la page. Comme pour les autres voyages, si vous désirez lire tous mes chapitres concernant ce voyage au Japon, il vous faut cliquer sur sa “catégorie” : 18. Japon en automne, dans la colonne de droite, pour en afficher la totalité. Ou bien encore en haut de chaque chapitre sur le lien qui se trouve directement sous le titre. Ou bien encore en cliquant sur ce lien   :-)

                                                                                     fée BrigBrigitte

    17/1/2013

    NIKKO (2) suite — temples et jardins

    Classé dans: — Brigitte @ 16:28:48

                              Le soleil brille, à présent, et fait luire joliment les toits mouillés de pluie, au milieu de ce feuillage multicolore. La lumière est belle. Nous continuons la visite de Nikko en visitant les autres temples.

          Nikko 20

          Nikko 21

          Nikko 22

          Nikko 23

          Nikko 24

          Nikko 25

                            Nous admirons la riche ornementation du Rinnō-ji. Il a été le premier temple créé, par Shodo Shunin, à quelques pas du pont sacré. Il avait pour nom Shironryu-ji et n’a pris son nom actuel qu’au XVIe siècle, où il devient, sous l’influence du moine Tenkai le point d’essaimage régional d’une quinzaine de temples répondant au même nom.

          Nikko Rinno-ji 1

          Nikko Rinno-ji 2

                             Tout à côté, le musée du Trésor, qui expose, par rotation, une partie de ses 6.000 pièces de patrimoine bouddhique. Et le délicieux jardin du Shōyō-en, créé à l’époque d’Edo, qui reproduit en miniature les paysages du lac Biwa, près de Kyoto, immortalisés par Hiroshige nous ravit par ses couleurs magiques :

          Nikko 26

                                 Nikko 27

                                 Nikko 28

          Nikko 29

          Nikko 30

          Nikko 31

          Nikko 32

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           Nikko 35

           Nikko 36

           Nikko 37

                               Qu’entends-je ? Vous me dites que ce panorama est trop petit ?… Mais il ne tient qu’à vous de le voir en plein écran : il vous suffit de cliquer sur l’image et vous pourrez l’examiner à loisir (attendez que l’image se charge) à l’aide de votre souris… ou bien le laisser défiler :-)

                       Ensuite de quoi, les yeux encore emplis de ces merveilles, nous nous rendons à notre hôtel, un hôtel typiquement japonais, non loin de l’emplacement des temples. Il était près de 16 heures, il ferait nuit à 17 heures. Nous sommes accueillis par une patronne charmante qui avait mis mon nom au fronton de son hôtel pour me faire honneur. Il faut se déchausser. Nous commençons à avoir l’habitude. On nous montre notre chambre : une pièce très accueillante meublée d’une belle et grande table basse vernie, sur laquelle trône une bouilloire avec tout le nécessaire pour le thé, des sièges sans pieds, pour s’asseoir en tailleur, à la mode japonaise. Pas de lits : les futons qui sont dans le placard seront sortis ce soir, nous dit-on, et posés à même le tatami.

           chambre Nikko

                      Il y a un bain commun, accessible à toute heure, mais également un bain privé, plus agréable, que la dame nous propose de nous réserver entre 16 h 30 et 17 h 30, ce qui nous arrange, car nous nous proposons de descendre, ensuite, dîner en ville. Le bain japonais, dans lequel on entre propre — il faut, bien sûr, avoir fait sa toilette à côté auparavant, ceci puise son origine dans les rites shintoïstes de purification : on ne souille pas les eaux dispensées par les divinités — est un moment de bien-être et de sérénité extrême. Et cette détente, après le voyage et la marche de cette journée, est vraiment un moment de béatitude.

                     Nous avons un “pass", qui nous permet de prendre gratuitement les bus de la ville. Mais la patronne — décidément aux petits soins pour moi — nous propose de nous emmener demain matin, à 8 h 30, à la gare en voiture, pour nous éviter d’avoir à nous lever trop tôt ! Elle nous fera servir le petit-déjeuner à 7 h 30, ce qui nous permettra de nous reposer. Nous lui exprimons notre gratitude et, après le bain, nous rangeons nos affaires et partons à pied vers ville, dans la nuit, afin de trouver un restaurant… Nous descendons, un temps, le long du côté gauche de la rivière sans rien trouver, même pas une lumière, puis remontons, traversons et nous dirigeons vers des endroits plus éclairés.

                     Las !… Il est 19 h 30 et tout est fermé !… Nous avions vécu la même mésaventure à Tokyō, un soir où nous avions voulu manger une pizza dans un restaurant “italo-japonais” et où, arrivés à 20 heures, on nous avait signifié, en nous servant… que le restaurant fermait à 20 h 15 !      Mais bon… en cherchant un peu, nous finissons par trouver une sorte de bistrot/resto ouvert, où un drôle de bonhomme, sympathique, mais un peu bizarre, se propose de nous préparer des spaghettis bolognaise et de nous servir des bières, dans le capharnaüm (très propre) qui est son restaurant et où il accumule une telle quantité d’objets hétéroclites de tous endroits et de tous pays (il connaît un peu Paris pour y avoir été) qu’il n’y aura, bientôt plus de place pour les clients ! :-)

         Nikko 38

                   Après nous être restaurés, une petite marche pour remonter jusqu’à notre hôtel. Nous retrouvons avec plaisir notre chambre aux cloisons à glissière. La table est poussée dans un coin, les lits sont posés et prêts à nous recevoir et à nous donner le repos attendu. Demain, retour à Tokyo pour nous diriger immédiatement vers Kamakura. Nous allons bien dormir, les yeux encore emplis des merveilles du jour…

                                                                               Brigitte

    NIKKŌ (1) — Toshō gū

    Classé dans: — Brigitte @ 14:25:51

                          Un proverbe japonais affirme : « Nikkō wo minai uchi wa, kekkō to iu na » : tant que tu n’as pas vu Nikkō, ne dis pas “splendide". La nature et l’histoire ont, en effet, été prodigues, pour cette petite ville de 26.000 habitants, perchée à 650 m d’altitude, à 135 km de Tokyō. Son bel ensemble de sanctuaires a acquis une réputation mondiale, en présentant un aspect architectural unique, au Japon, une expression baroque où tout semble poussé à l’extrême. Ils offrent un exemple unique de syncrétisme religieux, reposant sur la doctrine du Shimbutsu Shugō (association de croyances panthéistes, inspirées du shintoïsme et de foi bouddhique). Du reste les divinités shintō vénérées à Nkkō sont considérées comme des avatars du Bouddha.

                         La région montagneuse de Nikkō est tellement envoûtante qu’elle attire dès le VIIIe siècle des prêtres influents. Le premier des shoguns y établit sa dernière demeure et le temple Toshō gū devient le plus beau mausolée du Japon. En 1999, Nikkō est inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité. Les automnes y sont flamboyants.

                        Déjà mis en appétit par la visite du ravissant parc du musée Nezu, c’est avec une certaine exaltation que nous nous levons à 6h 30 pour prendre notre petit-déjeuner, laisser le gros de nos bagages à l’hôtel (nous n’emportons, chacun qu’un petit sac à dos, avec le minimum d’affaires), et nous rendre à la gare d’Asakusa, de Tokyō, pour y acheter un World Heritage Passa qui nous permettra de prendre la ligne Tobu-Nikkō et les bus une fois arrivés.

        Nikko 1

                        Le voyage dure 2h 30 en tout (il y a un changement). Nous quittons la grande plaine du Kanto, à l’urbanisation dense et continue, pour retrouver, en montant, une nature plus affranchie, au relief accidenté, des forêts… L’arrivée à Nikkō est un vrai plaisir, pour les yeux et les sens, malgré la pluie, à présent intermittente.

         Nikko 2

                     Regardez les photos. Je ne saurais trouver les mots pour traduire cette symphonie de couleurs allant du rouge pourpre-violet au jaune d’or qu’aucun peintre ne saurait traduire sur sa toile…

          Nikko 3

          Nikko 4

                      Le pont sacré Shinkyo enjambe les eaux tumultueuses de la rivière Dalya. On raconte qu’en 767, Shodo Shonin et ses disciples, désireux d’explorer le mon Nantaï, et arrêtés par la rivière, prient la divinité Jinja Daio, qui apparaît, alors, avec deux serpents, un rouge et un bleu, lesquels s’emmêlent au-dessus de la rivière jusqu’à former un pont permettant à Shodo Shonin de la traverser. Selon certaines interprétations, l’explication en est donnée par la la réunion des sons ka (signifiant feu, rouge) et mi (bleu, eau), formant  kami (esprit).

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