23/2/2017

La Manzanilla (fin du voyage)

Classé dans: — Brigitte @ 23:12:25

      L’Océan est toujours là avec ses couchers de soleil tous différents les uns des autres, et toujours magnifiques. Un vieux médecin à la retraite nous a invités à pique-niquer dans son bungalow qui donne sur la mer. Je me suis baignée et j’ai plongé dans les vagues inlassablement… Hier soir, c’était la fête au village. Toute cette petite ville a une âme et on fait rapidement connaissance. Ce matin, une artiste m’a invitée à voir son travail….

                          Mexique 2017

 Mexique 2017

 Mexique 2017

      Et voilà !… Je suis parvenue à la fin du voyage…

Une dernière balade…

                          Mexique 2017

… Un pique-nique en admirant mon dernier coucher de soleil mexicain ; puis la nuit est tombée doucement…

          Je reprends l’avion ce soir pour Paris où j’arriverai demain soir. ¡ Hasta luego México y hasta pronto ! :-)

 Mexique 2017

17/2/2017

Tenacatita

Classé dans: — Brigitte @ 18:46:41

       Aujourd’hui, nous avons pique-niqué au bord de la mer à Tenacatita ! Plage réputée pour sa magnifique mangrove, riche d’une grande diversité de flore et de faune, et célèbre pour la beauté de sa plage dorée, qui se reflète dans la mer aux couleurs contrastant du bleu à l’émeraude, et, parfois, totalement transparente…

 Mexique 2017

                          Mexique 2017

 Mexique 2017

 Mexique 2017

       Je me suis baignée dans cette eau de rêve. Le paradis !… :-)

16/2/2017

La Manzanilla (2)

Classé dans: — Brigitte @ 17:00:59

       La Manzanilla est un petit village de pêcheurs, tout simple, avec des routes encore en terre battue. Ce matin, je me suis levée tôt pour aller voir les pêcheurs qui partaient, puis j’ai assisté, également, à leur retour. L’Océan Pacifique est à une agréable température ; les vagues sont un peu fortes à mon goût. Il faut faire attention de ne pas être emportée.

Mexique 2017

                             Mexique 2017

                             Mexique 2017

                             Mexique 2017

                             Mexique 2017

                             Mexique 2017

      Je suis allée faire une excursion, avec mon amie, à Barra de Navidad , une petite ville proche, sur la côte. C’est de Barra de Navidad que sont partis, tôt le matin du 21 novembre 1564, Miguel López de Legazpi et le père André de Urdaneta, à la tête de 5 navires et 500 soldats, pour conquérir les Philippines pour le compte du roi d’Espagne Philippe II. (Ils débarquèrent aux Philippines le 5 février 1565.

15/2/2017

La Manzanilla

Classé dans: — Brigitte @ 22:41:13

       Nous voilà, donc, arrivées à La Manzanilla, petit village de pêcheurs, sur la côte Pacifique du Mexique, à une heure de route au nord de Manzanillo et à trois heures au sud de Puerto Vallarta, dans l’État de Jalisco. Nous nous situons, donc, dans la région nommée Costa Allegre (Côte heureuse).

Mexique 2017

Mexique 2017

       Mexique 2017

       La route de Guadalajara à Manzanilla était belle, mais il y avait énormément de virages et j’étais un peu mal dans mon bus pendant 5 heures ! Bon, j’étais attendue à l’arrivée, et c’était bien agréable !…

J’ai déjà rencontré un autre crocodile, mais derrière un grillage cette fois-ci !   ;-)

       Mexique 2017

      Enfin, nous nous sommes rendus sur la plage pour admirer le coucher du soleil…

       Mexique 2017

14/2/2017

GUADALAJARA (2)

Classé dans: — Brigitte @ 22:41:36

      J’ai fait un tour de cette cité de Guadalajara, quelque peu étouffante et polluée. À mon avis, seul le centre historique est intéressant. Nous avons visité le Palacio de Gobiernio, où nous avons pu admirer les peintures murales saisissantes d’Orozco.

Yucatan 2017

      Nous avons visité, également, la cathédrale reconstruite.

Yucatan 2017

      J’ai repéré un cimetière étrange, en ruines, aux tombes rongées par le temps et dévorées par les herbes, et hanté paraît-il !   

Yucatan 2017

                         Yucatan 2017

      Nous avons pu le visiter (El Panteón de Belén). Hélas, je n’ai vu ni fantôme, ni vampire !  :-( Puis nous sommes revenues à la réalité pour visiter l’Instituto cultural Cabañas. Lieu magnifique, avec, également, de grandes peintures murales.

                         Yucatan 2017

                         Yucatan 2017

Yucatan 2017

         Aujourd’hui, la ville de Guadalajara commémore ses 450 ans, en liesse, avec lumières multicolores, musique ubiquitaire et chants à pleins poumons. C’est un peu fatigant quand on est habitué au calme…

        Nous quittons, demain, cette cité, pour nous rendre à Manzanillo, ville portuaire de l’état de Colima.

12/2/2017

GUADALAJARA (1)

Classé dans: — Brigitte @ 21:57:57

      Guadalajara, capitale de l’État de Jalisco, située à 1561 m au-dessus du niveau de la mer, dans la valée d’Atemaja, et à 540 km au nord-ouest de Mexico, est la deuxième ville du Mexique par le nombre d’habitants et la plus grande (814 km2) par sa surface. Avec les villes qui l’entourent, elle forme une métropole peuplée de 4,1 millions d’habitants.

      C’est sur le sol de ce centre industriel et commercial parmi les plus importants du Mexique et riche d’une architecture coloniale, que sont nés mariachis et tequila.

      Cependant, à la différence de beaucoup de villes coloniales qui ont conservé leur organisation urbaine d’origine, un projet d’envergure a changé le visage de cette cité, dans les années 1950. Les bâtiments anciens furent démolis pour laisser place à des avenues aux constructions neuves, à des parkings souterrains et à des centres commerciaux. Par bonheur, les plus beaux bâtiments anciens ont été conservés.

Mexique 2017

      Nous voilà, donc, à Guadalajara depuis hier soir. C’est une grande ville, assez polluée, qui nous change de Guanajuato. J’ai pris un tour pour visiter la route de la Tequila.

Mexique 2017

Mexique 2017

Mexique 2017

J’ai visité les ateliers de production où rien ne perd de la racine jusqu’au bout de la tige.

Mexique 2017

Des mariachis nous attendaient (tourisme oblige) et après quelques verres, l’ambiance allait bon train.

Mexique 2017

                       Mexique 2017

      Nous nous sommes arrêtés dans d’autres endroits pour finir dans la jolie petite ville de Tequila. Les paysages étaient très beaux et, de loin, ces champs d’agaves m’ont rappelé la Provence et ses champs de lavande…

      Nous aurons un jour plein demain pour visiter cette grande ville de Guadalajara.

11/2/2017

GUANAJUATO

Classé dans: — Brigitte @ 21:22:38

      Guanajuato, capitale de l’État du même nom, , inscrite au Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO, est une ville fascinante de l’époque coloniale située dans une vallée pittoresque, entourée par les montagnes de la Sierra de Guanajuato.

Mexique 2017

      Elle est surnommée « la colline des grenouilles », en raison de la forme de son terrain montagneux, comparée, par ses habitants, à celle d’une grenouille. Fondée en 1559, cette ville de 78.000 habitants est ancienne. On y découvrit, au milieu du XVIIe s., une mine d’argent qui fut exploitée un siècle plus tard : La Valenciana, et qui devint rapidement l’une des plus riches et des plus productives du monde.À proximité de la mine se dresse la riche église de San Cayetano.

Mexique 2017

      La ville est parcourue de centaines de ruelles pavées qui montent à l’assaut de la colline et bordées de constructions typiques de l’architecture coloniale de style néoclassique ou baroque. On a, également, creusé un réseau de tunnels dans le sous-sol, afin de fluidifier la circulation.

Mexique 2017

      Dans cette cité connue pour être le berceau de l’Indépendance du Mexique, on peut visiter l’Alhóndiga de Granaditas, une halle du centre-ville classée monument historique, où se déroula la première grande victoire contre les Espagnols en 1810. Elle abrite, également, une des plus vieilles universités du pays et compte, donc, une importante population étudiante.

      Il est agréable de se promener dans les petites ruelles entrelacées, mais remplies de touristes et de mariachis qui font résonner leurs instruments et leurs voix. Le célèbre Callejón del Beso est une ruelle si étroite qu’un couple peut s’embrasser de deux balcons se faisant face…

      Je suis allée visiter le Musée des Momies dont je poste, ici, quelques photos :

Mexique 2017

Mexique 2017

      On éprouve une impression étrange en contemplant ces mains et ces visages tordus par le temps et la mort. Ces momies sont très bien conservées dans un air sec sans oxygène.

            La ville accueille tous les ans le Festival international Cervantino, nommé ainsi en l’honneur de Miguel de Cervantes Saavedra, l’auteur de Don Quichotte, et dédié aux arts de la scène. Elle possède, également, un musée dédié à Don Quichotte et des statues du chevalier errant et de son fidèle écuyer Sancho Panza, sur la Plaza Allende, à l’extérieur du Théâtre Cervantes. J’ai visité avec plaisir ce musée installé dans une très belle demeure coloniale du XVIIIe siècle.

                             Mexique 2017

Mexique 2017

                                                                 Un cordonnier dans son magasin

Mexique 2017

       Je loge dans une petite pension très sympathique, mais il faut grimper ferme pour atteindre mon logis, dans cette ville très surprenante. La wifi est toujours hésitante, mais je parviens à m’arranger quand même pour poster le récit de ce voyage.

                             Mexique 2017

Demain, nous partons pour Guadalajara, dernière étape avant Manzanillo ! :-)

9/2/2017

MEXICO

Classé dans: — Brigitte @ 22:42:54

            Mon avion m’a déposée comme une fleur sans problème à Mexico, où j’ai retrouvé mon amie à l’aéroport.

      J’avais déjà relaté ma visite de Mexico, lors de mon précédent voyage au Mexique et au Guatemala, que l’on peut lire ici (cliquer).

      Notre journée a été très occupée ! Ici, le temps est un peu plus frais. Nous avons visité, entre autres, le Palacio de Belles Artes, où nous avons pu admirer un magnifique rideau de scène en mosaïque de cristaux. Beaucoup de peintures de peintres muralistes mexicains (Diego de Rivera, Orozco, Siqueros et, mon préféré, Tamayo).

Yucatan 2017

                             Yucatan 2017

                             Yucatan 2017

Yucatan 2017

                             Yucatan 2017

      Et, par hasard, nous avons rencontré une responsable qui nous a invitées pour le soir même à l’inauguration d’une autre expo qui commence demain : (Pinta la Revolución). Exposition très intéressante, dont nous revenons….

                             Yucatan 2017

Yucatan 2017

                        Yucatan 2017

                        Yucatan 2017

Yucatan 2017

      Nous sommes, également, allées visiter le Musée Soumaya, bâtiment d’une architecture étrange, financé par un milliardaire, avec plus de 60.000 pièces de collection, dont des Monet, Guillaumin, des nombreuses sculptures de Rodin et la peinture des grands muralistes mexicains. Nous n’avons pas eu le temps de nous ennuyer, lors de cette journée passée à Mexico !

Yucatan 2017

      Demain, nous prenons le bus pour Guanajuato !

8/2/2017

Le marché de Campeche

Classé dans: — Brigitte @ 15:16:38

        Avant de quitter Campeche pour me rendre à Mexico, où je dois retrouver une amie…

Yucatan 2017

       … un tour au cimetière…

Yucatan 2017

         … et, ensuite, au marché ! ;-)

Yucatan 2017

                       Yucatan 2017

Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

Yucatan 2017

                             Yucatan 2017

        J’ai hésité à me rendre à Edznà aujourd’hui, mais je dois prendre l’avion tout à l’heure. J’ai visité le musée archéologique qui se situe à 5 km d’ici. J’avais, heureusement, trouvé un transport pour y aller, mais rien pour revenir sinon à pied… sous une belle chaleur.

          Bon appétit !    ;-)

Yucatan 2017

7/2/2017

Campeche

Classé dans: — Brigitte @ 18:30:08

        Campeche (San Francisco de Campeche) est la capitale de l’État mexicain du même nom. La ville historique, dont les fortifications datent du XVIIe siècle, est classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

       Ce sont les conquistadors qui fondèrent la ville, à partir d’un village maya Can Pech. Le port sera un point de départ important pour la conquête du Yucatan. Sa situation dans le golfe du Mexique en fit le principal lieu d’échanges de la péninsule. Elle exporte, notamment, du bois de Campeche, petit arbre tropical de la famille des fabacae : Haematoxylum campechianum, qui donne un bois très dur et très sombre, à la sève de teinte rouge, appelée campêche ou hématine et utilisée en teinture. La possession de ce bois a été à l’origine de guerres, en Amérique latine, entre l’Espagne et l’Angleterre. En effet, après la conquête de l’Amérique centrale par l’Espagne, l’Europe a commencé à utiliser ce colorant en grande quantité, en remplacement des colorants guède et indigo, ce qui eut pour conséquence de provoquer une récession sur le marché anglais conventionnel du colorant. En variant les produits de mordançage, on peut obtenir, avec ce colorant, des teintes allant du bleu au rouge, en passant par les violets et les mauves, jusqu’au noir le plus profond. L’‘hématoxyline est, également, le colorant naturel le plus utilisé en histochimie, associé ou non à l’éosine. Enfin, le bois de cet arbuste peut donner du charbon de bois très réputé, et les feuilles ont, également, un usage médicinal (fébrifuge, anti-inflammatoire et hémostatique). Quant à ses fleurs, très mellifères, elles sont appréciées des apiculteurs. À noter que la décoction de bois de Campeche peut être utilisée comme encre sympathique, dont l’écriture est révélée avec un fer à repasser chaud. ;-)

     Il fallait lutter contre la piraterie. Les plus grands pirates (Morgan, Francis Drake, Jean Laffitte, John Hawkins, etc.) ont attaqué Campeche. À partir de 1686, on commence la construction de fortifications que l’ingénieur français Louis Bouchard dirigera jusqu’en 1704. Deux forts et huit bastions…

       La ville est très colorée…

Yucatan 2017

                                          Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

Yucatan 2017

       … Et très vivante !…

                                                 Yucatan 2017

Yucatan 2017

       … Mais la Sécurité veille !…

Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

6/2/2017

Mérida

Classé dans: — Brigitte @ 13:48:45

     Mérida est la capitale de l’État du Yucatán. J’y loge dans une accueillante auberge de jeunesse. J’y rencontre nombre de voyageurs intéressants. Il me semble être sur le Chemin de Saint-Jacques. ;-)

 Yucatan 2017

 Yucatan 2017

                                                        Mon auberge…

 Yucatan 2017

 Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

       La piscine de l’auberge ! ;-) Il est si agréable de pouvoir nager, après toute cette marche !

Demain, une autre ville : Campeche

                              Yucatan 2017

5/2/2017

Chichén Itzá

Classé dans: — Brigitte @ 12:50:47

       Chichén Itzá, qui fut, probablement, au xe siècle, le principal centre religieux du Yucatán, reste aujourd’hui l’un des sites archéologiques les plus importants de la région, classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le 7 juillet 2007, il a été élu comme étant l’une des « sept nouvelles merveilles du monde » par un vote organisé par la New Seven Wonders Foundation.

                              Yucatan 2017

                                                            Chichén Itzá  : L’ « Observatoire » ou « Caracol »

      Située entre Merida et Cancún, cette ancienne cité maya fut, sans doute, un centre religieux majeur. Son implantation en cette région aride s’explique par la présence de puits naturels (les cénotes). La source d’eau souterraine a d’ailleurs donné son nom, Chi Chén (« près du puits »), au site. Itzá est le nom du peuple qui fonda la cité vers 450, avant de l’abandonner un siècle plus tard pour des raisons qui restent encore mystérieuses. Dès le Xe siècle, après une période de déclin, Chichén Itzá passa aux mains de la florissante civilisation maya, puis de tribus toltèques, dont les influences croisées se lisent sur la pyramide de Kukulkán, le « Serpent à plumes ».

 Yucatan 2017

                                                            Chichén Itzá  : Kukulkán  ou  « El Castillo »

                              Yucatan 2017

 Yucatan 2017

        Au moment de l’équinoxe, des milliers de visiteurs se rassemblent pour voir se manifester, sous l’ombre projetée par le soleil, le « serpent d’ombre et de lumière » qui monte ou descend l’escalier d’El Castillo. Une belle illusion d’optique !

  Yucatan 2017

 Yucatan 2017

 Yucatan 2017

 Yucatan 2017

 Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

       Une journée magnifique, comme toujours, mais éprouvante, sur ce site. Arrivée très tôt, j’ai pris mon temps pour admirer chaque pierre, mais l’arrivée de groupes bruyants a quelque peu terni l’atmosphère agréable et, à midi, il y avait, déjà, des milliers de gens sous une belle chaleur !… À noter qu’il est, à présent, interdit de monter les marches des pyramides mexicaines…

      Vers 14 heures, je suis allée prendre un bai délicieux dans un cénote… :

                              Yucatan 2017

… Avant de prendre le bus pour Mérida, où je loge.

4/2/2017

TULUM et COBÁ

Classé dans: — Brigitte @ 12:23:05

      Me voilà, donc, à Tulum.

      Se baigner tout près d’un site archéologique mondialement connu ? C’est possible à Tulum, qui signifie “forteresse” en maya. Elle est la seule cité que ce peuple a construite en bord de mer à l’époque postclassique (XIIIe-XVIe siècles). À ses pieds s’étend une immense plage de sable blanc, vierge de construction, sur des kilomètres jusqu’à Punta Allen ! C’est ici que les Mayas virent apparaître les premières caravelles espagnoles en 1518.

                              Yucatan 2017

       J’ai opté pour le vélo, pour visiter le parc, car les sites sont éloignés, les uns des autres. Cela m’a fait vivre de petites aventures… qui se sont, heureusement, bien terminées : perdue dans la jungle, j’ai fait la rencontre d’un crocodile … je me suis égarée… j’ai bien rallongé ma course d’une douzaine de kilomètres ! Mais que de beautés à admirer ! Et la population est aimable au possible ! ;-)

 Yucatan 2017

      Le site de Tulum est édifié dans un site naturel exceptionnel, sur un promontoire rocheux, au bord des eaux turquoise de la mer des Caraïbes. La plupart des monuments avaient des fonctions cérémonielles. Des traces de peinture rouge indiquent qu’ils étaient, probablement, peints, à l’époque maya.

 Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

      Ensuite, je me suis rendue à Cobá, qui un site très important, une cité qui s’étendait sur 70 km2, rivale de Chichèn Itzà, et dont la plupart des monuments furent édifiés entre 500 et 900 apr. J.-C., à l’époque classique maya. Il semble qu’elle ait constituée des alliances militaires ou matrimoniales avec d’autres cités célèbres, comme celle de Tikal.

Après l’an 1000, elle perdit de son influence politique, tout en conservant, semble-t-il, une grande influence symbolique et religieuse qui permit sa renaissance à l’époque post-classique, entre 1200 et 1450.

Quand les Espagnols affermirent leur occupation du Yucatan, ses habitants l’avaient, cependant, laissée totalement à l’abandon. Les scientifiques connaissaient mal ce site d’accès difficile, situé à l’écart des routes, dans la forêt tropicale et ce n’est qu’en 1920-26 que les archéologues commencèrent à effectuer des observation sérieuses. Mais, face la popularité de Chichèn Itzà, partiellement reconstruit et restauré, fit qu’elle resta dans l’oubi jusque dans les années 1970. Ce n’est qu’après 1980 qu’une nouvelle route fut ouverte pour desservir le site et qu’un peu plus tard une ligne de cars fut mise en place.

                              Yucatan 2017

 Yucatan 2017

 Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

          Demain, je visiterai Chichèn Itzà !… :-)

3/2/2017

Cancún

Classé dans: — Brigitte @ 12:18:09

                 C’est par Cancún, ville située dans l’État du Quintana Roo, au nord-est de la Péninsule du Yucatán que je suis arrivée de Paris. Située au bord de la mer des Caraïbes, c’est une ville très touristique.

         La température est de 27°C. Cela me change des 5°C de Paris ! :-) Je suis bien arrivée, dans cette forêt de béton parsemée d’une autre forêt de petits restaurants dont les musiques criardes rivalisent à longueur de journée…

 Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

                              Yucatan 2017

       Le musée est très intéressant. Beaucoup de belles pièces :

                                 Yucatan 2017

                                   Yucatan 2017

                    Yucatan 2017

          Demain, je loue un vélo et vais visiter Tulum :-)

Voyage au Mexique (Yucatan)

Classé dans: — Brigitte @ 11:24:19

      Le 1er février 2017, je suis partie pour un voyage au Mexique, en commençant par le Yucatan

          Yucatan 2017

      Située au nord du Guatemala et du Belize, et remontant dans le golfe du Mexique, cette péninsule est née d’un accident géologique majeur, l’impact d’un formidable astéroïde, il y a environ 65 millions d’années.

          Yucatan 2017

      Elle est divisée, en fait, en trois régions indépendantes : le Quintana Roo (le long de la côte Caraïbe, de Cancún à Bacalar), Campeche et le Yucatán :

          Yucatan 2017

      Pays de jungles impénétrables et de plages infinies, il est la terre d’une des civilisations les plus intéressantes et les plus mystérieuses de la méso-Amérique : les Mayas. Mathématiciens, bâtisseurs géniaux, commerçants, cultivateurs, joueurs de pelote, mais aussi aux dieux amateurs de sacrifices humains, leur civilisation a régné sur la péninsule de 500 av. J.-C. jusqu’aux environs de 925 apr. J.-C. où elle a périclité et abandonné ses cités à la jungle, pour des raisons encore très discutées. Ils furent assimilés par les Toltèques jusqu’à l’arrivée des premières caravelles españoles. Francisco Hernández de Córdoba, en débarquant en 1517, découvrit un pays magique où s’élevaient vers le ciel de gigantesques pyramides au cœur de cités tracées au cordeau.

                              Yucatan 2017

      La géographie se caractérise donc par un nombre incalculable de cavités en relation avec la nappe d’eau souterraine : les cénotes. Ce vaste réseau de réservoirs d’eau douce permit jadis au peuple maya de développer sa culture. Aujourd’hui, ces trous d’eau cristalline dissimulés en pleine forêt sont un vrai bonheur pour les amateurs de plongée et de snorkelling.

10/1/2017

Le trajet du voyage

Classé dans: — Brigitte @ 22:45:53

          Une fois arrivés par avion à Téhéran, nous avons accompli le reste du voyage en bus, dans un bus très confortable, avec sièges inclinables et repose-pieds.  

          Le circuit que j’ai fait, dans ce beau pays, est celui-ci (cliquez sur la flèche pour voir l’animation. Vous pouvez, également, mettre la vidéo en plein écran) :

 

Peuples et dynasties

Classé dans: — Brigitte @ 21:25:41

          L’Iran compte 83 millions d’habitants. La langue officielle est le persan et plusieurs minorités parlant azéri, kurde, lori, gilaki, baloutche, mazandarani, kachkaï et arabe peuplent les 31 provinces.

          Ce pays a subi de multiples invasions, au cours de l’histoire. Je donnerai, ici, un schéma simplifié des différentes dynasties qui se sont succédé à la tête de ce territoire. Mais, même ainsi, il paraît complexe, tant cette histoire est riche :

 Iran 2016

          Il s’ensuit que les ethnies qui peuplent ce pays sont multiples. L’Iran est une mosaïque de plus de 80 groupes ethniques différents. Les deux origines principales des langues sont indo-européennes ou turques. La majorité des Iraniens parlent une langue du groupe iranien et comprennent le persan. Ils écrivent cette langue en caractères arabes.

 Iran 2016

          Partis le 9 novembre aux aurores de Paris, nous arrivons à Téhéran en fin d’après-midi. Le décalage horaire est de (+ 2h 30 min).

Mon voyage en Iran

Classé dans: — Brigitte @ 20:27:52

          Je vais vous conter aujourd’hui, le voyage que j’ai fait en Iran, du 9 au 23 novembre derniers (année 2016)

          J’avais déjà mis le pied au Proche-Orient en vagabondant en Turquie, en Syrie, au Pakistan à une époque plus clémente, donc approché par petites touches ces grandes civilisations antiques. Comment appréhender les traces de ces milliers d’années, des Élamites, des Mèdes, à l’Empire achéménide, puis celui des Parthes, des Sassanides, jusqu’à l’Iran d’aujourd’hui ?

          Des images se bousculaient dans mon esprit : de magnifiques mosquées, parées de camaïeu de bleus, ou toutes simples, en briques, des vestiges archéologiques, de Persépolis à la grande ziggourat de Tchoga Zambil… Je voyais revivre aussi, en imagination, les caravanes chargées de produits précieux qui s’égrenaient lentement sur la route de la soie sillonnant ce pays d’où venaient, dit-on, les rois mages… Allons, donc, à la découverte de ce pays aux mille facettes, de Zarathoustra au poète Hafiz, à l’exploration de la richesse de sa culture si raffinée…

          Situons, déjà, sur la carte, le pays et le voyage que j’ai eu le bonheur de faire, à la fin de cette année 2016 :

 Iran 2016

       Je donnerai des précisions dans le prochain article…

1/6/2016

Le chemin de Compostelle (suite 4 et fin)

              Après mon voyage en Éthiopie, en janvier (voir voyage 22 , ci dessous) , j’ai entrepris, à pied, au mois de mai, la dernière partie de mon chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Munie toujours, bien entendu, de mon carnet et mon nécessaire d’aquarelles, et, comme je l’ai déjà rapporté (voir voyages 09, 12, 16 et 19), j’y note mes étapes et esquisse rapidement, pour moi-même, croquis et aquarelles.

               Mes lecteurs, toujours impatients de contempler de nouvelles images et de lire de nouvelles aventures, me pressent d’écrire… Je leur livre, donc, ces quelques pages, extraites de mes carnets de cette dernière randonnée, qui m’a conduite à Santiago.

                                                                                      fee_Brig 2009

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

                                     Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

   Compostelle (fin)

                                    Compostelle (fin)

                                                 Compostelle (fin)

                                                                     À bientôt !

                            Bises à tous mes amis, artistes ou non, aux amis de ce blog et de mon site de peintures………     Brigitte

                                                                                                                                 

30/3/2016

Conclusion Éthiopie

Classé dans: — Brigitte @ 12:23:19

ÉTHIOPIE - CONCLUSION

                       Me voilà parvenue à la fin de cette visite du Nord de l’Éthiopie. je rappelle à mes lecteurs qu’afin d’alléger la navigation, seuls les dix derniers messages s’affichent, quand on arrive sur le blog. Si l’on veut afficher un voyage en entier, il faut cliquer sur son nom, dans la rubrique « catégories ». Donc, pour celui-ci, sur « éthiopie nord »   (Vous pouvez, également cliquer sur ce mot et sur l’image qui suit )   … et commencer à lire les articles par le bas, bien sûr ! ;-)

   Éthiopie

                      J’avais rêvé d’aller en Abyssinie quand j’étais petite, de voir le lion dont mon grand-oncle me parlait… Je reviens, à présent, de ce pays, appelé maintenant Éthiopie, sans avoir vu de lion… Mais… j’ai entraperçu quelques beautés de ce coin d’Afrique où le temps s’est arrêté.

   Éthiopie

                     Le temps commence déjà par la division des heures. Quand il est 16 h à ma montre, il est 10 h à l’horloge éthiopienne. le comptage des heures s’effectue au lever du soleil : ainsi, la première heure du jour commence à 1 h et la dernière à 12. À midi, il est six heures, à l’heure éthiopienne. Alors, attention, pour la fixation des rendez-vous !…

   Éthiopie

                                  Éthiopie

                    Je revois le paysan drapé dans sa longue tunique traditionnelle de coton labourer son champ, la bête tirant péniblement l’araire, soulevant la poussière de cette terre sèche. Au loin, les montagnes ouatées d’un bleu à peine prononcé se profilent à l’infini. Les arbres se répondent les uns aux autres, reliés par leur ombre, créant une harmonie bienfaisante. Tout est silencieux, un oiseau chante, quelques enfants aux pieds nus viennent quémander friandises ou birr (monnaie locale). J’ai aimé les grands yeux de ces petites filles aux tresses bien rangées et ceux des petits garçons au crâne souvent rasé, où seule une petite touffe reste posée sur leur tête, comme l’euphorbe dans la plaine aride. Ces enfants serrent dans leur bras leur cahier d’écolier et entendent recevoir le savoir, chemin vers une vie meilleure, espérons-le…

   Éthiopie

                                     Éthiopie

   Éthiopie

                    J’ai aimé les fêtes de Lalibela, entendre pendant trois jours et deux nuits les mélopées de ce peuple plein de ferveur, tout habillé de blanc, dont les ondes se mouvaient comme des vagues, uni accéder au plus haut. Les prêtres appuyés sur leur long bâton à la belle crosse en fourche, arboraient leurs magnifiques vêtements de cérémonie, brodés de fil d’or et de couleurs se plissant au gré du vent. J’ai découvert l’âme de ce peuple dont les souverains descendent de la Reine de Saba et du Roi Salomon, les légendes de ce vieux pays, où la beauté des hommes et des paysages contraste avec la capitale Addis Abeba, cette ville tournée vers l’avenir, où l’on sent toute une frénésie nouvelle en action, mêlant les futurs gratte-ciel aux simples habitations fatiguées et aux belles églises anciennes. Ce ne sont que quelques mots pour évoquer ce pays entraperçu qui mérite de poursuivre un rêve à l’ombre de ce monde trépidant.

                                   Éthiopie

   Éthiopie

29/3/2016

Lalibela (4) Les églises

Classé dans: — Brigitte @ 12:57:39

                         J’avais, précédemment, évoqué les onze églises construites dans cette roche de granite rose. La légende raconte que les anges auraient donné des coups de pioches pendant la nuit pour les aider. La plus célèbre, Bete Giyorgis (Église Saint-Georges), est en forme de croix.

                           Église St-Georges

  Église St-Georges

                           Église St-Georges

                           Église St-Georges

Il faut descendre un chemin très étroit, creusé dans la roche, pour en franchir le seuil près de 12 mètres plus bas. Elle est reliée par un réseau de tunnels et de petites gorges taillés dans la roche.

                                          Église St-Georges

                                Église St-Georges

          Nous accédons ainsi à l’église St-Emmanuel (Bet Amanuel) purement monolithique et finement travaillée, elle aurait été la chapelle privée de la famille.

  Église Bet-Amanuel

          Chacune de ces églises visitées recèle des trésors, accumulés au fil des siècles : croix somptueusement décorées, bibles aux riches enluminures et manuscrits illustrés. Le prêtre et gardien de ces églises nous présente ces trésors les uns après les autres. Ils sont mis sur des étagères poussiéreuses, fermés par un simple cadenas.

                      sites des églises Lalibela

          Certaines églises sont encore en activité, mais la dégradation du site par l’érosion naturelle a obligé les architectes, dans un premier temps, à construire des abris échafaudés et recouverts de tôles ondulées soutenues par des piliers. En 2001, l’UNESCO lance un concours afin de concevoir une protection plus esthétique.

  Église St-Georges

                           Églises Lalibela

                                          Églises Lalibela

                           Églises Lalibela

                           Églises Lalibela

                           Églises Lalibela

                           Églises Lalibela

                           Églises Lalibela

 Églises Lalibela

 Églises Lalibela

28/3/2016

Lalibela (3) Fête du Timkat (suite)

Classé dans: — Brigitte @ 20:13:51

                         Après la cérémonie, les prêtres aspergent les fidèles qui s’aspergent aussi entre eux, à parti de l’eau bénite du bassin, afin de commémorer le baptême du Christ par Saint-Jean-Baptiste.

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

          Je posterai prochainement une vidéo relative à cette cérémonie…

          Nous irons, demain, 21 janvier, visiter les célèbres églises « enterrées » (en fait creusées dans la roche granitique) de la région. Cela ferai l’objet du prochain article. Près des églises, le village de Lalibela compte des maisons rondes à étage bâties en pierre rouge locale et connues sous le nom de Lasta Tukuls. Ce sont les maisons anciennes de Lalibela :

  maisons anciennes de Lalibela

                         Mais l’heure de midi est passée depuis longtemps et notre guide nous emmène dans un étrange restaurant tenu par une Écossaise  le «  Ben Abeba  », à l’architecture insolite, et qui jouit d’une très belle vue.

                                Restaurant Ben Abeba

                                Restaurant Ben Abeba

  Restaurant Ben Abeba

          Un petit buffet nous est offert avec le fameux plat « injira » (grande crêpe au goût acidulé, plat traditionnel éthiopien). C’est une grande galette à base de teff, une céréale qui pousse sur les hauts plateaux. On pose dessus des légumes épicés, des morceaux de viande… Le tedj, une forme d’hydromel est servi en carafe.

  Le café

                         Plus tard, en revenant sur Lalibela, nous nous arrêtons à l’entrée du village pour boire un café. Ici, en Éthiopie, la cérémonie du café peut être comparée à celle du thé au Japon. Assis sur des petits tabourets, nous contemplons religieusement une femme préparer le célèbre « nectar noir » devant une petite table basse.

                          Le café

          Les grains de café vert ne sont jamais torréfiés à l’avance. Ils sont d’abord lavés, puis grillés et puis pilés. Le café ainsi moulu est mis dans une jolie petite cafetière en terre cuite noire pour infusion. Il est ensuite versé dans de petites tasses dépourvues d’anses, placées sur un plateau posé sur cette table basse. Puis, à chaque convive, une tasse est donnée et c’est une délectation de boire ce café tout en discutant. Le café peut être accompagné de grains-d’orge fraîchement grillés, voire de pop corn…

                           Le café

                                     fête de Timkat à Lalibela

                                        Notre hôtesse…

Lalibela (2) Fête du Timkat

Classé dans: — Brigitte @ 19:26:36

                         Nous voici, donc, au 20 janvier à Lalibela… La fête du Timkat est connue pour sa reconstitution rituelle du baptême. Elle est une des cérémonies durant laquelle les tabots (répliques de l’Arche de l’Alliance) sont retirés des églises pour être vus par la foule (toutefois enroulés dans des tissus), puis amenés vers une étendue d’eau. À 2 h du matin, la Divine Liturgie y est célébrée. On entend les chants religieux qui transpercent la nuit. À l’aube, le jour de la fête, l’eau est bénie et l’on en arrose la foule… Certaines personnes entrent entièrement dans l’eau, afin de renouveler symboliquement leurs vœux de baptême. Vers midi, les tabots retournent vers les églises au cours d’une procession colorée pendant laquelle les prêtres et les participants chantent et dansent avec grande ferveur.

          Les prêtres portent de beaux ornements liturgiques, brodés d’or et de couleurs. Leurs ombrelles aux couleurs chatoyantes se marient bien avec le drapé blanc des vêtements des fidèles. J’assiste à ces mélopées qui montent des entrailles de la terre jusqu’au ciel serein. Les familles retournent ensuite à leur domicile pour continuer les célébrations.

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

                           fête de Timkat à Lalibela

                           fête de Timkat à Lalibela

                           fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

                           fête de Timkat à Lalibela

                           fête de Timkat à Lalibela

                           fête de Timkat à Lalibela

                           fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

                                fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

                    Magnifiques cérémonies, qui durent trois jours, voire toute la semaine. Demain, nous irons visiter les églises creusées dans la roche granitique…

27/3/2016

Lalibela (1)

Classé dans: — Brigitte @ 16:43:44

                         Enfin, la destination que j’attendais depuis des années : les fêtes de l’Épiphanie à Lalibela. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, la « Jérusalem d’Afrique  », Lalibela est une cité monastique, jadis puissante capitale, aujourd’hui un bourg de 8 000 habitants. Elle est située à 2 630 mètres, à 400 kilomètres au nord d’Addis-Abeba.

                         Mais tout d’abord, un peu d’histoire : Lalibela tire son nom de l’histoire merveilleuse du roi Gebre Mesqel Lalibela, lequel était membre de la dynastie Zagwe, qui a régné sur l’Éthiopie (1172-1212). Gebre n’était pas destiné à être roi ; c’est à son frère aîné que devait échoir la couronne.

          La légende raconte qu’à un moment, durant son enfance, Gebre s’est retrouvé entouré par un essaim d’abeilles. Sa mère, voyant, là, un signe royal, décida que Gebre devrait être roi. Son frère envisagea, alors, de l’empoisonner en préparant une omelette au cyanure. Après avoir avalé la délicieuse omelette, Gebre tomba dans un profond sommeil. Au bout de 3 jours, il se réveilla. Abasourdi par ce miracle, le frère mal intentionné lui abandonna le trône.

           Après un voyage à Jérusalem, Gebre, appelé, également, Lalibela (abeilles) décide d’amener Jérusalem à Roha (l’ancien nom de la ville). En effet, le pèlerinage à Jérusalem devenait de plus en plus dangereux, en raison des attaques de brigands qui sévissaient, de l’expansion de l’islam, qui massacrait les « infidèles », des épidémies… Le roi lance, alors, la construction de ces célèbres églises souterraines : onze églises ont été construites dans cette roche de granite rose. La légende raconte que des anges auraient donné des coups de pioche pendant la nuit afin d’aider les humains à construire ces églises…

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

             Nous visiterons ces églises le lendemain. Pour l’heure, comme je l’écrivais, nous arrivons, comme je l’écrivais, le jour de la fête de Timkat, l’Épiphanie éthiopienne, la fête majeure de l’année liturgique. Timkat est la célébration éthiopienne orthodoxe à la fois du baptême de Jésus dans le Jourdain et de l’Épiphanie. Elle a lieu le 19 janvier.

            Après avoir déposé nos bagages à l’hôtel, nous partons rejoindre les processions qui débutent. Il est 16 heures… :

                                fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

                                fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

  fête de Timkat à Lalibela

                         Demain, 20 janvier, sera une grande journée avec toutes les cérémonies, que je rapporterai dans le prochain article…

26/3/2016

La route de Mekele à Lalibela

Classé dans: — Brigitte @ 15:50:02

                         La route de Mekele à Lalibela est longue de 350 km. Huit heures de route, à travers les montagnes, principalement en piste, parfois en route goudronnée construite par les Chinois, omniprésents, en Éthiopie. De très beaux paysages de montagne et la rencontre de populations et villages vivants :

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

                            route de Mekele à Lalibela

                         Après le repas, la cérémonie du café s’impose !… ;-)

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

                         Nous faisons quelques arrêts pour réaliser des photos de paysages, d’enfants qui viennent nous quémander quelques sous ou friandises. Je suis émue de les voir si pauvres mais avec ce magnifique et profond regard. Les petites filles ont leurs cheveux tressés en petites tresses bien sagement rangées. C’est la coiffure des femmes de cette région du Tigré…

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

                route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

 route de Mekele à Lalibela

                         Nous arrivons à Lalibela, et, comme c’est le 19 janvier, tout au début des cérémonies de l’Épiphanie, très grande fête, en Éthiopie, que j’évoquerai et dont je donnerai des images dans les prochains articles…

25/3/2016

Église de Tcherqos

Classé dans: — Brigitte @ 18:59:42

                              À Wukro, nous rejoignons la route principale et visitons l’église rupestre de Tcherqos, taillée dans la roche.

 Eglise de Tcherqos

 Eglise de Tcherqos

                      Eglise de Tcherqos

 Eglise de Tcherqos

 Eglise de Tcherqos

                    Eglise de Tcherqos

                         Après que le prêtre nous a bénis avec sa croix, nous repartons… Des enfants viennent à notre rencontre…

 Eglise de Tcherqos

                         Avant d’arriver à Mekele, où nous ferons étape, nous visitons un nouveau musée archéologique flambant neuf qui vient d’ouvrir et nous avons la chance d’être dans les premiers visiteurs, guidés par le dynamique et enthousiaste directeur. Nous avons pu admirer de belles pièces archéologiques avec des inscriptions sabéennes, ainsi que des photos historiques de collection du pays :

                        Eglise de Tcherqos

 Eglise de Tcherqos

                      Eglise de Tcherqos

 Eglise de Tcherqos

 Eglise de Tcherqos

                         Nous voilà à Mekele. Demain, nous faisons route, à travers des régions montagneuses, vers Lalibela, où nous arriverons pour les fêtes de l’Épiphanie !… :-)

L’église d’Abreha et Atsbea

Classé dans: — Brigitte @ 15:40:50

                    Abreha et Atsbeha étaient frères et rois tous les deux. Un jour, Dieu leur apparut et leur intima l’ordre de se rendre dans les montagnes lointaines, d’en fouiller les falaises et de révéler aux yeux des croyants une église enfouie là depuis toujours. Abreha et Atsbeha quittèrent leur royaume pour s’aventurer dans les montagnes et gravir la falaise de Korkor. En vain. Les cimes pointées par le doigt divin étaient inaccessibles. Appelé à la rescousse, Dieu, d’un geste et d’un seul, fendit la montagne en deux, demanda à Satan de combler la fissure par cette roche en fusion qui bouillonne dans les marmites de l’enfer, et d’y forger un escalier. Une fois solidifiée, la lave noire guida les frères vers le piton sacré où se cachait la demeure de Dieu. Pierre après pierre, ils excavèrent l’une des plus belles églises troglodytes d’Éthiopie.

 Eglise d'Abreha et Atsbea

                                         Eglise d'Abreha et Atsbea

                                         Eglise d'Abreha et Atsbea

                    Ce sont les salles situées à l’Est, les plus importantes en raison de leur fonction funéraire, qui ont été creusées dans le cœur de la falaise.

          La décoration, d’uns somptuosité rare, date du XIIe siècle et c’est sous le règne de l’empereur Yohannès, au XIXe siècle, que le vestibule a été remanié et décoré des peintures actuelles. Certaines représentent, du reste, l’empereur Yohannès IV chevauchant en partant pour la bataille contre les Égyptiens, suivi des religieux.

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

                                       Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

                     Le prêtre…

                                        Eglise d'Abreha et Atsbea

                                        Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

                                        Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

                      Après la visite de l’église, le prêtre nous montre ses trésors :

                                        Eglise d'Abreha et Atsbea

 Eglise d'Abreha et Atsbea

                     Puis, à l’extérieur, nous présente, après être allé la chercher dans un lieu interdit à tous, la précieuse croix des processions, qui date du VIe siècle…

                                         Eglise d'Abreha et Atsbea

                              Eglise d'Abreha et Atsbea

Gheralta (suite)

Classé dans: — Brigitte @ 10:55:13

                    Au matin, nous quittons notre logis…

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

                    Nous prenons la route, qui est, souvent, une piste, à travers le somptueux massif du Gherlata afin de nous rendre à la découverte des églises du Tigré, et, notamment de l’église d’Abreha et Atsbeha, sans doute le monument le plus imposant de la région (et qui fera l’objet du prochain article).

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

                    Nous arrivons à l’église d’Abreha et Atsbeha…

24/3/2016

Le Massif du Gheralta

Classé dans: — Brigitte @ 18:26:04

                    Nous prenons la route à travers le massif montagneux du Gheralta, à mi-chemin entre Axoum et Mekelé, la capitale du Tigré. Une route construite par les Chinois, omniprésents, en Éthiopie, avec des passages de piste. C’est un enchantement que ce voyage dans des paysages de western :

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

                    Après cette belle route, nous arrivons à notre hôtel, à Hawzen, des petits pavillons parsemés dans un parc…

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

 Massif de Gheralta

Axoum — > Yeha

Classé dans: — Brigitte @ 15:19:12

                    Nous poursuivons notre route à travers les hauts plateaux du Tigré…

 Hauts-plateaux du Tigré

 Hauts-plateaux du Tigré

 Hauts-plateaux du Tigré

 Hauts-plateaux du Tigré

 Hauts-plateaux du Tigré

 Hauts-plateaux du Tigré

           …pour Yeha, un site sabéen qui a conservé un magnifique temple du Ve siècle avant notre ère, converti en église dédiée à Abba Afsé, lʼun des neuf fondateurs mythiques du christianisme éthiopien.

           Nous arrivons à la ville, afin de visiter le site :

 Yeha

 Yeha

 Yeha

 Yeha

           … et l’église :

 Église de Yeha

 Église de Yeha

 Église de Yeha

 Église de Yeha

          …Où un prêtre nous accueille et nous montre ses trésors : livres anciens enluminés, écrits en guèze :

 Église de Yeha

 Église de Yeha

 Église de Yeha

                               Église de Yeha

                                       Église de Yeha

 Église de Yeha

 Église de Yeha

 Église de Yeha

                    Une image de l’impératrice, au milieu d’autres trésors anciens :

                                       Église de Yeha

 Église de Yeha

                    Cet aimable prêtre a, même, poussé la gentillesse jusqu’à nous psalmodier un passage de ses Évangiles :

 

                   Nous sortons…

 Église de Yeha

                  Il est temps d’aller boire un café… Ce qui, en Éthiopie, est toute une cérémonie…   :-)

 

23/3/2016

Axoum (6) Abba Pantaléon (2)

Classé dans: — Brigitte @ 16:52:36

                    Nous voici, donc, au monastère d’Abba Pantaléon.

 Monastère d'Abba Pantaléon

                    C’est à Axoum que le christianisme fut décrété religion d’État, au IVe siècle. Les Neuf Saints Syriens, dont Pantaléone, sont un groupe de missionnaires, qui joua un rôle important dans la diffusion du christianisme en Éthiopie et en Érythrée, au cours du Ve siècle. En fait, seuls deux ou trois d’entre eux étaient syriens, semble-t-il. Et tous portèrent le titre d’Abba, qui veut dire père. Selon la tradition, les Saints aurait été accueillis par le roi d’Axoum, à leur arrivée en Éthiopie. Ils diffusèrent la religion chrétienne le long des routes caravanières, convertissant la population locale et fondant de nombreux monastères.

                           Monastère d'Abba Pantaléon

                     Le monastère est interdit aux femmes, mais les moines sont toujours prêts à montrer aux visiteurs leurs trésors anciens (livres sacrés, croix anciennes, couronnes, dont celle de Khaleb).

 Monastère d'Abba Pantaléon

                           Monastère d'Abba Pantaléon

 Monastère d'Abba Pantaléon

 Monastère d'Abba Pantaléon

 Monastère d'Abba Pantaléon

 Monastère d'Abba Pantaléon

                                         Évangiles écrits en guèze

 Monastère d'Abba Pantaléon

                    Le panorama que l’on peut admirer, du haut de la colline est magnifique :

 Monastère d'Abba Pantaléon

            L’église est située légèrement au-dessus du monastère, au sommet du piton solitaire où, selon la légende, le saint resta pendant 45 ans debout, en prières. L’accès au sommet est interdit aux femmes…

          Liganos et Pantaléon bâtirent ce monastère, où le roi Kaleb vint terminer son existence. Un autre saint, Abba Garimâ naquit miraculeusement, selon la légende, d’une mère stérile grâce à l’intercession de la Vierge Marie. On raconte, encore qu’après des études de théologie, il fut transporté en trois heures seulement de Syrie à Axoum par l’Archange Gabriel, où il se retira pendant cinq ans avec saint Pantaléon. (Cela ne vous rappelle rien ? ;-) )

          Enfin, Abba Garimâ édifia le monastère de Madara au nord d’Adoua ; on lui attribue la traduction des Évangiles en guèze.

          La visite de l’église, au sommet de la colline :

                     Monastère d'Abba Pantaléon

                                         Le plafond de l’église, avec les regards des anges

                           Monastère d'Abba Pantaléon

 Monastère d'Abba Pantaléon

                                         Les Neufs Saints syriens

 Monastère d'Abba Pantaléon

                                   Tombe du roi Kaleb

                                         Tombe du roi Kaleb (Le tombeau est vide mais nul autre qu’un prêtre ne peut s’en approcher : on le voit à travers une fenêtre)…

                    En redescendant au niveau du monastère, on peut visiter une petite église intéressante, aussi, pour ses décorations, et accessible au sexe féminin, celle-là :

                           Monastère d'Abba Pantaléon

 Monastère d'Abba Pantaléon

                           Monastère d'Abba Pantaléon

                           Monastère d'Abba Pantaléon

               Puis nous redescendons sur Axoum, que nous quitterons dans la matinée, pour prendre la route des hauts-plateaux du Tigré

 Monastère d'Abba Pantaléon

 Monastère d'Abba Pantaléon

 Monastère d'Abba Pantaléon

                                         Traces de pas, sur le chemin

 Monastère d'Abba Pantaléon

Axoum (5) Abba Pantaléon

Classé dans: — Brigitte @ 13:07:37

                         Le lendemain matin, très tôt, nous visitions le Monastère d’Abba Pantaléon, situé au sommet d’une colline. Nous prenons un petit chemin caillouteux pour arriver à ce site qui domine toute la vallée. Abba Pantaléon est un des Neuf Saints dont j’évoquerai l’histoire dans le chapitre suivant. Il nous faut marcher pour arriver au monastère et à son église :

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

                          Saint Pantaleon  était l’un des neuf saints syriens fondateurs de l’Eglise d’Éthiopie. Le sentier qui mène à l’église et au monastère où se retira jadis l’empereur Khaleb s’accroche aux flancs abrupts du pic et passe à proximité de maisonnettes entourées de murs en pierre. Avec des points de vue splendides sur la plaine d’Axoum et les monts d’Adwa.

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

                    Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

                    Une fois arrivés au monastère, nous pouvons admirer le très beau panorama qui s’offre à nos regards (voir article suivant). Les femmes n’ont pas accès au monastère, ni à l’église qui la domine mais elles peuvent visiter l’église attenante ornée de belles peintures murales dont celle des Neuf Saints.

 Chemin vers Abba Pantaléon

           Chemin vers Abba Pantaléon

 Chemin vers Abba Pantaléon

22/3/2016

Axoum (4)

Classé dans: — Brigitte @ 14:45:20

               Nous nous rendons, ensuite aux ruines du palais de Dungur qui domine un autre champ de stèle. Ce palais est connu localement pour avoir été celui de la Reine de Saba.

 Axoum 30

 Axoum 30

                          Axoum 32

                          Enfant aux vanneries

 Axoum 30

               Nous tombons sur un mariage très coloré :

 Mariage Axoum

 Mariage Axoum

 Mariage Axoum

 Axoum

               Nous partons, ensuite, visiter les églises Sainte-Marie-de-Sion, l’ancienne et la nouvelle (l’ancienne est interdite aux femmes).

C’est la plus importante église d’Éthiopie. Sainte-Marie de Sion était le lieu traditionnel où les empereurs éthiopiens venaient pour être couronnés et désignés par le titre de « Atse ». Elle fut plusieurs fois détruite. Dans les années 50, l’empereur Haïlé Sélassié fit construire une nouvelle immense cathédrale ouverte aux hommes et aux femmes :

 Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

               L’ancienne cathédrale reste accessible uniquement aux hommes. Marie est la seule femme admise dans son enceinte. elle est symbolisée par l’Arche d’Alliance (voir ci-dessous).

 Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

                          Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

                          Ste-Marie de Sion

                          Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

                         Entre les deux édifices se dresse une étrange petite chapelle qui est censée héberger la légendaire Arche d’Alliance. Une légende éthiopienne affirme, comme la Bible et le Coran, que le roi Salomon reçut la visite de la reine de Saba à Jérusalem. De cette rencontre nocturne naquit un fils, Ménélik, qui, sous le nm de Ménélik 1er, devint le premier empereur d’Éthiopie.

 Ste-Marie de Sion

Ménélik passe sa jeunesse à Jérusalem à la cour de Salomon, jusqu’au jour où il s’enfuit en Éthiopie … après avoir volé l’Arche d’Alliance, avec les Tablettes des Dix commandements, dans le Temple de Jérusalem, où il a déposé une copie. La réussite du vol indique que Dieu fait des Éthiopiens le nouveau « Peuple élu », et de l’Éthiopie la « Nouvelle Sion ». Cette Arche d’Alliance se trouve dans cette chapelle à Axoum, gardée par un homme reclus à vie, qui a seul le droit de désigner son successeur. Tout cela est invérifiable car nul ne peut y entrer…

 Ste-Marie de Sion

 Ste-Marie de Sion

                                                    Magasin de croix éthiopiennes

 Ste-Marie de Sion

Axoum (3)

Classé dans: — Brigitte @ 10:18:37

 Axoum 21

 Axoum 22

 Axoum 23

 Axoum 20

                     Axoum 21

 Axoum 24

 Axoum 22

                                         Église et son cimetière

                     Axoum 31

                                         Un prêtre moderne

 Axoum 25

 Axoum 26

                                         Un marché de vanneries multicolores

 Axoum 27

 Axoum 27

 Axoum 28

                                         Exposition de vanneries

 Axoum 28

                                     Bon, il est temps de prendre un café…   ;-)

21/3/2016

Axoum (Aksoum) (2)

Classé dans: — Brigitte @ 13:32:38

 Axoum 12

                  Axoum est une ville de 40.000 habitants, située à 2130 m d’altitude, en bordure de la vaste plaine d’Azebo, au pied des monts Zikanos et Zohado. Nous commençons notre journée par la visite, un peu à l’extérieur d’Axoum, du tombeau des rois Kaleb et Gabra Masqal , qui contient trois sarcophages.

 Axoum 7

                       Axoum 8

                      Axoum 9

                  Notre guide nous montre encore une étonnante pierre gravée en trois langues – grec, guèze et sabéen – connue sous le nom de « pierre d’Ezana » et haute de 2,5 mètres. L’inscription de la stèle relate une bataille contre les ennemis du royaume (les Beja) et met en garde celui qui voudrait se débarrasser de l’édifice… Personne n’a voulu prendre le risque de la déplacer, et elle se trouve donc toujours à l’endroit où elle a été découverte (en 1981 par un agriculteur).

                      Pierre d'Ezana

                  Ezana est un roi d’Aksoum, converti au christianisme, qui à régné de 325, env. à 356 env.. À la mort d’Ezana, dans les années 350, Aksoum est à l’apogée de sa puissance : selon les auteurs byzantins, elle est en rapport avec Constantinople, la Perse, l’Inde et Ceylan. Ses ambassades lui permettent de faire libérer en Perse un évêque emprisonné. Elle commerce par la mer Rouge, par les routes de caravanes remontant d’Égypte ou partant du Yémen vers la Mésopotamie. Elle exporte des émeraudes venues des cataractes du Nil (pays des Blemmyes), des épices, de l’encens, des bœufs, du fer et du sel.

                  Un exemplaire presque similaire de stèle gravée est exposé dans le petit jardin d’Ezana, au centre de la ville. Il fut placé là par les Italiens au milieu d’autres vestiges hétéroclites.

                      Pierre d'Ezana 2

                Puis nous descendons voir la tombe du roi Remhal ou « tombe de la fausse porte ». Elle contient un sarcophage de pierre qui résonne étrangement. La journée se poursuit en empruntant un petit chemin agréable qui nous mène au champ des stèles. On dénombre environ 300 stèles et obélisques. Le plus grand (33 mètres) est couché et brisé en plusieurs morceaux. Il se serait brisé lors de son érection, en raison de fondations insuffisantes pour ses 400 tonnes. Les archéologues ignorent encore aujourd’hui comment ces énormes blocs de granit ont pu être érigés à cet endroit.

 Axoum 13

 Axoum 14

20/3/2016

Sur la route d’Aksum

Classé dans: — Brigitte @ 15:02:13

                  Le lendemain, nous continuons notre route avec, au loin, la découpe des montagnes bleutées qui se perdent à l’horizon. De belles plaines avec vues champêtres, où les bergers poussent leurs troupeaux avec leur long bâton et les petits agriculteurs travaillent la terre munis d’une simple houe ou d’une charrue très rudimentaire, tirée par une vache. Ces scènes pourraient être sorties des pages de la Bible. Nous faisons un arrêt à Addi Arkay qui présente l’intérêt d’offrir un marché pittoresque.

 Axoum 1  Axoum 2  Axoum 3  Aksoum 2  Aksoum 3  Aksoum 1

                                                        Sur la route d’Aksoum…

                     Axoum 1  Axoum 2  Axoum 3  Axoum 1  Axoum 2  Aksoum 5

                  Nous continuons notre trajet pour arriver dans la région nord du Tigré.

                     Axoum 9                 Axoum 10  Axoum 11

                         Axoum 12

                  Nous arrivons à Axoum (አክሱም, Aksum) , la ville où la Reine de Saba a résidé, en son palais. La ville d’Axoum est considérée comme la capitale religieuse de l’Eglise orthodoxe éthiopienne. Elle a été aussi été le centre de l’empire aksoumite entre le Ier et le VIe siècle de notre ère. Le site archéologique où se dressent les obélisques d’Aksoum a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1980. Ils figurent parmi les plus grands monolithes façonnés par l’homme et marquent, selon les archéologues, l’emplacement des tombeaux des souverains. Et cet emplacement serait, également, une nécropole royale de plusieurs dynasties pré-chrétiennes.

19/3/2016

Parc du Simien

Classé dans: — Brigitte @ 16:06:25

          PARC du SIMIEN

                    Nous prenons la route en nous arrêtant dans le village « Falasha », au bord de la route. Les Falashas sont des juifs éthiopiens, émigrés de la côte d’Abyssinie et qui se sont réfugiés sur ces hauts plateaux en respectant certaines coutumes. Des petites filles nous proposent d’acheter de petits objets en terre cuite.

                               Falashas

                                 Falashas 1

 Falashas

                                 Falashas 2

                               Falashas

                                 Falashas 3

 Falashas

                                 Falashas 4

                   Ensuite, nous continuons notre route vers le Parc National du Simien (dont le plus haut sommet d’Éthiopie, le Ras Dejen, culmine à 4 543 m), inscrit au Patrimoine Mondial de lʼUNESCO.

          Une érosion massive au cours de millions d’années a formé, sur le plateau éthiopien, un des paysages les plus spectaculaires du monde, avec des pics accidentés, de profondes vallées, et des précipices atteignant jusqu’à 1 500 m de profondeur. Ce parc est d’une importance mondiale pour ce qui est de la conservation de la biodiversité, car il est le refuge d’espèces menacées, notamment Walia ibex, une chèvre des montagnes que l’on ne trouve nulle part ailleurs, le babouin gelada et le loup d’Éthiopie.

 Parc Simien

                                 Parc Simien 1

 Parc Simien

                                 Parc Simien 2

 Parc Simien

                                 Parc Simien 3

 Parc Simien

                                 Parc Simien 4

          Nous nous alimentons d’un petit pique-nique frugal devant un magnifique paysage qui me rappelle le Grand Canyon du Colorado. Des montagnes volcaniques constituées de masses érodées par des siècles de pluies, couvertes par endroits de végétation. Des randonnées y sont organisées, mais, pour nous, ce sera, plutôt, une promenade d’agrément le long d’un petit sentier. Nous n’avons de cesse d’admirer les magnifiques points de vue sur ces falaises abruptes.

                         Parc Simien

                                 Parc Simien 5
                                    Parc Simien
                                 Parc Simien 6

                                 Pour se déplacer dans le parc, il est impératif d’être accompagné par des scouts (rangers) armés !

 Parc Simien

                                 Parc Simien 7

          On peut, également, y apercevoir des colonies de babouins Gelada. Ces singes (appelés aussi singes lions, en raison de leur crinière et leurs canines pointues) ont la spécificité d’émettre des sons qui pourraient être les précurseurs du langage humain.

                                   Parc Simien

                                   Babouin gelada

                                                        Babouins gelada

18/3/2016

GONDAR

Classé dans: — Brigitte @ 13:13:14

                             Nous continuons notre route en direction de la Cité Royale de Gondar, capitale de lʼEmpire éthiopien du XVIIe au XIXe siècle. Gondar (amharique : ጎንደር, Gondär) est située au nord-est du lac Tana.

Fasil ghebi

L’enceinte, entourée d’un rempart de 900 m de long est percée de 12 portes. La ville royale contient :

  • le palais de Fasiladas,
  • le palais de Iyasou Ier,
  • le pavillon de l’Allégresse de David,
  • la salle des banquets de l’empereur Bacaffa l’Impitoyable et ses écuries,
  • le palais de l’impératrice Mentouab,
  • la chancellerie de Yohannès Ier, sa bibliothèque
  • Elfign Giyorgis et 2 autres églises.

Ce site est inscrit depuis 1979 au Patrimoine mondial par l’Unesco.

 GONDAR le château 1

                              GONDAR le château 1
 GONDAR le château 2
                              GONDAR le château 2

                    Nous découvrons un château impressionnant qui domine la vallée. C’est en 1635 que l’empereur Fasiladas décide de faire de Gondar sa capitale, afin de lutter contre les diverses invasions. Il unifie le pays et entreprend un programme de construction grandiose. On y découvre une salle de musique, des bains, des églises. Les cinq empereurs qui lui succèdent érigent également leurs palais dans la ville. En 1699, un médecin français vivant au Caire, Charles-Jacques Poncet, se rend à Gondar pour soigner (et guérir) le Négus et son fils. Nous lui devons les salles de soins et fumigations (l’empereur, en fait, était atteint de la gale) et des écrits décrivant la vie à Gondar et à la cour.

                          GONDAR le château 3

                              GONDAR le château 3

                     Nous surprenons un petit groupe de musiciens de la radio qui enregistre à l’ombre d’un grand mur.

 GONDAR le château 1

                              GONDAR château musiciens

 Bains de Fasiladas

                              Bains de Fasiladas (remplis lors de la fête de Timqet : Épiphanie)

                   Lors de la visite des bains, je suis saisie par les racines d’immenses banians qui enlacent les murs allègrement depuis des siècles.

 Bains de Fasiladas

                              Mur d’enceinte des bains de Fasiladas 1

                      Bains de Fasiladas

                              Mur d’enceinte des bains de Fasiladas 2

 Bains de Fasiladas

                              Mur d’enceinte des bains de Fasiladas 3

                    Nous visitons la cathédrale de Gondar, Debré Berhan Selassié et ses belles peintures.

 Debré Birhan Sélassié

                              Debré Berhan Sélassié 1

 Debré Birhan Sélassié

                              Debré Berhan Sélassié 2

 Debré Birhan Sélassié

                              Debré Berhan Sélassié 3

 Debré Birhan Sélassié

                              Debré Berhan Sélassié 4

                Marchand poulets Gondar

                              Marchand de poulets à Gondar

                  Enfin, un arrêt au « Restaurant des quatre sœurs », où un buffet de cuisine éthiopienne nous est servi dans un cadre magnifique :

 Restaurant des quatre sœurs

                              Restaurant des quatre sœurs 1

                               Restaurant des quatre sœurs

                              Restaurant des quatre sœurs 2

 Restaurant des quatre sœurs

                              Restaurant des quatre sœurs 3

17/3/2016

Baher Dar

Classé dans: — Brigitte @ 08:41:42

                    Baher Dar (en amharique : ባሕር ዳር, Baḥər Dar) (Bahir Dar ou encore Bahar Dar) est une ville située au nord-ouest de l’Éthiopie. Elle compte 191 016 habitants.

          Nous sommes arrivés à Bahar Dar, avec un jour d’avance, en raison d’une erreur de notre billet d’avion.

          Au cœur du pays Amhara, le grand Lac Tana est situé à 1840 m d’altitude. Il est la source du Nil Bleu (l’un des deux bras qui compose, en aval, le Nil. Il abrite de nombreuses îles liées à la spiritualité orthodoxe éthiopienne, avec les églises des monastères dʼUra Kidane Mehret et Azoa Mariam connues pour leurs peintures.

 Marché à Bahar-Dar

                              Marché à Bahar-Dar

                      Dans un jardin à Bahar-Dar

                              Dans un jardin à Bahar-Dar

 Sur la route

                              Sur la route

                      Source du Nil Bleu

                              Source du Nil Bleu

                    Situé sur la péninsule de Zéghé, qui abrite également les églises Beta Mariam, Beta Giorgis et d’Azwa Mariam, Ura Kidane Mehret est l’un des plus importants sanctuaires du lac Tana, célèbre pour ses peintures du XVIIIe au XXe siècle, en grande partie restaurées. L’église circulaire en torchis, couverte d’un toit de chaume, abrite un maqdas entièrement couvert de scènes bibliques et historiques se déployant en une sorte d’immense bande dessinée.

 Ura Kidane Mehret 1

                              Ura Kidane Mehret 1

                     Ura Kidane Mehret 2

                              Ura Kidane Mehret 2

                     Ura Kidane Mehret3

                              Ura Kidane Mehret 3

       Ura Kidane Mehret 4

                              Ura Kidane Mehret 4

 Ura Kidane Mehret 5

                              Ura Kidane Mehret 5

                     Ura Kidane Mehret 6

                              Ura Kidane Mehret 6

                     Ura Kidane Mehret 7

                              Ura Kidane Mehret 7

                     Ura Kidane Mehret 8

                              Ura Kidane Mehret 8

 Tankwa, pirogue tressée en papyrus

                              Tankwa, pirogue tressée en papyrus

                      Ura Kidane Mehret 9

                              Ura Kidane Mehret 9

 coucher de soleil sur le lac Tana

                              Coucher de soleil sur le lac Tana

                     Prêtres à Bahar Dar

                              Prêtres à Bahar Dar

                     Marché à Bahar Dar

                              Marché à Bahar Dar

16/3/2016

Les différentes étapes du voyage

Classé dans: — Brigitte @ 19:18:07

               Le circuit que nous avons effectué, entre le 10 et le 21 janvier (Nous avons fait le voyage en avion de nuit) :             Carte du circuit en Éthiopie

15/3/2016

Mon voyage en Éthiopie du Nord (janvier 2016)

Classé dans: — Brigitte @ 17:14:23

                        Depuis longtemps, je rêvais d’aller en Éthiopie… l’Abyssinie, comme on l’appelait autrefois, nichée dans cette petite corne de l’Afrique de l’Est. Un grand oncle y avait habité et nous racontait de nombreuses histoires sur ce pays et, même, qu’il avait même vu un lion de près, et qu’il était resté immobile face au lion afin de ne pas être dévoré…

         Le lion est le symbole de ce pays. Je me souviens, aussi, d’avoir entendu vanter ces grandes fêtes religieuses très colorées, où les chants s’élevaient en mélopée de ces églises creusées dans le roc. Je vais donner un bref résumé historique de l’objet de notre voyage, en laissant place aux photos plus parlantes.

         Petit historique général :

       L’Éthiopie est cette petite tache verte, sur notre planète :

            éthiopie sur la carte

                  La symbolique du drapeau éthiopien :

                             drapeau éthiopien

          Le vert représente l’espoir et la fertilité de la terre, le jaune symbolise la justice et l’harmonie, tandis que le rouge représente le sacrifice et l’héroïsme dans la défense de la terre, le bleu du disque symbolise la paix et le pentagramme l’unité et l’égalité des nationalités et des peuples d’Éthiopie.

      L’origine du nom « Éthiopie » demeure incertaine. Son plus ancien usage attesté remonte aux épopées d’Homère : le mot apparaît deux fois dans l’Iliade et trois fois dans l’Odyssée. En France, et plus généralement hors de l’Éthiopie, le pays a été longtemps connu sous le nom d’Abyssinie. L’Éthiopie, est un État de la Corne de l’Afrique ; elle possède des frontières communes avec l’Érythrée (ancienne province), la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud, le Kenya et la République de Djibouti. Depuis l’indépendance de l’Érythrée en 1993, l’Éthiopie n’a plus d’accès à la mer.

      Deuxième pays d’Afrique par sa population (83 millions d’habitants), l’Éthiopie est le neuvième pays du continent par sa superficie. Essentiellement constitué de hauts plateaux, s’étendant de la dépression de Danakil à -120 m jusqu’aux sommets enneigés du mont Ras Dashan à 4 543 m. La capitale, Addis-Abeba, située à 2 400 m d’altitude, est la quatrième capitale la plus élevée au monde…

      Considérée comme un berceau de l’humanité, l’Éthiopie est, avec le Tchad et le Kenya, l’un des pays où l’on retrouve les plus anciens hominidés. On y a découvert Lucy en 1974 et, en 2003, les plus anciens spécimens d’Homo sapiens. Le fait urbain et l’existence d’un État y sont très anciens, le prophète mésopotamien Mani citant au IIIe siècle le royaume d’Aksoum parmi les quatre plus importantes puissances au monde. L’Éthiopie, aujourd’hui constitutionnellement laïque, est un pays où de nombreuses croyances coexistent. Après l’Arménie, c’est la deuxième plus ancienne nation chrétienne au monde. Aujourd’hui, on compte des orthodoxes, des catholiques et des protestants. Par ailleurs, un tiers de ses habitants sont musulmans et des minorités religieuses comme les Falachas ou des animistes y vivent aussi.

      Sur le plan international, l’Éthiopie est signataire de la Déclaration des Nations unies dès 1942 et devient l’un des 51 États membres fondateurs de l’ONU. Addis-Abeba est aujourd’hui le siège de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et de l’Union africaine.

                     Langues

      En raison de l’« impressionnante » concentration de langues très diverses, l’Éthiopie est considérée comme un « paradis pour linguistes », avec 90 langues dont certaines ont moins de 10 000 locuteurs. Même si quelques langues restent encore non classifiées, la majorité peuvent être rattachées à quatre familles principales :

  •  les langues sémitiques,
  •      
  •  les langues couchitiques,
  •         
  • les langues omotiques,
  •         
  • les langues nilotiques.

      Les principales langues parlées on peut mentionner : l’oromo, l’amharique (avec son alphabet de 231 lettres), le somali, le tigrinya, le sidama, le wolaytta, le gurage, l’afar, l’hadiya, le gamo, le gedo, l’opo, le kafa…. Voici un petit exemple de l’amharique avec de jolis caractères :

                    exemple d'amharique

      L’anglais est la première langue étrangère : c’est la langue commerciale, largement utilisée dans l’administration et le tourisme, sans toutefois avoir de statut officiel. L’arabe est la seconde langue internationale, parlée surtout dans les régions de l’Est éthiopien. C’est une langue liturgique et religieuse utilisée par une faible partie des Éthiopiens musulmans. Un nombre non négligeable d’Éthiopiens chrétiens l’utilisent toutefois dans les échanges commerciaux. L’arabe est parlé, généralement comme seconde langue, par 300 000 à 500 000 Éthiopiens.

                              Et, à présent, nous allons faire place au récit de voyage !    :-)

                                                                                     

7/12/2015

CALCUTTA (Kolkata)…  Fin du voyage

Classé dans: — Brigitte @ 22:46:12

                    Nous voici, donc, de nouveau à Calcutta, pour le retour… Nous faisons une petite promenade de nuit en bateau…

                   Calcutta 1

                    Calcutta 2

                   Déjà les routes poussiéreuses et cabossées ne sont plus qu’un lointain souvenir, mais si intense ! La découpe des hautes montagnes majestueuses de la chaîne himalayenne sur un fond azur nous a suivie depuis Darjeeling jusqu’à Labrang. Darjeeling où, en plongeant le regard à l’intérieur de ma tasse de thé, je revois toutes ces plantations ponctuées de taches rouges, jaunes ou mauves… ces femmes courbées à cueillir les délicates feuilles de thé. Puis ce sont les vieux monastères du Sikkim annoncés par des drapeaux multicolores flottant gaiement au vent, emportant les prières dans l’au-delà. Nous entendons aussi le rythme mélodieux des psalmodies des textes anciens accompagnés des sons graves des cors tibétains, des cymbales, et des tambours…

  Calcutta 3

  Calcutta 5

  Calcutta 4

                    C’est, encore, la surprise, aussi, de pouvoir admirer les danses chaam où les moines danseurs arborent des costumes somptueusement décorés. Leurs masques peints représentant les têtes d’animaux de la mythologie indienne, si compliquée à comprendre pour nos esprits cartésiens, défilaient lentement sous les yeux des assistants.

  Calcutta 6

  Calcutta 7

                  Enfin, ce fut le Bengale où nous avons eu la chance d’être introduites dans une famille de lettrés : raffinement dans les arts de la musique, la poésie et la cuisine bengali aux mille délicates saveurs. Enfin la ville de Kolkata (Calcutta) une des villes les plus fascinantes de l’Inde, où misère et richesse se côtoient sans honte. Nous sommes de simples voyageuses qui essaient de  « visiter » et « comprendre » l’Inde, mais c’est l’Inde qui nous visite et nous absorbe, en nous laissant en prise au rêve de pouvoir retrouver à nouveau sur le sol indien…

  Calcutta 8

                                       À bientôt !…                 Brigitte

3/12/2015

Burdwan et Tarapith Temple

Classé dans: — Brigitte @ 18:09:39

                              Nous sommes attendues chez des amis de Linda, tous versés dans la musique indienne, et professionnels du sitar, instrument indien à cordes pincées, très complexe, sorte de grand luth à long manche, réputé pour sa sonorité vibrante et obsédante. C’est l’instrument de la musique classique de l’Inde du Nord et du Pakistan ; il est accompagné, généralement, de tambours tabla (voir la photo, plus loin, du maître de maison jouant de cet instrument).

                              Linda et lui, il y a trente ans, avaient le même professeur de musique, en Inde. Et ils ont toujours conservé des liens forts. Ses amis habitent une maison fort agréable dans cette ville de Burdwan, au nord de Calcutta. Ville, d’ailleurs, sans intérêt et poussiéreuse à souhait. Nous avons entendu parler du temple de Tarapith et nous avons convenu d’y aller le lendemain par le train.

  Train Burwan 4

                              Aucune place n’était réservée, aussi nous retrouvons-nous dans le compartiment des femmes, sans place attribuée.

                    Train Burwan 1

  Train Burwan 2

Linda grimpe jusqu’au porte-bagages. Moi, plus simplement, je m’installe sur le marchepied du wagon, m’accrochant à la rampe de la porte, les jambes balançant dans le vide… position normale, bien que dangereuse dans ces trains indiens.

                    Train Burwan 3

                              Après trois heures de route, nous arrivons à Rampurhat, puis nous prenons un « rickshaw » qui nous amène jusqu’à Birbhum-Murshidabad (à 8 km), où se situe ce temple de Tarapith. temple tantrique, dans le parc duquel sont effectués des rites de crémation particuliers à cette religion. Ce temple est dédié à la déesse Tara, redoutable aspect tantrique de la Divine Mère hindoue, dont il constitue le centre cultuel le plus important. Dans l’hindouisme, Tara est l’une des dix Mahāvidyā. Elle est associée au crémations. Elle est, de nos jours, une forme de Kâlî, la déesse mère destructrice et créatrice de l’hindouisme ; elle a une fonction salvatrice.

          Elle est représentée nue, le regard féroce et la langue tirée, portant un long collier descendant parfois jusqu’aux genoux, composé de crânes humains, dansant sur le corps de Shiva, qui en position de cadavre réclame son indulgence. Son collier composé de crânes représente les 51 lettres du sanscrit.

                    Tarapith 6

                              C’est un lieu de pèlerinage où des milliers de dévots se pressent chaque jour. Ce temple suit des règles tantriques. Beaucoup de sages (sadhus) vivent ici, hommes aux longs cheveux, vêtus de robes rouges, qui sont en quête d’aumônes.

  Tarapith 3

                                Tarapith 2

                           Tarapith 4

                      Tarapith 7

                              Beaucoup de petites boutiques vendent des objets religieux, des images de Tara, Mahakai et même de Bamakhepa, le saint « fou » qui a fait de cet endroit un lieu de culte à la fin du XIX siècle. Tarapith est un temple tout rouge, à l’image de Kali qui est représentée sur fond argenté, bouche grande ouverte rouge, buveuse de sang, la langue tirée.

                    Tarapith 5

                    Nous avons dû nous déchausser pour arpenter les petits bungalows habités par ces sadhus. Nous sommes arrivées au lieu de crémation où l’on venait de déposer un mort nu sur le bûcher. C’est un des rites particuliers à ce temple tantrique.

  Tarapith 2

                    Nous effectuons un long trajet de retour. La campagne est belle, des rizières s’étendant au loin dans la brume de chaleur, les paysans coupent les tiges de riz, les rassemblant en bottes…

  Rampurhat

                    Nous voilà enfin parvenues à destination. Nos hôtes nous attendent et nous ont réservé un délicieux repas indien, plein de saveurs et de couleurs ! :-)
Puis le Maître de maison, célèbre « sitariste », Professeur (Dr) Sabyasachi Sarkhel, directeur de la Visva Bharati University à Santiniketan, nous donne un petit concert de sitar, accompagné de « tablas », sortes de petits tambours qui rythment la musique. Journée assez éprouvante, mais c’est la rançon des voyages intéressants.

  Burdwan Sabyasachi Sarkhel

                       Voir une vidéo en cliquant sur cette ligne.

29/11/2015

Rumtek, Phodong, Labrang

Classé dans: — Brigitte @ 21:29:20

                    RUMTECK

                              À Rumtek, nous nous sommes trouvées dans l’un des plus agréables logis que nous ayons rencontrés jusqu’à présent, pour y passer trois nuits. Niché dans un grand jardin (y compris potager), à 2 km du village. Le personnel de ce « resort » nous a réservé un accueil fort sympathique ! Nous sommes, à nouveau, les seules clientes. Tous les plats sont préparés à partir des légumes fraîchement cueillis… Nous en goûtons le goût délicieux retrouvé . De Rumtek, nous avons une vue sur la vallée et sur Gangtok, la ville la plus proche, grosse ville sans intérêt, mais qui est un point de départ pour la visite des monastères anciens, ou pour effectuer des treks. Le soir, nous voyons briller Gangtok de mille feux, seul moment où la ville est belle…

                    Le monastère de Rumtek est juché sur une colline. Il abrite quelques maisons et boutiques. Comme je l’ai dit, précédemment, c’est l’un des plus grands et des plus riches monastères du Sikkim. Les moines vaquent à leurs occupations et nous avons pu assister à une leçon, les moines plasmodiant au son des longues trompettes et du battement de tambour.

                    PHODONG et LABRANG

                              Nous louons un taxi-jeep pour la journée qui nous emmène visiter ces 2 monastères situés dans le nord du Sikkim à plus de 3 heures de route (50 km) de Rumtek, par une route en très mauvais état, coupée, parfois, par des glissements de terrain, mais bordée d’une végétation luxuriante et offrant des points du vue fort beaux sur les vallées successives que nous traversons. Plusieurs ponts sont en construction, mais les travaux n’ont pas l’air d’avancer vite…. :-)

                              Ces deux temples sont assez proches l’un de l’autre (3 km). Phodong est remarquable par le fait que le temple de ce petit village tranquille, construit en 1740, est bâti en pierres plates. Il appartient à la secte des Kagyupa.

  Phodong temple

                              Nous avons la chance inouïe, en arrivant à Phodong, d’assister à des danses cham kagyu. Les moines revêtent des parures splendides et portent un masque d’animal (nous avons pu assister aussi à leur « habillement », dans une salle spéciale).

  Phodong 15

                                                 Brigitte et Linda avec un moine

                                        Phodong 1

                              Ensuite, ils apparaissent un à un dans la grande cour qui donne sur le monastère en se prosternant, et tournent sur eux-mêmes lentement sous l’œil vigilant d’un maître au haut bonnet rouge. Un petit groupe de moines musiciens employant des instruments tibétains les accompagne. Un lama important assiste à cette représentation, assis sur un grand trône, entouré d’autres officiels moines coiffés aussi de grands bonnets rouges.

                        Phodong 7

                    Phodong 6

                                                          Musiciens

  Phodong 5

          On nous offre du thé (au beurre rance) et des gâteaux préparés pour cette occasion. Ces danses durent 2 jours ; les villageois viennent et partent au gré de leur temps libre. Ces danses comprennent souvent des instructions morales et apportent un mérite à ceux qui les observent.

  Phodong 11

                           Phodong 9

                         Phodong 4

                                        Phodong 10

                                         Phodong 2

                      Phodong 3

  Phodong 12

                              Après un certain moment, nous quittons Phodong pour Labrang. Le temple de Labrang, propriété de la secte des Niyingmapa, fut édifié en 1840. Ce monastère est cher à mon cœur, car Alexandra David-Neel  y a séjourné. Je l’imaginais ici, habitant dans une des petites maisons de bois qui entoure ce monastère et priant dans la grande salle aux murs recouverts de splendides peintures murales. Hélas, nous n’avons pas pu accéder à l’étage supérieur qui comporte d’autres merveilles.

  Labrang monastère

                              Me voici, à présent, à Kalimpong.
          Demain soir, nous prenons le train pour Siliguri qui est à 3 h de route (mauvaise) d’ici. Les amis de Linda nous attendent à Burdwan ; leur rencontre est, aussi, un peu le but de notre voyage.

27/11/2015

TASHIDING et RUMTEK

Classé dans: — Brigitte @ 08:08:35

                    TASHIDING

                    Après une route assez éprouvante, nous sommes arrivées au très beau et ancien monastère de Tashinding. Élevé en 1640 au sommet d’une colline et entouré de grottes sacrées et d’autres monastères, c’est un lieu de pèlerinage important.

                   Le fondateur de ce monastère de l’école Nyingma a contribué énormément au développement du bouddhisme tibétain dans cette région du Sikkim. L’ensemble est composé de plusieurs temples avec moulin à prière que les moines activent consciencieusement. À l’arrière de ce groupe de monastères une forêt de 41 chörtens blancs et dorés, dont le plus grand, le Thongwa Rangdrol, est censé guérir de tous ses péchés.

  Tashiding 4

                    C’est un endroit très serein où il est agréable de se promener. J’ai eu la chance d’assister à des prières accompagnées de chants aux sons graves et ponctuées par des trompettes et des tambours. Ce monastère est entouré d’une multitude de drapeaux qui flottent au vent, emportant les prières dans l’au-delà.

                              Tashiding 1

                              Tashiding 2

                              Tashiding 3

                    Un chörten est la forme tibétaine des stupas bouddhistes. Construits en briques ou en pierre, certains renferment les restes de lamas, d’autres renferment des textes sacrés, ou hébergent des reliques ou des offrandes…
Sa forme répond à une symbolique bien précise.

  Rumteck 2

                    Nous continuons notre route jusqu’à Ravangla, où nous passerons la nuit. Nous avons été très bien accueillies à l’hôtel où nous étions les seules clientes, à tel point que nous avons dîné (dans la cuisine) avec la famille qui tenait l’hôtel. Agréable moment bien convivial. À Ravangla, se dresse une immense statue de Padmasambhava dans le Palchen Choeling Monastic Institute, vaste ensemble qui accueille quelques 200 moines.
                    Padmasambhava est un maître bouddhiste du VIIIe siècle, né au Pakistan, et fondateur du bouddhisme tantrique himalayen. Il est considéré par les membres de l’école du Nyingma comme un second Bouddha…

  Rumteck 1

                    Nous avons fait des au revoir émouvants à la famille de l’hôtel avec promesse de revenir.

                    RUMTECK

                    Nous continuons notre chemin jusqu’à Rumtek où se situe le plus grand monastère du Sikkim. C’est le siège du Karmapa, en exil en Inde. On y découvre un grand temple d’architecture tibétaine avec mille bouddhas d’argile entièrement recouverts d’or et conservés dans des niches de bois. Sa construction remonte à la fin du XVIe siècle. Au-dessus du temple se dresse le Golden Stupa qui abrite les cendres du 16ème Kamapa.

                    Rumteck 3

                    Nous avons la chance de trouver un petit hôtel qui possède un magnifique jardin avec vue donnant sur la vallée et la ville de Gangtok, la capitale du Sikkim, toute proche, qui compte 50.000 habitants. La cuisine est préparée avec les produits de ce jardin. Encore une fois, nous sommes les seules clientes et on nous réserve un accueil très sympathique… :-)

                                                                                   À suivre…

24/11/2015

PELLING et YUKSOM

Classé dans: — Brigitte @ 21:30:13

                    Nous voilà, donc, arrivées à Pelling, village tranquille qui s’étire tout en longueur, entouré d’un paysage grandiose avec le Kangchenjunga qui domine tous les autres sommets.

                                   Pelling

                                                       Femme de Pelling 

                    Mon amie Linda baragouine un peu le bengali et le hindi et cela arrange bien des choses. Elle a vécu dans cette partie de l’Inde plus de 10 ans et a été professeur à l’Université de Kalimpong.

Nous avons beaucoup de chance, il fait un temps magnifique et le ciel est bien dégagé, ce qui est rare, ici, nous dit-on. Nous avons visité le monastère de Pemayangste, construit en 1705, le deuxième du Sikkim en ancienneté. Il est interdit de photographier l’intérieur, où l’on peut admirer des fresques remarquables représentant des milliers de divinités du panthéon bouddhiste.

  Pemayangste

                    Puis nous avons marché, à quelques kilomètres de là, jusqu’aux ruines du palais de Rabdantse. C’est ici que le roi du Sikkim transféra son royaume lorsqu’il abandonna Yuksom à la fin du XVIIe siècle. La ville demeura capitale de 1670 à 1814 jusqu’à sa destruction par l’armée des Gurkhas (Népal).

  palais de Rabdentse

Endroit paisible où nous avons passé un long moment à dessiner, non seulement ces ruines bien restaurées, mais ces montagnes successives qui vont se perdre à l’infini. Le fameux Kangchenjunga ne nous lâche pas… Nous le contemplons avec grand plaisir…

                    Le lendemain, nous prenons la route, toujours en mauvais état, mais bordée d’une belle végétation luxuriante, pour Yuksom. Yuksom est un petit village charmant, niché dans une belle vallée aux collines boisées. C’est ici, que fut couronné le premier roi du Sikkim.

  Yuksom 5

          Nous avons eu la chance d’assister, ce jour-là, à une cérémonie exceptionnelle donnée par le lama Rimpoche Kathok, réincarnation d’un autre lama.

  Yuksom 1

  Yuksom 2

          Nous avons pu goûter la vue de la cérémonie, les drapeaux flottants, musique et chants, sous les grands arbres de cette place du Coronation Throne (trône du Couronnement), qui nous ont apporté un grand moment de paix, bienvenu en ce monde si agité…

                               Yuksom 5

                               Yuksom 5

22/11/2015

DARJEELING (2)

Classé dans: — Brigitte @ 14:16:23

          Nous étions, donc, hier encore, à Darjeeling où nous nous sommes levées en pleine nuit pour nous rendre à Tiger Hill  (à 11 km de Darjeeling), afin d’admirer le lever du soleil sur le Kangchenjunga. une foule de touristes, indienne, en majorité, était déjà là… des gens pas très “civilisés” qui nous compressaient pour récupérer les meilleures places, en vue de contempler le spectacle. Bon, il y avait de la place pour tout le monde, et, quand le soleil s’est enfin levé, nous nous sommes trouvées devant un tableau splendide.

  Darjeeling Kangchenjunga_1

          Le soleil a éclairé, un à un les quatre sommets les plus hauts d’Inde avec, en premier plan, toutes les montagnes qui se succédaient, à la manière d’un lavis d’aquarelle chinoise.

  Darjeeling Kangchenjunga_2

  Darjeeling Kangchenjunga_3

  Darjeeling Kangchenjunga_4

  Darjeeling Kangchenjunga_5

          Puis, de retour à Darjeeling, je suis allée visiter le zoo, qui regroupe beaucoup d’espèces d’animaux himalayens tels que les tigres (du Bengale), les ours noirs, les léopards des neiges, une panthère noire, des loups du Tibet, les rares pandas roux… sans compter toutes les espèces d’arbres et de fleurs.

                              Darjeeling zoo_1

                    Darjeeling zoo_2

                              Darjeeling zoo_3

                         Darjeeling zoo_4

  Darjeeling zoo_5

          Dans le jardin zoologique, un petit musée, l’”Everest Museum“, est consacré au toit du monde. Tous les plus grands alpinistes sont évoqués, notamment sir Edmund Hillary et Tenzing Norgay , dont la statue et la tombe se trouvent en face du musée.

                              Darjeeling zoo_6

          Et voilà !… La page est tournée pour Darjeeling et nous sommes en route pour le Sikkim, avec notre permis d’entrée dans la poche.… Je viens juste d’arriver à Pelling par une route défoncée (une centaine de kilomètres, mais 7 heures de route !!!…), et ne sais si j’aurai encore le Wi-Fi après ce soir…

                                                                   À suivre, donc…                                                   Brigitte

19/11/2015

DARJEELING (1)

Classé dans: — Brigitte @ 18:04:56

          Darjeeling est une ville de l’État indien du Bengale-Occidental et le centre d’une région portant ce même nom, située dans les contreforts de l’Himalaya, entre 2 000 et 3 000 mètres d’altitude. Darjeeling est le chef-lieu du district de même nom. Son nom vient du tibétain Dorje Ling qui signifie la « cité de la foudre » .

Au XIXe siècle, lorsque l’Inde était sous domination anglaise, les Britanniques de Calcutta prenaient leurs quartiers à Darjeeling pour échapper aux fortes chaleurs des plaines. Darjeeling était, à cette époque, bâtie de cottages, manoirs, églises, tous plus british les uns que les autres ; peu d’Indiens y vivaient, hormis le personnel de maison.

Darjeeling a un côté mystérieux, enveloppée qu’elle est, le plus souvent, dans une petite brume. La nuit tombe très tôt et, déjà, le froid commence à nous saisir. Ce matin, nous avons eu la chance d’apercevoir le  Kanchenjunga (8585 m) (voir photo). Vite à mes pinceaux pour saisir ces instants précieux !… 

          L’après-midi, j’ai « succombé » à la petite promenade en train (surnomé le Toy Train, le train jouet) proposé par l’Indian Railways, sur une distance de 14 kms. Une petite locomotive à vapeur tire péniblement deux wagonnets avec ses voyageurs (dont moi) jusqu’à une petite gare en traversant moult villages, les voies collées à la route. Il y a encore quelques années, la ville de Darjeeling pouvait être atteinte par ce chemin de fer himalayen en provenance de New Jalpaiguri (correspondance avec les trains venant de Calcutta, Delhi, Gauhati), mais le service était irrégulier, car la voie était souvent emportée par des éboulements de terrain, en particulier durant la mousson. Le voyage, très pittoresque, durait 5 à 6 heures pour une distance de 80 kilomètres. Cette ligne est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO depuis 1999.

                                Darjeelin toy train

                              Le mécanicien du Toy train

  Darjeelin toy train

                              Un porteur de bagages

  Darjeelin toy train

                              Brigitte dans le Toy train

          Le thé

     La région est particulièrement connue pour son thé. Le thé de Darjeeling est considéré, depuis le XIXe siècle, comme l’un des plus appréciés des thés noirs, en particulier en Grande-Bretagne et dans les pays qui faisaient partie de l’Empire britannique.

     La contrefaçon et le marché noir sont un sérieux problème pour le marché du thé. Le volume de thé actuellement vendu dans le monde sous l’appellation de Darjeeling dépasse les 40 000 tonnes, alors que la production annuelle de la région de Darjeeling elle-même est estimée à seulement 8 000 à 11 000 tonnes, ce incluant la consommation locale. Pour faire face à cette situation, le Tea Board of India gère le Darjeeling certification mark and logo.

          L’institut Chakpori de médecine tibétaine

     Après l’invasion chinoise du Tibet, et la destruction de l’Institut Chakpori de médecine tibétaine par l’armée chinoise, l’institut a été refondé à Darjeeling en Inde et forme des médecins tibétains. On y enseigne et on y développe aujourd’hui la « médecine tibétaine en exil ».

16/11/2015

KOLKATA (CALCUTTA)

Classé dans: — Brigitte @ 09:45:35

                                INDE - NOVEMBRE 2016

          Me revoilà, donc, en Inde, meurtrie par les terribles évènements survenus à Paris, la veille… Mais  la  meilleure façon de réagir n’est-elle pas de les ignorer… en continuant la vie ?… :-(

          J’atterris dans cette atmosphère encore étouffante, chaude et humide de ce mois de novembre. La pollution nous prend à la gorge et, tout de suite, nous sommes dans l’ambiance de cette mégapole qu’est Kolkata (Calcutta).

           J’ai, déjà, décrit abondamment cette ville lors de mon voyage en Inde en 2009.     Cliquez ici pour lire ce que j’avais écrit.

          Le taxi se fraye difficilement mais adroitement un passage entre tous ces engins à moteur, de la simple moto pétaradante au bus brinquebalant, perdus dans la fureur des klaxons et le grouillement des passants. Comme le le disais, précédemment, je suis accompagnée d’une amie, Linda, de San Diego, et nous nous sommes rejointes à l’aéroport. Je l’avais rencontrée, lors d’un de mes derniers voyage en Inde, au Ladakh     (voir mon blog sur ce voyage en cliquant ici).

          Des amis indiens de Linda nous accueillent le lendemain de notre arrivée, ce qui nous permet de goûter une journée relaxante après ce long voyage. Ils nous accompagnent à la Gare de Sealdah. Là aussi, toute une vie inextricable se déroule, et les trains « déversent » leur monde infini. Nous avions effectué une réservation depuis la France, avec difficulté, sur le site du chemin de fer indien (irctc.co.in). Et nous voilà, finalement, dans ce train qui nous emmène à Siliguri. De là, nous devrons louer une jeep commune pour Darjeeling   (4 heures de route).

          Notre voyage commence enfin !… :-)

15/11/2015

Voyage en Inde, novembre 2015

Classé dans: — Brigitte @ 17:14:33

                         J’entreprends un nouveau voyage en Inde avec une amie américaine. Je préciserai les détails plus tard.

     Le circuit que nous avons projeté d’effectuer est représenté sur la carte suivante :

  Inde novembre 2015

Et le programme que nous entendons suivre sera :

14 novembre : Paris/San Diego : départ aéroport (je pars de Paris et mon amie de San Diego)

15 novembre : Kolkata via Delhi

16 novembre : de Kolkata à Siliguri (Train)
             Train de nuit

17 novembre : Siliguri –Darjeeling en jeep

18-19 -22 novembre : Darjeeling

21 novembre : Darjeeling - Pelling (bus 7 heures)

22 – 23 novembre : Pelling.

Monastère de Pemayangtse (à 3,5 km de Pelling), Lac Khecheopalri

24 novembre :    Yoksum

25 novembre : Tashiding

26-27 novembre : Rumtek

Monastères de Phodang et Labrang (40 kms de Gangtok)

29 novembre : Gangtok – Kalimpong (Bus 3 heures)

30 novembre : de Kalimpong à Siliguri (Bus 3 hours)
de Siliguri à Burdwan
               Train de nuit

1, 2, 3 décembre :  Burdwan, Santiniketan, Tarapith

4 décembre :       Burdwan –Kolkata

5 - 6 décembre : Kolkata - Paris

                                                                                                    Fée Brigitte 8

13/8/2015

Kyōto (9) — 13e jour (4) Le Château Nijō

Classé dans: — Brigitte @ 16:39:04

          Nous nous dirigeons, ensuite, vers le Château Nijō, son plancher aux oiseaux, et ses jardins, que j’ai décrits, lors de mon voyage au Japon en automne : ici ( cliquez )

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

                                Château Nijō

Château Nijō

                              En cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama, ainsi que cinq autres, pris au cours de cette même journée, en grand écran, zoomer, etc.

                                Château Nijō

  Château Nijō

                                Château Nijō

Château Nijō

                             En cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama, ainsi que cinq autres, pris au cours de cette même journée, en grand écran, zoomer, etc.

  Château Nijō

                                Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

                                Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

  Château Nijō

          Et nous allons retourner dans notre quartier en empruntant le Chemin de la Philosophie   :-)

Kyōto (8) — 13e jour (3) Le temple Hirano-jinja

Classé dans: — Brigitte @ 13:47:32

          Le sanctuaire Hirano-jinja Shrine (shrine signifie sanctuaire) est moins connu et moins visité que les autres temples à proximité, notamment le Kinkaku-ji, que nous venons de voir, et qui est proche. Cependant, lors de la saison des cerisiers en fleurs, il connaît une recrudescence des visites. En effet, son enceinte renferme environ 400 cerisiers, de 50 espèces différentes, dont certaines très rares !

          Nous nous faisons indiquer sa position, car il n’est pas facile à trouver… Et il faut prononcer « Hilano », avec un h aspiré et un “l", car les Japonais ne connaissent pas le “r"   :-)

    Hirano Shrine

          Et, une fois arrivés sur place, c’est, réellement, un enchantement…

  Hirano Shrine

Hirano Shrine

                   En cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama, ainsi que cinq autres, pris au cours de cette même journée, en grand écran, zoomer, etc.

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

Hirano Shrine

                   En cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama, ainsi que cinq autres, pris au cours de cette même journée, en grand écran, zoomer, etc.

                                    Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

  Hirano Shrine

                            Hirano Shrine

  Hirano Shrine

          À présent, nous allons nous restaurer, avant d’aller visiter le Château Nijō et ses jardins, que nous avions déjà vus en automne, et rentrer par le Chemin de la Philosophie…   

Kyōto (7) — 13e jour (2) Le Pavillon d’Or

Classé dans: — Brigitte @ 11:28:44

          Nous arrivons au Pavillon d’Or (le temple Kinkaku-ji), dont j’ai longuement parlé lors de mon voyage au Japon en automne : ici (cliquez)

          Nous pourrons, ainsi, comparer nos souvenirs d’automne avec les visions du printemps…

  Kyoto Pavillon d'Or

  Kyoto Pavillon d'Or

Kyoto Pavillon d'Or

                   En cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama, ainsi que cinq autres, pris au cours de cette même journée, en grand écran, zoomer, etc.

                                Kyoto Pavillon d'Or

Kyoto Pavillon d'Or

  Kyoto Pavillon d'Or

  Kyoto Pavillon d'Or

  Kyoto Pavillon d'Or

  Kyoto Pavillon d'Or

  Kyoto Pavillon d'Or

          Nous repartons vers le temple Hirano shrine, dont on nous a vanté les jardins emplis de cerisiers en fleurs…

Kyōto (6) — 13e jour (1) Les quais de la Kamo-gawa

Classé dans: — Brigitte @ 09:04:26

          Aujourd’hui, nous avons décidé d’aller visiter les jardins du Pavillon d’Or et nous nous dirigeons, depuis notre ryokan, vers un arrêt de bus par les berges de la rivière Kamo (Kamo-gawa), fleuries de cerisiers en fleurs…

  Kyoto Kamogawa

  Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

    Kyoto Kamogawa

          Nous arrivons au Pavillon d’Or…      (voir suite)

12/8/2015

Kyōto (5) — 12e jour (4) promenade de nuit

Classé dans: — Brigitte @ 18:52:46

          La nuit est tombée… Nous décidons de visiter de nuit le petit quartier pittoresque de Shinbashi, ainsi que les abords de la rivière Kamo et les canaux éclairés de lampadaires, le quartier de Pontocho sous les cerisiers en fleurs…

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

                                     Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

          Un superbe magasin de thé ! Des centaines de variétés meilleures les unes que les autres, certaines hors de prix !…

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

          Il est temps, pour nous, de retrouver notre ryokan… Demain, nous visitons, encore cette ville pleine de merveilles…

Kyōto (4) — 12e jour (3) arashiyama (3)

Classé dans: — Brigitte @ 13:24:17

          Suite (2), en images, de notre visite d’Arashiyama

        Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

Arashiyama pano printemps

         En cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama, ainsi que quatre autres, en grand écran, zoomer, etc.

  Arashiyama printemps

           J’avais parié qu’un train passerait !… Et il est arrivé ! :-)

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                                 Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                                  Arashiyama printemps

          Tiens !… Deux dames dont l’une porte un katana, dans la forêt de bambous !… Brrrr !…

                                  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

          La nuit tombe… Il est temps de rentrer sur Kyōto…

Kyōto (3) — 12e jour (2) arashiyama (2)

Classé dans: — Brigitte @ 12:43:01

          Suite, en images, de notre visite d’Arashiyama

                 Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

          Le désherbage soigneux… à la main !…

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                               Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                               Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                               Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                                        Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                        Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

Arashiyama pano printemps

         En cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama des environs de la rivière Oi, depuis le pont Togetsukyo, et quatre autres panoramas, en grand écran, zoomer, etc.

  Arashiyama printemps

          Fouette, cocher !… :-) Ces dames se font porter, mais nous continuons la visite ( voir article suivant )…

Kyōto (2) — 12e jour (1) arashiyama (1)

Classé dans: — Brigitte @ 08:20:24

          Nous allons, aujourd’hui, visiter Arashiyama, un quartier excentré, à l’ouest de Kyōto, que nous avions, déjà exploré, lors de notre voyage d’automne   (cliquer ici). Je ne reviendrai, donc, pas sur ce que j’ai déjà écrit…

          Nous nous dirigeons vers la gare en suivant les berges plantées d’arbres en fleurs de la rivière Kamo.

  rivière Kamo

  rivière Kamo

  rivière Kamo

  rivière Kamo

  rivière Kamo

  rivière Kamo

          Un peu plus tard, nous arrivons à Arashiyama et nous dirigeons vers les temples déjà admirés en automne et leurs jardins…

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                               Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

          Toutes les variétés de mousses sont répertoriée…

          Nous pouvons confronter, dans ce temple Tenryu-ji, les souvenirs que nous avons gardés de son exploration en automne (voir plus haut)

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

Arashiyama pano printemps

         En cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama, et quatre autres, en grand écran, zoomer, etc.

                              Arashiyama printemps

          Mais continuons la visite d’Arashiyama, de ses temples et de leurs merveilleux jardins :

  Arashiyama printemps

                                           Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

                              Arashiyama printemps

Arashiyama pano2 printemps

         Ici, aussi, cliquant sur l’image précédente, vous pouvez admirer ce panorama, et quatre autres, en grand écran, zoomer, etc.

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

  Arashiyama printemps

Arashiyama pano3 printemps

         Un troisième panorama, que vous pourrez admirer, en même temps que quatre autres, en grand écran, zoomer, etc., en cliaquant sur l’image précédente

               Continuons notre promenade enchanteresse ( voir article suivant )

11/8/2015

Kyōto (1) — 11e jour (2)

Classé dans: — Brigitte @ 16:35:58

          D’Ōsaka  à Kyōto, il y a une demi-heure de train. Nous arrivons à la gare de Kyōto vers 17 heures. nous prenons un taxi, qui nous emmène dans la quartier de Gion, où se trouve notre ryokan, à l’Est de la rivière Kamo-gawa. C’est le même que celui de notre précédent voyage. Nous nous y trouvons bien et sa situation nous paraît idéale, dans ce quartier agréable. Nous prenons possession de notre chambre et ressortons, pour parcourir les petites rues de notre quartier.

La nuit tombe vers 17h 45. C’est l’heure où les geishas se rendent à leur office, dans les différentes maisons de thé du quartier. Nous espérons en voir quelques-unes…

                              Kyoto nuit

            Kyoto nuit

                                        Kyoto nuit

  Kyoto nuit

                                      Kyoto nuit

                                      Kyoto nuit

  Kyoto nuit

          Tous les réverbères sont allumés et dispensent une lumière chaude sur les rues…

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

        Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

                                             Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

  Kyoto nuit

          Eh bien voilà… C’est la nuit… Le temps est au beau. Demain, nous comptons nous rendre à Arashiyama, qui nous avait enchantés, en automne, lors de notre précédent voyage, en marchant jusqu’à la gare par les berges fleuries de la rivière Kamo…

Ōsaka — 11e jour (1)

Classé dans: — Brigitte @ 10:43:46

         Nous sommes, donc, à Ōsaka, ville que j’ai, déjà, évoquée, en relatant mon voyage au « japon en automne » (voir ce chapitre), et que vous pouvez retrouver en cliquant sur ce lien.

          Nous n’y resterons pas une journée entière, puisque nous passerons la nuit, aujourd’hui, à Kyōto. Nous laissons nos bagages en consigne à la gare d’Ōsaka. et nous dirigeons, d’abord, vers Ōsaka-jo, le château d’Osaka.

Entouré d’une double ceinture de douves renforcées par une épaisse muraille de granit, celui-ci s’élève au milieu d’un parc magnifique, planté de pruniers et cerisiers… En fleurs à cette époque… :-)

         Les abords sont magnifiques, également…

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

          Famille et amis pique-niquent joyeusement sous les cerisiers en fleurs…

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

          Des artistes s’adonnent au dessin ou à la peinture…

  Osaka

  Osaka

          Nous entrons dans le parc du château…

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

          Du haut des murailles, la vue, sur la ville, est magnifique :

Osaka panorama

          Vous pouvez cliquer sur l’image précédente pour découvrir ce panorama en plein écran, zoomer, etc., et en découvrir un autre, du centre-ville

  Osaka

  Osaka

                       Osaka

                              Osaka

  Osaka

      Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

          Nous quittons le château et ses jardins, pour nous rendre au centre-ville…

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

  Osaka

          Nous marchons le long des canaux qui permirent à Osaka de devenir, au XVIe siècle, le principal port d’échanges du Japon… Je les avais évoqués, lors de mon voyage précédent.

  Osaka

          À l’hôtel de ville, nous tombons sur une réunion très importante de personnages fort bien vêtus, avec de nombreuses grosses voitures…

  Osaka

          Deux jeunes filles fort occupées. ;-)

  Osaka

          Les grandes allées du centre-ville…

Osaka

          Vous pouvez, en cliquant sur l’image précédente, (presque) vous y promener avec nous, en visionnant ce panorama en plein écran, zoomer, etc., avec la précédente vue sur la ville depuis le château…

          Mais il est temps, à présent, de retourner à la gare pour y reprendre nos bagages et embarquer dans le train pour Kyōto, où nous avons réservé dans le ryokan qui nous avait accueillis une semaine, lors de notre dernier voyage…

10/8/2015

Kagoshima (6) — 10e jour (2) départ ferry

Classé dans: — Brigitte @ 18:47:39

          Il est 17 heures. Le car qui devait nous emmener à Shibushi, pour prendre le ferry, est bien venu… un peu plus tard que l’heure qu’il nous avait fixée, certes, mais nous sommes arrivés bien à l’heure au port. Nous avions pris nos billets un mois à l’avance, en France…

  Ferry Sunflower

          À Shibushi, nous embarquons à bord du ferry “Sunflower“, pour Osaka. Normalement, le départ doit se faire à 17h55 et l’arrivée doit avoir lieu à 7h40 à Osaka Nanko, après un long trajet en mer :

  route Shibushi-Osaka

          Nous avions pris des billets « avec couchettes », pour cette traversée. En effet, on peut faire la traversée de manière un peu moins onéreuse en choisissant de voyager dans la salle commune :

  Ferry Sunflower

Ce n’est pas inconfortable, il y a shikibutons, couvertures et oreillers, sur les tatamis et on peut mettre ses affaires à côté, mais, il est, tout de même, plus confortable et plus tranquille de dormir sur une couchette dans une cabine à quatre.

Cela dit, la grande gentillesse japonaise a fait que le responsable des affectations de cabine nous a donné une cabine entière à 4 pour nous deux ! Nous avons pu dormir tranquilles. Il y a beaucoup de choses, sur ce bateau, notamment un très grand restaurant avec self-service et plats très variés. on y trouve, également, des endroits où l’on peut faire son café, réchauffer des plats, des distributeurs automatiques, etc. Et, bien sûr des ponts depuis lesquels on peut admirer le paysage.

  Ferry Sunflower

    Ferry Sunflower

          Un groupe de jeunes avait embarqué et s’amusait à lancer des serpentins aux camarades restés à terre, qui les saisissaient, reliant le bateau au quai par ces fils multicolores…

                                Ferry Sunflower

    Ferry Sunflower

    Ferry Sunflower

          Bientôt le bateau part et nous faisons nos adieux à l’ile de Kyūshū…

    Ferry Sunflower

          D’ailleurs, la nuit tombe…

    Ferry Sunflower

    Ferry Sunflower

          Le lendemain matin, nous nous levons tôt, pour faire notre toilette et aller assister au lever du soleil. Il fait un vent terrible, sur le pont !…

    Ferry Sunflower

    Ferry Sunflower

          L’on a du mal à avancer contre le vent :

    Ferry Sunflower

          Vers 7h 30, nous arrivons, enfin, en vue du port d’Osaka…

    Ferry Sunflower

    Ferry Sunflower

    Ferry Sunflower

          Nous sommes le mercredi 2 avril. Nous en sommes au onzième jour de notre voyage. Une fois débarqués, il va nous falloir trouver le bus, puis le métro qui nous emmèneront, depuis le port, assez éloigné, jusqu’au centre ville d’Osaka, que nous avons, déjà visitée en automne, puisque c’était de là que nous avions pris notre vol de retour sur Shanghai, puis Paris…

          Ce soir, nous repartirons pour Kyōto, par le train. Nous avons toute la journée devant nous pour visiter Osaka au printemps… Et il fait grand soleil ! :-)

Kagoshima (5) — 10e jour (1)

Classé dans: — Brigitte @ 14:51:38

                 Nous continuons la visite de Kagoshima, avant de quitter la ville en fin d’après-midi, pour prendre le ferry à Shibushi.Mais, auparavant, il faut que je vous dise, encore, que, dans cette cité, les influences chinoises et coréennes proches ont laissé leur empreinte dans la céramique, d’une part, et les traditions culinaires, privilégiant le porc et la patate douce. L’une des spécialités du cru est, en effet, le shochu, qui est un alcool de patate douce ; la ville n’en compte pas moins de 120 distilleries. Les pâtisseries vendent aussi de délicieuses glaces à la patate douce, de couleur violette…

  kagoshima

          Le Parc mémorial de Saint Xavier et l’église de Saint François Xavier ont été construits en 1949, pour célébrer le 400e anniversaire de l’arrivée de Saint François Xavier à Kagoshima en 1549.

  kagoshima

  kagoshima

          L’église… avec les orgues, à l’intérieur…

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

          Comme je l’ai dit ailleurs, il y a une communauté chrétienne notable à Kagoshima.

          Nous montons, ensuite, au mont Shiroyama, une colline qui s’élève au-dessus de Kagoshima, à travers le parc (une forêt) du même nom, située à flanc de colline, afin d’aller contempler le plus beau panorama sur la cité et le Sakurajima. Shiroyama fut le théâtre de l’ultime bataille de la rébellion de Satsuma (Kagoshima). Et c’est précisément ici que Takamori Saigō se suicida avec ses compagnons d’armes, le 24 décembre 1877, après avoir été vaincu par des forces bien supérieures en nombre (30 000 hommes contre 500 samouraïs).

  bataille de shiroyama

          Le 22 février 1889, l’empereur Meiji gracie Saigō à titre posthume. Une statue de ce général est élevée dans le parc Ueno à Tokyō, et nous avons vu, dernièrement, sa statue à Kagoshima.

          La promenade dans la forêt, qui monte assez fortement vers le sommet de la colline, nous permet de découvrir de beaux points de vue sur la ville :

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

          Nous parvenons au sommet, où s’élève l’hôtel Shiroyama, un magnifique hôtel de luxe depuis lequel nous pouvons admirer une vue panoramique sur Kagoshima, après avoir visité ses galeries…

  kagoshima

                              kagoshima

          Il y a, également, de belles photos des explosions du Sakurajima :

  kagoshima

          Le panorama :

kagoshima

          Vous pouvez, en cliquant sur l’image ci-dessus, contempler en plein écran et au zoom ce panorama

          Nous redescendons, ensuite, par la forêt, et admirons ces mélanges de couleurs tendres et plus vives que nous offre cette belle nature…

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

          Nous passons devant un petit sanctuaire : les statuettes sont bien couvertes et chapeautées ;-)

                             kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

          Nous terminons la matinée, avant de rejoindre notre hôtel pour y prendre nos bagages, dans un parc où de magnifiques cerisiers en fleurs…

  kagoshima

  kagoshima

kagoshima

  kagoshima

          …protègent de leurs pétales des statues de héros nationaux :

                    kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

            mais, aussi, des habitants qui pique-niquent sous ces arbres magnifiques selon la coutume du pays…

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

  kagoshima

          Il est, à présent, temps de rentrer nous restaurer, prendre nos bagages, et d’aller au point de rendez-vous attendre le car qui doit nous emmener jusqu’au port de Shibushi, afin de prendre le ferry pour Osaka. Nous allons faire nos adieux à cette belle île de Kyūshū.

9/8/2015

Kagoshima (4) — 9e jour (2) Jardin Sengan-en

Classé dans: — Brigitte @ 16:45:22

           Cet après-midi, nous visitons le magnifique jardin Sengan-en, l’un des plus beaux du Japon, qui s’étend sur 50.000 m2, à 3 km au nord-est du centre ville, avec un point de vue superbe sur le volcan Sakurajima

  sengan-en 01

  sengan-en 01

          Autrefois baptisé Isotei-en, cet endroit, dessiné en 1658, fut, tout d’abord, le lieu de résidence du puissant Shimazu, qui avait la haute main sur le domaine de Satsuma (la région de Kagoshima). La demeure de ce clan : la demeure Iso, est conservée dans le style de l’époque.

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

           Rochers, arbustes, étangs, ponts, tous les éléments de ce jardin sont disposés selon l’esthétique du shakkei : le « paysage emprunté », intégrant le lieu dans le paysage naturel, pour donner à penser qu’il n’a point de limites.

Le point de vue sur la presqu’île du Sakurajima ajoute au charme du jardin et à l’effet de profondeur recherché dans cette esthétique. Dans cette optique, Sakurajima devient une colline et la baie de Kagoshima devient un lac. Le jardin s’étend, alors, à l’infini !… En 1958, il a été déclaré « lieu de beauté national ».

  sengan-en 01

          Un arbre étayé, comme souvent, au Japon, afin d’éviter la fracture et la chute…

                                sengan-en 01

                                sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

          Un jeune visiteur japonais parcourait tout le parc en traînant sa valise à roulettes…  

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

                                sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

          En raison de sa beauté, le jardin a souvent été utilisé comme décor de films…

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

  sengan-en 01

                              sengan-en 01

                              sengan-en 01

          Nous rentrons en ville… Demain, mardi 1er avril, nous prendrons le ferry (Sunflower) à Shibushi (qui est le port à l’Est de Kagoshima, mais situé à 90 km de la ville), en fin d’après-midi, pour Osaka. Nous y passerons la nuit… Mais il nous reste beaucoup de choses à voir, demain…

Kagoshima (3) — 9e jour (1) Sakurajima

Classé dans: — Brigitte @ 09:54:06

          Nous allons visiter, ce matin, 31 mars, la presqu’île de Sakurajima. Le Sakurajima est l’un des volcans les plus actifs du Japon. Formé de trois sommets qui s’élèvent à plus de 1000 m d’altitude, il se trouvait sur une île au milieu de l’abbé de Kagoshima, jusqu’en 1914, lorsque la lave émise lors d’une violente éruption combla le détroit qui le séparait de l’île de Kyūshū. Il se trouve sur le bord sud de de la caldeira d’Aira qui s’est formée il y a 22.000 ans :

                     caldeira d'Aira

          En 1914, le panache des cendres volcaniques s’est élevé jusqu’à 8000 m d’altitude et des nuées ardentes ont dévalé les flancs du volcan. Puis des coulées de lave ont agrandi l’île, et ont comblé le détroit, large de 400 m et profond de 72 m, qui la séparait de Kyūshū. La modification de la baie a, évidemment, affecté les marées. Le volcan et ses cendres menacent directement la ville de Kagoshima et rythme la vie de ses habitants, qui sont toujours prêts à faire face un plan d’évacuation. Une photo satellite de la NASA montrera la situation :

sakurajima carte

           Cela dit, la presqu’île de Sakurajima est un haut lieu touristique et bénéficie de sources chaudes, de thermalisme, et d’un seul très fertile qui permet, notamment, la culture des plus gros radis chinois du monde (plus d’une dizaine ou vingtaine de kilos).

           Après notre petit déjeuner, nous nous dirigeons vers le port pour prendre le ferry :

  sakurajima ferry

  sakurajima ferry2

          Il nous emmène en 15 minutes sur l’île…

  sakurajima 1

  sakurajima 2

          Là, nous attendons un bus qui va nous faire visiter l’île, à la mode japonaise : on roule, on s’arrête dans un endroit intéressant, quelques minutes, pour prendre des photos, on remonte, et on roule… ;-)

Mais cela nous permet de faire le tour de l’île et de voir le volcan sous tous ses angles. Nous montons vers le volcan par une route magnifique bordée de cerisiers en fleurs :

  sakurajima 3

  sakurajima 4

           Ici, c’est le monument en l’honneur du concert de Tsuyoshi Nagabuchi, qui a lieu en 2004, et devant lequel se tient une flopée de touristes.

  sakurajima 5

  sakurajima 6

          Nous montons encore, et nous avons une belle vue sur Kagoshima, au loin :

  sakurajima 7

          Et sur le volcan, en face de nous :

  sakurajima le volcan

           Vous pouvez contempler un grand panorama de notre volcan, en plein écran, en cliquant sur l’image suivante :

sakurajima le volcan panorama

           Puis nous rentrons à Kagoshima, toujours par le ferry, naturellement…

  sakurajima 7

          Rentrés au port, nous nous y restaurons…

  sakurajima 8

  sakurajima 9

  sakurajima 10

          … avant d’entamer nos visite de l’après-midi. Nous avons un très beau jardin à visiter, un peu loin…

8/8/2015

Kagoshima (2) — 8e jour (2) Visite de la ville

Classé dans: — Brigitte @ 12:24:49

    Kagoshima

  kagoshima ville 1

          Nous voici, donc, arrivés à Kagoshima (鹿児島市). D’une population de 610 000 habitants et siège d’une grande université nationale japonaise, cette cité est surnommée « la Naples de l’Orient », en raison de son ciel bleu, du soleil, et de sa situation sur une baie magnifique, en face du volcan Sakurajima.

  Kagoshima

Ce volcan est un volcan actif qui émet, régulièrement, des décharges de cendres sur la ville, et entre en éruption de temps en temps.

           Cette ancienne cité fortifiée est étroitement associée au nom de Saigō Takamori, son héros, qui au XIXe siècle, a eu un rôle important dans la naissance du Japon moderne. Centre économique, industriel et culturel du sud de l’île de Kyūshū, elle comprend de nombreux lieux et monuments historiques.

          Le 15 août 1549, Saint François-Xavier débarque à Kagoshima ; c’est le début d’une brève évangélisation du sud du Japon. Puis il part vers la Chine. En 1636, un Français, Guillaume Courtet, prêtre dominicain, pénètre, par cette ville, au Japon, malgré l’interdiction du christianisme. Il est capturé, torturé et tué.

          Cependant, actuellement, il existe, dans cette ville, une importante communauté chrétienne, et plusieurs églises, comme nous le verrons plus tard.

          Après nous être restaurés, nous abordons la visite de la ville, de ses quartiers, de ses arcades…

  kagoshima ville 2

  kagoshima ville 3

  kagoshima ville 4

  kagoshima ville 5

          Ici, encore, comme partout, au printemps, au Japon, des familles pique-niquent, dans les parcs sous les cerisiers en fleurs…

  kagoshima ville 6

  kagoshima ville 7

          Ici et là se dressent les statues des grands hommes de la ville et du pays…

                              kagoshima ville 8

             Saigō Takamori

 Notamment Saigō Takamori, leader de la restauration Meiji, commandant de la garde impériale, exilé et rebelle. En effet, la révolution de Meiji ulcère l’aristocratie locale, et les samouraïs de Satsuma se révoltent contre l’abolition de la classe guerrière. Le grand Saigo Takamori veut faire entendre raison à l’empereur, et lance ses troupes à l’assaut du château de Kumamoto. Elles seront défaites, et la célèbre révolte de Satsuma s’achève dans le sang et la résignation.

Saigo Takamori se suicide sur la colline de Shiroyama en 1877, mais il reste pour les Japonais un héros au coeur pur, mort pour ses idées. Presque un idéal collectif. On retrouve sa silhouette et son visage grave sur de nombreux souvenirs locaux.

  kagoshima samourais 1

                        kagoshima samourais 2

          Des samouraïs qui discutent de l’avenir du Japon…

  kagoshima crêpes

          Les restaurants ou crêperies présentent leurs plats de manière plaisante…

  kagoshima filles téléphone

          Deux jeunes filles discutent au téléphone… ;-) Il est 18h 30, la nuit est tombée.

  kagoshima distributeur

          Un distributeur coloré.

  kagoshima salle jeux

          Une salle de jeux extrêmement bruyante…

  kagoshima gkaces

          Hum !… Je crois qu’il est temps, pour nous, de trouver de quoi dîner…

  kagoshima crêpes France

          Il y a, même, une crêperie française !…

  kagoshima ville 9

  kagoshima magasin

            Nous dormons deux nuits à Kagoshima, avant de prendre le ferry pour Osaka, dans l’après-midi di troisième jour. Il nous reste encore mille choses à voir !… Demain matin, nous irons visiter le volcan Sakurajima, qui fume, sur l’île juste en face…

Kagoshima (1) — 8e jour (1) trajet Shinkansen

Classé dans: — Brigitte @ 08:00:15

           Après une excellente nuit dans un hôtel où nous avons eu droit à un agréable bain japonais, nous prenons un petit déjeuner copieux… et japonais…

  Aso petit-dej

           avant de nous rendre, ensuite, à la gare, pour rejoindre Kumamoto.

Il faut faire attention, parce que le train (local) part dans un sens pour revenir dans l’autre ;-) :

  Aso train

           À Kumamoto, nous prenons le train rapide Shinkansen, train très confortable, avec des sièges qui peuvent se tourner dans tous les sens. En outre, ce matin-là, il y avait très peu de voyageurs dans les wagons. Les contrôleurs (cette fois-ci, c’était une contrôleuse) saluent en faisant une courbette en entrant dans le compartiment, puis avant d’en sortir et, d’ailleurs, cette fois-ci, on ne nous a même pas demandé nos billets.

  kumamoto train

La distance entre les deux villes et de 176 km. Elle est parcourue en 51 minutes par notre train. Je fais quelques photos avant d’arriver à Kagoshima.

carte kumamoto-kagoshima

           kagoshima train 1

  kagoshima train 2

  kagoshima train 3

          Nous sommes le 30 mars, il n’est pas loin de midi. Nous allons déposer nos bagages à l’hôtel où nous avons réservé, puis irons nous restaurer avant de visiter cette belle ville…

7/8/2015

Kumamoto (3) — 7e jour (3) Jardin Suizenji-jojuen

Classé dans: — Brigitte @ 20:02:38

          Il est 14 heures. Les rues et les parcs sont remplis de cerisiers en fleurs… Et, avec la pluie, les pétales commencent à joncher le sol, comme autant de flocons de neige…

  Kumamoto rues 01

                      Kumamoto rues 06

  Kumamoto rues 03

  Kumamoto rues 04

         Kumamoto rues 05

          Des gens pique-niquent dans les parcs sous les cerisiers, protégés de la pluie par des parasols…

  Kumamoto rues 07

  Kumamoto rues 08

           Après nous être restaurés, nous arrivons au jardin Suizenji-jojuen. Créé en 1632, c’est un jardin de style Momoyama typique. D’une superficie de 64,6 hectares, il est d’une conception unique, en reproduisant des paysages de l’ancienne route du Tokaido, comme le mont Fuji, ou le lac Biwa… On y trouve, également, une maison de thé, transférée du célèbre jardin Ratsura Rikyu, à Kyōto, que nous visiterons prochainement.

          Vous pouvez cliquer sur l’un des cinq panoramas suivants pour contempler ces cinq panoramas groupés, en plein écran, zoomer, etc.

Kumamoto Suizenji 01

Kumamoto Suizenji 02

Kumamoto Suizenji 03

Kumamoto Suizenji 04

Kumamoto Suizenji 05

          Vous pouvez cliquer sur l’un des cinq panoramas précédents pour contempler ces cinq panoramas groupés, en plein écran, zoomer, etc.

  Kumamoto suizenji 1

  Kumamoto suizenji 2

  Kumamoto suizenji 3

          À la gare, nous tombons sur un train tiré par une ancienne locomotive à vapeur…

  Kumamoto 12

          Il est temps de regagner notre hôtel, qui est en dehors de Kumamoto, parce que nous n’avions pas trouvé d’hébergement à Kumamoto même, quand nous avions fait nos réservations. Demain matin, après le petit-déjeuner, nous prendrons le train pour Kagoshima

Kumamoto (2) — 7e jour (2) Le château (2)

Classé dans: — Brigitte @ 10:58:35

          Nous visitons ce beau château et montons dans le donjon.

  Kumamoto château 01

  Kumamoto château 02

  Kumamoto château 03

  Kumamoto château 04

  Kumamoto château 05

  Kumamoto château 06

  Kumamoto château 07

  Kumamoto château 08

  Kumamoto château 09

          Nous assistons, aussi, dans ces belles salles, à un spectacle de musique et chants :

  Kumamoto musique 01

  Kumamoto musique 07

                      Kumamoto musique 03

  Kumamoto musique 04

  Kumamoto musique 05

  Kumamoto musique 06

          Vous pouvez regarder un petit extrait vidéo de ce spectacle en cliquant sur l’image précédente…

  Kumamoto château 10

          Quand nous sortons, il y a toujours autant de monde dans la file d’attente. Mais la pluie a diminué de vigueur… Nous partons visiter le jardin Suizenji-jojuen, très renommé…

  Kumamoto château 11

Kumamoto (1) — 7e jour (1) Le château

Classé dans: — Brigitte @ 09:08:35

          Nous reprenons, donc, le train en sens inverse, à partir d’Aso, pour visiter Kumamoto.

          Kumamoto (熊本市) est la ville la plus peuplée du sud du Japon, avec une population d’environ 740 000 habitants ; l’agglomération est l’une des vingt plus grandes du pays ; elle rassemble 1,4 millions d’habitants.

Elle a été une ville seigneuriale traite très prospère depuis le début du XVIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe siècle. Elle a été surnommée « la ville des bois et de l’eau fraîche » pour ses nombreux jardins.

Le château de Kumamoto, symbole de la ville, a été construit en 1607 et s’élève sur une colline. Il est l’un des trois plus beaux châteaux du Japon. Évidemment, nous l’avons visité.

Nous avons été accueillis par la pluie… Mais, aussi, par les cerisiers en fleurs !

   kumamoto 01

  kumamoto 02

  kumamoto 03

  kumamoto 04

  kumamoto 05

           Nous arrivons au château…

                                kumamoto 06

  kumamoto 07

  Kumamoto 08

  Kumamoto 15

  Kumamoto 09

  Kumamoto 10

  Kumamoto 11

          Les Japonais font la queue pour entrer…

  Kumamoto 12

  Kumamoto 13

  Kumamoto 14

          Nous pénétrons dans le château… :-)

6/8/2015

Aso (4) — 6e jour (4) Visite Aso

Classé dans: — Brigitte @ 16:38:06

          L’après-midi, nous nous restaurons rapidement, et je vais faire une promenade dans Aso. Je rappelle que la cité se trouve dans la caldeira du volcan. Je vais en profiter pour dessiner et faire un peu d’aquarelle…

  Aso balade 1

  Aso balade 2

  Aso balade 3

          Je m’assieds un moment au pied de cet arbre magnifique pour dessiner…

                              Aso balade Brigitte dessine

         Nous avons vécu, cet après-midi-là, une petite aventure amusante, qui nous a permis d’éprouver, encore, la gentillesse des habitants.

Nous recherchions une pharmacie, afin d’acheter un antiémétique. Les habitants que nous avions interrogés nous avaient répondu qu’il n’y avait pas une véritable pharmacie, dans le coin, mais nous avaient indiqué une sorte d’épicerie, ou de drugstore, si l’on veut, qui faisait, également, herboristerie. Cependant, le gérant, déconcerté par notre demande, s’adressa, pour renseignements, à un monsieur en blouse blanche, l’air très sérieux, qui semblait s’y connaître et que nous avons pris, dès l’abord, pour une sorte de pharmacien.

À notre requête, il conseilla un médicament : une boîte contenant deux petites bouteilles d’un liquide verdâtre, qu’il fallait prendre à six heures d’intervalle. Tout était écrit en japonais, mais le gérant du drugstore semblait d’accord avec cette médication. Nous l’avons, donc, achetée, avec l’intention de demander, à l’hôtelier, en rentrant à l’hôtel, de me traduire la chose, afin de ne pas prendre n’importe quoi. Je vous rassure tout de suite : la liqueur en question avait bien des propriétés antiémétiques, ce que nous a certifié l’hôtelier.

Mais ce n’est pas cela le plus amusant : avant de sortir du magasin, l’homme en blanc n’étant déjà plus dans la pièce, nous avons demandé notre chemin pour une excellente boulangerie que l’on nous avait indiquée. Le gérant ne savait pas nous expliquer, mais il me conseilla d’aller voir le boucher, en face. Quelle ne fut pas notre surprise en constatant que le soi-disant pharmacien, enfin celui que nous avions pris pour tel, était, en fait, le boucher. Celui-ci, heureux de nous revoir, nous fit l’article pour la spécialité du coin : du bœuf qu’il était en train de préparer. Comme nous lui demandions le chemin pour la boulangerie, il nous proposa tout de suite de nous y emmener en voiture parce que, disait-il, c’était loin. Il vida sa petite voiture genre «Smart» pour nous emmener jusqu’à la boulangerie, puis nous indiqua le chemin pour rentrer vers notre hôtel…

  Aso balade 5

Aso balade 6

            Et, pour terminer la journée, un repas de plus appétissants  :-) :

  Aso dîner

          Demain, nous quittons notre guest-house et reprenons le train pour Kumamoto pour visiter cette ville magnifique… et ses cerisiers en fleurs… :-)

  Aso balade 7

  Aso balade Brigitte

Aso (3) — 6e jour (3) Le volcan

Classé dans: — Brigitte @ 15:26:59

          Après le petit-déjeuner, nous nous rendons, donc, au téléphérique, pour monter jusqu’au bord du cratère du volcan Naka-dake, en activité.

      volcan Aso Naka-dake 1

          Je ne sais pas si le « No smoking » s’adresse au volcan, mais le fait est qu’il fume ! :-)

          Quelques panoramas, que vous pouvez contempler en grande taille : 

volcan Aso Naka-dake 2

volcan Aso Naka-dake 3

volcan Aso Naka-dake 4

          Vous pouvez regarder ces panoramas en plein écran, zoomer, etc., en cliquant sur l’une des trois images précédentes…

  volcan Aso Naka-dake 5

            Le petit lac vert, qui est, d’ordinaire, au fond du cratère, avait été absorbé. ou vaporisé…

                                  Brigitte volcan Aso 2

  volcan Aso Naka-dake 6

          Des bunkers en béton ont été construits pour permettre aux visiteurs de se protéger, en cas d’éruptions soudaines et de projections.

  volcan Aso Naka-dake bunker

  volcan Aso Naka-dake bunkers

  volcan Aso Naka-dake 7

  volcan Aso Naka-dake 8

          Nous arrivons à la fin de cette visite… En cliquant sur l’image suivante, vous pourrez regarder le cratère en vidéo

video volcan Aso

          En novembre 2014, le volcan est de nouveau entré en éruption et celle-ci continue toujours, bien que les projections aient diminué. Une impressionnante image prise par satellite, le 13 janvier 2015 :

  Eruption Aso 2015

Aso (2) — 6e jour (1) Lever de soleil sur les volcans

Classé dans: — Brigitte @ 12:05:25

          Nous nous levons, donc, avant l’aurore et, sans déjeuner, nous engouffrons, avec deux ou trois courageux, dans la voiture de l’hôtelier, qui nous emmène, dans des virages en lacets, sur une hauteur au bord de la caldeira, pour contempler le lever du jour sur les volcans, enfin les principaux…

  Lever soleil Aso

          J’ai indiqué l’endroit où se trouve notre hôtel, sur la carte, à l’intérieur de la caldeira. La zone d’Aso contient, environ 100.000 habitants.

          Le spectacle valait, en effet, le déplacement, comme vous pouvez en juger !

  Aso panorama 1

          Vous pourrez contempler les deux panoramas en plein écran, zoomer, vous déplacer, etc., en cliquant sur l’image précédente ou la suivante :

  Aso panorama 2

          Nous n’étions pas seuls. Un spécialiste était prêt et avait installé son matériel :

                             Aso Photographe

  Aso pano1

          Bon… Il faut immortaliser l’instant, bien sûr ! ;-)

  Aso pano2

          Après cela, un petit café était bienvenu, qui nous permettait de nous réchauffer en contemplant les volcans…

                       Aso pano4

          N’est-ce pas ? À votre santé !

  Aso pano5

          Il est 7h 30. Nous allons redescendre, prendre une douche et notre petit-déjeuner, puis nous monterons au volcan Naka-dake, qui fume, en téléphérique…

Aso (1) — 5e jour (3)

Classé dans: — Brigitte @ 08:05:58

          Au soir du 5e jour, le ferry nous emmène, donc, de Shimabara à Kumamoto. Nous reviendrons visiter Kumamoto plus tard, parce que c’est une ville intéressante, qui possède, en particulier, un des plus beaux châteaux du Japon. Mais, pour l’heure, nous nous rendons (par le train) à Aso.

          Aso sera le point de départ pour la visite du Mont Aso (阿蘇山, Aso-san), le plus vaste et un des plus actifs volcans du Japon. C’est, en fait, un complexe volcanique, qui regroupe une quinzaine de cônes, dont cinq principaux, au sein d’une des plus grandes caldeiras du monde. Celle-ci fait 25 km (N-S) sur 18 (E-O), soit une circonférence de 120 km.

Le sommet du cône le plus élevé (Taka-dake) est à 1592 m. le Naka-dake, le plus actif, culmine à 1506 m ; son cratère contient un lac acide de couleur verte, qui se vidange, lors d’éruptions magmato-phréatiques, avec émission de fumerolles et de vapeurs.

Comme le Mont Unzen, que nous avons, vu, et qui se situe à 75 km en ligne directe, et comme le Sakurajima, que nous verrons à 150 km plus au Sud, cette zone volcanique résulte de la subduction de la plaque philippine sous la plaque eurasienne.

          Nous allons loger pour deux nuits dans un charmant « guest-house » dont le propriétaire vient nous chercher à la gare à notre arrivée.

  Aso 1 Asobigokoro

        Il nous apprend que, le lendemain matin, comme tous les vendredis, il emmène les volontaires matinaux sur un sommet afin de contempler le lever du soleil sur les volcans. Bien entendu, nous sommes de la partie. Il nous faudra nous lever tôt pour être à pied d’œuvre, là-haut, à 6 h 30…

           Chambre japonaise classique : futons sur tatami. Il y a une cuisine, pour préparer son petit-déjeuner ou ce que l’on veut, une salle de réunion agréable, où l’on peut déjeuner, des salles de douches, etc.

           Une mention, cependant, pour les toilettes « western style » qui sont équipées d’un katana, un vrai… Mais oui ! ;-)

                              Aso toilettes

Et, puisque nous avons cinq minutes,Et que je n’ai jamais abordé le sujet, il faut que je vous parle brièvement des toilettes japonaises. Par ce que c’est tout un poème !

          En effet, on rencontre, au Japon, deux sortes de toilettes, pour simplifier. Le modèle le plus ancien, très simple, consiste en des sortes de toilettes à la turque inversées, toilettes traditionnelles, que l’on retrouve encore en Chine et dans le reste de l’Asie. Après la Seconde Guerre mondiale, les toilettes occidentales à chasse d’eau sont apparues, en même temps que les urinoirs. Mais les Japonais ont singulièrement perfectionné le système en créant des sortes de toilettes à bidet, nommées « washlets », nom commercial est la propriété de l’entreprise Toto, qui est la principale sur le marché.

          Ces toilettes, qui comprennent de plus en plus de perfectionnements, allant du siège chauffant à la régulation de la température de l’eau qui nettoie le postérieur de l’utilisateur(trice), jusqu’au bruit fictif d’une chasse d’eau (notamment pour les toilettes des dames) qui permet de couvrir les bruits gênants, voire le séchage par ventilation à température ajustable, ces toilettes sont affectées d’un nombre impressionnant de boutons permettant de réaliser ces opérations, si bien que l’on a l’impression, en s’asseyant, de se trouver devant le tableau de bord d’un Boeing ! ;-)

                               Toilettes japon 1

           Un mode d’emploi est, même, très souvent affiché (il s’agit d’un carton plastifié, sur la vue de celles avec katana), surtout pour les étrangers, parce que les Japonais savent très bien s’en servir. D’autant qu’actuellement 80 % des foyers sont pourvus de tels appareils, et qu’on les trouve, même, la plupart du temps, dans les toilettes publiques, très faciles à trouver au Japon.

                               toilettes japon 2

  Mais je n’avais jamais vu de telles toilettes armées !

          Par ailleurs, l’hygiène est quelque chose de très important, au Japon, dont les habitants séparent l’intérieur des habitations, propre, de l’extérieur, pas propre. En conséquence, on laissera les chaussures, qui ont fréquenté l’extérieur, à l’entrée, pour circuler, à l’intérieur, pieds nus, en chaussettes, ou avec des chaussons. Lesdits chaussons sont, d’ailleurs, fournis, dans les ryokans. Même les valises à roulettes doivent éviter de rouler à l’intérieur quand elles ont roulé à l’extérieur !

Cependant, les toilettes, qui, autrefois, étaient à l’extérieur, donc dans un lieu « non propre », ont un statut particulier, car, bien qu’à l’intérieur, elles sont toujours considérées comme pas tout à fait propres. Par suite, on emploiera, pour y entrer, des chaussons spécifiques qui sont devant la porte où on les laissera en repartant…

           C’est pas tout ça, mais, demain, il va falloir se lever tôt, pour aller voir le lever de soleil sur les volcans ! :-)

                                          

5/8/2015

Shimabara (ferry) — 5e jour (2)

Classé dans: — Brigitte @ 09:59:42

         Arrivés à Shimabara, nous récupérons nos bagages que nous y avions laissés en consigne et prenons le ferry pour Kumamoto…

  Shimabara 1

  Shimabara 2

  Shimabara 3

  Shimabara 4

  Shimabara vidéo ferry

          Vous pouvez cliquer sur l’image précédente pour regarder un petite vidéo du départ du ferry.

Le Mont Unzen — 5e jour (1)

Classé dans: — Brigitte @ 08:32:07

          Nous quittons Nagasaki pour nous diriger vers Shimabara (voir la carte) afin d’y prendre le ferry pour Kumamoto.

          Mais nous visitons, en passant, le Mont Unzen, un volcan situé sur la péninsule, sur la côte Ouest et qui fait partie de l’arc volcanique qui résulte de la subduction de la plaque des Philippines sous la plaque de l’Eurasie, au niveau de la fosse Nankai-Suruga, profonde d’env. 4500 m. Son sommet est à une altitude de 1360m et il est composé de trois points d’émission principaux : le Kinusaga, le Kusenbu et leFugen, ce dernier plus récent et formé de dômes de lave.

          Ce volcan est de type explosif. On peut citer trois grandes dates, pour ce qui est des éruptions : 1657, 1792, avec une éruption particulièrement violente et meurtrière pour la cité de Shimabara, et celle qui commença en novembre 1990, qui vit la mise en place d’un nouveau cratère en mai 1991 (80 m de hauteur et 150 m de diamètre) et qui coûta la vie à 40 personnes, dont les vulcanologues Katia et Maurice Krafft. Cette dernière éruption a persisté jusqu’en 1993. Le parc national de Unzen est connu pour ses stations thermales.

          De là-haut, nous goûtons une vue panoramique de la région… :

Unzen 1

          Vous pouvez cliquer sur l’image précédente pour contempler le panorama en plein écran, vous déplacer, zoomer, etc. ;-)     Une autre vue, plus serrée :

  Unzen 2

  Unzen 3

  Unzen 5

          En bas, Shimabara et la mer…

  Unzen 6

  Unzen 7

  Unzen 8

  Unzen 9

          Unzen Onsen comporte plus de 30 jets de vapeur (solfatares) et fumerolles, qui rejettent également de l’eau sur une surface perpétuellement agitée par la chaleur.

  Unzen 10

  Unzen11

  Unzen 12

  Unzen 1< /a>

      Vous pouvez cliquer sur l’image précédente pour voir une vidéo de cet endroit.

  Unzen 13

  Unzen 14

          Nous redescendons, à présent, sur Shimabara pour déjeuner et prendre le ferry pour Kumamoto. Et, de Kumamoto, nous irons à Aso… un autre volcan :-)

4/8/2015

Carte de mon itinéraire dans l’île de Kyūshū

Classé dans: — Brigitte @ 14:53:49

            Voici, donc, de manière plus détaillée que les précédentes, la carte de l’itinéraire que j’ai suivi, dans l’île de Kyūshū, avant de regagner l’île de Honshū, l’île principale, où se trouvent Osaka, Kyōto, Tōkyō…

          Vous pouvez cliquer sur la carte pour voir une image plus grande (en 1384 pxls de large)

  Périple à Kyūshū

          La liaison entre Shimabara et Kumamoto a été réalisée par ferry…

Nagasaki (2) — 4e jour (2)

Classé dans: — Brigitte @ 12:07:45

          Promenade en images dans Nagasaki, l’après-midi du 26 mars

                          Nagasaki 20

  Nagasaki 21

  Nagasaki 22

  Nagasaki 23

                          Nagasaki 24

                 Nagasaki 25

                         Nagasaki 26

                               Nagasaki 27

                              Nagasaki 28

                                                         Nagasaki 29

  Nagasaki 30

  Nagasaki 31

  Nagasaki 32

  Nagasaki 33

  Nagasaki 34

                            Nagasaki 35

                    Voilà !… :-) Bonsoir, les amis !… Nous allons passer une nuit à Nagasaki et puis…

         Demain matin, nous partons, en train, pour le mont Unzen, rendre visite aux volcans de la péninsule de Shimabara, avant de prendre, dans l’après-midi, le ferry, pour traverser le bras de mer jusqu’à Kumamoto, notre prochaine destination…

         Mais je vais vous montrer cela sur la carte…

Nagasaki (1) — 4e jour (1)

Classé dans: — Brigitte @ 08:20:23

          Nagasaki (長崎市), est une ville de 444 000 habitants, environ, connue dans le monde entier pour avoir était la cible du second bombardement atomique, en 1945. Fondée au XVIe siècle, à partir d’un village isolé, par des explorateurs portugais qui avaient échoué accidentellement dans les environs, la cité est rapidement devenue, grâce à son port, un lieu d’échanges importants entre le Japon et le reste du monde.

          Des missionnaires occidentaux arrivèrent très rapidement, qui convertirent une bonne part de la population japonaise locale au christianisme. L’influence grandissante de cette communauté des plus fortement au pouvoir en place, lequel, en 1587, expulsa les missionnaires et persécuta la population de confession chrétienne. Cependant, les marchands occidentaux pouvant rester en place, la cité continua à prospérer.

Mais, à partir de 1614, l’accession de Tokugawa au pouvoir fut marquée par une interdiction de la religion chrétienne. Toute rébellion fut matée et les survivants continuèrent à pratiquer leur religion, mais en secret. Lors de l’avènement de l’ère Meiji, en 1868, le Japon reprenant ses échanges avec l’extérieur, l’interdiction du christianisme fut levée (1872). La cathédrale, construite, alors, au cours de 30 années, au nord de la ville, dans le quartier d’Urakami devint, en 1925 la plus grande d’Asie orientale.

C’est, d’ailleurs, au-dessus de ce quartier d’Urakami qu’explosa la seconde bombe atomique, le 9 août 1945 à 11 heures 02. Malgré les destructions gigantesques et les dizaines de milliers de morts, la reconstruction de la ville fut très rapide. On rebâtit des temples, mais, aussi, des églises, car la présence chrétienne ne disparut jamais. La cathédrale d’Urakami a été reconstruite en 1959. Elle abrite la Vierge de Nagasaki, une statue de bois représentant la Vierge Marie, miraculeusement préservée et retrouvée dans les débris de la cathédrale détruite lors du bombardement atomique, est devenue un symbole de la lutte pour la paix.

          La ville est, actuellement, une cité prospère et ses chantiers de construction navale figurent parmi les plus importants du monde.

          Les cerisiers en fleurs nous accueillent à notre arrivée… Nous dormirons deux nuits à Nagasaki.

  Nagasaki 1

  Nagasaki 2

  Nagasaki 3

          Tout comme Hiroshima (que nous avons visitée lors de notre précédent voyage en automne), Nagasaki possède un jardin de la Paix et un Musée de la Bombe, où nous nous rendons, bien entendu :

  Nagasaki 4

                                  Nagasaki 5 Horloge

          Une horloge « grillée » par la bombe…

                          Nagasaki 6 Musée Bombe      Nagasaki 7 Musée Bombe

  Nagasaki 8 Musée Bombe

  Nagasaki 9

  Nagasaki 10

  Nagasaki 11

  Nagasaki 12

  Nagasaki 13

  Nagasaki 14

  Nagasaki 15

                  Déjà midi !… Il est temps de se restaurer… Une promenade, cet après-midi ? Il semble que le temps ait envie de se mettre au beau… ;-)

3/8/2015

Arita — 3e jour (2)

Classé dans: — Brigitte @ 12:48:27

          Nous voici, donc, à Arita ; c’est depuis cette petite ville de potiers que s’est développée toute la richesse de cette région, grâce à l’art des porcelaines.

          Nous allons pouvoir visiter les ateliers où travaillent les artistes, des fours, et de célèbres magasins qui vendent des objets de grande valeur…

  Arita 01

          Ici, encore, et à deux reprises, comme je vais le conter, nous avons pu goûter, avec une certaine admiration, l’hospitalité et la gentillesse japonaises. En effet, comme nous nous adressions à la gérante d’un magasin de porcelaines, pour qu’elle nous indique le chemin à suivre afin de nous rendre dans une fabrique célèbre que nous voulions visiter, celle-ci a commencé par nous offrir un café :

  Arita magasin_café

Puis, alors que nous ne lui demandions rien, et cherchions notre chemin sur le plan de la ville, elle nous a proposé de nous emmener dans sa voiture et, sans même attendre notre réponse, est allée sortir sa voiture et, abandonnant son magasin ouvert, nous a emmenés jusqu’à la porte de notre lieu de destination. :-)

Ces gens sont d’une amabilité étonnante ; nous l’avions éprouvée, lors de notre précédent voyage, et nous devions nous en féliciter de nouveau, un peu plus tard, le même jour…

    Le magasin de l’entreprise en question, célèbre à juste titre, présente des pièces somptueuses :

  Arita vase porcelaine 1

          Oui, vous avez bien lu : 1 million, 260.000 yens pour ce vase… soit 10.000 de nos euros…

          Mais celui-ci est quatre fois plus cher ! ;-)

                          Arita vase porcelaine 2

  Arita vase porcelaine 3

  Arita vase porcelaine 4

  Arita potiers 1

          Intéressons-nous, à présent, quelques instants aux artistes qui réalisent ces pièces magnifiques :

  Imari 13

  Arita potiers 2

  Imari 14

 Imari 15 vidéo

          Vous pouvez cliquer sur l’image précédente pour contempler en vidéo le travail des potiers. :-)

          Nous visitons, également, les fours…

  Arita fours 1

  Arita fours 2

  … avant de repartir. Nous avons, tout de même, un train à prendre pour Nagasaki ! Marchant d’un bon pas, nous avions, bien entendu, laissé nos bagages en consigne à la gare. Le problème c’est que les nuages menaçants, jusque-là, commencent à lâcher leur eau. Bon, ce n’est pas terrible, parce que l’atmosphère est douce… Mais la gare semble loin… Nous tâchons de nous orienter et finissons par entrer dans une imprimerie pour nous assurer de notre chemin auprès de l’imprimeur, seul dans sa boutique, qui nous répond que nous sommes à 4 km de la gare ! :-(

Devant mon air pour le moins dépité (marcher pendant trois quarts d’heure sous la bruine ne me sourit guère), il n’hésite qu’un instant, puis abandonne son travail et nous déclare qu’il va nous emmener à la gare dans sa voiture. Nous le remercions chaleureusement, et acceptons, bien sûr, quelque peu gênés, mais avec délices. Ici encore, il nous accompagne en laissant son magasin ouvert…

En deux jours, trois personnes nous ont proposé spontanément de nous voiturer !… Nous n’en revenons pas.

Nous quittons Arita pour Nagasaki.

  Arita 2

Imari — 3e jour (1)

Classé dans: — Brigitte @ 08:45:41

          Nous prenons, donc, le train, à 8h 30, pour Imari  (伊万里), puis Arita  (有田町), avant de nous rendre à Nagasaki  (長崎市).

  Karatsu 19 gare pour Imari

  Imari train

          Je donnerai, dans un prochain article, une carte détaillée du périple que nous avons effectué dans cette île de Kyūshū.

          Imari  est une cité portuaire, blottie au fond d’une baie, au nord-ouest de Kyūshū. La ville est célèbre pour avoir donné son nom à un décor de porcelaine, un style de céramique qui a toujours eu un grand succès, depuis le XVIIe siècle, où, en 1616, un Coréen, installé dans la région d’Arita, eut l’idée d’exploiter le gisement de kaolin proche. Grâce à la maîtrise qu’il avait des fours à haute température, il réussit à obtenir la fusion du kaolin, vers 1400°C, ce qui lui permit de concurrencer la porcelaine importée de Chine.

         La cité d’Imari prospéra, donc, dès le XVIIe siècle grâce aux exportations des porcelaines en Occident (principalement par les Hollandais), qui étaient fabriquées dans la région d’Arita.

          Le style Imari se reconnaît à ses trois couleurs dominantes (mais elles ne sont pas les seules) : le bleu de cobalt, le rouge tirant sur le safran, et le fond blanc de la porcelaine, le tout étant rehaussé par l’or. Ce style et ses couleurs ont inspiré, dans le courant du XVIIe et du XVIIIe siècle, les artistes européens, d’abord pour les faïences, comme à Delft, puis la porcelaine, comme à Dresde, en Saxe, et un peu plus tard à Vienne. Ils sont adoptés plus tardivement en France (Bayeux, Isigny, Paris, et même Limoges).

          Deux autres styles, qui ont été moins utilisés en Europe, étaient réservés aux gens de la cour du shôgun : les styles Kakiémon et Nabeshima.

  Imari 1

  Imari 2

  Imari 3

          Nous admirons les porcelaines vendues dans les très nombreux magasins, nous arrêtant dans les plus beaux :

  Imari 4 porcelaine 1

  Imari 5 porcelaine 2

                                           Imari 6 porcelaine 3

  Imari 7 porcelaine 4

          Pour donner une idée du prix que vous voyez affiché, l’euro valait, alors, 125 yens (¥, ou 円, en japonais)… Mais nous verrons des porcelaines bien plus chères à Arita ! ;-)

  Imari 8

  Imari 9

  Imari 10

  Imari 11

  Imari 12

                Imari 15 céramique 8

  Imari rue

  Imari 16

             Imari céramiques

                                Imari porcelaines

  Imari maison

          La ville vit, également, beaucoup du tourisme et se sert de sa célébrité. Des porcelaines monumentales ornent les coins des rues, ou certains ponts :

  Imari 18 pont porcelaine

                              Imari 19

  Imari 20

          C’est pas tout ça !… Il est temps de reprendre notre train pour Arita ! ;-)

                                         Imari 21

2/8/2015

Karatsu (2) — 2e jour (2)

Classé dans: — Brigitte @ 10:11:05

          Revenus à notre point de départ, nous entreprenons la visite de Karatsu et de ses ateliers et magasins de céramique… En commençant par une vue du château :

  Karatsu 1 château

  Karatsu 2

                            Karatsu 3 caniche

          Il vous est, sans doute, apparu que j’aime ce genre de petit caniche ! :-)

  Karatsu 4

                 Brrrr !…

  panorama Karatsu

          Une vue panoramique…

  Karatsu 5 céramiques

  Karatsu 6 céramique 2

  Karatsu 7 céramique 3

  Karatsu 8 céramique 4

  Karatsu 9 céramique 5

                                   Karatsu 10 céramique 6

          Mais allons voir les fours !…

  Karatsu 12 céramique 8

  Karatsu 13 fours céramique

  Karatsu 14 céramique 10

  Karatsu 15 céramique 11

           Nous n’avions pas vu de cerisiers en fleurs, jusque-là, à notre grand désappointement. En effet, à Fukuoka, les cerisiers étaient encore en boutons. Mais, ici, nous commençons à en voir quelques-uns. ;-)

  Karatsu 16 cerisiers fleurs

  Karatsu 17 cerisiers fleurs

            C’est le soir. La nuit tombe vite, au Japon. Nous rentrons à notre chambre d’hôtel, pour nous restaurer rapidement. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons à un magnifique coucher de soleil…

  Karatsu 18 coucher soleil

          Demain, nous nous lèverons tôt. Nous prendrons le train pour visiter Imari, puis Arita, encore de villes de céramistes, au talent reconnu, avant d’arriver à Nagasaki.

                                                                                       

Karatsu-Yobuko — 2e jour (1)

Classé dans: — Brigitte @ 08:04:10

          Le lendemain, nous prenons le train (1h30) pour notre seconde étape : Karatsu, un port de pêche de 130 000 habitants, avec un bord de mer magnifique : rochers aux formes étranges et grottes sculptées par la mer.

  train Karatsu

          La ville est, également, célèbre pour son château, construit en 1608, et, surtout, pour sa fabrication de céramiques Karatsu-yaki, caractérisées par leurs couleurs sobres. De nombreux magasins en proposent, à des prix élevés, et plus de 20 fours sont, encore, en activité dans la ville.

          Arrivés à notre destination, nous nous enquérons, auprès d’une employée, de l’endroit où se situe notre hôtel. Il semble qu’il soit assez loin. Nous demandons, alors, si l’on peut trouver un taxi. À ce moment, un monsieur japonais, chargé de deux grosses valises, qui se trouvait avec nous dans le train, s’approche de nous et nous propose de garder ses valises cependant qu’il va chercher sa voiture (il habite pas très loin de la gare), pour nous emmener à notre hôtel. Confus, mais ravis, nous acceptons. Il revient très vite. Ce n’est pas la première fois, et ce ne sera pas la dernière, que nous goûtons l’hospitalité et la gentillesse japonaises ! :-)

           Après avoir déposé nos bagages à l’hôtel, nous commencerons, ce matin, par la visite de Yobuko, port de pêche à 40 minutes, en bus, de Karatsu, qui est réputé pour son marché aux poissons matinal et la qualité des produits de la mer, fruits, et légumes que l’on y trouve. La spécialité de l’endroit est la seiche, comme vous le verrez dans les images suivantes.

  Yobuko 1

  Yobuko 2

  Yobuko 3

  Yobuko 4

  Yobuko 5

  Yobuko 6

                     Yobuko 7

  Yobuko 8

           Il est temps de déjeuner. Nous choisissons un restaurant… de poisson, bien sûr ! Comme d’hab., pour entre, nous ôtons nos chaussures… La dame nous prépare la table…

  Yobuko 9

  Yobuko 10

          C’est assez appétissant, ne trouvez-vous pas ?

  Brigitte à Yobuko

  Yobuko 11

          Un dernier tour et nous prenons le bus pour rentrer à Karatsu, où nous avons fort à faire ! ;-)

1/8/2015

Fukuoka — 1er jour

Classé dans: — Brigitte @ 09:05:35

          La compagnie d’aviation ayant repoussé au dernier moment, le vol prévu le 21 mars au lendemain 22 mars, nous ne mettrons le pied au Japon, à Fukuoka, la plus grande ville de l’île de Kyūshū que le 23 mars… Il a fallu modifier le programme en conséquence : j’avais prévu deux nuits à Fukuoka, non n’en passerons qu’une, les réservations pour les autres jours étant déjà effectuées. Tant pis… ce sont les aléas du voyage… :-(

   Arrivée à Kyushu

   Arrivée à Fukuoka

           Après une brève visite de la ville, nous nous reposons de ce long voyage, afin d’être en forme pour le lendemain.

Voyage au Japon au printemps (printemps 2014)

Classé dans: — Brigitte @ 08:37:20

                Après les couleurs flamboyantes du Japon en automne (voir le chapitre correspondant), je vais, donc, vous conter en images mon second voyage au Japon, mais, cette fois, au printemps, afin de contempler les cerisiers en fleurs et la magnificence du printemps au Japon.

               J’ai décidé de partir le 21 mars et de commencer par l’île de Kyūshū (九州) qui est, des quatre îles principales du Japon, la plus méridionale. Nous ne l’avions pas visitée, lors de notre voyage d’automne, et elle est particulièrement intéressante. Et, ensuite, de revenir sur Kyōto et Tōkyō, où la floraison est plus tardive.

              Voici l’itinéraire que nous avons suivi : Carte voyage Japon printemps

          Les trajets en rouge ont été effectués par mer.            

  • Paris ==> Shangai ==> Fukuoka
  • Fukuoka ==> Yobuko ==> Fukuoka
  • Fukuoka ==> Karatsu
  • Karatsu ==> Imari ==> Arita ==> Nagasaki
  • Nagasaki ==> Unzen ==> Shimabara
  • Shimabara ==> Kumamoto (par le ferry)
  • Kumamoto ==> Aso
  • Aso ==> Kumamoto
  • Kumamoto ==> Kagoshima (par le « Shinkansen »)
  • Kagoshima/Shibushi ==> Osaka, par mer
  • Osaka ==> Kyōto
  • Kyōto ==> Tōkyō, par le Shinkansen
  • enfin, Tōkyō ==> Paris, par Shangai.
  •                                                                                                                 

    10/10/2014

    Le Chemin de Compostelle (suite 3)

                  Après un autre voyage au Japon, au printemps, cette fois, que je vous conterai dans de prochains articles — mais il faut me laisser le temps, tant il y a de belles images à vous montrer —, j’ai entrepris, à pied, la quatrième partie de mon chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Munie toujours, bien entendu, de mon carnet et mon nécessaire d’aquarelles, et, comme je l’ai déjà rapporté (voir voyages 09, 12 et 16), j’y note mes étapes et esquisse rapidement, pour moi-même, croquis et aquarelles.

                   Mes lecteurs, impatients de voir de nouvelles images et de lire de nouvelles aventures, me pressent d’écrire… Je leur livre, donc, ces quelques pages, extraites de mes carnets de cette année. Je compte, encore, emplir trois carnets dans les prochaines années, avant de parvenir, enfin, à Compostelle !

                                                                                          fee_Brig 2009

              Chemin St-Jacques n°4

            Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

       Chemin St-Jacques n°4

                    Chemin St-Jacques n°4

       Chemin St-Jacques n°4

                    Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

                        Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

       Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

                                   Chemin St-Jacques n°4

        Chemin St-Jacques n°4

        Chemin St-Jacques n°4

                                   Chemin St-Jacques n°4

                        Chemin St-Jacques n°4

                                   Chemin St-Jacques n°4

              Chemin St-Jacques n°4

                                                                         À bientôt !

                                Bises à tous mes amis, artistes ou non, amis de ce blog et de mon site de peintures………     Brigitte

                                                                                                                                     

    8/3/2013

    Fin de mon premier voyage au Japon

    Classé dans: — Brigitte @ 10:42:59

                       Voici, donc, venue la fin de ma relation de ce voyage au Japon en automne, qui m’a emportée dans un merveilleux tournoiement de couleurs, de technique, de spiritualité, qui m’a laissée quelque peu étourdie, tout autant qu’éblouie… J’y retournerai, sans nul doute, mais, cette fois, au printemps, afin d’admirer ces sites et ces jardins sous les couleurs plus douces des cerisiers en fleurs.

    Je rappelle à mes lecteurs — c’est, du reste, écrit en haut à droite — que, pour des raisons de rapidité d’affichage, seuls les dix derniers messages apparaissent à l’arrivée sur mon blog, et que, si l’on veut lire l’intégralité d’un voyage, il convient de cliquer sur son nom, dans le bandeau de droite, “catégories". Par exemple : « 18. Japon en automne », pour ce voyage…

                     Bonne lecture !                                                           Brigitte

                                                                                                        

    7/3/2013

    Kōya-san (4) — 21e jour (2) Fin de Kōya-san et retour à Paris

    Classé dans: — Brigitte @ 17:57:15

               Nous parvenons, donc, à l’enceinte sacrée du complexe de Danjō Garan ( 壇上伽藍 ). Elle est précédée, à environ 300 m à l’Ouest, par la majestueuse porte à deux étages, le Dai-mon, dont j’ai déjà parlé.

    En 816. Kōbō Daishi (774-835) établit sa communauté et pose les premières pierres d’une « enceinte sacrée » qui devait rester, avec le Kongobu-ji, l’un des principaux sites religieux de la ville.

    Le lieu compte une vingtaine de temples et bâtiments et est dominé, en son centre, par le Konpon Daitō, grande pagode peinte de vermillon de 50 m de hauteur. Pagode à un niveau, reconstruite à la fin des années 1930, elle figure au centre du mandala en fleur de lotus formé par les huit montagnes entourant Kōya-san. Entre légende et culte, elle abrite le Dainichi Nyorai, Bouddha cosmique, entouré de quatre autres bouddhas qui l’assistent.

      Koyasan Konpon Daito

                Juste en face, se dresse le Kondo, pavillon principal qui accueille les principales cérémonies religieuses. Il fut édifié en 819 et également reconstruit pour la septième fois en 1932. Une statue du Yakushi Nyorai, le Bouddha médecin, se dévoile lorsque le pavillon est ouvert.

      Koyasan Kondo

      Koyasan Kondo 2

                Derrière le Kondo, l’élégant pavillon du Miedo contient le portrait de Kōbō Daishi peint par son disciple Shinnyo. Image précieuse entre toutes, qui est entourée par dix autres portraits des disciples du saint. Initialement, ce pavillon était utilisé par Kōbō Daishi pour sauvegarder ses images de Bouddha et pour se recueillir. Ces deux éléments le rendent particulièrement sacré. Il n’est ouvert qu’une fois l’an, le 21 mars.

      Koyasan Miedo

      À l’Ouest s’élève, encore, une grande pagode en bois, très ancienne, à l’extrémité d’une allée de cèdres : Saitō, la pagode de l’Ouest :

      Koyasan Danjo Garan Pagode

        Nous continuons notre chemin… À droite, Tōtō, la pagode de l’Est.

      Koyasan Danjo Garan 2

        Le Fudodō, le plus ancien bâtiment de Kōya-san ayant échappé aux incendies. Il a été construit par Gyosho shonin en 1198 à la demande de Hachijo-nyonin, la fille de l’empereur Toba. En 1910, le pavillon fut déplacé à son emplacement actuel, à l’occasion de la rénovation de Trésor National. Le bâtiment actuel date de l’époque de Kamakura dans le style archaïque des demeures de l’époque d’Heian. À l’intérieur, l’objet de vénération principal est la divinité Achala ( Fudō Myōō) . On trouve également les huit vassaux ou Hachidai Doji, réalisés par le célèbre sculpteur Unkei. Le pavillon et les huit vassaux sont classés aux Trésors nationaux.

      Koyasan Fudodo

      Koyasan Konpon Daito 2

      Koyasan Danjo Garan 3

                      Au Sud, de l’autre côté de l’étang, le musée Reihō-kan, construit en 1921, conserve les trésors artistiques de Kōya-san. Il possède plusieurs milliers d’œuvres dont 200 sont en circulation, par roulement. bon nombre d’elles sont classées Trésors Nationaux (il possède 8% de ceux du Japon) ou Biens culturels importants. Sculptures, mandalas, tentures… Les photographies sont interdites.

      Koyasan 4

                    Il est onze heures. Nous avons un peu de temps. Je veux refaire une dernière fois, avant de partir, le chemin dallé de l’Okuno-in, jusqu’au temple. Nous trouvons un bus qui nous emmène jusqu’à l’entrée du sanctuaire…

                                         Koyasan Okuno-in 28

      Koyasan Okuno-in 29

      Koyasan Okuno-in 30

      Koyasan Okuno-in 31

             Plaquettes de bois plantées dans la rivière sacrée en l’honneur des enfants morts-nés :

      Koyasan Okuno-in 32

      Koyasan Okuno-in 33

                Des pèlerins :

      Koyasan Okuno-in Pèlerins

                Et des religieux :

      Koyasan Okuno-in Moines

      Koyasan Okuno-in 34

                                        Koyasan Okuno-in Brigitte

      Koyasan Okuno-in 35

      Koyasan Okuno-in 36

      Koyasan Okuno-in 37 Pierre circulaire

                    Et voilà !… Il est 14 heures… il ne nous reste plus qu’à prendre le funiculaire, puis le train jusqu’à Osaka, puis le train jusqu’à la ville de banlieue proche de notre aéroport…

      Koyasan Retour funiculaire

                 Notre séjour japonais se termine. Nous avons vu des choses étonnantes, ou étranges, goûté de merveilleuses beautés, avons été, tour à tour, surpris, émerveillés, et, parfois, eu la sensation de nous trouver sur une autre planète, entourés, imprégnés de cette explosion de couleurs… Et charmés, toujours, de la politesse et, surtout, la gentillesse des humains que nous avons côtoyés et au milieu desquels nous avons vécu des journées inoubliables…

                Notre avion décolle demain, jeudi 29 novembre, pour Pékin à 9h 30. Il nous faudra être à l’aéroport à 7 heures, au moins. Ensuite Pékin-Paris, où il est prévu que nous arriverons à 18h 30, décalage horaire oblige… Voilà. Il nous faut rentrer et retrouver les charges de la vie quotidienne, mais avec, dans le cœur, cette grande gentillesse et ces mille couleurs…

               À un prochain voyage, donc !……… Bizatous !…               Brigitte-san

                                                                                                          

    Kōya-san (3) — 21e jour (1) Cérémonies au temple

    Classé dans: — Brigitte @ 12:02:00

                     C’est le petit matin. La nuit a été glaciale. Certes, nous avions le chauffage d’appoint, pour la nuit. Mais sortir de la chambre pour aller se laver ou aux toilettes nous gelait sur place. Bref, nous voilà réveillés et prêts pour la cérémonie… une heure avant.

                     La cloche sonne et un prêtre vient chercher les « fidèles » (nous !), pour leur faire emprunter un grand escalier de pierre jusqu’à un grand bâtiment où se déroulera la cérémonie bouddhiste du matin. Les moines récitent des soutras, font brûler de l’encens, psalmodient des textes dans une langue inconnue (dérivée du sanscrit), textes qui ont un fort caractère répétitif.

    Nous sommes assis par terre, jambes croisées, ou sur nos talons, sur un coussin. Les moines officient. La cérémonie dure près de trois quarts d’heure. Les personnes présentes sont invitées à s’avancer pour prier et brûler un peu d’encens.

      Koyasan cérémonie 1

                       Puis les moines nous demandent de les suivre dans un autre bâtiment, devant l’enceinte du monastère, où aura lieu la cérémonie du feu.

    Dans la pénombre éclairée de la flamme de bougies, cependant qu’un jeune moine frappe un gong de manière de plus en plus rapide, que d’autres psalmodient à voie basse des matras, le grand-prêtre s’assied devant l’autel chargé d’offrandes, de cloches et de canneliers et allume le feu avec des fagotins de bois.

      Koyasan cérémonie du feu

    Bois, graines, riz, encens. En tout 108 objets seront brûlés, qui représentent les péchés. Au son des clochettes et dans les volutes des fumées d’encens, le feu consume les illusions et délivre des passions. Après une demi-heure, environ, nous sommes invités à passer un par un devant la fumée, afin de l’attirer vers nous de la main, dans le but de nous purifier.

    Il nous est, alors, permis de retourner dans nos chambres, où un jeune moine nous apporte notre petit-déjeuner, végétarien, toujours, sur des petites tables qu’il installe sur le tapis, les futons ayant été rangés dans l’oshiire, pendant notre absence.

      Koyasan petit-déjeuner

                     Après nous être restaurés et avoir tenté de répondre à un ou deux mails urgents dans le local informatique du temple (le seul qui ait un Wi-Fi, du reste anémique, et deux machines aux caractères japonais), nous repartons pour la visite des autres sites de Kōya-san… Non sans une certaine nostalgie…

    En effet, ceci sera notre dernière journée au Japon, ou tout comme. Tout à l’heure, vers 14 heures et des poussières, nous allons reprendre le funiculaire pour Gokurakubashi, puis le train pour la gare de Namba, à Osaka, où nous allons vivre notre dernière nuit japonaise dans un hôtel retenu non loin de l’aéroport, d’où nous prendrons, aux aurores, notre avion pour Paris…

      Koyasan 2

                      Allez, il est 9 heures, en ce mercredi 28 novembre 2012. Il nous reste pas mal de choses à contempler. Nous prenons nos sacs à dos, après avoir réglé notre dû aux moines, et nous dirigeons vers l’Ouest, un peu au centre ville, où s’élève le temple Kongōbu-ji, le saint des saints de Kōya-san et le quartier général de la secte Shingon. L’ensemble, d’une superficie de près de 16 hectares, abrite à la fois des bâtiments administratifs à partir desquels sont gérés les 3600 temples de l’école Shingon de l’archipel, une université religieuse et un temple.

      Koyasan Kongobu-ji 1

      Koyasan Kongobu-ji 2

      Koyasan Kongobu-ji 3

        Devant le temple, la mascotte du Kongōbu-ji. Érigé pour la première fois en 816 par Kōbō-Daishi, il change de visage en 1131, sous la direction de l’empereur Toba, puis se reconvertit en mausolée, en 1593, pour la mère du shōgun Toyotomi Hideyoshi et brûle entièrement en 1863 avant d’être reconstruit. Il reçoit son nom actuel (« Temple de la Montagne du Diamant ») en 1869.

      Koyasan Kongobu-ji 4

      Koyasan Kongobu-ji 5

      Koyasan Kongobu-ji 6

         La salle principale n’est pas ouverte aux visiteurs, excepté pour de grands évènements comme la fête du solstice d’hiver ou le 8 avril, date anniversaire de la naissance de Sakyamuni, autre nom de Bouddha. Mais on peut admirer les œuvres sur fusuma (portes coulissantes) de Kanō Motonobu, fondateur de l’école Kanō au XVIe siècle :

      Koyasan Kongobu-ji 7

      Koyasan Kongobu-ji 8

      Koyasan Kongobu-ji 9

      Koyasan Kongobu-ji 10

      Koyasan Kongobu-ji 11

      Koyasan Kongobu-ji 12

                 Au fond, les rochers du Banryū-tei, le plus grand jardin sec du Japon (2340 m²), évoquent des montagnes ou des dragons émergeant d’une mer de nuages…

      Koyasan Kongobu-ji 13

      Koyasan Kongobu-ji 14

      Koyasan Kongobu-ji 15

                 La visite de ce temple s’achève par l’immense cuisine du monastère, où l’on préparait les repas pour environ 2000 moines…

      Koyasan Kongobu-ji 16

                  Parmi les sept mille habitants de Kōya-san, près de la moitié sont des moines et le reste se compose de leur famille, résultat des mariages survenus après l’arrivée des femmes. Avec encore cent dix temples actifs, la cité, quartier général de l’école bouddhique shingon, reste un centre religieux influent.

                  Ces moines, en effet, ont le droit de se marier, et il n’est pas rare de voir des moines en mobylette ou marchant avec femmes et enfants. La marchandisation du sacré n’a pas épargné le Mont Koya et l’on peut voir, parfois, certains moines en soutane partis faire leurs courses au volant de voitures de luxe… Le but de l’école Shingon est, en effet, nous l’avons vu, d’atteindre l’état de Bouddha pendant son existence. Autrement dit, faire des choix simples, modestes, mais non contraignants. Contrairement à d’autres écoles du bouddhisme, le Shingon ne condamne pas les moines à l’austérité.

                   Nous continuons, à présent, un peu plus à l’Ouest, vers une autre enceinte sacrée, le Danjō-Garan (temples sur plateau), que je vais détailler dans le prochain post, qui sera, hélas, le dernier ayant trait à ce magnifique voyage, rempli de beauté et de couleurs…

                                                           Brigitte-san             

    6/3/2013

    Kōya-san (2) — 20e jour (2) Nuit au temple

    Classé dans: — Brigitte @ 17:01:43

                    Nous revenons, donc, sur nos pas…

    Un peu avant la zone “interdite aux photos", se trouve une rangée de très grands Jizō que les fidèles aspergent, afin de purifier le karma de leurs chers disparus. C’est le Mizu-muke-Jizō :

      Koyasan Okuno-in 10

    Koyasan Okuno-in 11

      Koyasan Okuno-in 12

                                        Koyasan Okuno-in 13

      Koyasan Okuno-in 14

                  Nous nous enfonçons dans le clair-obscur bleuté des frondaisons des cryptomères géants et séculaires…

      Koyasan Okuno-in 15

      Koyasan Okuno-in 16

      Koyasan Okuno-in 17

      Koyasan Okuno-in 18

      Koyasan Okuno-in 19

                  On retrouve de manière ubiquitaire ces gorintō, tours à cinq anneaux, chacun d’eux ayant la forme symbolique de l’un des cinq éléments de l’Univers : la terre (cube), l’eau (sphère), le feu (pyramide), l’air (croissant ou hémisphère) et l’éther.

    C’est, également, la forme traditionnelle de la pierre tombale de la secte Shingon. Elle exprime le fait que les corps, après leur mort physique, reviennent à leur forme élémentaire originelle. En tant que symboles du bouddhisme ésotérique, les deux premières formes (le cube et la sphère) représentent la doctrine la plus parfaite, et contiennent en elles-mêmes les trois autres. Elles sont une image du monde réel (Jutsuzaikai), domaine de la compréhension parfaite, tandis que les trois autres donnent celle de l’Henkai, le monde de la mutation, donc de l’impermanence , lequel renferme le monde où nous vivons (genshōkai).

      Koyasan Okuno-in 20

                                        Koyasan Okuno-in 21

      Koyasan Okuno-in 22

      Koyasan Okuno-in 23

      Koyasan Okuno-in 24

                                        Koyasan Okuno-in 25

                          Mais, comme je l’ai écrit, nous suivons le rythme de la vie du temple. Nous rentrons pour participer à la séance de méditation (explications, puis une demi-heure de méditation, assis bien droits, sur les coussins, jambes croisées, les paumes vers le ciel).

    Ensuite, quand nous rentrons dans notre chambre, vers 17h 30, notre repas est servi. Repas uniquement végétarien (shōjin ryōri), bien entendu, mais délicieux. Cette cuisine interdit la viande, le poisson, l’oignon, le poireau, l’ail et autres racines, puisque les récolter entraînerait la mort de ces légumes. Ces aliments sont remplacés par autre chose, notamment riz, tōfu, haricots et fruits.

      Koyasan Repas du soir

      On nous avertit qu’il nous faudra nous lever tôt, pour participer, à 6 heures, à la cérémonie bouddhiste du matin, puis à la cérémonie du feu.

    Nous faisons notre toilette du soir et décidons, quand même, d’effectuer une marche post-prandiale dans la forêt d’Okuno-in la nuit, et, peut-être, de voir, tout au bout du chemin dallé de 2 km, le Tōrō-dō avec toutes ses lanternes allumées…

      Koyasan Okuno-in 26

      Koyasan Okuno-in 27

            Puis nous rentrons au temple… La table chaufferette est rangée dans un coin. Nos fuyons sont sortis des oshiire et étalés sur le sol, avec une belle couette sur chacun d’eux. On nous a, même, laissé des soutras à calligraphier, pour le cas où nous ne saurions que faire de notre nuit…

    Il ne nous reste plus qu’à enfiler nos yukata et nous coucher…

                                       Koyasan Dame Brigitte

                    Oui, je suis là, toujours, qui veille au grain… Non mais !   ;-)

                     Allez, Bonne nuit ! La cloche va sonner tôt, demain, pour nous appeler au culte…

                                                                                   Brigitte-san

    Kōya-san (1) — 20e jour (1)

    Classé dans: — Brigitte @ 12:17:05

                      Le mont Kōya高野山 ) est une montagne au sud d’Ōsaka, qui a vu s’élever, depuis le tout début du IXe siècle, 117 temples bouddhiques. Inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO, il est le principal centre du bouddhisme Shingon.

      carte Koya-san

                       C’est, en effet, sur ce plateau à 900 m d’altitude moyenne, entouré de huit sommets, que le bonze Kūkai, plus connu sous le nom de Kōbō-Daishi ( 弘法大師 ), le saint fondateur de cette secte, a établi la première communauté religieuse. ce monastère s’est, ensuite, développé, pour devenir une ville, avec une université d’études religieuses et plus de cent temples qui accueillent, à présent, pèlerins et touristes.

    Kōbō-Daishi résume ainsi son enseignement : « Le Shingon est l’enseignement le plus profond du Mahayana. Il se consacre à assurer la paix du pays par la prière, à sauver tous les êtres en chassant les malheurs et en apportant les bonheurs. Son idéal est de devenir Bouddha, dans cette vie, avec ce corps, ce qui signifie vivre dans la vérité ».

    En 813, l’empereur Saga invita les grands maîtres des huit écoles bouddhiques, ésotériques ou non, dans son palais, pour une discussion publique sur les mérites respectifs de leurs doctrines. Tous sauf Kūkai, affirmèrent qu’il était nécessaire de vivre plusieurs vies afin de parvenir à l’état de Bouddha. Kūkai, qui avait effectué un long voyage en Chine, formula l’essentiel de son enseignement à cette occasion.

    Devant le scepticisme des autres religieux, il accomplit les gestes sacrés avec les mains, récita les matras, et entra en méditation sur le Bouddha Grand Soleil (Dainitchi-Nyorai). Et, à la surprise de tous, il entra dans un état de samādhi très profond (renoncement à toute production de la conscience et jusqu’au renoncement à l’idée même de renoncer), son corps devint très lumineux et prit la forme du Bouddha assis sur un lotus à huit pétales…

    À la fois grand religieux, homme de lettres, philosophe, poète et calligraphe (ses calligraphies sont considérées comme trésors nationaux), Kūkai a fortement influencé la culture et la civilisation japonaise. C’est lui qui est à l’origine de la création des hiragana (le syllabaire japonais) et l’auteur du plus ancien dictionnaire d’idéogrammes du Japon. Apportant au Japon le génie qui allait lui permettre de se libérer du carcan culturel chinois, il se lia d’amitié avec l’empereur Saga — 52e empereur et le premier, selon la légende, à boire du thé — lui aussi grand calligraphe et homme de lettres, qui lui permit, en 816, de construire un monastère sur le mont Kōya-san. Ce plateau, entouré de huit montagnes, évoquait, pour lui, le Royaume de la Matrice, le lotus à huit pétales où siège le Bouddha.

    Dans le premier temple élevé, le Kongōbuji, Kūkai célébra, en 832, la cérémonie d’offrande de 10 000 lumières pour le bonheur de tous les êtres. Durant toute sa vie, il s’attacha à tenter de soulager la misère du peuple. Ses qualités humaines et sa conduite exemplaire en faisaient un modèle pour tous. Il ne put voir le parachèvement de son œuvre. Vénéré par la noblesse comme par le peuple ou les religieux, il s’est épuisé à la tâche et meurt en 835. Mais, comme nous le verrons, plus loin, il semble qu’il vive et travaille toujours pour le bonheur de l’humanité…    ;-) Dans tout le Japon, des temples, petits, ou grands, lui sont consacrés.

                   Il fallait faire un peu d’histoire pour expliquer pourquoi ce mont et cette cité de Kōyasan, longtemps refermée sur elle-même, constituent le plus mystique des monts sacrés du Japon.

                  Nous partons de la gare de Namba, à Osaka.

      Osaka gare Namba

    Il est quelque peu compliqué de se rendre au Mont Koya. D’Osaka, nous avons dû prendre un chemin de fer privé, puis changer pour un autre train d’une compagnie différente.

      gare sur la route de Koyasan

    Les paysages bucoliques défilent, derrière les vitres. Bientôt, les habitations se font rares et les collines revêtent un manteau boisé, hermétique. La nature est omniprésente. Peu de personnes vont jusqu’au terminus, au pied du mont, à Gokurakubashi.

      en train sur la route de Koyasan

    Là, un mignon funiculaire, rouge et blanc, élève ses passagers jusqu’à la cité monacale, au travers de tunnels d’hortensias.

      Funiculaire Koyasan

    Cependant, le voyage ne touche pas encore à sa fin puisque les derniers kilomètres, sacrés, ne peuvent être parcourus à pied. Koyasan ne s’offre pas aisément, et c’est en bus que nous arrivons à destination, au cœur de la ville. Autrefois, les pèlerins pénétraient dans l’enceinte sacrée par la Daimon, l’ancienne porte, alors que les femmes, qui n’eurent accès au complexe qu’à partir de 1872, s’arrêtaient au Nyonindo.

      Koyasan Daimon

                     Kōyasan : la Daimon, porte de 25 m de large…

    Initialement construit au XIe siècle dans la vallée Tsuzuraori, cet édifice massif, classé « bien culturel important », fut déplacé un siècle plus tard à son emplacement actuel, marquant l’entrée de la ville de Kōbō Daishi,

    Trois ouvertures, au centre, font office de frontière, de lieu de passage, vide et calme célébrés, tandis qu’au-dessus, les charpentes gravées de couleur vermillon ajoutent une pointe de finesse et d’harmonie au gigantisme. À droite et à gauche, les statues protectrices Un-Gyo et A-Gyo, que j’ai, déjà évoquées ailleurs.

                    Nous nous rendons au monastère (Ekō-in), où nous allons loger, pendant ce court séjour en ces lieux mystiques autant que mythiques… On nomme cela le shukubō ( 宿坊 ), « logement chez les moines ». Ah ! voici l’entrée du nôtre :

      Koyasan Eko-in

      Le thé est servi, dans notre chambre . Oui, sur une table-chaufferette (la température sera glaciale, cette nuit. Heureusement, il y a également un chauffage d’appoint) :

      Koyasan Eko-in Chambre

       Une vue plus large de notre logis :

    Koyasan Chambre dans le temple

                    Nous sommes dans un temple, cependant, et allons vivre la vie du temple, avec les offices et tout et out. Mais, pour l’instant, il est midi et demi. Il fait un peu froid, en cette saison et à cette altitude… Nous sortons nous restaurer d’une bonne soupe très chaude et très nourrissante, puis allons visiter l’Okuno-in, le cimetière le plus prisé du Japon, le plus grand de l’archipel, dépassant deux cent mille tombes. Un lieu sacré.

      Koyasan Okuno-in 1

    Selon les croyances de l’école Shingon, les corps enterrés ici sont seulement des esprits en attente. Un jour, Kōbō Daishi, le fondateur de la communauté religieuse du Mont Koya, sortira de sa méditation lorsqu’arrivera Miroku, le Bouddha du futur. Alors, toutes les âmes en transit reposant au sein de sépultures ou dont les cheveux ou cendres ont été placés par des proches devant le mausolée de Kūkai, s’élanceront à leur suite. En attendant, le nombre de tombes ne cesse d’augmenter dans l’Okuno-in.

    On y trouve des tombeaux de personnages historiques ou célèbres, de samouraïs, mais également de gens ordinaires qui ont voulu se faire enterrer là afin d’être dans les premiers à renaître en Bouddha. Certains appartiennent à de grandes entreprises du Japon, comme celui de Nissan, reconnaissable aux deux statues d’ouvriers et au logo de la marque :

      Koyasan Okuno-in 2

    Ces tombes sont dédiées à la mémoire des employés de ces entreprises qui, bien que n’appartenant pas au courant Shingon, souhaitent disposer symboliquement d’une sépulture en ces lieux.

      Koyasan Okuno-in 3

      Koyasan Okuno-in 4

      Koyasan Okuno-in 5

                   Ce cimetière géant est enfoui dans une forêt de cryptomérias japonica centenaires, à la taille et à la circonférence impressionnantes.

                                        Koyasan Okuno-in 6

    Comme dans tous les sanctuaires japonais, on trouve des Jizō affublés de sortes de bavoirs rouges et/ou de bonnets de la même couleur. il s’agit d’une tradition remontant au VIIe siècle et, en tout cas l’ère Heian, qui a suivi. La couleur rouge protégerait de la maladie et Jizō est l’ami des enfants. Il les console quand ils percent leurs dents, les berce lorsqu’ils pleurent et que les parents sont absents. Il est le compagnon de jeux des enfants morts. C’est pourquoi les mères ayant perdu un enfant les habillent de la sorte, afin qu’ils lui viennent en aide.

    Koyasan Okuno-in 7

      Koyasan Okuno-in 8

               Cet endroit est un lieu sacré dans un site lui-même sacré. Déjà, le fait de franchir le pont Ichi no Hashi qui marque l’entrée de l’Okuno-in revient à traverser la liaison entre deux mondes. Il porte le nom de « Premier pont » puisqu’il constitue le point de départ du chemin (de 2 km) menant au Mausolée de Kūkai, par lequel on doit passer. La croyance veut qu’a à partir de là, Kūkai accompagne les pèlerins jusqu’à Mausolée, et, ensuite, les raccompagne de la même manière jusqu’ici . C’est pourquoi en signe de dévotion moines et fidèles joignent les deux mains avant de passer ce pont.

    De l’autre côté, l’atmosphère a changé, l’air s’est chargé de sacré. Les cèdres vertigineux qui émaillent les premières sépultures masquent le ciel et l’issue du chemin dallé qui s’élance au travers du bois. Les styles des monuments funéraires varient énormément, mais les cénotaphes les plus spectaculaires attirent l’attention, comme celui qu’une entreprise d’insecticides a dédié à ses victimes termites… 

      Koyasan Okuno-in 9

    Après le « Pont du milieu » (Naka-no-hashi) où les pèlerins faisaient leurs ablutions à l’époque Heian, le pont Gobyo no Hashi, annonce le passage à un niveau encore plus avancé du sacré. La passerelle, dont les trente-six planches portent gravées au dos le nom de l’une des divinités bouddhiques, est elle-même considérée comme telle. Il est de rigueur d’à nouveau s’incliner les mains jointes pour invoquer Kūkai avant de la franchir.

      Koyasan Okuno-in 10

                    Au-delà de ce pont, il convient de montrer le plus grand respect : nourriture, boissons et photographies sont interdites. On avance jusqu’à l’escalier d’une trentaine da marches qui conduit au Tōrō-dō, le temple des lanternes, fondé par Shinzen et reconstruit en 1023. Vingt mille lanternes entourent l’édifice, les deux lanternes centrales brûlant sans interruption depuis un millénaire, la première, lanterne de la femme,pauvre ayant été offerte par une jeune fille qui s’était rasé la tête et avait vendu ses cheveux afin de pouvoir faire une offrande à la mémoire de ses parents défunts ; la seconde a été offerte par l’empereur Shirakawa.

    Un peu plus loin se trouve le mausolée Gobyo de Kōbō Daishi,, qui demeure en état de méditation depuis 1200 ans dans le dessein de sauver tous les êtres. Chaque jour, des repas sont déposés à sa porte, tandis que moines et laïcs se recueillent en silence ou en récitant à voix basse des sutras. Les portes, quoiqu’il arrive, restent closes.

                    Nous allons revenir sur nos pas pour continuer la visite…………………

    5/3/2013

    Ōsaka-Dōtonbori — 19e jour (2)

    Classé dans: — Brigitte @ 16:01:50

                      Après un bain relaxant dans l’onsen de l’hôtel, nous avons décidé d’aller nous restaurer en visitant, de nuit, le quartier animé de Dōtonbori. C’est, pratiquement, une unique rue, longeant le canal Dōtonbori entre le pont Dōtonboribashi et le pont Nipponbashi du quartier de Namba, à 10 min. de la gare du même nom.

      Cliquer ici pour voir la carte et une visite guidée en images du quartier

                       En 1621, Dōtonbori fut transformée en rue de divertissement d’Ōsaka. Dès 1662, la rue comptait pas moins de six théâtres kabuki et cinq théâtres buraki, ainsi qu’un théâtre de marionnettes unique en son genre.

    Au fil des années, la désaffection pour ce genre de divertissements amena les attractions d’origine à fermer et les cinq théâtres restants furent détruits lors du bombardement américain de la ville au cours de la Seconde Guerre mondiale. Actuellement, les théâtres ont disparu, le quartier est célèbre pour ses magasins, ses restaurants, ses enseignes lumineuses et son animation qui en fait le rendez-vous de la jeunesse.

      Dotonbori 1

                         L’enseigne lumineuse, que l’on voit sur la photo précédente, du confiseur Ezaki Glico, représentant un coureur passant la ligne d’arrivée, est mondialement célèbre. Glico est une marque de confiserie célèbre dans toute l’Asie pour ses “Pocky“, commercialisés sous licenc en Europe son le nom de “Mikado“, par LU.

    Pourquoi un coureur, me direz-vous. C’est toute une histoire : en 1919, un monsieur nommé Riichi Ezaki produit ses premiers caramels à base de glycogène. Peu auparavant, ayant vu des enfants jouer avec ardeur, au bord de mer, il s’était imaginé qu’ils tiraient leur énergie du glycogène des huîtres qu’ils consommaient. En 1922, il fonde l’Ezaki Glico Company et, à partir de 1927, commence à mettre des jouets dans les boîtes de friandises pour les enfants.

    Depuis la création de l’entreprise jusqu’à ce jour, l’image du coureur courant 300 m symbolise la marque : la valeur énergétique d’un caramel (16 kcal) permet à une personne mesurant 1,65 m et pesant 55 kg de courir 300 m. D’où le slogan : « 300 mètres avec une bouchée ». L’enseigne modifiée, lors d’événements sportifs, est une attraction d’Osaka et un lieu de rendez-vous facile.

      Dotonbori 2

     Dotonbori 3

    Dotonbori 4

                          Ōsaka est connue pour sa gastronomie. Ses plats régionaux les plus connus sont l’okonomiyaki — cette sorte de crêpe ou d’omelette, entourant des ingrédients très variables, cuite sur une plaque chauffante, que nous avons déjà rencontrée à Hiroshima, mais qui n’est pas tout à fait la même, ici —, le takoyaki — littéralement “poulpe cuit", variété de beignets contenant des morceaux de poulpe, généralement vendu dans des échoppes pour être consommé à l’extérieur ou emporté —, les udon, nouilles traditionnelles japonaises à la farine de blé tendre, ainsi que les sushis régionaux.

      Dotonbori takoyaki

          La préparation de takoyakis.

      Dotonbori 5

      Dotonbori 6

                    Bon… Il est 19h 20 et tout ça me donne faim !… Nous choisissons un petit restaurant sympathique et commençons par des takoyakis :

      Dotonbori 7

                    Ensuite, c’est cela que je m’apprête à manger, cuit sur la plaque :

      Dotonbori repas 1

      Dotonbori repas 2

                    Je vous avais prévenus que j’avais faim !   :-)             Après quoi, nous reprenons notre promenade nocturne. Les enseignes des restaurants sont, parfois, géantes :

      Dotonbori 8

                 Le restaurant… de crabe Kani Doraku et son célèbre crabe géant animé, qui a été copié ailleurs…

      Dotonbori 9

    Dotonbori 12

      Dotonbori 10

      Dotonbori 11

                   Un petit temple :

      Dotonbori 13

      Dotonbori 14

      Dotonbori 15

      Dotonbori 16

                                         Dotonbori 17

                      21 heures ! Il est temps, pour nous, de regagner notre hôtel-capsule, lire nos mails, consulter les nouvelles… et dormir…

      Osaka lit

    Demain, nous partons pour Koya-san.  Bonne nuit !…………… ;-)

    Ōsaka (1) — 19e jour (1)

    Classé dans: — Brigitte @ 12:35:27

                        Nous nous rendons, à présent, à Ōsaka, afin de partir de là, par le train régional, pour la cité religieuse de Koya-san, dont je parlerai, bien sûr, prochainement et qui constituera notre dernière étape, avant le retour à Osaka pour prendre l’avion pour la France.

                 Le Shinkansen nous emmène rapidement dans ce port, au bord de la mer intérieure, troisième plus grande ville du Japon, centre commercial et industriel de l’Ouest, pôle majeur pour toutes les techniques novatrices.

                 Il est midi. Pour nous restaurer, nous hésitons entre les divers “paniers-repas", pas très chers, très frais, et appétissants proposés dans les gares et trains japonais… joliment présentés dans des boîtes originales :

    panier-repas train

                 En définitive, notre repas sera celui-ci :

      Repas Osaka

                          Située à l’embouchure de la rivière Yodo qui vient se jeter dans la baie d’Osaka, la ville dispose d’un réseau de canaux qui s’entrecroisent sous ses rues animées et qui ont joué un rôle important dans son essor vers la prospérité. Les quartiers les plus animés sont ceux autour des gares d’Umeda et de Namba. À Umeda, on peut se promener dans de nombreuses galeries souterraines du plus grand modernisme où se pressent toujours visiteurs et acheteurs.

                         Capitale du pays sous le règne du trente-sixième empereur, Kôtoku (597-654), de 645 à 745, la ville s’enorgueillit d’un palais, aujourd’hui disparu, et d’un château, Ōsaka-jō , construit en 1586, et qui fut, jadis, le plus important du Japon. Tout au long de la période féodale et jusqu’au XXe siècle, elle a élaboré sa réputation commerçante d’abord sur la fabrication de textiles, en particulier ses cotonnades, puis sur sa créativité industrielle. Véritable « place du marché du pays », comme disent les Japonais, elle représente le berceau de l’industrie pharmaceutique japonaise et la porte d’entrée d’importants groupes étrangers qui souhaitent s’implanter dans l’archipel. Osaka se flatte de compter une forte concentration de chercheurs.

                         Nous sommes le 26 novembre ; c’est un lundi, et, hélas, le musée national des Beaux-Arts, riche de milliers d’œuvres, gravures, sculptures, peintures et photographies est fermé le lundi. Et le ciel est gris…

    Nous allons, donc, visiter le Musée d’Histoire d’Osaka, à la façade tout en courbes, carrelée de losanges de grès, ornée d’une fente de baies vitrées, et reliée par une bulle de verre au building adjacent de la NHK. Il est fermé le mardi, mais pas le lundi.

    La visite débute par le dixième et dernier et étage de l’édifice, d’où l’on a un beau panorama sur la ville et le château d’Osaka, malheureusement brouillé par les reflets sur les vitres, particulièrement gênants par ce temps gris, et que je me suis efforcée d’éliminer…

      Osaka 1

      Osaka 2

      Osaka 3

                   L’Histoire est, ici, véritablement mise en scène grâce à des reproductions grandeur nature de la salle principale (Daikokuden) du palais d’autrefois et des maquettes d’une grande précision. Les mannequins en tenue de Cour ou les piliers rouges évoquant le palais de Naniwa permettent d’imaginer les cérémonies d’une époque révolue…

      Osaka 4

      Osaka 5

      Osaka 6

                     En changeant d’étage, d’autres vues de la ville et du château :

      Osaka 7

      Osaka 8

                      Et des œuvres picturales anciennes, tapisseries et illustrations :

      Osaka 9

      Osaka 10

      Osaka 11

      Osaka 12

      Osaka 13

                                        Osaka 14

                      Nous rentrons à notre hôtel pour nous préparer pour le soir, avant d’aller dîner quelque part en ville, dans un quartier animé.

    Nous avons voulu faire l’expérience, ici, et cette fois, de dormir dans un hôtel capsule, un « hôtel » typiquement japonais qui a la particularité d’optimiser au maximum l’espace d’occupation et dont les chambres se limitent à une simple cabine-lit.

      Osaka 15

    Dès que l’on pénètre dans la réception, on nous demande d’ôter nos chaussures, placées dans un casier, et des chaussons nous sont proposés. Les bagages sont mis dans un vestiaire personnel à l’entrée de l’hôtel. Dans ce vestiaire, on a à disposition un pyjama-kimono, une serviette et un petit nécessaire basique de toilette.

    Les hôtels capsule ont une structure et une organisation bien particulières. Les cabines de ces hôtels se constituent donc d’un tube généralement en plastique ou en fibre de verre, ont une surface moyenne de deux mètres sur un pour une hauteur d’un mètre vingt-cinq et sont équipées d’une télévision, d’un système d’air conditionné, d’un réveil et d’une radio. Les capsules sont superposées par groupe de deux et alignées le long d’un couloir. La taille des hôtels est variable et ils peuvent proposer d’une cinquantaine à plus de sept cents capsules. Quand aux sanitaires, ils sont communs, mais nombreux, un « onsen » (dans celui où nous avons été) nous attend, bain normal et bain bouillonnant. À côté, de nombreux lavabos, avec tout le nécessaire de toilette, rasoirs, dentifrices, laques, etc.

      Osaka 16

    Homme et femmes sont séparés. L’étage des capsules des femmes était “défendu” par une porte fermée à clé. Un restaurant, une petite salle de jeux, Internet sont mis à notre disposition pour un prix modique. Certains hôtels permettent même de louer une capsule dans la journée pour faire une petite sieste, ce qui s’avère fort pratique pour les hommes d’affaires ou les touristes fatigués.

      Osaka 17

      Osaka 18

    Bon… Nous n’avons, donc, pas à nous préoccuper de notre lit… Nous allons sortir pour nous restaurer et visiter Osaka la nuit… Ce qui fera l’objet du post suivant…

    4/3/2013

    Kurashiki (2) — 18e jour (2)

    Classé dans: — Brigitte @ 18:33:08

                  Nous continuons, donc, la visite du centre ville ancien de Kurashiki (la ville moderne, architecture de béton, n’est pas très intéressante).

      Kurashiki 35

      Kurashiki 36

                  Nous longeons les canaux, pour trouver un restaurant avant de nous rendre au musée :

      Kurashiki 37

      Kurashiki 38

      Kurashiki 39

      Kurashiki 40

                   Notre déjeuner est servi ! Bon appétit !    :-)

      Kurashiki 41 déjeuner

                   Après déjeuner, nous nous rendons au musée des Beaux Arts Ohara, le long des canaux, décorés d’une végétation flamboyante, sous ce magnifique soleil d’automne…

      Kurashiki 42

      Kurashiki 43

                    Nous voici au musée des Beaux-Arts. Ce bâtiment blanc à deux étages, inspiré par le Parthénon grec, abrite une riche collection d’art occidental : Le Greco, Corot, Monet, Rodin, Gauguin, Picasso, etc. Au fil du temps, les collections se sont enrichies de peintures japonaises modernes, puis d’arts traditionnels japonais et d’antiquités orientales. Il fut le premier musée d’art privé, fondé en 1930 par M. Ohara, gros entrepreneur local, qui dépêcha en Europe, pendant une année, dès 1920, un peint pour choisir les œuvre à exposer dans son musée.

                     On y trouve des tableaux impressionnistes, comme ces tableaux de Monet :

      Kurashiki 44 tableaux

      Kurashiki 45 tableaux

    et d’autres plus modernes…

      Kurashiki 46 tableaux

      Kurashiki 47 tableaux

    Certains très, très modernes…   ;)

                     Nous continuons notre promenade dans cette jolie ville…

      Kurashiki 48

    Kurashiki 49 personnages

                Reflets sur les eaux :

      Kurashiki 50

      Kurashiki 51

      Kurashiki 52

      Kurashiki 53

      Kurashiki 54

      Kurashiki 55

      Kurashiki 56

                  Il est 17h 20. La nuit est, à présent, tombée. Les boutiques et magasins commencent à fermer. Nous nous promenons encore un peu dans les rues et les canaux illuminés.

                 Nous dormons ici. Demain, nous partons pour Osaka !…

    Kurashiki (1) — 18e jour (1)

    Classé dans: — Brigitte @ 13:58:04

                En cette belle journée ensoleillée du 25 novembre 2012, nous quittons Okayama pour la ville de Kurashiki, à 15 minutes en train d’Okayama.

    Plaques Kurashiki

                Kurashiki est une ancienne ville de marchands, peuplée de 500 000 habitants. À l’époque seigneuriale, c’était un port actif pour le commerce du riz. Plusieurs vieux entrepôts de riz du XVIIe siècle témoignent de cette époque, où la ville se trouvait au bord de la mer, dont elle est, à présent, distante d’environ 15 km.

    Kurashiki 1

                 Pendant la restauration Meiji, la ville a été connue pour sa fabrication de textiles. Ayant largement échappé aux dommages de la seconde guerre mondiale, ses quartiers historiques sont en bon état et très pittoresques. La zone historique de Bikan, où les entrepôts à fenêtres à meneaux alternent avec les saules pleureurs tout au long des rives de l’ancien canal nous réservent un spectacle enchanteur, à l’automne.

    C’est pourquoi, devant l’abondance des photographies (paysages et personnages) que j’ai eu l’occasion de prendre, ce jour-là, je vais découper cette visite en deux posts, afin de ne pas surcharger les pages du blog.

      Kurashiki 2

      Kurashiki 3

      Kurashiki 4

    Kurashiki 5

      Kurashiki 6

      Kurashiki 7

      Kurashiki 9

      Kurashiki 10

                                           Kurashiki 11

      Kurashiki 12

      Kurashiki 13

                    En marchant, nous rejoignons un temple où se déroulent des cérémonies (mariage ou autres), pour lesquelles les participants, adultes ou enfants portent des costumes traditionnels japonais :

    Kurashiki 14

    Kurashiki 15

    Kurashiki 16

      Kurashiki 17

      Kurashiki 18

    Kurashiki 19

    Kurashiki 20

    Kurashiki 21

      Kurashiki 22

      Kurashiki 23

                Jolies, richement vêtues, et bien aimables, ces dames, non ?      :-)

                                           Kurashiki 24

                 Nous revenons dans le centre par la forêt. On peut admirer ces anciens entrepôts du XVIIe siècle, pour la plupart transformés en musées ou autres, avec leurs fenêtres particulières, leurs murs blancs et leurs tuiles vernissées. Tuiles rondes, avec l’emblème de la famille.

      Kurashiki 25

      Kurashiki 26

      Kurashiki 27

      Kurashiki 28

      Kurashiki 29

      Kurashiki 30

      Kurashiki 31

      Kurashiki 32

      Kurashiki 33

    Kurashiki 34 personnages

                           Eh bien suivons la dame, qui avance d’un bon pas !   :-)     Suite de la visite dans le post suivant…   

    3/3/2013

    Okayama — 17e jour (2)

    Classé dans: — Brigitte @ 18:19:01

             Nous arrivons par le train à  Okayama, ville de 700.000 habitants, située en bordure de la mer intérieure de Seto. La fleur qui la symbolise est le chrysanthème. La région d’Okayama possède un dialecte spécial dont les mots usuels diffèrent nettement du japonais standard. Bien que ce dialecte soit utilisé par les hommes et par les femmes, il est considéré comme « rugueux » et peu approprié aux jeunes filles    :-)

      Hiroshima-Okayama

            Selon un ancien conte de fées japonais, un couple de vieillards sans enfant avait, un jour, trouvé une pêche flottant dans la rivière. La recueillant, ils trouvèrent à l’intérieur un petit garçon qu’ils appelèrent Momotarō (l’enfant de la pêche). Celui-ci, en grandissant, se sentait grandement redevable à ce couple qui l’élevait ; et, quand il fut adulte, il annonça qu’il partait en voyage pour l’île d’Onigashima (l’île du démon), afin de lutter contre les démons qui avaient causé des ennuis aux villages voisins.

    La vieille femme lui avait préparé un kibi-dango (boulettes douces de farine de millet). Sur le chemin de l’île, il se lia d’amitié avec un chien, un singe et un faisan, en partageant sa nourriture avec eux. Ils lui apportèrent leur aide pour vaincre les démons.

    Momotarō récupéra les trésors des démons qu’il donna au vieux couple pour le remercier de tout ce qu’ils avaient fait pour lui au fil des ans. Les habitants de Okayama affirment que leur ville est l’endroit où s’est déroulée cette histoire, et sa rue principale est appelée Momotarō-Odōri, en l’honneur du garçon de la pêche. On y rencontre des statues rappelant le conte.

      OKAYAMA 1

              Le château d’Okayama, Okayama-jō , également appelé le château des corneilles (U-jō), en raison de sa couleur noire, rare parmi les châteaux japonais (blancs, le plus souvent). Seules quelques pierres en saillie et le poisson-gargouille de la chance sont dorés. Détruit lors de la seconde guerre mondiale, ce château a été complètement reconstruit à partir de 1966, selon les plans d’origine.

      OKAYAMA Château noir

               Mais, non loin de là, le plus beau site de Okayama est le jardin Koraku-en, qui est considéré comme l’un des trois plus beaux jardins du Japon, avec le Kairaku-en de Mito et le Kenroku-en de Kanazawa, que nous avons visité précédemment.

      OKAYAMA 2

      OKAYAMA 3

      OKAYAMA 4

                Son nom signifie : « le jardin d’après », en référence à une citation de Confucius qui énonce qu’un prince avisé veille en premier aux besoins de ses sujets puis après, seulement, aux siens. Ce jardin a été élaboré en 1687 et terminé en 1700. Malgré de légères modifications, Koraku-en a gardé les formes qui lui ont été données à l’époque Edo, avec des cascades, des petits sanctuaires, salon de thé, une forêt d’érables miniature, un étang de lotus et, même, une serre remplie d’orchidées et de cactus. On n’y trouve, également, des grues blanches à tête rouge, libéré lors d’occasions spéciales.

                Je vous laisse en contempler sa beauté, dans la lumière d’automne…

      OKAYAMA 5

      OKAYAMA 6

      OKAYAMA 7

      OKAYAMA 8

      OKAYAMA 9

      OKAYAMA 10

      OKAYAMA 11

      OKAYAMA 12

      OKAYAMA 13

      OKAYAMA 14

      OKAYAMA 15

      OKAYAMA 16

      OKAYAMA 17

      OKAYAMA 18

                   Après avoir souhaité une vie de bonheur aux jeunes mariés…

                                        OKAYAMA Jeunes mariés

                  Il est 16h 30. La nuit va bientôt venir. Nous quittons le jardin pour une promenade dans les rues de la ville avant de nous restaurer et de regagner notre hôtel

      OKAYAMA 19

      OKAYAMA 20

                Demain, Kurashiki !    :-)

      

    2/3/2013

    Miyajima — 16e jour (2) et 17e jour (1)

    Classé dans: — Brigitte @ 14:07:50

                Après déjeuner, nous allons prendre le ferry pour l’île de Miyajima, classée comme « l’un des trois plus beaux sites du Japon » (sic), avec des temples et des sanctuaires dont l’un est inscrit au Patrimoine Mondial. On dit, également de cette île qu’elle est « un Japon en miniature ». Nous nous devions de la visiter…

              Il est 15 heures. Au revoir, Hiroshima ! (nous reviendrons demain, pour repartir sur Okayama ; nous couchons dans l’île).

      Miyajima 1 ferry

      Miyajima 2

               À l’arrivée, le grand torii  qui semble flotter sur l’eau. Portail shintō qui symbolise le passage entre monde profane et monde sacré. Autrefois, l’île entière de Miyajima était considérée comme une divinité, ou, plutôt, un ensemble de déesses. Ce portail, construit à 200 m du sanctuaire d’Itsukushima marque l’entrée de ce temple « flottant », enfin, un temple qui semble flotter sur les eaux, à marée haute.

      Miyajima 3

              Nous allons débarquer et visiter l’île, bien entendu en commençant par ce temple.

      Miyajima 4

      Miyajima 5

              Le torii a été construit, pour la première fois, en 1168, quand Taira-no-Kiyomori, gouverneur de la province d’Aki, démarra la construction du sanctuaire.

      Miyajima 6

               Ce temple, à l’architecture raffinée de l’époque Heian, laqué d’un rouge vermillon flamboyant, contraste avec le bleu intense de la mer et le vert profond des forêts primitives du mont Misen.

       Miyajima 7

                Du fait de nombreux incendies et autres intempéries, le sanctuaire principal, que l’on peut admirer aujourd’hui, est dédié aux trois déesses Munakata, date de 1571, tandis que le sanctuaire Marodo (dédié aux divinités extérieures), date de 1241. C’est un des exemples les plus raffinés de l’architecture de l’époque Heian. Le toit du sanctuaire principal est à deux pentes incurvées et symétriques, et, sur la façade, s’ouvrent des portes losangiques et pliantes à lattes, laquées d’un vernis bleu vert, qui ajoutent une touche de grâce et d’élégance à l’ensemble. La galerie fait 262 m de longueur sur 4 m de largeur ; l’espace entre les piliers est d’environ 2,4 m. De légers espaces entre les lattes permettent de réduire la poussée de l’eau à marée haute et de rejeter les eaux de pluie.

    Comme le sanctuaire est construit en mer, ses fondations, immergées, se décomposent assez facilement. Il est, en outre, soumis aux intempéries, vents marins et typhons. Mais bien qu’il nécessite un entretien constant, après plus de 800 ans, nous pouvons toujours, aujourd’hui, admirer le même sanctuaire que la Cour de l’époque Heian.

       Miyajima 8

    Ce pont apparaît pour la première fois dans un document de l’époque Ninji (1240-1243), ce qui indique qu’il n’existait pas encore lorsque Taira-no-Kiyomori vint visiter le sanctuaire. On dit que les messagers de l’Empereur l’empruntaient pour pénétrer dans le Sanctuaire Principal à l’occasion de festivals tels que le Gochinzasai. Des escaliers temporaires étaient alors montés sur le pont pour faciliter la traversée des messagers.

    Nous continuons la visite de l’île.

      Miyajima 9

                                       Miyajima 10

      Miyajima 11

      Miyajima 12

               La nuit tombe tôt, au Japon, mais, ici, et tout spécialement en automne, elle s’éclaire de mille couleurs :

                                       Miyajima 13

      Miyajima 14

                                       Miyajima 15

      Miyajima 16

      Miyajima 17

      Miyajima 18

      Miyajima 19                    Après cette petite marche dans la montagne, il est temps de se restaurer… puis d’aller dormir. La matinée suivante, avant de reprendre le ferry, vers 11 heures, nous la consacrons, encore à la visite de l’île :

                                        Miyajima 120

                    La pagode Goju-no-to à cinq étages fut construite, à l’origine, en 1407 et restaurée en 1533. Elle est principalement dédiée au Bouddha de la Guérison ainsi qu’à ses disciples Fugen et Monju. Elle a été construite dans son intégralité en style japonais comme en témoignent les capuchons ornementaux, les piliers de rambarde et le placement des chevrons. Cependant, l’influence chinoise apparaît dans certaines parties comme le sommet des piliers en bois qui supportent les combles ainsi que dans les queues de chevrons.

                                       Miyajima 21

      Miyajima 24

                                       Miyajima 23

      Miyajima 25

                        Après la dégustation d’une délicieuse huître gratinée :

      Miyajima 26

    et un adieu au torii plongé dans ses eaux bleues…

      Miyajima 22

    … nous quittons l’île pour nous rendre à Okayama (dans la gare de laquelle nous avons laissé le principal de nos bagages), via Hiroshima.

      

    1/3/2013

    Hiroshima — 16e jour (1)

    Classé dans: — Brigitte @ 12:42:30

                     Nous nous levons, donc, tôt (plus tôt que prévu, au départ, donc), pour essayer de prendre le premier train pour Hiroshima. Et bien nous en a pris   :-)

            Notre charmante logeuse se lève également, pour nous saluer avant notre départ… Il pleut à verse, après toutes ces belles journées à Kyoto et Nara… Nous nous habillons en conséquence, enfilons nos chaussures, restées sagement dans l’entrée, comme d’habitude, et nous apprêtons à partir courageusement sous la pluie… quand, par miracle, celle-ci cesse d’un coup dès que je mets le nez dehors !

            Le Ciel n’est, donc pas contre nous !… Nous partons pour la gare et le premier train pour Hiroshima (un shinkansen) comporte au moins quatre ou cinq voitures absolument sans réservation ! Nous avons toute la place que nous voulons, et ces places sont très confortables, dans les trains japonais. Il est heureux que j’aie refusé de tenir compte des dires de l’employée revêche de la veille.

       Shinkasen Kyoto

             Nous effectuons un agréable voyage et arrivons à Hiroshima un peu avant 10h 30. Nous laissons nos gros sacs à la consigne de la gare pour n’emporter dans nos petits sacs à dos que les affaires nécessaires aux deux journées à venir, puisque nous allons coucher non loin de là dans l’île de Miyajima.

            Nous visitons la ville. La première chose qui frappe est, évidemment, les restes détruits en 1945 du Palais des expositions et conservés pour la mémoire…

       Hiroshima 1

       Hiroshima 2

       Hiroshima 3

            Le musée, très intéressant, expose, dans un vaste panorama historique, les causes et les conséquences de la guerre…

       Hiroshima 4

                         Ici, les objets calcinés et fondus par la chaleur de la bombe

        Hiroshima 5

                          Une montre arrêtée à l’heure exacte de l’explosion de la bombe : 8h 15

        La ville, reconstruite…

       Hiroshima 6

       Hiroshima 7

       Hiroshima 8

       Hiroshima 9

                     avec de beaux parcs et jardins…

       Hiroshima 10

       Hiroshima 11

                     et les monuments du souvenir…

                                     Hiroshima 12

       Hiroshima 13

       Hiroshima 14

       Hiroshima 15

       Hiroshima 16

             Mais Hiroshima est, également, la capitale de l’okonomiyaki, sorte de crêpe (faite de farine de blé et de poisson séché, puis de nouilles, l’ensemble retourné sur des œufs brouillés) typiquement japonaise. Le mot est composé de okonomi (お好み, littéralement « ce que vous aimez / voulez ») et yaki (焼き, grillé). Le tout est servi tel quel ou bien recouvert avec des oignons verts hachés, que l’on peut, également, recouvrir de sauce spéciale “okonomi“.

             Les restaurants spécialisés sont pris d’assaut… Il faut faire la queue pour y entrer, puis attendre tandis que l’on vous prépare votre repas sur la plaque chauffante, devant vous.

       Okonomiyaki 1

       Okonomiyaki 2

                         Me voilà enfin servie !

       Okonomiyaki 3

       Okonomiyaki 4

                                           Bon appétit !…                :-)                                Brigitte

    28/2/2013

    Kyotō (8) — 15e jour (2) Le Pavillon d’argent

    Classé dans: — Brigitte @ 15:03:41

              Le temple Ginkaku-ji  ou Pavillon d’Argent et son site sont également classés au patrimoine mondial de l’humanité. Il s’agit, là, d’un des endroits les plus délicieux de Kyotō. L’élégant pavillon, principal attrait de ce temple, devait être recouvert de plaques d’argent, ce qui ne fut jamais réalisé. Les structures en bois sont, cependant, recouvertes de laque.

       Kyoto_Pavillon argent 1

       Mais il existe aussi une autre explication à ce nom : devant le pavillon se dresse une petite estrade arrondie, et, le soir, il règne, dans le temple, un silence profond et paisible et le sable argenté de l’estrade réfléchit la lumière de la lune, ce qui couvre le temple d’une couleur argent.

       Kyoto_Pavillon argent 2

       Kyoto_Pavillon argent 3

             Le très beau jardin, de style paradisiaque jōdoshiki, incorpore de nombreux éléments zen (mer de sable, monticules, etc.). En fait, nous nous trouvons, ici, devant la juxtaposition de deux jardins l’un, classique, centré autour d’un étang, l’autre, de type kare sansui, symbolisant la mer de l’Ouest, paysage célèbre en Chine méridionale.

       Kyoto_Pavillon argent 4

       Kyoto_Pavillon argent 5

       Kyoto_Pavillon argent 6

       Kyoto_Pavillon argent 7

       Kyoto_Pavillon argent 8

       Kyoto_Pavillon argent 9

       Kyoto_Pavillon argent 10

       Kyoto_Pavillon argent 11

       Kyoto_Pavillon argent 12

       Kyoto_Pavillon argent 13

                          Et nous repartons vers notre quartier de Gion, en visitant d’autres temples, d’autres jardins…

                                          Kyoto Rue 1

       Kyoto Rue 2

       Kyoto temple 1

       Kyoto jardins 1

                                           Kyoto temple 2

       Kyoto jardins 2

       Kyoto jardins 3

       Kyoto jardins 4

                           Demain, nous devons (hélas) quitter cette merveilleuse ville de Kyotō, et notre sympathique ryokan pour nous rendre à notre prochaine étape : Hiroshima, puis l’île de Miyajima, que nous espérons gagner sur le soir… Nous nous rendons à la gare, pour prendre nos tickets de train.

           Mais l’employée japonaise, assez revêche, de la ligne de chemin de fer nous annonce (après une queue d’une demi-heure), qu’il n’y a plus de place dans les trains pour Hiroshima avant le soir (malgré nos “Pass“) … ce qui nous ferait perdre une journée sur notre planning, et empêcherait la visite d’Hiroshima. Il n’y a, nous assure-t-elle, rien à faire d’autre que partir sur le soir ! 

         Un brin déçue (en outre, c’est la première fois depuis notre arrivée au Japon que nous nous trouvons face à une personne agressive et, semble-t-il, satisfaite de notre déconvenue…), je ne m’avoue, cependant, pas vaincue, et nous refaisons la queue à un autre guichet, où un jeune homme beaucoup plus souriant nous explique qu’il n’y a, en effet, plus de places « à réserver », mais que rien ne nous empêche d’essayer de trouver, en arrivant, des places non réservées, ou, au pire, d’effectuer le trajet debout. Il nous suffit d’entrer avec nos “pass“.

          Nous rentrons soulagés, après avoir remercié le jeune homme, et prenons la résolution de quitter tôt notre logis et de tenter de prendre un des trains (il y en a plusieurs) du matin. Nous en avertissons notre logeuse, que nous avions réglée le lendemain de notre arrivée et, après avoir pris notre repas et rangé nos affaires, sombrons dans un sommeil réparateur, le réveil sonnant tôt, demain matin… En outre, la pluie a commencé à tomber, cette nuit…

                                   À suivre…                                                     Brigitte

    Kyotō (7) — 15e jour (1) Château Nijō et Chemin des Philosophes

    Classé dans: — Brigitte @ 10:33:06

              Nous visitons, ce matin, le Château Nijō (Nijō jō) et le Pavillon d’Argent, à Kyotō.

              Classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco, le château Nijō fut construit à partir de 1603, en bois de cyprès, pour servir de résidence au premier shogoun. Il est limité par des douves et une enceinte, à l’intérieur de laquelle sont dessinés les différents bâtiments, cours et jardins. Par la porte de l’Est, Higashi Ote-mon, on traverse les douves, puis, par la porte chinoise (Kara mon),

      Kara mon

               on accède à la cour du Nino Maru. ce palais shogunal, le plus intéressant à visiter, comporte 33 pièces qui couvrent une surface de 3 300 m2. Ce qui frappe le plus est la sobriété des lieux. Pas un meuble, pas une décoration superflue… seuls quelques 800 tatamis (nattes en paille qui sont utilisées dans les maisons traditionnelles japonaises) recouvrent le sol.

       Nijo_1

                On pénètre dans les appartements par un porche au fronton richement sculpté ; les pièces de réception, en retrait les unes des autres, sont bordées par les jardins et reliées entre elles par des couloirs dont les planchers « sifflent » sous les pas (parquets “rossignol“), annonçant la venue des visiteurs. Les pièces, aux plafonds en caissons, renferment des alcôves, des portes coulissantes et des surfaces peintes par Kanō Tan’yū (1602 1674). Dans deux salles ont été placés des mannequins de cire habillés à l’ancienne.

       Nijo_2

       Nijo_7

                 Ce château revêt aussi une importance historique toute particulière. C’est ici, en effet que le quinzième shogun du clan Tokugawa rassembla les seigneurs féodaux en octobre 1867 et déclara que la souveraineté revenait à l’empereur, mettant fin à 270 années de règne militaire Tokugawa, Cet événement est capital dans l’histoire du Japon car il marque la fin du Moyen-Âge japonais et l’entrée dans la modernité de l’ère Meiji.

                 Les jardins…

       Nijo_3

       Nijo_4

       Nijo_5

       Nijo_6

       Nijo_9

       Nijo_8

       Nijo_10

       Nijo_11

       Nijo_12

                                    Nijo_13

       Nijo_14

       Nijo_15

                En cliquant sur le panorama qui suit, vous pourrez voir trois panoramas de ce palais, en Flash, en plein écran, où vous pourrez zoomer, vous déplacer, etc.    :-)

       Nijo_16

              Puis nous sortons…

       Nijo_17

       Nijo_18

                   pour nous rendre au Pavillon d’argent, par le Chemin des Philosophes

       Kyoto Chemin philosophes

       Chemin_philo_2

                                                                                                         Fée Brigitte 8

    26/2/2013

    Nara (3) — 14e jour (3 et retour à Kyōto)

    Classé dans: — Brigitte @ 18:12:13

                Au-delà du Kasuga Taisha ont été érigés nombre de sanctuaires auxiliaires… La végétation nous offre de splendides et vibrantes couleurs. Nous nous dirigeons vers les jardins Isuien.

        Nara Kasuga Taisha 11

        Nara Kasuga Taisha 12

        Nara Kasuga Taisha 13

        Nara Kasuga Taisha 14

        Nara Kasuga Taisha 15

        Nara Kasuga Taisha 16

                            Nous arrivons dans ce jardin aux couleurs magnifiques, qui va nous permettre de faire un adieu enchanteur aux beautés de Nara, avant de reprendre le train, à la gare, assez proche.

         Nara, jardin Isuien 1

         Nara, jardin Isuien 2

         Nara, jardin Isuien 3

         Nara, jardin Isuien 4

         Nara, jardin Isuien 5

          Nara, jardin Isuien 6

          Nara, jardin Isuien 7

          Nara, jardin Isuien 8

          Nara, jardin Isuien 9

          Nara, jardin Isuien 10

          Nara, jardin Isuien 11

          Nara, jardin Isuien 12

          Nara, jardin Isuien 13

          Nara, jardin Isuien 14

                          En rentrant, nous faisons un tour, avant de retrouver notre ryokan, dans l’un de ces établissements de jeux, bruyants au possible, dans lequel les jeunes… et les moins jeunes vont s’abrutir, le soir…

         Kyoto jeux 1

                                    Kyoto jeux 2

         Kyoto jeux 3

                                   Kyoto jeux 4

               Si vous voulez avoir une (très petite) idée du bruit infernal de ces salles, vous pouvez cliquer sur l’image précédente ou ici, pour regarder une courte vidéo que vous pouvez, bien sûr, mettre en plein écran, avec le son au maximum !     :-)

                        Sur ce, je nous souhaite une bonne nuit. Demain, une autre journée (la dernière) à Kyōto…

                                                                                    Brigitte

    Nara (2) — 14e jour (2)

    Classé dans: — Brigitte @ 14:02:12

        Nara Todai-ji 1

                        Le Todai-ji (東大寺, Tôdai, « Grand Temple oriental ») est l’un des temples les plus célèbres du Japon et d’une grande importance historique. En 743, l’empereur Shomu ordonna la construction d’un ambitieux bâtiment permettant d’accueillir ce qui devait être la plus colossale statue de bronze du monde : le grand Bouddha de Nara. La statue fut consacrée en 752.

    Le Todai-ji est le siège de la secte Kegon, qui fut introduite au Japon 735. Dès sa construction, il eut pour vocation « la protection du pays et la prospérité de la nation ». C’était le temple principal de tous les temples bouddhistes provinciaux du Japon. Et sa puissance grandit tellement que la capitale fut transférée de Nara à Nagaoka en 784, afin de réduire l’influence du temple sur les affaires gouvernementales.

    Le pavillon principal, Daibutsu-den, qui contient l’une des plus grandes statues en bronze de Bouddha du Japon, est considéré comme l’édifice en bois le plus grand du monde, avec ses 48,5 m de hauteur sur 57 m de large, bien que la reconstruction actuelle de 1692, n’ait permis au temple de ne garder que les deux tiers de sa taille initiale…

    Sur le parvis, est érigée une très belle lanterne en bronze, octogonale, de 752, décorée de bosatsu musiciens.

                                             Nara Todai-ji 2

        Nara Todai-ji 3

        Nara Todai-ji 4

                       À l’intérieur du bâtiment, on peut admirer la grande statue en bronze doré du Daibutsu Vairocana, le Bouddha cosmique, assis sur une fleur de lotus, en état d’illumination. Sa taille monumentale (15 m) et son poids (250 t) en font le plus grand Bouddha en bronze du monde. La main du Bouddha a la taille d’un homme ! La statue est flanquée de deux Bodhisattvas.

                                           Nara Todai-ji 5

         Nara Todai-ji 6

                                     Nara Todai-ji 7

    L’un des piliers de la salle présente un trou, à sa base, de la taille d’une narine du Bouddha. Il est dit qu’à ceux qui peuvent se glisser dans cette orifice, il sera accordé… le paradis ? non : l’illumination dans leur prochaine vie.

    Beaucoup s’y essaient… Peu y parviennent… Aux innocents les mains pleines ! :-)

         Nara Todai-ji 8

    Vous pouvez cliquer sur l’image ou ici, pour regarder une petite vidéo des tentatives… infructueuse et fructueuse.

                                     Nara Todai-ji 9

                        À l’extérieur, les moines tiennent boutique d’images saintes et d’ex-voto :

         Nara Todai-ji 10

                        Par une allée bordée de centaines de lanternes, parmi lesquelles se faufilent les daims, omniprésents, dans la ville :

         Nara Kasuga Taisha 1

         Nara Kasuga Taisha 2

    nous nous dirigeons vers le sanctuaire Kasuga Taisha, l’un des plus célèbres de Nara, créé en même temps que la capitale, au VIIIe siècle, par la famille Fujiwara, clan familial le plus puissant du Japon pendant la majeure partie des périodes Nara et Heian. Vers le Xe siècle, il fut affilié au temple Kofuku-ji, affiliation qui se prolongea jusqu’à ce qu’en 1868 le shintoïsme fut séparé du bouddhisme par la restauration Meiji.

         Nara Kasuga Taisha 3

         Nara Kasuga Taisha 4

                                           Nara Kasuga Taisha 5

    Le temple est célèbre pour ses lanternes, présents des fidèles. Des centaines de lanternes sont pendues le long des bâtiments et les allées sont bordées de lanternes de pierre. Toutes les lanternes sont allumées deux fois l’an : au début de février et à la mi-août.

          Nara Kasuga Taisha 6

          Nara Kasuga Taisha 7

          Nara Kasuga Taisha 8

          Nara Kasuga Taisha 9

          Nara Kasuga Taisha 10

                       Les plaques de vœux, qui seront, sans doute, brûlées lors d’une prochaine cérémonie…

               La visite de Nara n’est pas terminée… Il nous reste des petits temples et des jardins…     Brigitte

    NARA (1) — 14e jour (1)

    Classé dans: — Brigitte @ 09:50:56

            Aujourd’hui, nous partons, en train, pour Nara, à 42 km au sud de Kyōto. Cela nous permet d’admirer encore l’architecture de la gare de Kyōto :

     gare de Kyoto entrée train Kyoto

         Ah ! Tiens !… cette entrée dans le train semble réservée aux femmes uniquement !…   

                          Un peu d’histoire…

    C’est sur le sol de Nara, à l’extrémité de la route de la soie, que fut fondée l’ancienne Heijo-kyo, qui devint et resta la première capitale fixe du royaume, de 710 à 784. Avec elle se mit en place un état puissant et centralisé, catalyseur de l’identité nationale. Le bouddhisme, importé de Chine et de Corée, put s’y enraciner et fleurir sous le patronage des souverains successifs dont quatre impératrices. Avant 710, on était contraint de déplacer la capitale à la fin de chaque règne en raison des interdits shintoïstes concernant la mort.Après le décès du souverain les palais, frappés d’impureté, devaient, en effet, être détruits et reconstruits ailleurs.

    Pour pallier cet inconvénient, et peut-être aussi parce que l’influence grandissante du bouddhisme avait effacé les antiques tabous. l’impératrice Gemmei promulgua, en 707, peu après son accession au trône, un édit ordonnant la construction d’une capitale permanente.

    Les grands temples des règnes précédents, tels le Kofuku-ji et le Yakoshi-ji y furent déplacés, et d’autres, comme le Todai-ji, y étaient créés. La ville, construite, à l’image de Chang’an, capitale chinoise des Han, puis des Tang, selon un plan géométrique, qui sera, plus tard, celui de Kyoto, représentait un quadrilatère d’environ 2.500 hectares pour une population de 100.000 habitants. Avec le soutien des empereurs, le bouddhisme s’y épanouit, initiant un essor artistique et culturel sans précédent. En témoigne l’édification, de 747 à 752, de la grande statue de Bouddha en bronze, la plus grande du monde, du Todai-ji.. Pendant 74 ans (de 710 à 784), Nara est la capitale du Japon. Cette époque, connue sous le nom de période de Nara, peut être considéré comme le premier âge d’or du pays.

                Arrivés à Nara, nous nous dirigeons vers le temple Kofuku-ji. Édifiés en 669 au sud de Kyoto, ce temple, appartenant à la puissante famille Fujiwara, fut transféré à Nara en 710, et s’est agrandi au fur et à mesure que cette famille prenait de l’influence.. Entre les VIIe et XIIe siècles, il s’étendait sur près de 12.000 m2 et comptait pas moins de 175 bâtiments Sur le plan architectural, c’est l’un des rares édifices bouddhistes qui a conservé son style d’origine purement japonais sans influence chinoise. La pagode de cinq étages, fine et légère, fut plusieurs fois brûlée mais renaquit, à chaque fois, de ses cendres :

                               Nara pagode

    Avec ses 50 m de haut, elle est la deuxième plus haute pagode du Japon, après celle du To-ji de Kyōto dont je vous ai déjà parlé.

        Kofuku-ji 1

        kofuku-ji 2

    Le Kokuhokan, ancien réfectoire des moines, sert de salle du trésor. Celle-ci recèle plusieurs statues très anciennes. Parmi celles-ci, une tête de bouddha en bronze de 685, reste d’une ancienne statue, dont les yeux étroits et fendus traduisent l’influence chinoise :

                              Kofuku-ji 3

    Plus loin, une statue de la déesse Kannon aux mille bras, en bois laqué et doré d’époque Kamakura (XIIe siècle) rivalise de beauté avec un extraordinaire Ashura ( gardien de la Loi) à trois têtes du VIIIe siècle, en chanvre laqué et aux 6 bras longs et fins. ( voir ci-dessus ; évidemment, toutes les photos sont interdites…   ).

                                      kofuku-ji 4

                   Nous sortons. Des daims se promènent librement dans les grandes allées de la ville et de son parc et harcèlent les promeneurs afin qu’ils leur donnent quelque nourriture. En fait, ce sont des cerfs Sika (cervus nippon), plus petits que les daims européens. Considérés comme des messagers des dieux du sanctuaire Kasuga, ils sont classés trésors nationaux.

       Nara 1

                                      Nara 2

       Nara 3

       Les couleurs du parc sont magnifiques, bien sûr !

        Nara 4

        Nara 5

                  Sous l’œil vigilant des daims,

         Nara 7

    nous franchissons la porte Nandai-mon, la majestueuse porte du Sud à cinq travées et double toit qui nous mène au temple Todai-ji :

        Nara 8

    Deux imposantes statues en bois, classées, avec la porte, trésors nationaux, représentent les deux féroces gardiens Ni-oh. Comme à l’entrée de tous les temples bouddhiques du Japon (nous les avons déjà évoqués, ailleurs), ils sont là pour s’opposer aux forces du mal. Mais encore…

    La statue de droite, « Misshaku Kongō » a la bouche ouverte, symbolisant la première syllabe, en sanscrit, qui se prononce « a », et qui est aussi le premier cri que l’on pousse en naissant. La statue de gauche, « Naraen Kongō », ferme sa bouche, au contraire, symbolisant, lui, la syllabe « Uum », qui est le dernier son que l’on émet. Ainsi, ces deux divinités symbolisent-elles le commencement et la fin de toutes choses ; la contraction des deux sons [Aum] évoque, du reste, « l’absolu » en sanscrit, syllabe sacrée reprise dans le Om ou Aum du bouddhisme. Elles représentent toute la création. On dit aussi que le gardien à la bouche ouverte symbolise la puissance exprimée, alors que celui à la bouche fermée incarne la puissance latente

                                     Nara 9

                              Nara 10

         Nara 11

         Nara 12

         Nara 6

                Et je vous conterai le Todai-ji dans le prochain article… :-)

                                         À suivre…                                     Brigitte

    25/2/2013

    KYOTO (6) — 13e jour (3) Daitaku-ji et Gion

    Classé dans: — Brigitte @ 18:01:38

                        Après nous être un tantinet restaurés, nous entreprenons la visite du Daitoku-ji, vaste complexe monastique, érigé par le prêtre Daito Kohushi, à la demande de l’empereur Go Daigo (1288-1339) dont l’immense enceinte verdoyante abrite 22 temples et leurs jardins, sur les 60 temples d’origine, dont quatre seulement sont ouverts au public.

         Daitoku-ji 1

         Daitoku-ji 2

        Je citerai le Daisen in, qui contient trois jardins secs, et, surtout des fusuma (portes coulissantes, peintes par Soami, dont j’ai déjà parlé : paysages de saison, fleurs, oiseaux, travaux agricoles, photographies interdites…  

        Et le Zuihō-in, fondé en 1535 par Otomo Sorin, qui aurait été un daimyo chrétien, et dont le jardin de la Croix témoigne de la conversion. le jardin sec fut dessiné par Mirei Shimegori, dans les années 1960.

          Daitoku-ji 3

          Daitoku-ji 4

         Daitoku-ji 5

         Daitoku-ji 6

         Daitoku-ji 7

          Un magnifique chemin arboré conduit, enfin, au Koto-in.

          Daitoku-ji 8

          Daitoku-ji 9

          Daitoku-ji 10

                                 Il se fait tard. Nous rejoignons notre quartier de Gion en passant par les rues animées, le long de la rivière :

          Kyoto 16

          Kyoto 17

                                De jeunes mariés en tenue d’apparat se promènent avec leurs amis :

                                Kyoto 18

                                Kyoto 19

           Kyoto 20

                                Nous rentrons, la nuit tombe…

           Kyoto 21

           Kyoto 22

           Kyoto 23

                     Bonsoir !… Demain, nous partons visiter la ville de Nara

                                                             Brigitte

    KYOTO (5) — 13e jour (2) Ryoan-ji et lac Kyoyo-chi

    Classé dans: — Brigitte @ 15:02:54

                       Le temple Ryoan-ji

            Ce temple est un des plus fameux temples Zen du Japon, et est inscrit au Patrimoine mondial, en raison de son jardin sec (kare sansui), qui serait l’œuvre du maître Soami (1472-1523), le plus célèbre des jardins zen, dont l’interprétation, qui a fait couler des flots d’encre, reste toujours aussi difficile et génératrice de mystère.

            Nous pénétrons dans l’enceinte de ce temple du dragon paisible, par les magnifiques jardins qui entourent le lac Kyoyo-chi, dont les abords, merveilleux en toute saison, s’enflamment à l’automne en infinies nuances et séduisants reflets…

        Ryoan-ji 1

        Ryoan-ji 2

        Ryoan-ji 3

        Ryoan-ji 3

        Ryoan-ji Panorama

                ==>    … et vous pouvez, également, cliquer sur l’image précédente, ou bien sur ces mots pour voir ce panorama en plein écran, en musique, zoomer et vous déplacer en cliquant sur les boutons ad hoc, ou en utilisant la roulette de votre souris.

           À présent, entrons dans le temple, pour contempler son jardin, qui invite à la méditation :

         Ryoan-ji 5

                      Au travers de son étonnante simplicité et de l’harmonie qu’il dégage, ce jardin témoigne des principes de la méditation zen. De dimensions plutôt modestes, il est rectangulaire (30 m d’est en ouest sur 10 m) et entouré de trois murs d’argile. Quinze rochers répartis en 5 groupes, soigneusement disposés sur un fond de mousse semblent flotter sur une mer de graviers soigneusement ratissés. Qu’a voulu représenter l’artiste ? On a, de tout point, une vue ininterrompue sur le jardin, mais il est impossible, de quelque endroit où l’on se place, de voir plus de quatorze pierres à la fois ! L’interprétation se heurte à une énigme irrationnelle, un koan, comme aiment à en manipuler les adeptes de la secte zen Rinzai à laquelle appartient ce temple, une énigme que l’on installe dans son esprit et qu’on va laisser mûrir jusqu’à l’apparition de l’évidence : « Une illusion peut-elle exister ? »…

        Ryoan-ji jardin zen

        Contigu au jardin sec, on trouve un jardin humide composé d’un bosquet d’arbres abritant un parterre de mousses vertes en toutes saisons, symbole de la vie qui ne cesse de croître et de se maintenir.

         Ryoan-ji 6

         Ryoan-ji 7

                   À l’intérieur du temple,

         Ryoan-ji 9

                 la maquette du jardin sec

         Ryoan-ji 8

                 Encore des jardins…

         Ryoan-ji 10

         Ryoan-ji 11

         Ryoan-ji 12

         Ryoan-ji 11

                 Il est temps d’aller déjeuner. Tout à l’heure, d’autres merveilles…

                                                         Brigitte

    KYOTO (4) — 13e jour (1) Pavillon d’Or

    Classé dans: — Brigitte @ 11:50:26

                                                  Le Kinkakuji (Le Pavillon d’or)

                          Nous ne nous étions pas risqués à nous rendre le dimanche au Pavillon d’Or, parce que l’on avait avertis que la foule y est, alors, innombrable et pressante. Nous y sommes allés, ce mardi. C’est, sans doute, le monument le plus célèbre du Japon. Il est, bien sûr, classé au patrimoine mondial de l’humanité. Construit par le shogun Ashikaga Yoshimitsu en 1397, qui en fit sa résidence pour sa retraite et en fit dessiner le jardin qui l’entoure, l’endroit ne devint un temple qu’après sa mort. Il est très connu pour son paysage plein de luminosité. Au XIVe siècle, Yoshimitsu envisageait de recommencer l’import-export avec la Chine. La Chine étant le plus grand pays d’Asie, il pensait qu’il devait construire un bâtiment pour montrer son prestige, afin de rétablir des relations égales. C’est pourquoi il fit construire ce pavillon, recouvert de feuilles d’or, qui fascina ses invités, l’Empereur comme bien d’autres grandes personnalités chinoises. Après sa mort et conformément à ses volontés, son fils Yochimochi en fait un temple zen de l’école Rinzai. Mais, entrons dans le sanctuaire…

        Kinkaku-ji 1

        Kinkaku-ji 2

                                         Kinkaku-ji 3

        Kinkaku-ji 4

                        Le Pavillon d’or se dresse face à l’étang de Kyoko-chi dans lequel il se mire, entouré de jardins inspirés par le jardin du Temple des mousses, dont j’ai parlé précédemment, dans mon article sur Arashiyama.

         Kinkaku-ji 5

         Kinkaku-ji 6

         Kinkaku-ji 7

         Kinkaku-ji 8

         Kinkaku-ji 9

                         Les feuilles mortes sont soigneusement balayées… Le pavillon est un bâtiment élégant qui regroupe, en toute harmonie, trois types d’architecture différents : le premier niveau épouse le style Shinden-zukuri des palais de l’époque Heian. Le premier étage, le style Buke-zukuri des maisons de samouraï, relevé comme un sabre, et le second étage est de style Karayō, celui des temples zen.

          Kinkaku-ji 10

          Kinkaku-ji 11

                        Pendant la guerre d’Ōnin (1467-1477), tous les bâtiments furent incendiés et seul le pavillon d’or fut épargné. Le jardin a, cependant, gardé son aspect de l’époque. Sur le toit du pavillon, on peut voir une représentation de phénix qui symbolise la prospérité de Yoshimitsu. Le phénix est un oiseau mythologique qui peut renaître plusieurs fois de ses cendres.

                                           Kinkaku-ji 12

                        En 1950, le pavillon fut entièrement brûlé par un jeune moine, affligé de bégaiement ainsi que d’une grande laideur et obsédé par la beauté de ce temple. Il fut arrêté par la police et sa mère qui habitait loin de Kyoto était venue le voir, mais, à son retour chez elle, sans doute pour assumer une responsabilité, sentiment extrêmement important chez les japonais dont il serait trop long de parler sur ce blog, elle se donna la mort…

                                          Kinkaku-ji 14

    Le supérieur du temple de cette époque, Murakami Jikai, fit un voyage dans tout le pays pour demander des aumônes pour permettre la reconstruction du Pavillon d’or. Le Japon était encore pauvre, alors, mais beaucoup de gens n’ont pas hésité à effectuer des offrandes et le pavillon fût reconstruit à l’identique en 1955. Cette histoire a inspiré le célèbre roman de Mishima (Le pavillon d’Or). En 1987, il est rénové et reçoit une couche cinq fois plus épaisse, de feuilles d’or, laquelle aurait été enduite d’un vernis-laque à base d’urushiol (l’huile produite par le sumac vénéneux), afin de préserver la couche d’or contre les intempéries.

           Kinkaku-ji 13

                  La matinée n’est pas terminée ; nous quittons ces beautés et d’autres nous attendent..                             Brigitte

    24/1/2013

    KYOTO (3) — Arashiyama (2) Le jardin des mousses et retour à Kyoto

    Classé dans: — Brigitte @ 17:05:37

           Le temple Saiho-ji,  jardin Kokedera

                           Le Saihō-ji (le temple des fragrances de l’ouest) est un temple bouddhiste zen situé dans la banlieue ouest de Kyōto. Le temple est surtout connu sous le nom de Koke-dera (temple des mousses), en raison des 120 espèces de mousses qu’il abrite. La mousse évoque la longévité du cycle de la vie, la vie éternelle, une mousse liée à l’immortalité de l’âme. Le temple, appartenant au courant Rinzai-shu du bouddhisme, est dédié au bouddha Amitabha. Il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en tant qu’héritage culturel faisant partie des temples de Kyōto.

        Arashiyama Kokedera 1

                         Fondé en 731 par le prêtre Gyoki et refondé en 1339 par le moine zen Muso Soseki, créateur, également, comme nous l’avons dit, du temple et du jardin Tenryu-ji, son jardin s’étage sur deux niveaux : le jardin bas, d’influence Heian, organisé autour d’une pièce d’eau, et le jardin haut, accroché au flanc d’une colline et parsemé de grosses pierres imitant le lit d’une ancienne cascade.

          Arashiyama Kokedera 2

                          Il faut vraiment avoir envie d’y aller pour atteindre ce temple ! Quelques semaines auparavant, l’on doit adresser par écrit une demande d’autorisation, en anglais, avec nom, adresse, n° de passeport, date de naissance, etc., puis attendre la carte réponse. Le trajet est long aussi : en bus ou tramway, puis reprendre un autre bus et ensuite une petite marche. Muni de votre autorisation, réclamée à l’entrée, après avoir enlevé vos chaussures et vous être installé dans le temple en position de lotus devant votre petite écritoire, vous devez recopier un sutra bouddhique calligraphié en japonais. On vous met à disposition papier, encre et calame !    Bien sûr, au passage, vous réglez 30 € pour le droit de visite…

          Arashiyama Kokedera 3

                        Autour d’un petit étang, le sol est tapissé de mousses végétales, qui forment une moquette matérielle et spirituelle, un « tapis mystique » à l’ombre des arbres. Un endroit calme et serein, où il est si agréable de pouvoir flâner dans le contraste saisissant que fait le vert tendre des mousses avec les ors et pourpres des feuillages d’automne.

          Arashiyama Kokedera 4

          Arashiyama Kokedera 5

          Arashiyama Kokedera 6

          Arashiyama Kokedera 7

          Arashiyama Kokedera 8

                         Soseki a, ainsi, dessiné le premier jardin zen. Le Saiho-ji influença, par suite, le dessin de nombreux jardins, comme ceux des Pavillons d’Or et d’Argent. Il faut noter que les 120 espèces de mousses, qui font, aujourd’hui, la notoriété de ce jardin, ne sont apparues qu’à partir de l’ère Meiji, période pendant laquelle il fut abandonné…

           Arashiyama Kokedera 9

           Arashiyama Kokedera 10

           Arashiyama Kokedera 11

           Arashiyama Kokedera 12

                          Un panorama des environs de la pièce d’eau

           Arashiyama Kokedera 13

                  … et vous pouvez, également, cliquer sur l’image, ou bien sur ces mots pour le voir en plein écran, en musique, zoomer et vous déplacer en cliquant sur les boutons ad hoc, ou en utilisant la roulette de votre souris, dans la même page que le panorama du temple Tenryu-ji, que nous avons décrit dans l’article précédent. Il vous suffit de choisir la vignette, dans le petit volet, à gauche… 

                            Nous quittons ce temple pour nous promener au bord de la rivière Oi, puis sur la montagne d’Arashiyama (嵐 山  :  yama : 山 veut dire montagne).

           Arashiyama 7

           Arashiyama 8

           Arashiyama 10

                           Le soir venant, les couleurs s’estompent joliment dans des teintes pastel.

           Arashiyama 9

           Arashiyama 10

           Arashiyama 11

           Arashiyama 12

           Arashiyama 13

           Arashiyama 14

                            Rentrés à Kyoto, nous faisons une balade nocturne dans le quartier de Pontocho, qui a conservé, le long d’un canal et de la rivière Kamo, un caractère qui lui donne un charme unique, avec ses venelles, ses maisons basses, en bois, aux formes élégantes et délicatement décorées, ses auberges éclairées par des lampions en papier de riz, se bars, ses maisons à geishas…

            Kyoto 13

            Kyoto 14

            Kyoto 15

                           Et puis, après tout cela, il est temps d’aller dormir ! :-) Demain sera un autre jour et nous avons beaucoup à voir, encore, à Kyōto !

                                                                       Brigitte

    KYOTO (2) — Arashiyama (1) Les temples

    Classé dans: — Brigitte @ 15:27:21

                  Pour cette seconde journée à Kyōto, la douzième de notre séjour au Japon, nous avons résolu de nous rendre à Arashiyama un quartier excentré, à l’ouest de Kyōto. En effet, nous devons y visiter le célèbre jardin des mousses, au sud d’Arashiyama, pour lequel nous avions réservé avant de quitter la France.

                 On peut se rendre de Kyoto à Arashiyama en train, en bus ou bien en tramway (ligne spéciale). C’est le mode de transport que nous avons choisi. À la sortie de la gare, le musée des Locomotives et du Piano présente, côte à côte, de vieilles locomotives… et des pianos :-). La petite ville est traversée par la rivière Oi, une rivière très large et peu profonde, qu’enjambe le célèbre pont en bois, pour piétons et voitures Togetsukyo, que l’on peut voir sur moult cartes postales japonaises.

                Avant de rejoindre le jardin Kokedera, le jardin des mousses, à 2, 5 km de là, où nous avons rendez-vous à 13 heures précises, et qui fera l’objet de mon prochain article, avant, donc, de passer le pont, nous allons admirer certains temples et sanctuaires environnants, dont le temple Tenryu-ji, classé au Patrimoine mondial de l’humanité et un ou deux autres, auparavant.

        Arashiyama 1

       Arashiyama 2

                                        Arashiyama 3

        Arashiyama 4

        Arashiyama 5

                     Toujours cette profusion de couleurs, un véritable enchantement, pour les yeux et l’esprit…

         Arashiyama 7

                     Nous traversons, également, la belle forêt de bambous, laquelle n’est pas seulement un site pittoresque, mais parmi les « cent sons du Japon qui doivent être préservés ». En effet le bruit du vent se déplaçant parmi les bambous est très particulier…

          Arashiyama 6

                     Le temple Tenryu-ji a une histoire peu banale : dans les débuts de l’époque Heian (794-1185), époque faste et bénéfique aux arts de la cour impériale japonaise, l’impératrice Tachibana no Kachiko, épouse de l’empereur Saga fonda, sur ce site, un temple nommé Darin-ji. Mais, un peu plus tard, le temple tomba en désuétude pendant quatre cents ans, jusqu’à ce qu’au milieu du XIIIe siècle, l’empereur Gosaga et son fils transforment l’endroit en palais impérial. Mais Ashikaga Takauji, devenu shogun en 1338, transforma le palais en temple l’année d’après, pour le service commémoratif de l’empereur Go-daigo, son ami, qu’il avait combattu, ensuite, celui-ci ayant ordonné sa mort, et qui était mort en 1339.

          Arashiyama Tenryu-ji 1

         Arashiyama Tenryu-ji 2

        Le jardin, l’un des plus anciens du Japon, est, comme le Kokedera, l’œuvre du moine zen Muso Soseki  (1275-1351).

         Arashiyama Tenryu-ji 4

         Arashiyama Tenryu-ji 5

         Arashiyama Tenryu-ji 6

         Arashiyama Tenryu-ji 7

         Arashiyama Tenryu-ji 8

         Arashiyama Tenryu-ji 9

                   Et, pour ce panorama de la pièce d’eau du jardin

         Arashiyama Tenryu-ji 10

                      vous pouvez cliquer sur l’image, ou bien sur ces mots pour le voir en plein écran, en musique, zoomer et vous déplacer en cliquant sur les boutons ad hoc, ou en utilisant la roulette de votre souris, dans la même page que le panorama du Kokedera, dont nous allons parler au chapitre suivant. Il vous suffit de choisir la vignette, dans le petit volet, à gauche…

                                                                                                     Brigitte

    23/1/2013

    KYOTO (1) — Arrivée, Gion, Sanjusangen-do

    Classé dans: — Brigitte @ 16:43:36

                      C’est, aujourd’hui, notre onzième jour au Japon. Nous quittons la belle architecture de la gare de Kanazawa et ses charmantes hôtesses aux chapeaux bleus et blancs…

        Gare Kanazawa

          … pour prendre le train pour Kyōto. Le voyage dure deux heures et demie, ce qui me laisse le temps de vous conter un peu l’histoire de cette ville.

                     Kyōto (京都市, Kyōto-shi, « ville capitale ») fut de 794 à 1868 la capitale impériale du Japon. Elle abrite une population de 1.5 million d’habitants. La région de Kyoto fut peuplée vers le VIIe siècle par le clan Hata venu de Corée. Au cours du VIIIe siècle, le clergé bouddhiste devenant influant au sein du gouvernement impérial, l’Empereur prit la décision de déplacer la capitale vers une région éloignée de cette influence. La nouvelle ville, Heiankyo (lit. « la capitale Heian ») devint le siège de la cour impériale en 794. Plus tard, la ville fut renommée Kyōto. Elle resta la capitale du Japon jusqu’au transfert du gouvernement à Edo en 1868, lors de la Restauration Impériale. Après que Edo fut renommée Tokyō (signifiant « la capitale de l’est »), Kyōto fut connu peu de temps sous le nom de Saikyo (« la capitale de l’ouest »).

                      Kyōto présentant un site idéal faillit être détruite en 1945 par la bombe atomique. Mais ce projet fut, heureusement, rejeté par quelques conseillers qui connaissaient la richesse culturelle de la ville et arguèrent que cette destruction aurait été un obstacle grave à une réconciliation ultérieure avec le Japon.

                      Avec ses 1600 temples bouddhistes, ses 400 sanctuaires shintō, ses palais, ses 200 jardins classés, son architecture, une vingtaine de sites classés au Patrimoine mondial de l’Humanité, ses universités pourvoyeuses de prix Nobel, Kyōto, qui contient, à elle seule, 20 % des trésors nationaux, est considérée comme le centre culturel du Japon. Malgré son étendue, la ville se découvre facilement à pied ou à bicyclette, sans se presser, le long des ruelles et des canaux bordés de vieilles maisons en bois. Nous nous sommes, tout de même, souvent déplacés en bus et en métro, les temples étant excentrés. On peut prendre une carte de bus pour la journée.

                     Nous avons logé dans le quartier de  Gion,  dans un ryokan, maison traditionnelle où l’on dort à la japonaise sur un futon posé sur un tatami. Gion est un quartier très pittoresque de Kyōto connu pour ses geikos (geishas), et, du reste, notre ryokan était, autrefois, une maison de thé. Une geisha est au Japon une dame raffinée d’excellente compagnie réservée à une clientèle très aisée, dédiant sa vie à la pratique des arts traditionnels japonais. Le mot « geisha » peut s’interpréter comme « personne d’arts » ou « femme qui excelle dans le métier de l’art ». Les geishas, très nombreuses aux XVIIIe et XIXe siècles, se font plus rares, actuellement.

        Kyoto 1

                    Nous sommes accueillis fort agréablement par notre hôtesse qui nous offre, sur le tatami de notre chambre, autour d’un plateau entouré de coussins, un thé avec des petits gâteaux et des fruits, chose rare, au Japon. Elle nous donne les clés de la maison et le code pour rentrer. Ensuite de quoi nous partons pour une promenade, d’abord, dans le quartier de Gion.

         Kyoto 2

         Kyoto 3

                      Nous nous dirigeons, ensuite, vers le temple Sanjūsangen-dō. Fondé en 1164 à la demande de l’empereur Go-Shirakawa, il brûla en 1249 et fut reconstruit en 1266. Ses proportions sont frappantes : il contient, en effet, une vaste salle de 119 µ de long, divisée en 33 (san jū san), baies, chiffre qui évoque le nombre d’incarnations effectuées par la grande déesse de la compassion, Kannon Bosatsu, que j’ai déjà évoquée, à Tokyō.

         Kyoto 4

                     Au centre, se dresse une statue de Kannon à onze faces, de 3 m de haut, en bois de cyprès doré à la feuille d’or, due au ciseau du sculpteur Tankei (1254), et, de part et d’autre, s’alignent, en quinconce, disposées sur des gradins, les mille et une statues de Kannon, dotées des mêmes attributs mais toutes différentes les unes des autres… À l’exception de 124 d’entre elles, datant du XIIe siècle, elles ont toutes été ciselées par les grands artistes de la période Kamakura (Tankei et son fils, notamment). Comme en beaucoup d’endroits, les photos sont interdites…

         Kyoto 5

         On est impressionné, également, par la qualité des statues, le réalisme et la vivacité des traits des 28 divinités d’origine hindouiste de la suite protectrice de Kannon, œuvres majeures de la sculpture japonaise d’époque Kamakura, qui s’égrènent à leurs pieds. Aux extrémités de la galerie, les statues saisissantes des divinités du Vent et du Tonnerre, bien sûr.

                      Nous avons eu de la chance : cet après-midi se tenait, dans la grande cour de ce temple, une cérémonie qui n’a lieu qu’une fois l’an, où l’on jette au feu les ex-voto sur bois achetés par les fidèles. Les prêtres sont assis, recueillis, hiératiques, et les aides allument un immense brasier et, quand le feu a pris avec force fumées et flammes, y jettent par brassées les planchettes de bois sur lesquelles sont gravés les vœux de l’année des fidèles, sous les psalmodies des prêtres et assistants religieux. C’est assez impressionnant :

        Sanjusangen-do 1

        Sanjusangen-do 2

                     Vous pouvez en voir une petite vidéo en cliquant ici.

                       Nous nous dirigeons, ensuite, vers le Musée National, en passant par des arcades

         Kyoto 6

         Des rues aux anciennes pittoresques : celle-ci d’un restaurant :

         Kyoto 7

                         Le musée est en partie en travaux. Dommage.

         Kyoto 8

         Kyoto 9

                        Lors de la fermeture, il fait pratiquement nuit. De jolies lampes éclairent la salle des boutiques :

          Kyoto 10

                       Au dehors, les rues s’égayent de l’éclairage des boutiques :

         Kyoto 11

                      Nous rentrons dans la nuit et rejoignons notre quartier tranquille où une silhouette de geisha, parfois, traverse rapidement une venelle en petits pas pressés…

           Kyoto 12

                           Demain, il fera jour… et Kyoto s’annonce captivante…                                          Brigitte

    22/1/2013

    KANAZAWA (2)  — Jardin, samouraïs et musée

    Classé dans: — Brigitte @ 18:41:11

                        Après avoir déjeuné, quand même, dans un sympathique petit restaurant

          Kanazawa repas

                  Nous nous sommes dirigés (sous la pluie) vers le jardin Kenroku-en.

                 Le jardin Kenroku-en est considéré comme l’un des trois plus beaux du Japon, avec ceux de Mito et d’Okayama. Situé sur les hauteurs de la partie centrale de la ville, ce parc de 11, 4  ha, créé en 1676, puis agrandi par les générations successives des seigneurs Maeda, était, alors, le jardin extérieur du château de Kanazawa.

          Kanazawa Kenroku-en 1

               En son centre, un grand étang artificiel Kasumigaike, entouré de collines et de pavillons et aménagé comme un océan, avec une île placée en son centre, l’on disait qu’un sage ermite immortel y vivait, symbole de longévité et de prospérité. Le nom de ce jardin : « jardin aux six aspects » se réfère aux six aspects que peu de parcs peuvent offrir en un même lieu : espace, quiétude, agencement minutieux, ancienneté, fraîcheur des cours d’eau et charme des paysages.

          Kanazawa Kenroku-en 2

               En effet, ruisseaux, étangs, cascades, bosquets, collines, sentiers, rochers, tout répond à une esthétique parfaite, qui évolue avec les saisons et les floraisons, pruniers et cerisiers en fleurs au printemps, iris et azalées au début de l’été, chrysanthèmes et pourpre des érables, quand vient l’automne, neige, en hiver, qui s’accroche en fils immaculés, créant une ambiance féerique, sur les cordages par lesquels, dès le 1er novembre, on suspend les branches des arbres afin d’éviter qu’elles ne se brisent sous le poids de la neige.

          Kanazawa Kenroku-en 3

          Kanazawa Kenroku-en 4

              Une fontaine, la plus ancienne du Japon, jaillit en exploitant la pression naturelle résultant de la différence de niveau des plans d’eau de l’étang Kasumi, au bord duquel se dresse une lanterne de pierre, Kotoji-toro,

           Kanazawa Kenroku-en 8

    réalisée à l’image des hauts chevalets placés sous les cordes des kotos (cithare japonaise)…

                                              Koto

                …et qui est devenue le symbole du Jardin Kenroku-en.

                Avec les tambours à main des piliers de la gare, la ville nous appelle toujours à la musique.

           Kanazawa Kenroku-en 7

                Un panorama depuis l’étang, malgré la pluie qui tombait sur nous sans relâche, à cette heure :

           Kanazawa Kenroku-en 6

               Vous pouvez cliquer sur l’image, ou bien sur ces mots pour le voir en plein écran, et zoomer et vous déplacer en cliquant sur les boutons ad hoc, ou en utilisant la roulette de votre souris.

               Ensuite de quoi, nous nous accordons quelques instants de détente dans un café non loin du parc, avant de continuer notre visite de la ville :

          Kanazawa 2

                           Nous repartons vers le quartier de Naga-machi,, ancien quartier des samouraïs.

                          La ville de Kanazawa s’est développée autour du château du Domaine de Kaga et était dirigée par la famille Maeda jusqu’en 1868 (soit environ 280 ans) après l’installation de Toshiie Maeda au château de Kanazawa en 1583. Les résidences de deux des huit vassaux en chef du Domaine de Kaga se trouvaient dans la zone de Naga-machi où vivaient les samouraïs (guerriers japonais au service d’un daimyo) des hautes et moyennes classes. Avec l’arrivée de l’âge moderne, l’aspect des résidences a changé mais les étroites venelle et les murs en torchis ocre de la porte Nagayamon (porte d’une suite de maisons), conservent, cependant, encore intacte l’ambiance de l’ancienne époque.

                         Les murs en torchis ont été bâtis avec des pierres et de la boue insérées dans un moule et durcies. Les toits sont recouverts de minces plaques de bois. Bien que certains anciens mur, âgés de plus de 100 ans soient encore intacts, la majeure partie a été reconstituée. Kanazawa connaît de fortes chutes de neige pendant l’hiver. Afin d’empêcher que les murs en torchis ne s’effritent au moment du dégel au printemps, on les recouvre de nattes de paille, à partir du début décembre et jusqu’à la mi-mars.

                         Le canal d’Onosho qui coule autour de la zone est l’un des plus anciens canaux de Kanazawa et constituait une voie importante pour l’acheminement des marchandises du port jusqu’à la ville sous le château.

                        Toute de bois brun froncé, la luxueuse résidence Buke Yashiki Nomura ke au plafond décoré réalisé entièrement en cyprès japonais, et aux fusuma-e (peintures sur les panneaux des portes coulissantes) réalisées par le peintre personnel de la famille Maeda, appartenait à Nomura Denbei Nobusada, l’un des plus proches lieutenants de Maeda Toshiie. Depuis le XVIe siècle, douze générations de cette famille s’y sont succédé jusqu’à l’ère Meiji, enrichissant la maison et lui conférant, en particulier, un délicieux jardin ornemental où coule une cascade miniature, et qui abrite un myrica rubra âgé de 400 ans et une source aux méandres ponctués de rochers aux formes étonnantes.

                                         Armure Nomura

          Maison Nomura

                  Kanazawa Nomura Katanas

                       Des armes et une lettre de remerciements de 1566, adressée à Shichirogoro Nomura par le seigneur (daimyō) Asakura Yoshikage, remerciant le sieur Nomura pour avoir tué un ennemi de haut rang, au cours d’une bataille et lui avoir fait parvenir sa tête. (Asakura Yoshikage mourra par seppuku, du reste, en 1573).

           Lettre remerciements

           De très belles laques :

           Laques Nomura

                                          Jardin Nomura 1

          Jardin Nomura 2

                      Il est 15h 30. Il nous reste deux heures pour aller visiter le Le Musée d’art contemporain du XXIe siècle de Kanazawa, laquelle bien que considérée comme une petite Kyoto, conservatrice des traditions, n’en abrite pas moins un des espaces les plus célèbres dans le domaine de la création artistique. Ouvert en 2004, au cœur de la ville, le bâtiment, entièrement circulaire, à cinq entrées et de faible hauteur, s’entoure d’une façade de verre et déborde sur des jardins qui accueillent des « installations » permanentes d’artistes internationaux, ainsi que des expositions temporaires de type expérimental d’artistes contemporains de renommée mondiale. Privilégiant légèreté, lumière et fluidité, il invite à un parcours de découverte sur un mode libre et ludique et se veut à l’écoute des nouveaux modes d’expression.

           Musée 21 siècle

           Retour par la gare où l’heure est affichée par les jets d’eau. Il fait nuit. Nous retournerons à l’hôtel nous doucher, nous sécher, nous changer. Demain, nous repartons en train pour un séjour dans la merveilleuse Kyōto:-)

            Kanazawa Heure

                                                                         Brigitte

    KANAZAWA (1)  — 10e jour

    Classé dans: — Brigitte @ 16:08:44

                                                                           carte kanazawa

                         Un proverbe japonais local énonce : « À Kanazawa, tu peux oublier ta femme ou ton repas, mais pas ton parapluie !… ». Et il fut vérifié, ce jour encore…

         Kanazawa 1

                       En effet, la pluie nous accompagna pendant pratiquement toute cette journée, cessant, par moments, pour nous laisser souffler, mais repartant de plus belle ensuite.

                        La ville de Kanazawa est un des joyaux du tourisme japonais, bien que quelque peu oubliée des étrangers (mais pas des touristes nippons). C’est, avec Takayama, l’une des cités les mieux préservées de la période Edo. Elle n’a pas connu de destructions de la guerre, ni celles des catastrophes naturelles, et samouraïs, marchands, geishas et seigneurs y ont tous laissé leurs marques dans un centre compact à la circulation aisée. Sa cuisine est justement célèbre et son artisanat riche et varié, notamment la laque et la feuille d’or.

                      Mais, à tout seigneur tout honneur, commençons par la gare où nous sommes arrivés, à l’architecture magnifique :

          Kanazawa gare 1

                Son dôme de verre baptisé « Dôme de Motenashi » (bienvenue) ressemble à un gigantesque parapluie à l’entrée Est. Il est pourvu d’une porte de bois appelée « Tsuzumi-mon », qui symbolise l’instrument japonais traditionnel tsuzumi (tambours à main). Devant cette porte, des jets d’eau, et l’heure y est affichée sous forme de petits jets d’eau…

          Kanazawa gare 2

                Au XVIIe siècle, cette ville, dont le nom signifie « le ruisseau doré » était l’une des plus puissantes cités féodales du Japon, depuis qu’en 1583 un seigneur Maeda, vassal du shogun Toyotomi Hideyoshi, s’en était emparé, au détriment d’une secte bouddhiste. Elle régna sur la région jusqu’en 1869, et y acquit une telle prospérité qu’elle devint la deuxième famille du pays, se faisant, également mécène des arts (poterie, teinture sur soie, laque, dorure à la feuille, théâtre Nô, etc.).

              Une petite digression, si vous le voulez bien, sur la teinture sur soie Kaga Yûzen 加賀友禅, spécifique de Kanazawa :

          Kanazawa teinture soie

                       A Kanazawa, ville où la cérémonie du thé, le théâtre nô ou la danse traditionnelle ont toujours été florissants, il est fréquent d’apercevoir des silhouettes vêtues de kimonos dans les rues de la ville et pas seulement pour des occasions exceptionnelles. Il en existe une grande variété, chacun correspondant à une occasion ou un lieu particuliers. Le Kaga Yûzen est un kimono que l’on porte à l’occasion de mariages ou de cérémonies solennelles.

             Son histoire, très ancienne, trouverait ses origines dans la technique de teinture umezome, vieille de près de 540 ans. Par la suite, un peintre de Kyôto nommé Yûzensai Miyazaki vint s’installer à Kanazawa et y inventa différents motifs de teinture. Parallèlement à cela, le peintre Kôrin Ogata, représentant de l’école Rinpa, créa ses propres motifs uniques et c’est ainsi que se développa le style Kaga Yûzen.

             L’une des particularités du Kaga Yûzen réside dans ses motifs à la tonalité réaliste qui le différencient du Yûzen de Kyôto (le Kyô Yûzen) aux ornements stylisés. Les principaux motifs du Kaga Yûzen ont pour thème les charmes de la nature à travers les quatre saisons. Différentes techniques, comme celle de la gradation, permettent de rendre avec habileté et précision toute la beauté de la nature. Ainsi, on pourra même reproduire avec un réalisme d’une rare finesse, par exemple, les feuilles rongées par les insectes. Par ailleurs, la gamme des couleurs du Kaga Yûzen est beaucoup plus riche que celle du Kyô Yûzen. Elle est dominée par cinq couleurs principales que l’on nomme kaga gosai, « les cinq couleurs de Kaga⦆» : l’indigo, le cramoisi, l’ocre, le vert et le pourpre. À travers les styles de teinture sur soie des deux villes, on peut sentir la différence entre la culture aristocratique de Kyôto et la culture guerrière de Kanazawa. Le processus de fabrication comporte cinq étapes (à la main, bien sûr).

                 ( Le kimono du haut est l’oeuvre d’Uzan Kimura, grand maître de Kaga Yûzen, promu Trésor National Vivant en 1955. Celui du bas est un kimono formel noir, qui a pour sujet un célèbre paysage hivernal du jardin Kenroku-en, que nous verrons tout à l’heure  )

                 Nous parcourons le quartier d’Higashi Chaya et ses rangées de maisons historiques classées au Patrimoine culturel du Japon. Autrefois, le centre de Kanazawa était parsemé de nombreuses maisons de thé (ochaya), mais elles ont été déplacées dans quatre quartiers éloignés du centre en 1820. Higashi Chaya est le plus grand. La construction de maisons à deux étages était interdite à l’époque d’Edo, excepté pour les maisons de thé qui se caractérise par son magnifique treillis appelé « Kimusuko » du côté extérieur du rez-de-chaussée, et ses salles de réception des invités à la japonaise au premier étage.

           Kanazawa Higashi

                  Au détour d’une rue, nous nous trouvons devant un temple où se déroule, à l’extérieur, d’abord, sous les parapluies, puis à l’intérieur, un mariage :

           Kanazawa mariage 3

           Kanazawa mariage 1

           Kanazawa mariage 2

                    Toujours dans cette ville ancienne, nous visitons la maison de thé Shima, classée au patrimoine culturel important du Japon. Construite à la même époque que le quartier Higashi Chaya en 1820, ses salles de réception et les loges se trouvent au premier étage, la structure sans placard, la petite cour ainsi que l’ensemble du bâtiment sont emplis du charme, de l’atmosphère raffinée et élégante des lieux de divertissement tels qu’ils existaient à l’époque d’Edo.

             Kanazawa Shima1

                   Comme il était coutume à l’époque, les pièces de réception se trouvent toutes à l’étage ; la cuisine, un irori (foyer creusé à même le sol), le dressing et la chambre de la propriétaire occupant le rez-de-chaussée. Toutes les salles où étaient accueillis les visiteurs ont une petite salle d’attente attenante.

             Koto (cithare japonaise, shamisen (instrument à trois cordes pincées) Shima4, tambours et autres poèmes (tankas ou haïkus), les geishas ne manquaient pas d’atouts pour distraire leur hôtes…

             Kanazawa Shima2

                                  Kanazawa Shima3

                       Avant de prendre le bus pour aller visiter le jardin Kenroku-en, nous faisons un tour dans le magasin et l’atelier de dorure à la feuille Sakuda, qui vend de très belles pièces, notamment des laques dorées ou argentées. Kanazawa produit plus de 90 % des feuilles d’or au Japon. Ces dernières servent à recouvrir les autels des temples et sanctuaires et les objets décoratifs, tels les éventails. On use de la poudre d’or ou d’argent pour rehausser les motifs des laques (c’est la technique du maki-e).

             L’atelier permet d’observer la production de feuilles d’or à partir de lingots jusqu’à obtenir une épaisseur de 0,0001 mm. Pour atteindre un tel niveau de finesse, on recourt au procédé de haku-uchi, qui consiste à superposer les feuilles d’or avec des feuilles de papier washi (papier traditionnel japonais) puis à marteler la liasse obtenue avec un batteur mécanique. Le papier utilisé est lui-même un produit d’artisanat traditionnel de Kanazawa transmis depuis des générations.

              On peut également admirer une exposition d’ustensiles et recevoir des explications sur leur utilisation. Les visiteurs peuvent déguster une tasse de thé (vert) contenant des paillettes d’or, censées soulager les rhumatismes… Dans ce magasin, les (vastes) toilettes dames sont entièrement dorées à l’or fin, murs et plafonds ! Les toilettes pour hommes ne sont qu’argentées. :-)

          Sakuda

                         Allez ! Il pleut dehors. Nous devons prendre le bus. C’est, d’ailleurs, une femme qui conduit, avec un masque sur le visage, comme beaucoup de personnes, ici (mais beaucoup moins qu’au Vietnam)… :

           Kanazawa Bus

                     La suite dans le prochain article…                             Brigitte

    21/1/2013

    TAKAYAMA (3) — Hida-no-Sato

    Classé dans: — Brigitte @ 19:45:42

                        Nous nous rendons, donc, sous le soleil, à HIDA-no-Sato. Ce beau et pittoresque musée en plein air rassemble, dans un vallon boisé, au bord d’un lac, une trentaine de maisons rurales datant pour la plupart des XVIIe et XIXe siècles. Sous leurs larges toits de chaume, d’écorce ou de bardeaux, ces vastes maisons montrent des intérieurs parfaitement conservés. La neige, déposée sur le chaume, ce jour-là, faisait penser, au soleil, à un gâteau saupoudré de sucre glace…

         Hida-Takayama 1

         Hida-Takayama 2

         Hida-Takayama 3

         Hida-Takayama 4

         Hida-Takayama 5

                           Le centre de la pièce principale, au sol en terre battue, est occupé par un espace surélevé couvert de tatamis et pourvu d’un foyer creusé dans le sol (irori), autour duquel on se réunissait. Les salles et entrepôts abritent des outils pour le quotidien, ustensiles de cuisine, l’agriculture ou la sériciculture, qui témoignent de la vie des villages de montagne.

                                    Hida-Takayama 6

          Hida-Takayama 7

          Hida-Takayama 8

                           Certaines grandes maisons peuvent accueillir plusieurs familles…

           Ah oui !… Il faut se déchausser pour entrer ! je ne vous l’avais pas dit ? ;-)

            Hida-Takayama 9

           Hida-Takayama 10

                            Les gasshō-zukuri, que l’on peut voir ici, et, surtout, à Shirakawa-gō sont des chaumières géantes à trois ou quatre étages, où vivaient une trentaine d’individus de plusieurs générations, ou plusieurs branches de la même famille.

           Hida-Takayama 11

           Hida-Takayama 12

                              Par endroits, on peut admirer, également, un beau panorama sur les Alpes japonaises, comme celui que vous pourrez contempler en fin de cet article.

            Hida-Takayama 13

            Hida-Takayama 14

                             Une culture de riz en cercles concentriques :

             Hida-Takayama 15

            Hida-Takayama 16

            Hida-Takayama 17

            Hida-Takayama 18

            Hida-Takayama 19

                              Et voilà le panorama promis :

             Hida-Takayama 20

                              Si vous trouvez l’image trop petite, vous pouvez cliquer dessus, ou bien sur ces mots pour le voir en plein écran, et zoomer et vous déplacer en cliquant sur les boutons ad hoc, ou en utilisant la roulette de votre souris.

                            Nous, nous avons un train à prendre à 17h 13 pour KANAZAWA via Toyama. Nous arriverons un peu tard, mais l’hôtel est réservé. Je vous raconterai la suite de nos aventures dans un prochain chapitre…

                                                                               Brigitte

    TAKAYAMA (2) — Le retour du soleil

    Classé dans: — Brigitte @ 16:42:11

         Le quartier de Sanmachi, constitué par trois rues étroites, forme le cœur de la ville ancienne où abondent des maisons pittoresques. La plupart des maisons de marchands à pans de bois ont été reconverties en musées ou en boutiques d’antiquités, laques et poteries. On y voit, également, des brasseries de saké, qui sont une des spécialités de la ville.

         Takayama Sanmachi 1

         Takayama Sannochi 2

                                       Takayama fleurs de lotus

         Takayama Sannochi 3

                 Des touristes japonais parcourent le quartier en rickshaw :

         Takayama Sannochi 4

          Nous visitons, entre autres, deux demeures intéressantes, la Yoshijima House à la cage d’escalier construite autour d’une colonne centrale et baignée de le lumière naturelle qui tombe d’une lucarne, et la Kusakabe Heritage House, ancienne résidence, en bois de cyprès d’un prêteur sur gages et négociant en soie, dont le vaste intérieur, conçu pour faire circuler air et lumière, est agrémenté d’un beau jardin, qu’éclaire de ses rayons le soleil revenu, et renferme une belle collection d’objets anciens…

           Takayama Sannochi 5

           Takayama Sannochi 6

                      Takayama Sannochi 7

           Takayama Sannochi 8

                                        Takayama Sannochi 9

            Takayama Sannochi 10

            Takayama Sannochi 11

            Takayama Sannochi 12

                           La ville resplendit, à présent sous le soleil,

            Takayama Sannochi 13

            Takayama Sannochi 15

                          particulièrement le pont sur la Miya gawa sur lequel passent les chars du festival de printemps et d’automne :

            Takayama Sannochi 16

                                         Un exemple de chars :

            Takayama Chars festival

                          La vieille ville et les musées d’art populaire sont intéressants, mais le plus authentique reste le musée en plein air d’Hida (Hida no sato), situé à une quinzaine de minutes en bus de Takayama. On peut y admirer une trentaine de fermes et habitations traditionnelles. De là, l’on a, également, une belle vue sur les Alpes Japonaises. Nous allons y passer l’après-midi ; et cela fait l’objet du prochain article.

             Takayama Sannochi 17

                                                                                                Brigitte

    TAKAYAMA (1) — Neige à Takayama

    Classé dans: — Brigitte @ 15:19:52

                           Il est 18h 30 quand nous arrivons à TAKAYAMA, à 165 km de Nagoya, 180 km de Kanazawa, notre prochaine étape, Cette cité de 100.000 habitants, occupe, au Nord de la préfecture de Gifu, un plateau, dans les « Alpes Japonaises », à 580m d’altitude, cerné par des pics de plus de 3000 m. Son nom signifie “haute montagne“. L’occupation de cette région est fort ancienne.

        carte Takayama

                           La ville possède de nombreux monuments historiques qui lui valent le surnom de « petite Kyōto ». N’ayant pas subi les dommages de la guerre, elle a conservé intactes ses très vieilles maisons de bois et de papier, ses quartiers classés de l’époque d’Edo (1600-1868). Ses charpentiers et menuisiers, ceux de l’ancienne capitale de HIDA, étaient réputés être parmi les meilleurs du Japon et ont contribué à la construction des temples de Nara et de Kyōto. En effet, la ville ne pouvant pas payer d’impôts en riz, en raison du climat qui réduit la production possible, le gouvernement avait, donc, exigé, à titre de compensation, que les ouvriers de la ville viennent participer à des chantiers de construction dans tout le pays.

                          Takayama est aussi connue pour ses défilés de chars (l’un au printemps, l’autre en automne), qui sont parmi les trois plus beaux du Japon. Les ancêtres des charpentiers ont participé à la construction des 25 chars du festival, qui se déroule, donc, en deux temps, les riches marchands des différents quartiers de la ville y voyant l’occasion de déployer leur richesse. Côté gastronomie, on vient de tout le Japon pour déguster ses plats raffinés.

                         À la sortie de la gare, donc en pleine nuit, nous sommes accueillis par le spectacle de blancheur, car il neige… Heureusement, notre ryokan (hôtel typiquement japonais) n’est qu’à trois minutes à pied. Nous nous y rendons immédiatement, non sans avoir admiré la très belle structure de la gare.

                         La propriétaire du ryokan nous accueille et nous fait déchausser, comme de juste, à l’entrée, après nous avoir quelque peu — mais très poliment — reproché de ne pas avoir confirmé notre venue « avant 18 heures », comme nous aurions dû le faire (mais la chambré était déjà réservée et réglée…). Nous lui expliquons que nous y avons bien pensé mais que nous étions dans le train, le chemin étant long, depuis Odawara. Avant de nous laisser entrer nos sacs à roulettes dans le hall, elle s’empresse, avec chiffon, avec de petits cris, d’essuyer les roues légèrement enneigées. Puis, se relevant, nous dit qu’elle est en train de préparer les tables pour le repas du soir (repas du soir et petit-déjeuner étaient compris dans le prix de l’hôtel). Nous lui demandons à quelle heure il nous faudra venir. « Mais, maintenant ! », nous dit-elle :-) — « Avons-nous cinq minutes ?… » — « Oui, bien sûr !  »

                         Bien, bien. Nous nous rendons à la chambre qu’elle nous a indiquée, y déposons nos affaires et descendons à la salle à manger. C’est une pièce magnifique, meublée à la japonaise, avec des tables basses devant lesquelles on doit s’asseoir en ciseaux… en principe et sur lesquelles nous est servi notre repas…

        repas Takayama

             … un délicieux et copieux reps !

         repas Takayama 2

          Tout ce qu’il fallait pour terminer en beauté la soirée et nous permettre de passer une bonne nuit, après la douche… Au matin, en nous levant, nous pouvions observer, depuis notre fenêtre, ce paysage : la neige ne tombait plus mais le temps était gris… Cependant, le soleil ne devait pas être loin, derrière la brume…

         Takayama Kokubun-ji

           Nous sommes tout à côté du temple le plus ancien de la ville : le Kokubun-ji, reconnaissable à sa pagode à trois étages, fondé en 746 par l’empereur Shomu.

           Après un petit-déjeuner, tout aussi fin et délicieux et joliment servi (à 7h 30 tapantes) que le repas du soir,

          Takayama petit-dej

     nous partons pour une visite à pied de la ville, en passant par notre voisin, le temple Kokubu-ji, dont l’enceinte contient un gingko au tronc noueux âgé de 1200 ans !

          Takayama Kokubun-ji 2

                         Nous nous rendons, d’abord, le long de la rivière Miya,

          Takayama Miya 1

                                         Takayama Miya 2

                                         Takayama Miya 3

    pour y visiter le marché matinal, Miyagawa marcket, où, depuis plus de deux cents ans, les paysannes viennent vendre dès l’aube leurs légumes, fruits, condiments et racines bizarres.

           Takayama Miyagawa 2

           Takayama Miyagawa 1

           Takayama Miyagawa 3

           Takayama Miyagawa 4

                                                            À suivre………                                                              Brigitte

    20/1/2013

    HAKONE (2) et départ pour Takayama

    Classé dans: — Brigitte @ 15:28:47

                     Dès notre petit-déjeuner pris, nous allons visiter ce magnifique sanctuaire, après avoir passé un petit pont sur la rivière :

         Hakone 17

         Me voilà dans une cathédrale naturelle, perdue, ravie, au milieu d’une symphonie de couleurs…

         Hakone 24

         Hakone 18

         Hakone 19

         Hakone 20

         Hakone 21

                             Au sol, une multitude de petits Bouddhas aux attitudes plus pittoresques les unes que les autres :

          Hakone 22

          Hakone 22

                             Certains coiffés d’un bonnet et affublés d’un châle pour les protéger du froid…

          Hakone 25

          Hakone 26

                            C’est une véritable jouissance que de vaguer dans ce jardin et de contempler ces couleurs, exacerbées par un soleil magnifique.

          Brigitte à Hakone

          Hakone 27

                …sous le regard serein ou malicieux de ces statuettes…

          Hakone 28

          Hakone 29

          Hakone 30

                        et, même au milieu de la rivière,

          Hakone 31

          Hakone 32

          Hakone 33

                          La beauté de ces feuilles aux teintes vives, tendres ou pastel, qui se détachent sur le ciel,

           Hakone 34

           … une armée de photographes à l’outillage sophistiqué est venue pour en capter le moindre détail :

           Hakone 35

           Il est vrai que l’on a envie de faire durer ce plaisir inouï de vivre sous ces couleurs étonnantes…

           Hakone 36

          Hakone 37

          Hakone 38

                      Mais l’heure tourne et il me faut dire adieu à mes petits bouddhas, car nous avons une longue route à faire, cet après-midi…

                                       Hakone 39

                     En partant, nous passons devant le musée du Petit Prince, un véritable petit château consacré à Antoine de Saint-Exupéry

          Hakone 40

         Hakone 41

                      Et, à la devanture des maraichers, les fruits sont toujours aussi chers (1 € = 100 yens, env.)

         Hakone fruits

                                      Hakone fruits 2

         Après un rapide déjeuner, nous reprenons nos bagages à l’hôtel et prenons le bus jusqu’à Odawara pour prendre le train Shinkansen (TGV japonais) pour Takayama, via Nagoya. Nous utilisons notre “JR Pass” de 14 jours qui nous permettra d’utiliser le train sans compter pendant 14 jours, à partir d’aujourd’hui.

         Shinkansen

        Hakone 42

                        Voyage très agréable, malgré la distance à couvrir. Nous glissons dans ce train silencieux aux larges fauteuils. Le mot « retard » ou « grève » n’existe pas. Le personnel est d’une grande amabilité. Les contrôleurs font un salut à leur entrée ou sortie du compartiment, et ils ne vous ennuient pas. Si un passager dort, on ne le réveille pas. On a à peine le temps de voir le paysage défiler que l’on est déjà arrivé.

                         Nous arrivons à Takayama, au pied des Alpes japonaises dans la nuit (forcément, il est plus de 17 heures)… et les rues sont couvertes de neige. Eh oui, il a neigé, pendant que nous goûtions le soleil d’Hakone ! Mais une heureuse surprise nous attend… que je vous conterai demain, parce que ceci est une autre histoire :-)

                                                            Brigitte

         

    19/1/2013

    HAKONE (1) et le Fuji-Yama

    Classé dans: — Brigitte @ 12:41:24

                          Hakone, à 1h30 de train de la gare de Shinjuku à Tokyō, est perchée dans la très belle région montagneuse qui héberge le Parc National de Fuji-Hakone-Izu. La région d’Hakone, bloquée entre le mont Fuji (on dit : Fuji-san, en japonais et non Fuji-Yama), s’est formée sur le site d’un ancien volcan éteint dont le cratère aurait atteint 40 km de circonférence. Ce parc naturel présente du Japon ses traits les plus caractéristiques : volcans, petits lacs, sources thermales et futaies verdoyantes. On y trouve les stations thermales les plus réputées du Japon et c’est ici, aussi, le règne des onsen, ces bains thermaux spécifiques du pays.

         Carte Hakone

                          Nous achetons, à Shinjuku, un Hakone Free Pass qui, outre le voyage, nous permettra, une fois parvenus à destination, de prendre, également, le bus, le téléphérique et le bateau pirate sur le lac Ashi. Nous allons en train rapide jusqu’à Odawara. Un peu avant d’arriver, nous avons la joie de voir apparaître devant nos fenêtres Fuji-san, certes recouvert d’un voile pudique et d’une coiffe de nuages, mais tellement présent.

          Hakone 1

                          Le Fuji-san culmine à 3776 mètres d’altitude ; l’origine de son nom est incertaine. En ainu, Fuchi est la déesse du feu et du foyer, ce qui convient bien à un volcan. Du reste, cette montagne est vouée à une divinité féminine (Konohana Sakuya Hime), déesse de la floraison, de la vie et de la beauté éphémères, comme les fleurs du cerisier (qui se dit sakura). Son histoire est émouvante: vous pouvez la lire ici, par exemple. Divinité féminine, disais-je, et, pourtant, jusqu’à l’ère Meiji, l’ascension du mont Fuji était interdite aux femmes… qui se sont rattrapées, depuis :-)

                          À Odawara, il nous faut prendre un bus qui nous emmène jusqu’au nord-est du lac, où nous attend notre charmant petit hôtel japonais, qui se trouve, idéalement, à quatre pas de l’arrêt du bus et non loin des remontées, qui vont nous permettre d’aller admirer Sa Majesté Fuji. Nous y déposons nos bagages, prenons date, ou plutôt heure, pour le bain d’eau thermale que nous prendrons en rentrant et repartons pour prendre le téléphérique…

           Hakone 2

        …qui nous emmène, à travers des futaies aux feuillages multicolores…

           Hakone 3

        … et des paysages noyés de fumerolles :

           Hakone 4

        … jusqu’à Owakudani, surnommé la Grande Vallée des eaux bouillonnantes, encore appelée Ō jigoku : le grand enfer,

          Hakone 5

         ancien cratère du Kami Yama, où jets de vapeur d’eau et de souffre jaillissent de crevasses dissimulées dans la roche. On peut y goûter des œufs noircis (kuro tamago) par immersion dans l’une des sources bouillonnantes.

                      De là, nous avons admiré ce Mont Fuji, premier symbole du pays. Enfin, il est là, devant nous, notre regard ne parvient pas à se détacher de ce cône d’une parfaite harmonie à la coiffe d’une blancheur éternelle, et qui a eu la bonté de s’être défait, aujourd’hui, pour nous, du voile de brume dont il s’enveloppe souvent.

          Hakone 6

          Hakone 7

          Puis nous redescendons en téléphérique jusqu’à Togendai, au nord du lac Ashi, pour prendre le bateau pirate, en bas qui nous emmènera faire une petite croisière jusqu’à l’extrémité sud du lac, à 18 km de là, à Hakone-machi.

          Hakone 8

          Belles eaux d’un bleu profond, avec de beaux points de vue sur le mont Fuji. D’une superficie de 680 hectares, ce lac (Ashi no ko, le lac d’Ashi, le “lac des roseaux") se situe à 723 m au-dessus du niveau de la mer et occupe en partie le fond d’un vaste cratère. Il se déverse, au nord, par la Haya Kawa, qui traversant toute la région d’Hakone, se jette dans la mer au sud d’Odawara.

          Hakone 9

           Nous voilà à Hakone-machi. Des restaurants présentent des fac-similés de leurs plats, en vitrine :

          Hakone 10

          Nous marchons le long de rive sud du lac, pour gagner Moto-Hakone et, par l’allée des cèdres, vestige de l’ancienne route du Tokaïdo qui allait jusqu’à Kyotō,

           Hakone 11

           nous parvenons au Onshi Hakone Park, le parc du palais impérial, qui contient de très beaux jardins,

           Hakone 12

           Hakone 13

           Et, surtout, un observatoire, d’où nous pouvons contempler, au coucher du soleil, le lac et notre Fuji-san.

            Hakone 14

            Hakone 16

             Je m’assois et sors mon carnet de dessins…

            Hakone 15

            La nuit tombe. Le dernier bateau qui pouvait nous ramener au Nord a quitté l’embarcadère à 16h 30, depuis déjà un quart d’heure. Nous savions que nous devrions rentrer en bus, gratuit, grâce à nos “pass". Nous traversons le parc pour nous rendre au départ du bus qui nous ramène dans la nuit — assez froide, la nuit, à cette altitude et en cette saison — vers Togendai, à notre hôtel… où nous posons nos petits sacs et goûtons, enfin, avec délices les plaisirs de l’onsen privé qui nous attend. Hakone et ses sources d’eau chaude (onsen) sont parmi les plus réputés du Japon ! Qui n’a pas connu le plaisir de se plonger dans ces grands bassins collectifs où la température oscille entre 30°C et 45°C ne sait pas ce qu’il perd. On se baigne nu, les hommes et les femmes séparés, en général, depuis la dernière guerre, mais certains sont mixtes tels que celui que nous avions à Hakone.

                         Ensuite de quoi, frais et détendus, nous allons nous restaurer dans un restaurant chinois que l’obligeante patronne nous a indiqué. Demain, nous aurons de longues heures de train pour arriver à Takayama, au pied des Alpes japonaises. Mais nous avons projeté de consacrer la matinée à visiter un merveilleux petit sanctuaire proche de notre habitation et dont la description en images ne me demandera pas moins d’un chapitre, tellement j’y ai trouvé de beautés. Mais, pour l’heure, il n’est que temps, après cette belle journée, de nous allonger dans nos futons, dans notre chambre aux glissantes cloisons, sous le climatiseur qui nous réchauffe, et d’éteindre les feux…

                                                                                      Brigitte-san

    18/1/2013

    KAMAKURA

    Classé dans: — Brigitte @ 16:15:34

                          À 7 h 30, place nette est faite en un instant, et notre petit-déjeuner japonais nous est servi in the room par une diligente soubrette en habits japonais :

          Nikko 39

                         Celui-ci pris, nous quittons NIKKŌ, dans la voiture de l’hôtelier qui nous accompagne, comme promis, à la gare. Nous avons de la chance : le train pour Tokyō part quelques minutes après notre arrivée (bien sûr, nous avons un bilet aller-retour, avec notre “Pass“). De Tokyō, nous voulons nous rendre directement à KAMAKURA, pour une excursion de la journée, et rentrer dormir à notre hôtel de Tokyō, où nous avions laissé l’essentiel de nos bagages.

                        À une heure de train de Tokyō, la ville de Kamakura, qui descend en pente douce jusqu’à la mer (l’Océan Pacifique) est une ville résidentielle, calme, et recherchée par les salariés pour sa qualité de vie et ses loyers moins élevés qu’à Tokyō. Elle prend son essor en 1192 quand Minamoto no Yoritomo, que l’on peut considérer comme le premier shogun, en fait le siège du premier gouvernement féodal du Japon. Au XIIe siècle, Kamakura vit une sorte d’âge d’or, devenant non seulement le centre politique, mais encore le centre spirituel du zen nippon. Après le renversement des descendants de Yoritomo par les Hojo, elle reste capitale militaire du pays jusqu’à sa destruction en 1333. Son déclin est prononcé, quand le grand shogun Tokugawa leyasu — dont j’ai parlé, lors de notre visite de Nikkō, à propos du temple Toshō-gū — établit sa capitale à Edo (Tokyō).

                        Émaillée de temples, la ville a, donc, un héritage historique de première importance. Un peu avant 14 h, nous sommes à pied d’œuvre et admirons le temple Engaku-ji, qui est l’un des temples zen les plus importants de l’Est du Japon. Il a été fondé en 1282 par le maître zen Tokimunepour remercier les dieux (et rendre hommage aux combattants des deux bords) d’avoir permis aux japonais de repousser l’invasion mongole, grâce au kamikaze (vent providentiel), typhon qui avait détruit la flotte mongole. Les aviateurs japonais avaient repris ce nom lors de leur sacrifice, au cours de la Seconde Guerre mondiale.

            Kamakura 1

                  Adossé à une colline boisée, il compte nombre de pavillons et oratoires disséminés dans un jardin ombragé et fleuri.

           Kamakura 2

           Kamakura 3 - Engaku-ji

                                                              Sanmon  (Porte principale)  1783

           Le temple principal, le Butsuden, reconstruit après le tremblement de terre de 1964, contient une statue en bois de Shaka Bouddha.

                                       Kamakura 4

    Plus loin, le trésor (Shari-den) contiendrait une dent du Bouddha.

           Kamakura 5

           Kamakura 6

                           Le temple Kencho-ji, entouré de bosquets et cèdres japonais, a été fondé en 1253. C’est le plus important temple zen de la ville.

           Kamakura 7

           Kamakura 8

                         La porte Sanmon, monumentale, à la charpente très travaillée

           Kamakura 9

           Kamakura 10

           Kamakura 11

           Kamakura 12

                        Le plus beau sanctuaire shinto de Kamakura est celui du Tsurugaoka Hachimangu Il fut fondé en 1063 par Minamoto Yorigoshi et agrandi et placé sur son site actuel par Minamoto Yoritomo, le premier shogun qui installa son gouvernement à Kamakura. Reconstruit au XVIe siècle, le pavillon principal, en haut des escaliers, où se pressent les fidèles, après s’être purifiés, date de 1823.

             Kamakura 13

                          Au milieu de l’esplanade, le pavillon de danse (maidono), qui résonna sous les pas de Shizuka, la maîtresse de Yoshitsune, laquelle fut contrainte de danser par le demi-frère de celui-ci Yoritomo jusqu’à révéler la cachette de son amant, que Yoritomo poussa au seppuku, avec tous les siens.

             Kamakura 14                            Trois grands torii scandent cette belle allée qui s’étire sur près de 1500 m jusqu’au sanctuaire. Masako, On enjambe sur un pont bombé (que l’on voit tout au fond sur la photo) deux étangs.

             Kamakura 15

                       L’épouse de Yoritomo, Masako, imagina les trois ponts qui permettent de traverser les étangs sur les côtés.

            Kamakura 16

                 Le Daibutsu

              Puis nous nous rendons un peu plus loin, vers le quartier de Hase, pour voir le grand Amida Bouddha de Kamakura, qui est, avec sa taille de 13,35 m le second Bouddha de bronze du Japon, surpassé seulement pas les 15 m du Bouddha du temple Todai-ji, à Nara, que nous irons visiter également.

           Kamakura 17

              Quand la femme de Yoritomo, Masako, ordonne la construction de ce Bouddha, c’est la statue en bronze doré de Nara, qui est prise pour modèle. C’est une statue en bois, tout d’abord, qui est emportée, à peine cinq ans après sa construction par un typhon. On la remplace, alors, en 1252, par cette statue en bronze de 125 tonnes, couverte, à l’origine, de feuilles d’or. Au début, elle était logée à l’intérieur d’un temple. Mais les bâtiments furent détruits à multiples reprises, aux XIVe et XVe siècles, par des typhons et des tsunamis. Seule la statue restait en place, immuable, impassible et sereine. On a fini par la laisser en plein air, à partir de 1495…

            Kamakura 18

               Ses mains, en position de jobon-josho-mudra, paumes tournées vers le ciel, permettent d’atteindre le plus haut degré d’illumination. Il est de fait que la statue, les yeux mi-clos, respire la sérénité.

          Dans le petit temple, à côté, les savates en corde du Bouddha :

            Kamakura 19

                        Mais il est temps de reprendre le train pour rentrer à Tokyō, dans notre hôtel, retrouver les nôtres, avec nos bagages. D’ailleurs, la nuit ne va pas tarder à tomber et, demain, nous partons pour Hakone et le Fuji-Yama…

                                         P.S. : Enfin, je vous rappelle que vous ne voyez, ici, par défaut, en arrivant sur le blog, que mes dix derniers messages. Cela pour des raisons de rapidité de chargement de la page. Comme pour les autres voyages, si vous désirez lire tous mes chapitres concernant ce voyage au Japon, il vous faut cliquer sur sa “catégorie” : 18. Japon en automne, dans la colonne de droite, pour en afficher la totalité. Ou bien encore en haut de chaque chapitre sur le lien qui se trouve directement sous le titre. Ou bien encore en cliquant sur ce lien   :-)

                                                                                     fée BrigBrigitte

    17/1/2013

    NIKKO (2) suite — temples et jardins

    Classé dans: — Brigitte @ 16:28:48

                              Le soleil brille, à présent, et fait luire joliment les toits mouillés de pluie, au milieu de ce feuillage multicolore. La lumière est belle. Nous continuons la visite de Nikko en visitant les autres temples.

          Nikko 20

          Nikko 21

          Nikko 22

          Nikko 23

          Nikko 24

          Nikko 25

                            Nous admirons la riche ornementation du Rinnō-ji. Il a été le premier temple créé, par Shodo Shunin, à quelques pas du pont sacré. Il avait pour nom Shironryu-ji et n’a pris son nom actuel qu’au XVIe siècle, où il devient, sous l’influence du moine Tenkai le point d’essaimage régional d’une quinzaine de temples répondant au même nom.

          Nikko Rinno-ji 1

          Nikko Rinno-ji 2

                             Tout à côté, le musée du Trésor, qui expose, par rotation, une partie de ses 6.000 pièces de patrimoine bouddhique. Et le délicieux jardin du Shōyō-en, créé à l’époque d’Edo, qui reproduit en miniature les paysages du lac Biwa, près de Kyoto, immortalisés par Hiroshige nous ravit par ses couleurs magiques :

          Nikko 26

                                 Nikko 27

                                 Nikko 28

          Nikko 29

          Nikko 30

          Nikko 31

          Nikko 32

          Nikko 33

                                  Nikko 33

                                  Nikko 34

           Nikko 35

           Nikko 36

           Nikko 37

                               Qu’entends-je ? Vous me dites que ce panorama est trop petit ?… Mais il ne tient qu’à vous de le voir en plein écran : il vous suffit de cliquer sur l’image et vous pourrez l’examiner à loisir (attendez que l’image se charge) à l’aide de votre souris… ou bien le laisser défiler :-)

                       Ensuite de quoi, les yeux encore emplis de ces merveilles, nous nous rendons à notre hôtel, un hôtel typiquement japonais, non loin de l’emplacement des temples. Il était près de 16 heures, il ferait nuit à 17 heures. Nous sommes accueillis par une patronne charmante qui avait mis mon nom au fronton de son hôtel pour me faire honneur. Il faut se déchausser. Nous commençons à avoir l’habitude. On nous montre notre chambre : une pièce très accueillante meublée d’une belle et grande table basse vernie, sur laquelle trône une bouilloire avec tout le nécessaire pour le thé, des sièges sans pieds, pour s’asseoir en tailleur, à la mode japonaise. Pas de lits : les futons qui sont dans le placard seront sortis ce soir, nous dit-on, et posés à même le tatami.

           chambre Nikko

                      Il y a un bain commun, accessible à toute heure, mais également un bain privé, plus agréable, que la dame nous propose de nous réserver entre 16 h 30 et 17 h 30, ce qui nous arrange, car nous nous proposons de descendre, ensuite, dîner en ville. Le bain japonais, dans lequel on entre propre — il faut, bien sûr, avoir fait sa toilette à côté auparavant, ceci puise son origine dans les rites shintoïstes de purification : on ne souille pas les eaux dispensées par les divinités — est un moment de bien-être et de sérénité extrême. Et cette détente, après le voyage et la marche de cette journée, est vraiment un moment de béatitude.

                     Nous avons un “pass", qui nous permet de prendre gratuitement les bus de la ville. Mais la patronne — décidément aux petits soins pour moi — nous propose de nous emmener demain matin, à 8 h 30, à la gare en voiture, pour nous éviter d’avoir à nous lever trop tôt ! Elle nous fera servir le petit-déjeuner à 7 h 30, ce qui nous permettra de nous reposer. Nous lui exprimons notre gratitude et, après le bain, nous rangeons nos affaires et partons à pied vers ville, dans la nuit, afin de trouver un restaurant… Nous descendons, un temps, le long du côté gauche de la rivière sans rien trouver, même pas une lumière, puis remontons, traversons et nous dirigeons vers des endroits plus éclairés.

                     Las !… Il est 19 h 30 et tout est fermé !… Nous avions vécu la même mésaventure à Tokyō, un soir où nous avions voulu manger une pizza dans un restaurant “italo-japonais” et où, arrivés à 20 heures, on nous avait signifié, en nous servant… que le restaurant fermait à 20 h 15 !      Mais bon… en cherchant un peu, nous finissons par trouver une sorte de bistrot/resto ouvert, où un drôle de bonhomme, sympathique, mais un peu bizarre, se propose de nous préparer des spaghettis bolognaise et de nous servir des bières, dans le capharnaüm (très propre) qui est son restaurant et où il accumule une telle quantité d’objets hétéroclites de tous endroits et de tous pays (il connaît un peu Paris pour y avoir été) qu’il n’y aura, bientôt plus de place pour les clients ! :-)

         Nikko 38

                   Après nous être restaurés, une petite marche pour remonter jusqu’à notre hôtel. Nous retrouvons avec plaisir notre chambre aux cloisons à glissière. La table est poussée dans un coin, les lits sont posés et prêts à nous recevoir et à nous donner le repos attendu. Demain, retour à Tokyo pour nous diriger immédiatement vers Kamakura. Nous allons bien dormir, les yeux encore emplis des merveilles du jour…

                                                                               Brigitte

    NIKKŌ (1) — Toshō gū

    Classé dans: — Brigitte @ 14:25:51

                          Un proverbe japonais affirme : « Nikkō wo minai uchi wa, kekkō to iu na » : tant que tu n’as pas vu Nikkō, ne dis pas “splendide". La nature et l’histoire ont, en effet, été prodigues, pour cette petite ville de 26.000 habitants, perchée à 650 m d’altitude, à 135 km de Tokyō. Son bel ensemble de sanctuaires a acquis une réputation mondiale, en présentant un aspect architectural unique, au Japon, une expression baroque où tout semble poussé à l’extrême. Ils offrent un exemple unique de syncrétisme religieux, reposant sur la doctrine du Shimbutsu Shugō (association de croyances panthéistes, inspirées du shintoïsme et de foi bouddhique). Du reste les divinités shintō vénérées à Nkkō sont considérées comme des avatars du Bouddha.

                         La région montagneuse de Nikkō est tellement envoûtante qu’elle attire dès le VIIIe siècle des prêtres influents. Le premier des shoguns y établit sa dernière demeure et le temple Toshō gū devient le plus beau mausolée du Japon. En 1999, Nikkō est inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité. Les automnes y sont flamboyants.

                        Déjà mis en appétit par la visite du ravissant parc du musée Nezu, c’est avec une certaine exaltation que nous nous levons à 6h 30 pour prendre notre petit-déjeuner, laisser le gros de nos bagages à l’hôtel (nous n’emportons, chacun qu’un petit sac à dos, avec le minimum d’affaires), et nous rendre à la gare d’Asakusa, de Tokyō, pour y acheter un World Heritage Passa qui nous permettra de prendre la ligne Tobu-Nikkō et les bus une fois arrivés.

        Nikko 1

                        Le voyage dure 2h 30 en tout (il y a un changement). Nous quittons la grande plaine du Kanto, à l’urbanisation dense et continue, pour retrouver, en montant, une nature plus affranchie, au relief accidenté, des forêts… L’arrivée à Nikkō est un vrai plaisir, pour les yeux et les sens, malgré la pluie, à présent intermittente.

         Nikko 2

                     Regardez les photos. Je ne saurais trouver les mots pour traduire cette symphonie de couleurs allant du rouge pourpre-violet au jaune d’or qu’aucun peintre ne saurait traduire sur sa toile…

          Nikko 3

          Nikko 4

                      Le pont sacré Shinkyo enjambe les eaux tumultueuses de la rivière Dalya. On raconte qu’en 767, Shodo Shonin et ses disciples, désireux d’explorer le mon Nantaï, et arrêtés par la rivière, prient la divinité Jinja Daio, qui apparaît, alors, avec deux serpents, un rouge et un bleu, lesquels s’emmêlent au-dessus de la rivière jusqu’à former un pont permettant à Shodo Shonin de la traverser. Selon certaines interprétations, l’explication en est donnée par la la réunion des sons ka (signifiant feu, rouge) et mi (bleu, eau), formant  kami (esprit).

           Nikko 5

                      Gardant nos petits sacs à dos, nous allons visiter les temples érigés dans cette végétation luxuriante et ardente.. Au VIIIe siècle, Shodo Shonin trouve cette région montagneuse de Nikkō si pure qu’il en fait la terre d’élection de la déesse Kannon. Le Rinnō-ji, le Toshō gū, et le Futaraasan sont rassemblés sur le même site, au nord du pont. Nous nous dirigeons vers le Toshō gū. Un moine sonne la cloche, en s’arcboutant. C’est un travail de romain… pardon, de japonais !…

           Nikko 6

            Vous pouvez cliquer sur l’image pour le voir en action, et entendre le son.

                         On accède au plus grand sanctuaire de Nikkō, dédié au shogun Tokugawa leyasu (XVIe siècle) par l’escalier en pierre des mille hommes

            Nikko 7

      qui débouche sur un grand torii au granit importé de Kyushu en 1618.

            Nikko 10

    Près du torii se dresse une pagode à cinq étages :

                                      Nikko 11

    dont le pilier central, de 30 m de hauteur pour un diamètre de 60 cm, est pendu par un système de chaînage au poutrage du 4e étage. Le pilier flottant à sa base permet, en cas de séisme, de tenir m’ensemble tout en suivant les oscillations éventuelles.

            Nikko 13

                  Au fronton de l’écurie sacrée, les sansaru :

           Nikko 12

    Les trois singes Mizaru, Kikazaru et Iwazaru (je ne vois pas ce qu’il ne faut pas voir, n’entends pas ce qu’il ne faut pas entendre et ne dis pas ce qu’il ne faut pas dire, afin que mon cycle de vie soit épargné par le mal). Principes cher à la secte bouddhiste Tendai qui joue sur l’homophonie “saru = singe” et “zaru = ne pas".

           Nikko 14

           Nikko 15

                            Il pleuvait certes, par moments, en cette matinée, mais ensuite, le soleil revenu a fait monter joliment la vapeur d’eau des toits :

           Nikko 16

            Nikko 18

                         Et l’atmosphère est pure et claire. Tout resplendit encore plus.

            Nikko 18          

                   Nous continuerons, donc, à jouir des couleurs de Nikkō, cette fois sous le soleil, dans le prochain article :-)

                                                                        Brigitte

    16/1/2013

    Tokyo 4e jour (2) — Musée Nezu et son parc

    Classé dans: — Brigitte @ 18:42:05

                  Nous nous sommes un peu reposés, donc, en déjeunant, dans ce magnifique musée. Ensuite de quoi, nous nous sommes rendus d’un pas allant au musée Nezou qui devait se trouver de l’autre côté (à l’Ouest) du cimetière, et dont nous voulions admirer le parc avant la pluie annoncée. Ce qui fut fait. Mais je vous laisse regarder…

          Nezu 1

          Nezu 2

          Nezu 3

          Nezu 9

          Nezu 4

          Nezu 8

          Nezu 5

                     Dans ce beau parc aux couleurs étonnantes, en cet automne, plusieurs pavillons sont réservés à la cérémonie du thé.

          Nezu 6

          Nezu 7

                    Nous prenons notre temps pour nous ressourcer dans cette beauté. La pluie menace, à présent, et la nuit tombe à 17 heures… Nous rentrons dans le musée pour visiter ses salles. Durant toute sa vie, Nezu Kaichiro a accumulé calligraphies, sculptures, céramiques, laques, bronzes, textiles et matériaux archéologiques du monde asiatique. Ce musée, fondé il y a quarante ans, abrite 4.800 œuvres d’art Nous admirons de très belles pièces, notamment des laques, toutes du même facteur, des bronzes des XIIe et XIIe siècles chinois…

           Nezu 10

                             Nezu 11

                     Le musée ferme. Il est 17h 30, il fait nuit et les rues luisent sous la pluie, renvoyant la lumière des phares des voitures et des immeubles tout éclairés de lumières colorées et changeantes…

           Tokyo 4ej1

           Tokyo 4ej2

                     Nous rentrons à notre hôtel, toujours à pied, bien sûr. Nous aurons bien mérité notre douche, avant de ressortir déjeuner. Demain, nous partons pour Nikko… très tôt… J’ai réglé le réveil pour 6 h 30, non mais !… :-)

                                                                                        Brigitte

         

    Tokyo 4e jour (1) — sanctuaire Maresuke, National Art Center

    Classé dans: — Brigitte @ 14:14:16

                       Pour ce quatrième jour à Tokyo, nous décidons de marcher un peu moins. beaucoup de choses nous tentent, autour de Roppongi, notamment le National Art Center, que nous nous étions promis de visiter, et puis, aussi le musée Nezu, que l’on nous avait indiqué, pour ses pièces uniques et son jardin fabuleux que nous avions hâte de contempler, sous les couleurs d’automne, avant que la pluie, annoncée pour la fin de la journée, ne nous prive de cette beauté.

                       Nous nous dirigeons, donc, d’un bon pas, sous un ciel voilé de nuages, vers le National Art Center, qui se trouve à l’Est du grand cimetière d’Aoyama. Par chance, nous nous éloignons un peu de celui-ci et découvrons, un peu par hasard, donc, le sanctuaire dédié au général Nogi, dont j’ai parlé lors de la visite du cimetière, hier.

         Nogi shrine 1

                        Un charmant petit jardin. On y visite sa maison et le lieu où il a accompli son seppuku. Sa femme l’avait accompagné en pratiquant sur elle-même un jigai (section carotide et jugulaire), pratique réservée aux nobles et femmes de samourais.

         nogi shrine 2

                Et nous voilà repartis vers le musée…

         nogi shrine 3

                Le National Art Center

         National Art Center 1

                 Inauguré au début de l’année 2007, ce bâtiment de 14.000 m2 de superficie d’exposition, chef d’œuvre absolu de l’architecture contemporaine dont l’audacieuse façade de verre ondule comme une grande vague sur 160 m de longueur, est une des dernières œuvres de Kisho Kurokawa (1934-2007), auteur, en 1970 de l’immeuble-capsules de Nagakin, dans le quartier de Ginza.

          National Art Center 2

                Sa superficie fait de ce bâtiment la plus grande galerie d’art au monde. Des salles immenses, une bibliothèque d’art, trois cafés, trois espaces de conférence, des boutiques, et la brasserie Bocuse, perchée sur l’un des deux cônes inversés qui structurent le bâtiment.

         National Art Center 3

         National Art Center 6

                 Espace immense, entièrement dédié à la culture. Multiples expositions d’art contemporain, peintures, sculptures…

    Nous y avons passé la matinée avant de nous reposer les jambes et de nous restaurer dans l’un de ses cafés….

          National Art Center 4

                                National Art Center 5

         National Art Center 7

                                  Nous sommes loin d’avoir terminé notre journée :-)                                        Brigitte

    15/1/2013

    Tokyo 3e jour (3) — Harajuku (2), Ometosandô, Shinjuku

    Classé dans: — Brigitte @ 14:16:23

                     En sortant des jardins du sanctuaire Meiji, nous passons sur le pont d’Harajuku, d’où nous contemplons la foule grouillante et bigarrée sortant de la gare :

          Harajuku 4

          Harajuku 5

    puis nous prenons, non loin de là, la rue Takeshita, Takeshita-dori, où les boutiques de mode les plus folles se succèdent. C’est dans cette rue que fourmillent (surtout le dimanche après-midi) des cosplayers (jeunes filles déguisées en avatars imitant les personnages de mangas, jeux vidéo, etc.). Le cuir noir martelé de clous côtoie le chemisier blanc à col haut, les bottines roses, les sous-vêtements fluo…

         Takeshita 1

         On se perd facilement, dans cette rue noire de monde, tapissée de boutiques, rendez-vous de la jeunesse branchée, et où il faut quelque peu jouer des épaules pour avancer.

         Takeshita 2

                      Omotesandō

                  À 10 min de marche de la gare de Harajuku on peut rejoindre Omotesandō, surnommé l’Avenue Montaigne de Tokyo, et qui signifie « la rue principale menant au sanctuaire ». Sur le côté droit de ce grand boulevard ombragé de zelkova, les plus grandes marques de luxe ont leur immeuble : Armani, Dior, Louis Vuitton, Chanel, des restaurants de luxe également… Il se continue jusqu’à Aoyama.

                                     Ometosando

                  Mais il est 16 h 30. la nuit tombe à 17 h ; nous poursuivons notre longue marche jusqu’à Shinjuku.

          Shinjuku 1

                     Shinjuku

                 Le quartier de Shinjuku est l’un des plus grands et l’un des plus connus de Tokyo. Il s’organise de part et d’autre de la gare, la station de métro la plus grande du monde avec près de 3 millions de passagers qui transitent par le biais de 5000 trains et métros quotidiens, des kilomètres de couloirs, une cinquantaine de sorties, avec ses petits marchands de rue, sa foule bigarrée de salarymen aux costumes et parapluies noirs, tous taillés sur le même modèle, et d’office ladies aux talons aiguille…

                 Côté Est (Higashi-shinjuku), c’est le Tokyo futuriste, avec ses enseignes lumineuses et ses couleurs criardes.

                                shinjuku 2

                           shinjuku 4

                 Et puis aussi Kabuki-cho, le quartier chaud où enseignes et néons agressifs invitent à franchir le seuil de mondes obscurs : salons de massage, salles de jeux, karaokés, saunas, host-clubs pour hommes ou dames… Et le Golden Gai, minuscule enclave flanquée de bars minuscules empilés, parfois sur deux niveaux.

                                        shinjuku 8

                 Du côté Ouest (Nishi-shinjuku), une trentaine d’immeubles s’élèvent à plus de 100 m de hauteur, dont un bâtiment aux allures de cathédrale, le Tokyo Metropolitan Government, la mairie, dont les deux tours de 243 m de hauteur abritent 13.000 fonctionnaires et offrent, à leur sommet, accessible par ascenseur (45 s !), un point de vue unique sur la ville.

           shinjuku 9

                 Nous y sommes montés, pour finir la journée, afin d’admirer le panorama de Tokyo la nuit, assez magique, avec ses millions de traits et petits points lumineux s’étendant à perte de vue.

           shinjuku 6

                                shinjuku 7

                  Ensuite… eh bien, nous allons, en cherchant un peu notre route, et nous être fait guider, par chance, dans les labyrinthes du quartier de la gare de Shinjuku aux multiples ramifications, par un jeune Japonais fort obligeant, dans le quartier de Kabuki Cho pour dîner. Toujours à pied, bien sûr…

            shinjuku 10

            shinjuku 11

                                     Eh oui ! C’est un carrefour !   :-)

            shinjuku 5

                   Après nous êtres restaurés… et comme nous en avons un peu plein les jambes, nous prenons un métro pas très loin pour revenir jusqu’à la station la plus proche de l’hôtel. Nous avons encore pris un autre chemin, en traversant les jardins de je ne sais plus quelle ambassade, pour rentrer, dans la nuit… C’est étonnant le nombre de chemins qui mènent à cet hôtel !…  

                   Une bonne douche, en rentrant, n’est vraiment pas du luxe… Maintenant, il faut dormir. Demain, nous continuons la visite de Tokyo, bien sûr…

                                                           Brigitte

    Tokyo 3e jour (2) — Harajuku (1) Meiji-jingū

    Classé dans: — Brigitte @ 13:09:51

                         Harajuku

                         Harajuku, qui s’étend entre les gares de Shinjuku et de Shibuya (voir carte dans l’article précédent), reste un quartier bien à part dans Tokyo.

                   On y trouve, d’abord, le magnifique parc Yogogi, réalisé pour les jeux olympiques de 1964 :

         Harajuku 1

         Harajuku 2

         Harajuku 3

                                              Cryptomeria  japonica

    parc de 50 ha qui jouxte le jardin intérieur, Meiji-jingū gyoen (74 ha, 170.000 arbres de 245 espèces différentes) du sanctuaire Meiji, abritant l’un des plus beaux temples shintoïstes de Tokyo, le Meiji-jingū, lieu des plus sacrés, bien que récent, où sont révérées les âmes divines de l’empereur Meiji (Mitsuhito), mort en 1912, et de son épouse l’impératrice Shōken (en), morte en 1914, bien que les deux époux reposent à Kyoto. C’est le plus grand lieu de culte shintoïste du pays et on y célèbre moult mariages et cérémonies. Du reste, comme nous étions samedi, nous avons pu assister à certaines d’entre elles. ;-)

                     À l’extrémité d’une large allée de terre et de graviers traversant une forêt assez dense surgit un impressionnant portique de 12m, taillé dans un cyprès (cryptomeria japonica) âgé de 1500 ans.

         Meiji-jin 1

                   Nous engageant sous le torii nous dirigeons vers le temple, dans l’allée des offrandes :

                          Meiji-jingu

                          Meiji-jingu 2

     où nous croisons des familles, en costume traditionnel, qui reviennent certainement d’une cérémonie :

                         Meiji-jingu 3

          Meiji-jingu 4

                 Un torii marque l’entrée du temple :

         Meiji-jingu 5

                 puis l’espace de purification :

                           Meiji-jingu 6

                 À l’intérieur du temple, cérémonies et photographes :

                                 Meiji-jingu 7

                           Meiji-jingu 8

          Meiji-jingu 9

              Les petites filles sont, parfois, malicieuses… ;-)

                               Meiji-jingu 10

                               Meiji-jingu 11

             Il y a même des mariés, tout beaux et fiers.

           Meiji-jingu 12

            Je m’assois sur une marche et sors mon carnet de croquis… mais un vigile vient me dire que « suketchi wa kinshi » ! Je lève les yeux, le crayon à la main ; devant mon incompréhension manifeste, il répète, in bad english : « photography allowed, sketching prohibited ». Bizarre… mais bon… c’est comme ça, que voulez-vous ! La prochaine fois, je saurai.

            Il est près de 15 heures. Nous repartons vers la gare d’Harajuku pour continuer notre visite du quartier… après avoir pris un café. Vous aurez remarqué que les kimonos des petites et jeunes filles ont des manches extrêmement larges et que celle des femmes mariées le sont beaucoup moins.

                                Meiji-jingu 13

                                                                                          Brigitte

    14/1/2013

    Tokyo 3e jour (1) — Roppongi, Aoyama, Shibuya

    Classé dans: — Brigitte @ 14:41:54

                        Tokyo est une métropole étonnante qui fascine aussi par ses extrêmes, ses ambiances si différentes d’un quartier à un autre. On peut passer d’un coup des tours aux formes futuristes à un jardin à l’incroyable délicatesse, et, dans cette ville trépidante, l’étranger est étonné par la gentillesse de sa population, qui n’a d’égale que sa disponibilité. Il suffit de plonger le nez dans sa carte pour qu’un passant obligeant vous offre de vous guider, et nous avons vu des patronnes de magasin quitter un instant celui-ci pour nous indiquer le carrefour que nous étions censés prendre. Nous avons constaté la même prévenance durant tout notre séjour, dans ce pays, je vous en citerai, peut-être, maints exemples, jusqu’à un conducteur de train qui est descendu de sa machine pour nous venir en aide, à Osaka. Et ne me dites pas que c’est seulement « parce que je suis blonde et belle »… :-)

                      Roppongi

                        Nous logeons dans le quartier de Roppongi, plus précisément à Aoyama et, de là, circulons, soit à pied, soit en métro. Aujourd’hui, ce sera vers Roppongi Hills puis vers l’Ouest que nous allons diriger nos pas, pour cette exploration de la ville, car nous avons rendez-vous pas loin de là avec mon neveu qui veut nous faire visiter son quartier.

         Carte Tokyo 2

                       Roppongi signifie six arbres, d’après une histoire ancienne. Ces arbres n’existent plus, bien sûr. Le quartier est devenu un gigantesque ensemble immobilier dominé par la Mori Tower, labyrinthe où l’on a du mal à retrouver son chemin. Cependant Roppongi Hills possède aussi l’antithèse de la futilité et du clinquant : en effet, l’on peut s’y adonner à un magnifique parcours artistique et architectural, avec le Mori Art Museum et le National Art Center.

          Roppongi Hills

                        À Roppongi, l’on peut aussi trouver quelques bars concepts ! Le dernier bar concept est l’Ice Bar, à l’intérieur duquel la température est en dessous des 0°C. Dès que vous entrez, on vous procure une petite combinaison. Vous pourrez alors boire un verre dans un décor de glace. Tout est en glace aussi bien les meubles (bar, table, chaise..) que les verres dans lesquels vous buvez. Si vous voulez éprouver quelques frissons !…

                        Mon neveu, qui nous a retrouvés en vélo, attache celui-ci simplement à une barre, et nous portons nos pas vers le grand cimetière d’Aoyama, créé en 1872, que nous traversons en une agréable promenade parmi les tombes, sous un soleil automnal. On y voit les monuments funéraires de nombreuses personnalités japonaises qui ont, pour un grand nombre d’elles, participé à la restauration impériale de Meiji. Dont celui du général Nogi Maresuke (1849-1912), vainqueur de Port-Arthur lors de la guerre russo-japonaise de 1904-1905, et qui se donna la mort en 1912, ne voulant pas survivre à son empereur.

          cimetière Aoyama_4

                                 cimetière Aoyama

                                 cimetière Aoyama_2

                           cimetière Aoyama_3

                      Mais, dans ce quartier d’Aoyama, derrière ces grandes rues, dont les hauts immeubles étonnent par leurs formes,

          Aoyama1

                               Aoyama 2

    se trouvent, tout près, des rues aux maisons basses, aux dimensions plus « humaines »

           Aoyama 3

                  Nous nous y promenons et prenons un café dans un agréable et chaleureux petit établissement avant de nous rendre à Shibuya

          aoyama 4

             Shibuya

           plaque Shibuya

           Shibuya 1

                    Shibuya est le quartier des jeunes et le plus animé de la ville. 750.000 personnes s’y côtoient et s’y croisent chaque jour. Shibuya a pour axe principal les boutiques de modes en tout genre. C’est aussi un quartier de bars, pubs, salles de jeux vidéo…

           Shibuya 2

    Les deux compagnies ferroviaires qui utilisent la gare et possèdent les magasins et centres de loisirs s’y livrent une concurrence effrénée, attirant une abondante clientèle de jeunes. Le passage piétons, au centre de Shibuya, est le plus traversé au monde… dans tous les sens, par une foule dense, quand tous les feux passent au rouge, et sans que — prouesse mémorable ! — personne n’y touche personne !

           Shibuya 3

                    C’est aussi un lieu de rendez-vous. Nous ne pouvons pas, en effet, parler de Shibuya sans parler de Chuuken Hachikoo, qui signifie Hachikoo le chien fidèle. Chaque soir, Hachikoo attendait son maître, professeur à l’Université, à la sortie de la gare, et faisait le trajet de retour avec lui. Mais, un jour, le professeur, emporté par une crise cardiaque, ne rentra pas. Pendant dix ans, le chien continua tout de même à effectuer les trajets matinaux et à attendre tous les soirs l’arrivée de son maître devant la gare. Quand il mourut à son tour, la nouvelle fit la une des journaux et on érigea une statue à la sortie de la gare, en mémoire de sa fidélité exemplaire. C’est un lieu de rendez-vous… comme la fontaine St Michel à Paris.

                                shibuya 4

                  Un mariage japonais, en passant :

                           mariage Tokyo 1

           Mariage Tokyo 2

                           Mariage Tokyo 3

    Après un petit repas typique avec mon neveu, qui nous laisse pour se rendre à son travail, eh oui, un samedi… nous voilà repartis vers Harajuku.

                              Mais ceci, étant donné le nombre de photos, vous sera conté dans le prochain chapitre…

                                                                                                  Brigitte

    13/1/2013

    Tokyo 2 (suite) — Ginza, Palais impérial, Musée

    Classé dans: — Brigitte @ 17:52:29

                       Après avoirs repris quelques forces, nous avons marché en direction du Palais Impérial, en visitant le quartier de Ginza. On peut comparer Ginza, avec son avenue des grandes marques, ses boutiques de grand luxe (Armani, Vuitton, Dior, Chanel, Cartier) à nos « Champs Élysées ». Au plus fort de la spéculation foncière, le terrain se vendait jusqu’à 150.000 € le m2 ! L’architecture, dans laquelle cohabitent pierre, béton, acier et verre, est souvent audacieuse…

    En passant, nous pouvons admirer les prouesses acrobatiques des laveurs de carreaux :

          Tokyo laveurs carreaux

          Comme on le voit, les fruits sont chers, au Japon : 1,70 € LA pomme !

          fruits Tokyo

          Il est vrai qu’ils s’offrent comme nous le faisons des fleurs, quand on est invité… Des traiteurs présentent, également, des plats tout prêts de sushis et légumes :

          plats traiteurs Tokyo

             Mais promenons-nous dans les rues animées et marchandes de Ginza :

          Tokyo Ginza 1

          Tokyo Ginza 2

          Tokyo Ginza 3

                             Tokyo Ginza 4

                             Tokyo Ginza 5

               Un vélo couvert de cristaux de Swarovski…

                              Tokyo Ginza 7

          Tokyo Ginza 8

               … et un carrefour inhabituel !

          Tokyo Ginza 6

                     Ensuite… Eh bien, nous avons continué à marcher vers les quartiers de Marunouchi, rue tranquille où s’élèvent des magasins de marque, comme Hermès, Copenhagen, Brooks Brothers, et Nihombashi, quartier des banques, centre du pouvoir économique, pour atteindre le Palais Impérial. Une large avenue mène aux douves :

          Tokyo Palais 1

    Nous entrons dans les jardins du Palais :

          Tokyo Palais 2

           Le Palais impérial n’est ouvert que deux fois par an, au 23 décembre, date anniversaire de l’Empereur, et au Nouvel An. La foule se presse alors. Nous pouvons voir la demeure de l’Empereur depuis l’emblématique pont Niju-bashi à deux arches, construit avec les pierres de l’ancien château.

          Tokyo Palais 3

             Nous nous promenons un peu dans les jardins…

           Tokyo Palais 4

    …Mais le crépuscule commence à 16h 30 et il fait nuit à 17 heures… Toutes les lumières sont déjà allumées.

            Tokyo Palais 5

            Tokyo Palais 6

           Tout va fermer. Nous traversons le jardin et nous dirigeons vers le Musée National d’Art Moderne, qui ferme, normalement, à 17 heures, mais qui est ouvert jusqu’à 20 heures, le vendredi… et nous sommes vendredi ! :-)

            Quatre étages. On commence par le dernier. ce musée offre une bonne synthèse de l’art japonais depuis l’époque Meiji (1868-1912) jusqu’aux années 1980. Sur les 9000 pièces en réserve, 300 sont présentées par roulement.

             Tokyo Musée Art moderne

            Certaines pièces sont intéressantes, comme celle-ci (1912)… D’autres moins…

           Il est 19 heures. Nous reprenons le métro pour rentrer à notre hôtel, du côté d’Aoyama. Nous y arrivons à 19h 45. Douche, change, et nous allons nous restaurer d’une soupe aux nouilles dans un petit restau pas loin… et rentrons pour prendre un repos bien mérité et être en forme pour les visites du lendemain.

                                                                  À bientôt pour la suite !…                    Brigitte

    12/1/2013

    TOKYO 2 — Kaminari-mon, bateau, marché

    Classé dans: — Brigitte @ 16:19:31

                   Après une bonne nuit à l’hôtel, où nous avons apprécié l’exquise politesse japonaise et l’agréable sophistication des toilettes du pays, aux multiples boutons,

        toilettes japonaises

    nous avons repris le métro jusqu’au Palais impérial

         metro Tokyo

    et marché jusqu’au quartier d’Asakusa, au nord-est de la ville,

          Asakusa

    qui s’est développé autour du Senso-ji, le plus vieux temple bouddhique de la cité, qui héberge la déesse Kannon, aux dix têtes et mille bras, déesse de la compassion agissante, la plus altruiste des divinités — Kan signifie « observer » et on « son »; elle entend les cris du monde… — elle a 28 aides.

           Kaminari-mon 1

                  Nous arrivons à la Kaminari-mon, l’imposante et célèbre « porte du tonnerre »

           Kaminari-mon 2

    qui marque l’entrée de l’allée conduisant au Senso-ji. Les divinités de la foudre et du vent, présentes pour effrayer les démons, flanquent la grosse lanterne en papier rouge. L’allée est jalonnée de lanternes en papier et d’échoppes où l’on peut trouver mille cadeaux et souvenirs, allant des gâteaux aux haricots rouges aux tongs, en passant par les sabres ou encore les reproductions d’estampes. Le temple Senso-ji fut fondé au VIIe siècle par deux pêcheurs qui auraient pris dans leur filet une statuette en or de la déesse Kannon jetée dans la rivière Sumida.

          temple Senso-ji

                   Penchés au-dessus de l’immense encensoir en bronze, les fidèles tentent, à coups de grands mouvements de bras, d’attirer à eux les bienfaits des fumées d’encens qui s’élèvent vers les cieux :

          temple Senso-ji 2

                    Nous nous dirigeons, ensuite, vers les quais pour effectuer, à partir de 13 heures, la petite croisière qui descend la rivière et nous fait passer sous les 18 ponts de Tokyo, pour accoster au-delà du jardin Hamarikyu :

                           Croisière Tokyo

           Brigitte en croisière

           Croisière Tokyo 2

           Ce qui nous permet d’admirer depuis un point de vue différent certains aspects de la ville…

           croisière Tokyo 3

           croisière Tokyo 4

           croisière Tokyo 5

                     Après avoir accosté, à 14 heures, nous marchons jusqu’au Tsukiji Market (le marché aux poissons, le plus grand du monde), mais il est tard et toute activité a cessé depuis longtemps. Mais il est temps de se reposer les jambes et de nous restaurer : nous jetons notre dévolu sur un des innombrables petits restaurants qui parsèment les rues avoisinant le marché… avant de repartir pour un après-midi chargé :-)

    … que je vous conte, en images toujours, dans le prochain post…

                                                                      Brigitte

    11/1/2013

    TOKYO 1 — Arrivée et prise de contact

    Classé dans: — Brigitte @ 18:55:02

                     Le cœur battant, après une petite escale à Shanghai, nous voici arrivés à Narita, aéroport situé à 66 km de Tokyo. Tout est bien indiqué, il y a le Wi-Fi dans l’aéroport. Nous en profitons pour mettre montres et appareils à l’heure. Et, naturellement, nous prenons le train rapide qui nous mène dans la capitale. Une fois à Tokyo, nous sommes un peu perdus pour prendre nos tickets de métro, la ligne qui nous conduira jusqu’à l’hôtel…

         Plan métro Tokyo

                   Quatre jeunes étudiantes nous aident, aimablement, dans un anglais approximatif, et nous mettent sur le bon chemin.

                   Il faut juste comprendre comment cela fonctionne. En bref, au début un peu de panique, puis, quand on a compris le système, cela devient un jeu d’enfant, de se déplacer en métro dans Tokyo… avec un bon plan.

         Métro Tokyo 1

                   Le réseau du métro de Tokyo est le plus dense au monde. Il est composé des lignes de deux grandes compagnies, auxquelles on peut ajouter la ligne de train circulaire, que l’on appelle la « yamanote », de la compagnie «Japan Railways», JR.
                   On peut résumer ainsi :

    • la compagnie « Tokyo metro » gère huit lignes,
    • la compagnie « Toei » en gère quatre,
    • la ligne « Yurikamome », métro sur pneumatiques, lequel traverse, entre autres, le pont suspendu de Tokyo,
    • Enfia la ligne « Yamanote » est une ligne circulaire sur chemin de fer classique.

           Métro Tokyo 2

                  La tarification dépend du trajet que l’on entend effectuer. À l’entrée des stations se trouvent des distributeurs, avec des plans détaillant, pour chaque destination, le prix à payer. L’avantage est que si l’on souhaite aller plus loin que prévu en cours de route, il est possible de payer le supplément du trajet à la sortie du métro, grâce à des bornes « fare adjustement ». Chaque ligne possède ses propres tickets, qui, une fois achetés, ne sont ni remboursables, ni échangeables. Les bornes récupèrent les tickets à la sortie (on doit les insérer pour que le portillons s’ouvre), ce qui fait qu’aucun ticket ne traîne jamais au sol. Du reste, il est à noter que le métro japonais, tout comme les rues, d’ailleurs, est d’une propreté impeccable, confortable, son personnel aimable et attentif aux voyageurs.

           Métro Tokyo 3

                  Tokyo signifie littéralement « capitale de l’est ». Jadis appelée « Edo », qui signifie « porte de la rivière » en référence à la rivière « Sumida » qui la traverse. C’est après la bataille de Sekigahara, en 1600, que Leyasu Tokugawa, devenu Shogun, transforme le petit village en capitale militaire et administrative. En 1657 un incendie détruit une grande partie de la ville et tue près de 100 000 personnes. C’est en 1868 qu’Edo devient la capitale du Japon à la place de Kyoto, et est rebaptisée Tokyo.

                  La ville de Tokyo  s’est construite sans planification, ce qui donne un plan de ville très complexe qui semble manquer d’unité. Ses rues, qui, pour la plupart, ne portent pas de nom, sont un mélange de constructions ultramodernes et de petites maisons qui semblent d’un autre temps. Tous les arrondissements se décomposent en quartiers qui s’entrecroisent. Tokyo, qui s’étend sur 557 km2 (5 fois plus que Paris !), est divisée en 23 arrondissements (23 ku), hébergeant une population de 8,45 millions d’habitants (avec l’agglomération, Tokyo dépasse les 30 millions d’habitants). Elle n’en finit pas de s’étendre sur la périphérie d’autres centres urbains, comme, autrefois, celui de Yokohama, deuxième ville du pays, située seulement à 25 km. Cette agglomération de villes s’étire sur la plus grande plaine du Japon (7.000 km2), sise au cœur du Kanto, lequel reçoit un tiers de la population japonaise, mais ne représente que 8,6% de la superficie de l’archipel.

          Tokyo 1

                   Nous arrivons, enfin, à notre hôtel… après quelques méandres superflus. En fait on nous avait indiqué de prendre la seconde rue à gauche, en sortant du métro.. Nous avons bien laissé la première, sur la gauche, mais avons marché, marché, sans jamais rencontrer une “deuxième rue, à gauche” ! :-)
    À partir de ce moment, au reste, nous nous sommes toujours méfiés des « deuxièmes rues à gauche » que l’on pouvait nous indiquer dans ce pays. :-)

                  Nous avons rendez-vous avec mon neveu qui travaille à Tokyo. Nous sommes surpris de le voir arriver en vélo, mais Tokyo, c’est aussi ce côté facile qu’on ne peut imaginer. Pays de contraste avec ses hauts gratte-ciel, sa vie trépidante et ses néons clinquants, on peut trouver des havres de paix dans de grands jardins et aller allègrement en vélo d’un point à un autre. Des vélos que l’on peut laisser au coin de la rue, sans crainte de se les faire voler… Voilà déjà notre première approche. Le jeune homme nous invite au restaurant… pour un repas de délicieux sushis…

          Sushis à Tokyo

                                      Bon appétit !… À la prochaine !…                  Brigitte

    10/1/2013

    Voyage au Japon en automne (2012)

    Classé dans: — Brigitte @ 18:31:15

                  Voici passées les fêtes. J’entreprends, à présent, de vous conter mon voyage au Japon, effectué au mois de novembre dernier. Je sais que beaucoup de mes amis attendent ce moment. Il m’était impossible de publier à mesure, au cours de ce séjour, tant nous avions de beautés à admirer, de moments à vivre, parfois déconcertants et souvent passionnants.

                        Le Japon… pays semblant presque inaccessible, tant par son éloignement que pour le coût du voyage, une langue hermétique, pour un occidental, une culture que nos lectures ou le cinéma nous présentent comme si différente de la nôtre, les tremblements de terre à répétition, les tsunamis, etc… Plein de bonnes raisons propres à faire repousser un projet ou le mettre en sommeil…

                  En effet, depuis des années, je répétais sans cesse : « Un jour je partirai ! J’irai dans ce Japon dont j’ai toujours rêvé ! ». Ma sœur, lasse de m’entendre répéter cette petite phrase, m’en fit la remarque et déclara : « Ne dis pas j’irai, mais dis, plutôt :  j’y vais ». Elle avait raison, bien sûr ; et j’ai prononcé la petite phrase miracle… Ma décision prise, je mis tout en œuvre pour élaborer mon voyage. Encore fallait-il en choisir le moment. Les saisons les plus prisées des Japonais, qui rattachent leur vie au cours des saisons, sont le printemps, pour la contemplation des cerisiers en fleurs, et l’automne, où les ginkgos se couvrent d’or, tandis que les érables, dans les jardins, s’enflamment, et les pluies et typhons de la fin de l’été sont passés. L’automne est, aussi, ma saison favorite. J’avais envie et besoin de vie et de couleurs ; je partirai, donc, en automne, saison merveilleuse au Japon. J’ai eu la très grande chance, également, de trouver, en Pierre, un compagnon (ou peut-être est-ce lui qui a eu de la chance, parce qu’il rêvait aussi d’un tel voyage…), pour partager cette équipée riche en découvertes dans une étourdissante symphonie de couleurs.

                   Nous avons donc élaboré, avec patience, étude et minutie, un programme de trois semaines couvrant un trajet traditionnel. L’Office de Tourisme japonais à Paris m’avait fait la recommandation de retenir nos hôtels à l’avance. Ce que nous nous employâmes à réaliser (par Internet) et cela nous a rendu le voyage plus facile et plus serein. Nous avons acheté le « Japan Rail Pass » de 14 jours qui facilite également les déplacements et permet, le plus souvent, de prendre le train sans passer par le guichet (à moins que l’on ne veuille réserver sa place).

                   La littérature sur le Japon est abondante. Histoire, culture, industrie… Je ne vous confierai, donc, que mes impressions au jour le jour, et vous conterai, surtout, ce voyage en images. Nos photos sont centrées davantage sur la nature, les jardins, les couleurs. J’ai pris aussi le temps et le plaisir de faire quelques petites aquarelles, tout un carnet, en fait, qui sera mis en ligne comme les autres.

                 Pour l’heure, en attendant l’arrivée des premières images, voici un schéma sur la carte de l’itinéraire que nous avons suivi, en en arrivant à Tokyo pour repartir d’Osaka :

        Carte voyage Japon

                Pour plus de précisions, vous pouvez en visualiser l’animation, en cliquant ici (Cliquer, ensuite, sur “Lire"), ou bien, encore, en cliquant sur la vignette ci-après :

                                                                 Brigitte au Japon

                                                                         À bientôt pour la suite….. Brigitte

    26/12/2012

    Mon carnet d’aquarelles d’Équateur

                En attendant de vous conter mon voyage récent au Japon, j’offre un second « cadeau de Noël » pour les amis de ce blog et de mon site : mon carnet de voyage d’Équateur. Voyage décrit au chapitre 14 et que vous pourrez relire en entier, en cliquant sur l’article ou sur ces mots. :

           Je mets en ligne, ci dessous les reproductions de mes aquarelles que vous pourrez, également, comme d’habitude, de manière, peut-être plus ludique :-), feuilleter en un petit livre en Flash, en vous dirigeant sur la page qui s’ouvrira en cliquant sur cette vignette :

                                   lien vers livre aquarelles

          equarelle_01  

          equarelle_2

                                equarelle_3

          equarelle_4

          equarelle_5

          equarelle_6

          equarelle_7

          equarelle_8

          equarelle_9

          equarelle_10

          equarelle_11

          equarelle_12

          equarelle_13

          equarelle_14

          equarelle_15

          equarelle_16

          equarelle_17

          equarelle_18

          equarelle_19

          equarelle_20

          equarelle_21

          equarelle_22

                                   equarelle_23

                           equarelle_24

                                   equarelle_25

          equarelle_26

          equarelle_27

                                                       Bizzzzzatous !                                             Brigitte

                                                                                                                  Fée Brigitte 8

    25/12/2012

    Le Chemin de Compostelle (suite 2), de Moissac à St-Jean Pied-de-Port

                   Au joli mois de mai, j’ai entrepris, à pied, la troisième partie de mon chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Bien entendu, j’avais mon carnet et mon nécessaire d’aquarelles, et, comme je l’ai déjà raconté (voir voyages 09 et 12), j’y note mes étapes et esquisse rapidement, pour moi-même, croquis et aquarelles.

                  Mes lecteurs me pressent de conter mes nouvelles aventures… :-) . Un voyage au Japon dans les couleurs d’automne va bientôt paraître sur ce blog. Mais, en attendant, en guise de cadeau de Noël pour mes « fans », je leur livre ces quelques pages en images. Il y aura encore quatre carnets dans les prochaines années, avant que je ne parvienne enfin à Compostelle !

                                                                           

                           Chemin St-acques couverture

        Itinéraire

                           Chemin de St-Jacques — Itinéraire de Moissac à Saint-Jean Pied-de-Port

                            Gaillac 6-7 mai

          Moissac 1

          Moissac 2

                                                        Moissac

          Moissac - Auvillars

                                                  Moissac - Auvillars

           Auvillars

                                                          Auvillars

           Petits croquis

                                                   Petits croquis sur le Chemin

            Vers Lectour et environs

                                                Vers Lectour et ses environs

             Pause pique-nique

                                                Pause pique-nique

             Vers Condom

                                                  Vers Condom

             La Ferme Mathieu

                                                La Ferme Mathieu

              Aire-sur-Adour

                                                 Aire-sur-Adour

              Vers Arsacq

                                                  Vers Arsacq

              

                                                  Le Grand Saule

              Pluie et éclaircie

                                                  Pluie et éclaircie

              Le pays basque

                                                 Le pays basque

              Saint-Jean Pied-de-Port

                                                 Saint-Jean Pied-de-Port

              Photos détails

                                                  Photos détails

              La credencial de Saint-Jean

                                                La credencial

                          Petites paroles

                                                                   Petites sentences de l’Alchimiste

              La fin de l'étape

                                                                           La fin de l’étape

                             À la prochaine !

                                                                         À la prochaine !

                                         Bises à tous mes amis, artistes ou non, amis de ce blog et de mon site de peintures………     Brigitte

                                                                                                                                                  fee_Brig 2009

    18/4/2012

    Aquarelles du voyage Namibie-Sainte-Hélène

                         J’ai mis en ligne, sous forme de petit livre “Flash", mes aquarelles réalisées et inspirées par ce voyage en Namibie, à Sainte-Hélène et au Cap. Vous pourrez feuilleter le livre de Namibie-Le Cap, en cliquant sur l’image ci-après :

                                    aquarelles de Namibie

              Pour celles de Sainte-Hélène, veuillez cliquer sur l’image ci-dessous :

        aquarelles de Sainte-Hélène

                   Vous trouverez des présentations d’autres aquarelles sur mon site de peintures : en cliquant ici

                  ==>  Maintenant, dans le cas où vous désireriez revoir en diaporama  les images de ce voyage, allez sur cette page (cliquez)

                          P.S. : Enfin, je vous rappelle que vous ne voyez, ici, par défaut, en arrivant sur le blog, que mes dix derniers messages. Cela pour des raisons de rapidité de chargement de la page. Comme pour les autres voyages, si vous désirez lire tous mes chapitres concernant ce voyage en Namibie-Sainte-Hélène, il vous faut cliquer sur sa “catégorie” : 15. Namibie, dans la colonne de droite, pour en afficher la totalité. Ou bien encore en haut de chaque chapitre sur le lien qui se trouve directement sous le titre. Ou bien encore en cliquant sur ce lien   :-)

                                                                                     fée BrigBrigitte

    16/2/2012

    Cape Town (suite 5), Un petit parcours dans une “township”

    Classé dans: — Brigitte @ 15:30:34

                  Aujourd’hui, nous partons visiter une des township, celle de Langa (250 000 habitants). Nous devons, pour cela, passer par une agence de voyage et être accompagnées. La définition du terme de township, en Afrique du Sud, réfère aux zones urbaines souvent pauvres et sous-équipées qui ont été réservées aux non-blancs, principalement des noirs et des coloureds mais aussi des travailleurs indiens, qui y ont été déplacés souvent de force à cause des lois de l’apartheid. Elles ont généralement été construites, entre la fin du XIXe siècle jusqu’à la fin de l’apartheid, en périphérie des villes, sur des terrains vagues disponibles sans aucune infrastructure ni aucun service urbain. Toutes ces “maisons” sont amassées sur d’anciens terrains vagues sur plus de 20 km le long de l’autoroute, ou de la route de l’aéroport. Chiffre incroyable, 80% de la population de Cape Town habite dans ces townships, qui abritent quasiment 100% de la population noire… 

        Langa 1

        Langa 3

        Langa 4

        Langa 2

                Une fois arrivées à Langa, nous sommes prises en charge par un autre guide (un habitant de cette township), lequel nous raconte la vie de tous les jours. Il nous fait visiter un appartement dans un petit immeuble. Un « appartement » est un bien grand mot, c’est le reflet du niveau de pauvreté des quartiers.

                            Langa 5

    Après avoir monté des escaliers crasseux, nous arrivons dans un couloir et il nous fait entrer dans un appartement constitué d’une pièce unique, large… de la largeur d’un lit matrimonial, les enfants dormant à même le sol, avec une armoire où s’accumulent valises et effets divers. Une petite cuisine dotée du minimum vital, partagé avec une autre famille.

         Langa 6

         Langa 7

    Nous avons, également, pu voir une autre chambre dans une « maison » constituée de quatre plaques de tôles. Quand il pleut, l’intérieur de la maison se transforme en marécage…

          Langa 8

    Il en est de même pour les « ruelles » en terre qui sont pratiquement impraticables en période de pluie. Les habitants, surtout les femmes, vaquent à leurs occupations. Les hommes discutent, adossés à un mur, le taux de chômage atteignant 50%. En raison de cette oisiveté forcée, les gangs prospèrent sur ce terrain fertile. Les armes à disposition sont innombrables, la police est inopérante, sous-payée et surchargée. Ces organisations de jeunes gangsters, qui contrôlent des crimes qui vont du simple larcin à la vente de drogue, à l’extorsion et à la prostitution, sont vite devenues des modèles pour des enfants issus très souvent de familles monoparentales et qui se laissent aisément éblouir par les beaux habits, les grosses voitures et les comportements “machos".

                              Langa 9

          Langa 10

          Langa 11

          Langa 12

          Langa 13

                Nous avons passé la nuit dans le quartier, chez une habitante qui proposait un « bed and breakfast ». Une petite maison en brique, pour cette dame plus fortunée, à l’intérieur très propre et correct. N’ayant pas prévu un dîner, elle fait venir une de ses amies qui tient un restaurant, puis nous emmène en voiture à 2 kilomètres de là, de l’autre côté de l’autoroute, dans un magnifique supermarché. Le soir nous mangeons chez l’amie qui a pris l’initiative de monter son restaurant (vide, ce soir là). Elle invite même un saxophoniste qui nous joue des airs durant la soirée et l’on a même dansé !  :-)

                Je leur ai posé mille questions et ai pu découvrir une autre réalité : celle d’une communauté soudée, où quelques initiatives personnelles redonnent du courage à des milliers de pauvres gens. Nous avons été voir ces femmes qui tentent au quotidien de survivre et renverser la vapeur. Elles essaient de monter des groupes de musique ou de théâtre, un moyen d’expression très important, pour une communauté à laquelle l’apartheid avait presque retiré toute possibilité de se faire entendre. D’autres activités culturelles importantes sont liées à des événements de la vie de chacun, comme les mariages ou les enterrements, qui donnent lieu à des cérémonies où la musique et les chants sont le principal moyen d’expression.

          Langa 14

                                    Langa 15

                          Langa 16

          Langa 17

          Langa 18

          Langa 19

               Langa 20

               Langa 21

          Langa 22

          Langa 23

                                            Langa 24

          Langa 25

                                           Langa 26

                                              Langa 27

                  Dans les townships on trouve, encore, des shebeens, des stades, des centres communautaires. Les shebeens sont des lieux où l’on peut boire de la bière, qui était, naguère, distillée de façon clandestine par des femmes dont c’était le seul moyen de subsistance. Souvent on peut aussi y manger ou y écouter de la musique, surtout en fin de semaine.

                 En guise de conclusion, ce fut une expérience riche en émotions et, encore une fois, une leçon d’humilité. Les personnes rencontrées nous ont demandé de parler d’eux, de raconter le peu que nous avons vu et de dire tout l’espoir et l’optimisme qu’ils mettent dans leurs actions quotidiennes pour s’en sortir. Je conseille à toute personne qui visite l’Afrique du Sud de commencer par visiter une township !…

                 Je termine cette petite expérience vécue par la fin d’un discours de Michelle Obama venue visiter une autre township, celui, bien connu, de Soweto, en juin 2011 :

    « Vous pouvez être la génération qui crée des opportunités et qui apportera la prospérité à ceux qui sont oubliés et vous serez de ceux qui feront que la faim n’existera plus sur ce continent. Vous pouvez être la génération qui met fin au SIDA, vous pouvez être la génération qui tient vos leaders responsables d’une bonne gouvernance ! YES WE CAN, oui, vous le pouvez ! »

    15/2/2012

    Cape Town (suite 4), La route des vins et Kirstenbosh

    Classé dans: — Brigitte @ 10:19:33

                  L’une des grandes curiosités autour de Cape Town est, bien sûr, la région des vins qui s’étend sur 200 kilomètres.

        Cape Town, Route des vins

                C’est une région superbe nichée au cœur de hautes montagnes et de vallées verdoyantes, à soixante kilomètres de la ville.

        Cape Town, Route des vins 2

        Route des vins

               L’une des caractéristiques de la région est la présence d’une forte communauté française. Une communauté qui, bien sûr, n’est pas étrangère au développement du vin : de 1688 à 1690, 200 huguenots français fuyant les persécutions religieuses, débarquent dans la région. Une partie de la région s’appelle Franschhoek, le « coin français ». C’est la seule région du pays à jouir véritablement d’un climat méditerranéen. Stellenbosch, la capitale, une des plus vieilles villes d’Afrique du Sud, aux nombreux édifices historiques et à l’ambiance estudiantine due à la présence d’universités, présente un charmant visage.

        Stellenbosch 1

        Stellenbosch, Oom samie se winkel

                                                   Stellenbosh, le célèbre “Oom Samie Se Winkel” (Uncle Samie’s Store)

        Une rue à Stellenbosh

                                                      Une rue à Stellenbosh

            La production de vin est devenue une activité considérable en Afrique du Sud en termes d’emploi et d’économie. Sur le marché mondial, l’Afrique du Sud est désormais le huitième producteur ! Et le vin d’Afrique du Sud se vend de plus en plus. Par exemple, le pays exporte 19 fois plus (en valeur) vers l’Europe que l’inverse ! Une belle reconnaissance de la bonne tenue et de l’excellente qualité de son vin.

         Domaine viticole

                                                             Domaine viticole

         Route des vins 2

                                     Cape Town, Route des vins 3

                                     Cape Town, Route des vins 4

              On compte plusieurs aires de production distinctes, selon le principe des “appellations » telles que Constantia (le préféré de Napoléon), Durbanville, Franschhoek, Hermanus, Olifants Rivers,, Paarl/Wellington,, Stellenbosch « coin français »… Quant aux cépages, en rouge, on peut citer le cabernet-sauvignon, le gamay, le merlot, le mourvèdre, le pinot noir, la syrah et le pinotage. En blanc, on aura : le chenin blanc, le muscat d’Alexandrie et de Frontignan, le riesling, le cruchen blanc…

              Et nous terminons en beauté par une promenade dans les magnifiques jardins botaniques de Kirstenbosch

          Kirstenbosh 1

              Ces jardins botaniques de Kirstenbosch se situent dans la banlieue chic de Cape Town. Ils présentent une grande variété de plantes d’Afrique australe. Une partie des jardins de Kirstenbosch se situe sur le flan de la Table Mountain, et d’autres espèces sont cultivées dans des serres du Conservatoire.

           Kirstenbosh 2

           Kirstenbosh 3

           Kirstenbosh 4

           Kirstenbosh 5

           Kirstenbosh 6

                                     Kirstenbosh 7

           Kirstenbosh 8

           Kirstenbosh 9

           Kirstenbosh 10

           Kirstenbosh 11

                                            Bientôt la fin du voyage……… À suivre…                             Brigitte

    14/2/2012

    Cape Town (suite 3), Visite de Robben Island, rencontre avec l’histoire

    Classé dans: — Brigitte @ 18:13:29

        Vue depuis Robben Island

                                                 Vue sur Le Cap depuis Robben Island

               À quinze kilomètres des côtes, juste en face de Cape Town, se trouve Robben Island, classée au Patrimoine mondial de l’humanité. Île tristement célèbre car c’est ici que Nelson Mandela est resté prisonnier durant vingt années de sa vie. Sa visite s’impose car, au-delà des vues somptueuses que l’île offre sur la ville du Cap et Table Mountain, c’est une rencontre avec la douloureuse histoire de l’Afrique du Sud.

         Entrée prison Robben Island

               Après un tour en bus sur l’île, permettant de découvrir ses principaux monuments, la visite se finit par la prison. Une prison ou étaient détenus les principaux leaders politiques de l’ANC (Congrès National Africain), principal parti d’opposition, militant pour une démocratie multiraciale et le respect des droits de l’homme pour tous.

                                        Cellule de Mandela

                                                                                   Cellule de Mandela

             C’est une véritable plongée dans le terrible passé de l’Afrique du Sud. Il est effrayant d’imaginer que ces hommes ont passé un quart de siècle sur cette île minuscule, privés de toute liberté. Alors qu’en face, les narguait « le monde libre ». Nelson Mandela, le leader historique de la lutte contre l’Apartheid, ce régime établi en 1948 et établissant le développement séparé des races, garde en mémoire et de façon fulgurante ses éprouvantes conditions de détention. Mais laissons parler les images… 

          Robben Island 1

          Robben Island 2

          Robben Island 3

          Robben Island 4

          Robben Island 5

                                                             Nelson Mandela à Robben Island

                                        Paillasse de Mandela

                                                                                 Paillasse de Mandela

          Robben Island 5

          À l'intérieur de la prison

                                                             À l’intérieur de la prison

          Robben Island 6

              En prime, Robben Island étant devenue une réserve ornithologique, on peut y découvrir de nombreuses espèces d’oiseaux endémiques et des milliers de manchots.

                                                          À suivre…                                                     Brigitte

    Cape Town (suite 2) Bo-Kaap et Table Moutain

    Classé dans: — Brigitte @ 10:33:24

               Un autre quartier, jouxtant le centre ville, surprend par ses maisons très colorées : Bo-Kaap :

        Bo-Kaap 2

        Bo-Kaap 3

        Bo-Kaap 4

        Bo-Kaap 5

        Bo-Kaap 6

           Son nom, signifiant « Au-dessus du Cap » en afrikaans, se réfère à la situation du quartier, lequel s’étend sur les flancs de la montagne de Signal Hill. Bo-Kaap abrite une forte concentration de Cape Muslims (Musulmans du Cap), lesquels sont les descendants de populations originaires de l’actuelle Malaisie, d’Inde et d’Indonésie, lequelles furent déportées par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales à partir du XVIIe siècle afin de servir de main-d’œuvre dans la colonie.

          Bo-Kaap 8

                                 Bo-Kaap 9

                                 Bo-Kaap 10

                                          Bo-Kaap 11

               Surplombant la ville de Cape Town, Table Mountain, la fameuse montagne au sommet “plat", à l’origine de son nom, domine la ville. Elle est flanquée sur sa gauche de deux collines : Lion’s Headet Signal Hill, et, à sa droite, de Devil’s Peak. Depuis le sommet de Table Moutain, on peut admirer un magnifique panorama sur la baie. La Montagne de la Table est le seul objet terrestre à avoir donné son nom à une constellation, la Table, contellation de l’hémisphère Sud. C’est l’astronome français Nicolas-Louis de Lacaille qui a proposé, à l’origine, le nom de Mensæ mons (montagne de la Table), qui deviendra ensuite simplement Mensa, après un séjour au Cap en 1752 où il réalisait des relevés.

                                 Accès à Table Mountain

           Vue depuis Table Mountain 1

               Deux options pour parvenir à son sommet : la « facile », le téléphérique à cabine rotative qui vous y emmène en 6 petites minutes seulement ! la « sportive » : Emprunter à pieds le sentier. Durée, entre trois et quatre heures …. A vous de faire le choix !…  ;-)

           Vue depuis Table Mountain 2

                                              À suivre, pour Le Cap…                                                        Brigitte

    13/2/2012

    Cape Town (suite 1)

    Classé dans: — Brigitte @ 11:18:39

                Au départ de Cape Town, une route spectaculaire creusée dans la montagne offre des vues superbes sur la côte et l’Océan Atlantique. Le quartier du Waterfront, celui du port,

       Quartier de Water Front

                                                                 Quartier de Water Front

                           Tour de l'horloge

                                                                    Tour de l’horloge, Water Front

          ce quartier est un des hauts lieux de Cape Town, un endroit où les bâtiments à l’architecture de style hollandais et moderne se mélangent à merveille.

         Cape Town, City Hall

                                                                     Cape Town, City Hall

         Il est entièrement rénové et flambant neuf avec ses galeries commerciales modernes, ses restaurants, ses boutiques de souvenirs…

          Manège, Water Front

                                                              Water Front, un manège

          Oeufs d'autruche

                                                            Œufs d’autruche peints

          Oeufs d'autruche 2

                                                           … avec l’image de la photographe…  :-)

         C’est enfin le point de départ des croisières.

    Au centre-ville, on peut se promener dans les rues piétonnes au milieu des bâtiments anciens comme la cathédrale St-Georges :

                                        Cathédrale Saint-Georges

                                                                  Cathédrale Saint-Georges

                             Government Avenue

                                                                                Government Avenue

         Government Avenue 2

         Cape Town, Long Street

                                                            Long Street

         Cape Town, Long Street 2

         Cape Town, Long Street 3

          Une maison à Cape Town

                                                          Une maison à Cape Town

                                 D’autres visites… demain !…                                         Brigitte

         

    12/2/2012

    Le Cap (Cape Town)

    Classé dans: — Brigitte @ 10:12:55

                       Notre périple de Namibie-Sainte-Hélène va se terminer par Cape Town (Le Cap, Kaapstad en afrikaans), d’où nous nous envolerons vers Paris… Capitale parlementaire et seconde ville en importance de l’Afrique du Sud, c’est la ville la plus australe du continent africain (33°55′ de latitude Sud et 18°25′ de longitude Est) :

        Cape Town

              Un peu d’histoire :

              Cape Town a été fondée en 1652 par la Compagnie orientale hollandaise. A l’époque, son objectif est simple, dépourvu de toute ambition coloniale : créer un simple comptoir afin de reposer les hommes et se ravitailler en vivres sur la longue route maritime qui les conduisait jusqu’en Inde. Mais les premiers colons entrent vite en conflit avec les premiers habitants de ces terres : les Sans. Plus connus sous le nom de Bushmen. Leur présence remonte à plus de quinze mille ans. Ce sont des chasseurs-nomades. Cependant, désorganisés, vivant en petit groupe, ils seront voués rapidement à la disparition ou intégrés à la population européenne. D’où naîtront des métis, car Cape Town se caractérise par une population incroyablement métissée. De nos jours, dans les rues, se croisent indiens, noirs, européens, malaisiens…

         Arrivée à Cape Town 1

                                                                      Arrivée à Cape Town

         Arrivée à Cape Town 2

         Cape Town 2

              En 1795, les Britanniques occupent la Province du Cap avant de s’y installer définitivement en 1806. Leur décision d’abolir l’esclavage dans tout l’Empire en 1833 est directement à l’origine du grand trek : des milliers de Boers, les premiers colons hollandais, marchent vers le Transvaal et le Natal, à l’intérieur des terres, afin de s’installer le plus loin possible de la Province du Cap.

              Avec ce départ, c’est un chapitre nouveau et capital de l’histoire de l’Afrique du Sud qui s’ouvre. Les Boers parcourent et explorent des milliers de kilomètres sans rencontrer âme qui vive. Les premiers affrontements entre « Blancs » et « Noirs » se font avec les Xhosa, une des principales ethnies. Des guerres de frontière qui dureront cent ans. Vainqueurs, les Boers poursuivent leur progression. Ils s’implantent principalement au nord-ouest de l’Afrique du Sud. Au début du siècle est créée Johannesburg, actuelle capitale économique, avec la découverte de filons d’or. Puis la République Sud-Africaine, composée de 2 Etats : le Transvaal et l’État libre d’Orange. Les Anglais refusent cette indépendance, d’où la terrible guerre anglo-boers de 1899 à 1902. Les Boers défaits acceptent définitivement la tutelle anglaise, tutelle dont ils se libèreront progressivement au cours du XXème siècle.

          Cap de Bonne Espérance

                                                                     le Cap de Bonne Espérance

                 Le Cap de Bonne Espérance est un cap mythique, le point de rencontre de l’Océan Atlantique et de l’Océan Indien.

          Brigitte au cap de Bonne Espérance

          Ce cap sera dépassé la première fois par le navigateur portugais Bartolomeu Dias en 1488.

          Le Cap se trouve au cœur d’une très belle réserve sauvage de 7 750 hectares. Se rendre à la pointe extrême de l’Afrique est une visite inoubliable. En parcourant un étroit sentier sur cette avancée rocheuse, vous avez l’impression d’être au bout du monde. Face à vous l’Océan Atlantique dont l’immensité se perd à l’horizon et dont les eaux vous conduisent droit à l’Antarctique.

          La pointe extrême de l'Afrique

                                                                    La pointe extrême de l’Afrique

          Paris est loin

                                                                   Paris est loin !…

          Brigitte au Cap de Bonne Espérance

          En vous retournant, c’est toute l’Afrique qui vous regarde ! La réserve abrite de nombreux animaux : antilopes, autruches… et babouins, manchots…

          Manchots au Cap

                                      À bientôt pour la visite de la ville !  :-)         

                             P.S. : Je vous rappelle que vous ne voyez, ici, par défaut, en arrivant sur le blog, que mes dix derniers messages. Cela pour des raisons de rapidité de chargement de la page. Comme pour les autres voyages, si vous désirez lire tous mes chapitres concernant ce voyage en Namibie-Sainte-Hélène, il vous faut cliquer sur sa “catégorie” : 15. Namibie, dans la colonne de droite, pour en afficher la totalité. Ou bien encore en haut de chaque chapitre sur le lien qui se trouve directement sous le titre.     :-)

                                                                                        fairy Brig 2Brigitte 

    8/2/2012

    Sainte-Hélène… le départ !

    Classé dans: — Brigitte @ 20:07:54

                     L’heure du départ a sonné !…   Nous quittons à regret Jamestown, petite ville insignifiante mais attachante, coincée entre deux falaises. Nous faisons nos adieux aux « Saints » qui vivent la vie de tous les jours, calmes, flegmatiques et nonchalants…

                     J’ai dit au revoir, à regret, à ma logeuse et aux connaissances. Puis l’embarquement s’est passé de la même manière que le débarquement, mais à l’envers : après passage de la douane, petit bus (pour faire 50 m) puis chaloupe, barge et escaliers.

                    Adieu Ste-Hélène, île qui embête tout le monde, à commencer par les Anglais. Ne sachant que faire de ce « confetti d’Empire », ils dépêchent à Jamestown à longueur d’années des experts, des commissaires ou des chargés de missions pour évaluer la rentabilité d’un aéroport qui sera construit prochainement. Sainte-Hélène coûte cher à la Grande-Bretagne dont elle dépend pour tout. Elle ne produit rien. Elle ne rapporte rien. En conséquence, les Britanniques cherchent des solutions pour que cette lointaine possession héritée d’un autre âge, cesse d’être un poids…

           Côte Ste-Hélène 1

           Côte Ste-Hélène 4

           Côte Ste-Hélène 5

                  Au revoir Ste-Hélène que nous voyons disparaître derrière un banc de rochers. La mer s’ouvre à nous, avec son immensité de bleu à l’infini… Nos amis les dauphins viennent sauter autour de nous… C’est très sympathique… Mais…

                Mais… après une heure de route, le capitaine nous annonce, soudain, qu’il a oublié une enveloppe importante à Sainte-Hélène ! :-)  . Le navire a, donc, fait demi-tour, resalué le banc de dauphins et, une fois que nous sommes arrivés de nouveau à Jamestown, un filin a été lancé sur une petite barque transportant la fameuse enveloppe qui y a été accrochée et récupérée, ainsi, par le capitaine… Lequel s’est excusé une nouvelle fois !… Je pourrai dire que je suis allée deux fois  à Sainte-Hélène !… ;-)

                La mer est un peu houleuse… L’île n’est, à présent, plus qu’un tout petit point noir… Puis plus rien du tout. Nous voguons vers d’autres horizons…

          Coucher de soleil à Ste-Hélène

                                                  À bientôt !…                                                    fée_brig2Brigitte

    7/2/2012

    Sainte-Hélène (suite) - Dernières images

    Classé dans: — Brigitte @ 20:47:46

                   Nous sommes allées visiter d’autres lieux comme Plantation House, la résidence du gouverneur :

        Plantation House

        Arbre à Plantation House

                                             Arbre à Plantation House

        Plantation House et Jonathan, 150 ans

                                              Plantation House et Jonathan, 150 ans

                C’est de là qu’Hudson Lowe, le « geôlier de Napoléon », contrôlait, organisait, surveillait la vie des Français de Longwood.

                 Un petit cimetière fait de tombes blanches et noires où reposent les prisonniers de la guerre des Boers, que j’évoquais, dans un précédent post…

         Cimetière des Boers

                                               Cimetière des Boers

                Hutts Gate, une colline où a vécu Halley le célèbre astronome, observateur du ciel et des étoiles, qui a donné son nom à la fameuse comète. Darwin y résida, pendant son séjour dans l’île…

             Le RMS est là !… Il va nous falloir reprendre le bateau pour retourner au Cap !…

    Sainte-Hélène (suite) - Les couleurs de l’île

    Classé dans: — Brigitte @ 10:02:42

                 Nous parcourons les petites routes de Ste Hélène. Les vues sont superbes, tantôt la mer à perte de vue qui vient s’échouer sur les falaises de roc, tantôt toute une vibration de forêts, pâturages, plantes endémiques, palette de verts incomparables, qui moutonnent au loin…

        Sainte-Hélène couleurs 1

        Sainte-Hélène couleurs 2

        Sainte-Hélène couleurs 3

              Peu d’indications, personne à l’horizon pour demander de l’aide, une carte très détaillée mais pas très claire pour les automobilistes étrangers…    Les petites routes finissent en piste puis en chemin, donc le demi-tour devient urgent quand on n’est pas dans la bonne direction.

              Mais de magnifiques points de vue :

          Sainte-Hélène point de vue 1

          Sainte-Hélène point de vue 2

          Sainte-Hélène point de vue 3

          Sainte-Hélène point de vue 4

              Un autre jour, nous nous rendons tout au bout de l’île, au Sud, à Sandy Bay.

          Route vers Sandy Bay

                                             Route vers Sandy Bay

              La route, toujours étroite et déployant d’interminables lacets, descend à pic vers la mer. Il faut finir à pied pour atteindre la plage de sable noir, barrée par une ligne de canons. Il est impossible de s’y baigner, les rouleaux venant s’échouer avec fracas sur les rochers.

           Sandy bay 1

                               Sandy Bay et Brigitte

              J’ai essayé de prendre un sentier de randonnée… qui s’est transformé en éboulis de pierre et j’ai fait demi-tour devant l’inconnu de ce lieu étrange et désertique.

    6/2/2012

    Sainte Hélène (suite) - Farm Lodge

    Classé dans: — Brigitte @ 12:32:41

                 Sainte-Hélène est, en effet, un lieu chargé d’histoire… Et Napoléon, qui y passa cinq ans et demi, n’en fut pas le seul prisonnier. Le premier fut un noble portugais en disgrâce. Sainte-Hélène servit également, plus tard, de prison au chef zoulou Dinizulu en 1890, et 6000 prisonniers boers y furent enfermés en 1900. Loin d’être un havre tranquille, elle fut par deux fois le théâtre de combats entre Britanniques et Hollandais, connut régulièrement des révoltes et des mutineries, d’ordinaire pour des questions de ravitaillement en alcool. Au cours de l’un de ces soulèvements, les rebelles tuèrent même le gouverneur de l’île. Un aumônier se vit privé de solde pour avoir refusé de prier dans son église pour le nouveau gouverneur et son conseiller qui, selon lui, ne valaient pas que l’on gaspillât une prière. Quant au gouverneur, il déclara qu’il avait, de toute façon, toujours préféré éviter les pasteurs… :-)

               Les Britanniques avaient amélioré les défenses naturelles de l’île en érigeant leurs propres fortifications pour repousser toute tentative française de libérer Napoléon. Il n’est pratiquement pas un promontoire qui ne soit orné de sa tour de vigie ou de sa batterie.

               Un soir, sur la recommandation d’amis, nous sommes allées dîner à Farm Lodge, situé à l’extérieur de Jamestown, perdue dans une campagne luxuriante. Auparavant, nous avions effectué une promenade en bateau à fond de verre pour voir les épaves gisant au fond de la mer. Nous en avons vu quatre : deux cargos et deux yachts coulé parce qu’ils transportaient de la drogue. De nombreux dauphins sautaient et s’amusaient autour de nous.

          Epave Ste-Hélène

               J’avais reconnu la route menant à Farm Lodge la veille, car il nous faudrait rentrer de nuit, par ces petites routes, dans cette guimbarde brinquebalante que j’avais louée… 

                  Farm Lodge, carte

               À peine arrivées,

          Farm Lodge

               nous sommes accueillies par le propriétaire, Stephen Biggs, homme costaud à la crinière blanche et aux yeux d’un bleu éclatant qui a roulé sa bosse sur toutes les mers du monde. Il est tout fier de nous montrer le lit (le vrai)

           lit Napoléon Farm Lodge

                                                Lit de Napoléon à Farm Lodge

           ainsi qu’un rafraîchissoir à vin ayant servi à Napoléon :

           Rafraîchissoir à vin

               Farm Lodge est composé de grandes pièces magnifiquement meublées, et entouré d’un jardin fleuri. Le couvert (argenterie entourant des assiettes en porcelaine de la Compagnie des Indes) est dressé sur une très belle table d’acajou.

           Dîner à Farm lodge

            Petit dîner avec gigot d’agneau, sauce menthe, plat typique du dimanche servi chez les anglais. Non loin de Farm Lodge, nous nous à la cathédrale Saint-Paul église un peu perdue au milieu de nulle part…

           Cathédrale St-Paul

           Cimetière St-Paul

          Je me promène entre les tombes, déchiffrant les noms et dates… Certains de ces défunts sont morts quelques années après Napoléon et l’ont peut être connu…

    5/2/2012

    Sainte-Hélène (suite) - Longwood House

    Classé dans: — Brigitte @ 15:29:40

                    Longwood domine le vallon, entouré d’un beau jardin dessiné par Napoléon ; le drapeau français flotte inlassablement devant la maison.

          Longwood

          Longwood, maison de Napoléon

                                             Longwood, maison de Napoléon

                   Longwood House fut la dernière résidence de Napoléon. Il y séjourna du 10 décembre 1815 au 5 mai 1821, jour de sa mort. Après sa mort, Longwood fut restituée à la compagnie des Indes orientales, puis, plus tard, à la Couronne britannique et fut utilisée comme maison agricole. Son absence d’entretien fut rapportée à Napoléon III qui négocia avec le gouvernement de Londres le transfert de propriété à la France. En 1858, Longwood House devint la propriété du gouvernement français, de même que la vallée du Tombeau , où avait été initialement enterré Napoléon, pour une somme totale de 7 100 livres sterling.

               Depuis, un représentant français (Le Consul) vit sur l’île en permanence pour s’occuper des deux propriétés, gérées par le ministère français des Affaires étrangères. En 1959, une troisième propriété, les Briars…

          Sainte-Hélène, Les Briards

                                     Les Briards, statue de Napoléon

                                                             Statue de Napoléon, aux Briards

                   …où Napoléon passa ses deux premiers mois le temps que Longwood soit aménagé, fut donné au gouvernement français par Dame Mabel Brookes.

               Dès que je pénètre dans cette maison de Longwood, je suis saisie par une odeur de renfermé et d’humidité !… Napoléon se plaignait justement de cette humidité et des rats… qui ont été éradiqués depuis.

               La maison n’est pas très grande : elle comprend une véranda, un parloir avec un billard, le salon où Napoléon mourut sur un lit de camp, une salle à manger, une bibliothèque et les deux pièces servant de chambre à l’Empereur avec une salle de bain où se trouve une baignoire en cuivre.

           Chambre Napoléon

                                         Chambre de Napoléon

           salle à manger Longwwod

                                      Salle à manger, Longwood

           Salle à manger Longwwod 2

                                   Vestibule Longwood

                                                         Longwood House, vestibule

                Et, bien sûr, cette maison est remplie de souvenirs ou d’objets ayant appartenu à l’Empereur.

                                   Longwood, maison de Napoléon

           Portrait de Napoléon

                                                           Portrait de Napoléon 

                                  Masque mortuaire Napoléon

                                                               Masque mortuaire

            lit, chapeau, redingote Napoléon

            salle bains Napoléon

                                                   Salle de bains et baignoire authentique

            signature napoléon

                                                 Document portant la signature de Napoléon

            Archives de la Belle Poule

        Archives de la Belle Poule, frégate qui assura, avec La Favorite, le retour des cendres de l’Empereur en 1840, sous les ordres du prince de Joinville

                Le jardin, quant à lui, a repris la configuration que lui avait donnée Napoléon. Il est très agréable de s’y promener.

           Longwood, entrée du jardin

                                               Entrée du jardin

           Longwood, jardin 2

           longwood, jardin 3

           longwood, jardin 4

           longwood, jardin 5 hibiscus

                  En 2012, des travaux de rénovation ont été lancés, cofinancées par l’État français et une souscription auprès du grand public menée par la Fondation Napoléon.

           Dessin de Napoléon sur son lit de mort

                                         Dessin de Napoléon sur son lit de mort

           Tombe de Napoléon

                                                 Tombe de Napoléon

                  On dit que Napoléon, au cours d’une chevauchée, séduit par la beauté du lieu, et de la source proche, se serait écrié : « C’est ici qu’il faudra m’enterrer ! ». Cet endroit se nomme la vallée « des géraniums ». Je m’y suis rendue, j’ai descendu le petit chemin qui mène presque jusqu’à la tombe (où il ne reste que la pierre tombale). Une quiétude sans égale vous gagne, en ce lieu, perdu dans cette végétation, mélange de bananiers, plantes rares, fleurs, baigné d’une douce lumière. Il s’y dégage de bonnes « ondes » de paix et sérénité. Il m’a été rapporté que nul ne s’aventure à la nuit tombée sur cette route : on y voit et entend des revenants ressemblant étrangement à Napoléon sur son cheval. C’est un lieu, en tout cas, chargé d’histoire et d’émotion.

                Le 16 octobre 1840, la dalle a été soulevée, libérant la dépouille de l’Empereur, enfermée dans 6 cercueils successifs, afin de la rapatrier en grande pompe, à la demande du roi Louis-Philippe, pour lui donner un tombeau aux Invalides, à Paris. Une page de la légende s’est écrite ici, des événements, des images, arrachés au temps se sont accrochés au train de l’Histoire, un esprit souffle en cet endroit illustre.

                                                                                    Brigitte

    4/2/2012

    Sainte Hélène (suite) - Longwood, la route

    Classé dans: — Brigitte @ 14:17:22

                             Je vous rappelle que vous ne voyez, ici, par défaut, en arrivant sur le blog, que mes dix derniers messages. Cela pour des raisons de rapidité de chargement de la page. Comme pour les autres voyages, si vous désirez lire tous mes chapitres concernant ce voyage en Namibie-Sainte-Hélène, il vous faut cliquer sur sa “catégorie” : 15. Namibie, dans la colonne de droite, pour en afficher la totalité. Ou bien encore en haut de chaque chapitre sur le lien qui se trouve directement sous le titre.   :-)

                                                                                        fée_brig2Brigitte

                   L’une de mes premières visites à Ste Hélène fut pour Longwood House, le lieu où a vécu Napoléon, situé à 6 km de Jamestown. Nous avons loué une vieille Ford pour y accéder et aussi pour sillonner l’ile. Les routes de l’île sont étroites, les montées raides et les descentes vertigineuses. Conduite à droite, on roule à gauche, comme il se doit, au Royaume-Uni.  ;-)  Une seule voiture peut passer ; il faut céder la place à celles qui montent. On ne se croise pas sans donner un petit signe amical de la main. Pour les virages en lacets, très raides, après s’être annoncé par un coup de klaxon à une imprévisible voiture qui peut vous croiser, il faut s’y reprendre à deux fois, la main gauche cramponnée à fond sur le frein, les pieds essayant de débrayer désespérément, puis embrayer en première pour s’élancer avec douceur mais énergie… jusqu’au prochain virage…

                                Petite route Sainte-Hélène

         Petite route Sainte-Hélène 1

         Petite route Sainte-Hélène 3

                               Petite route Sainte-Hélène 4

                   La courtoisie est de rigueur. Et pas seulement entre conducteurs. Tout se sait, ici ! À l’autre bout de l’île, j’ai visité la station météorologique… En passant devant, j’ai dit bonjour à l’homme qui y travaillait, qui nous a raconté sa vie, et, du coup, nous sommes restées près de deux heures à l’écouter. Il savait que nous étions françaises, que nous avions débarqué du bateau et où nous logions !!!… Mais continuons notre route vers Longwood.

         Petite route Sainte-Hélène 5

         Petite route Sainte-Hélène 6

         Petite route Sainte-Hélène 7

                              Petite route Sainte-Hélène 8

                  Enfin, voilà Longwood en vue…

         Panneau de Longwood

                     …laquelle fera l’objet d’un prochain chapitre…                                       Brigitte

    3/2/2012

    Sainte-Hélène, suite…

    Classé dans: — Brigitte @ 09:54:39

                  Après cette introduction, je puis commencer à évoquer mon vécu sur cette île.

                  Comme on peut s’en douter, je vis un petit moment d’émotion en posant le pied sur le sol de Sainte-Hélène. Je franchis la « porte d’entrée » de Jamestown

         Jamestown

                                                 Jamestown, vue du navire

                               Porte d'entrée de la ville de Jamestown

                                                               Porte d’entrée de la ville

         Porte d'entrée Jamestown

                                                 Porte d’entrée, Jamestown

                C’est une petite bourgade tout en longueur, coincée entre deux parois rocheuses :

         Jamestown a

         Jamestown 1

         Jamestown b

                Je remarque tout de suite, à ma droite, l’échelle de Jacob « Jacob’s Ladder » :

                               Jamestown Échelle de Jacob

                L’échelle de Jacob était un chemin de fer à crémaillère construit en 1829 par la Compagnie ferroviaire de Sainte-Hélène pour acheminer vivres et munitions depuis Jamestown jusqu’au fort de Ladder Hill.

          Fort de Ladder Hill

                Ce chemin a, par la suite, été restauré sous la forme d’un escalier de 699 marches que je n’ai pas manqué de grimper allègrement !… 

               Les maisons de la cité, au style victorien ou colonial, certaines très colorées, sont soigneusement alignées de part et d’autre de « Main Street », dans laquelle les voitures sont sagement garées…

          Jamestown, Main Street

          Jamestown, Main Street maison

                                        Maison sur Main Street

                rue très calme, surtout le dimanche :

         Jamestown, Main Street dimanche

                 La rue principale se divise en deux au niveau de l’Office de Tourisme :

         Jamestown, Office du Tourisme

            pour conduire à la rue «Napoléon » :

         Jamestown, rue Napoléon

                On se sent envahi par une sorte de langueur, dans la nostalgie d’un temps passé et désuet…

         En regardant passer le temps

                                     En regardant passer le temps

                             Jamestown, bobbies

                                     Les « terribles » Bobbies  :-)

               Notre Hôtel, le Wellington House, tout bleu (voir ci-dessus, la première photo, sous celle du fort), se fait remarquer agréablement parmi les autres maisons. Ivy, la propriétaire, nous réserve un accueil et des petits repas vraiment délicieux. Un autre hôtel agréable fait concurrence au Wellington, The Consulate Hotel, très « Louisiannais) :

           Jamestown, Consulate Hotel

              Des magasins aux vitrines désuètes et toutes simples proposent les quelques marchandises à vendre :

           Jamestown, vitrine 1

                                         Vente de thon en boîtes

           Jamestown, vitrine 2

                                        Vente de thon surgelé

              Hum !…    Il y a bien une halle, petit marché où quelques légumes et fruits s’exposent en ligne de bataille pour attirer un chaland hypothétique :

                           Jamestown, marché

                                                                  Marché de Jamestown

           mais bon…

               Et puis, comme dans les petites villes de western, une petite prison adorable  ;-)

                          Jamestown, prison

              Mais, parfois, on peut rencontrer des prisonniers libres : je le sais, j’en ai rencontré un, quand je suis montée, toute seule, explorer un autre petit fort délabré, qui ne m’a pas caché sa situation… On m’a, en effet, confirmé, que les prisonniers ici, quand il y en a, sont libres. Le taux de criminalité est de 0,1% (petits vols ou bagarres du samedi soir), pas de SIDA … On laisse voitures et maisons ouvertes et, de mémoire de “Saint", jamais un touriste ne s’est fait voler quelque chose…

                          Jamestown, cité administrative

                                                           Jamestown, porte d’entrée de la cité administrative

             Entrons un instant, voulez-vous, pour nous reposer de cette première visite, dans un joli petit parc…

           Jamestown, entrée petit parc

            …aux troncs de banians tordus par le temps. C’est un endroit où les Saints aiment à se resourcer…

           Jamestown, petit parc

                          Jamestown, petit parc, banian

                                                À suivre !…                                                    Brigitte

    2/2/2012

    Sainte-Hélène

    Classé dans: — Brigitte @ 10:06:54

                      Voilà. Maintenant que nous sommes entre nous, je vais vous donner quelques éléments pour situer cette île…

               L’île de Sainte-Hélène se situe dans l’Atlantique Sud, à une longitude de 5°43′ Ouest et une latitude de 15°56′ S. Elle se trouve à 1.950 km au large de la côte du sud-ouest de l’Afrique et à 2.900 km des côtes de l’Amérique du Sud. La plus proche terre est l’Île de l’Ascension, à 1.125 km au nord-ouest de Ste Hélène, qui est, par conséquent, loin de tout…  

         Carte Sainte-Hélène

               L’île a une superficie 122 km². Elle s’étend sur 17 km de long et 10 km de large. C’est une île volcanique qui émerge de l’Atlantique Sud, ce qui donne un paysage de falaises arides, entrecoupées de vallées profondes (appelées localement “boyaux"). Il y a, ici, peu de terrain plat, les sols sont rocheux et pentus, ce qui ne permet pas à l’île d’avoir de belles plage de sable.

              Le point culminant de Ste-Hélène est le “Diana’s Peak", qui culmine à 823m. On y accède par un agréable sentier que j’ai pris. La dernière étape était faite d’escaliers, assez éprouvants, pour les mollets… D’en haut, on jouit d’une vue à 360° sur l’île. :

                            Sentier vers Dian'a's Peak

                                                     Sentier vers Diana’s Peak

           Diana's Peak

                            Vue depuis Diana's peak 1

                                                    Vue depuis Diana’s Peak

           Vue depuis Diana's peak 2

                  Dans la partie plus élevée du centre de l’île, les fourrés et la végétation subtropicale sont abondants. Plus on redescend vers l’océan et plus la végétation se transforme en prairies et pâturages, avant de devenir quasi inexistante sur les terres arides, au-dessous de 500 m d’altitude…

                 La population de Sainte-Hélène se compose de 5.000 habitants. Le type physique des Hélèniens est insaisissable, mélange d’esclaves noirs, de Malais et de Blancs, descendants de colons britaniques de la East India Company. Ils se nomment les « saints », ont la peau café au lait, les yeux verts ou bridés.

                            Un "Saint"

                                                    Un “Saint”

                           Un autre "Saint"

                                                    Un autre “Saint”

                 Comme il n’y a pas de population autochtone, la seule langue utilisée est l’anglais.

                 Sur ce petit caillou, de nombreuses religions sont représentées : Anglicans (en majorité), Baptistes, Adventistes du Septième Jour, Catholiques, croyants de la foi de Baha’i, Témoins de Jéhovah, Nouveaux Apostoliques…

                Pour ce qui est du climat, on rencontre d’importants contrastes climatiques entre Jamestown, la capitale, qui se trouve sous l’influence des vents du nord, et les régions intérieures. Jamestown peut être ensoleillée et légèrement pluvieuse, pendant que des endroits comme Longwood, subissent des brumes froides et des averses. Les températures à Jamestown varient entre 20°C et 32°C en été et entre 15°C et 26°C en hiver. Les températures à l’intérieur des terres sont, en moyenne, de 5° à 6°C inférieures.

                                                  À suivre…………                                                              Brigitte

    1/2/2012

    Sainte-Hélène enfin !…

    Classé dans: — Brigitte @ 08:02:28

                     À présent que j’ai réussi à poser le pied sur cette île mythique,..

          Pied Brigitte sur Sainte-Hélène

           …il me faut vous donner sur elle quelques détails.

                  Mais laissons, auparavant, débarquer tout le monde de ce fameux RMS, qui nous a transportés jusqu’ici :

          Le Royal Mail Ship

                                Le RMS depuis le port de Jamestown

          Débarquement du RMS

                                                     Débarquement

          Embarquement personnes à mobilité réduite

                                       Embarquement des personnes à mobilité réduite

          Débarquement des ouvriers

                                                  Débarquement des ouvriers

          Quart d'heure syndical des marins

                                          Le quart d’heure syndical des marins

    31/1/2012

    L’arrivée à Sainte-Hélène

    Classé dans: — Brigitte @ 20:38:56

                        Je me suis levée très tôt ce matin, à 5h pour voir apparaitre l’île de Ste-Hélène depuis le pont de commandement.

          Sainte-Hélène au loin

                                                  Sainte-Hélène au loin

                 Tout d’un coup, contrastant avec le calme des derniers jours, une étrange fébrilité agite tout le petit monde du bateau : On distingue l’île (à peine) au loin, très loin à l’horizon. Alors on scrute, on se presse sur le pont avant, on photographie, la masse indistincte devient petit à petit plus précise, les visages s’animent, on reconnaît tel massif ou côte de l’île.

                Ste-Hélène en vue

                Côte Ste-Hélène 1

                Côte Ste-Hélène 2

                Côte Ste-Hélène 3

                 J’ai essayé de penser à Napoléon quand il a vu ce que je regardais et quelles devaient être ses pensées ?… 

                On fait cap sur le rocher George, puis on contourne l’île pour arriver en face de Jamestown.

               Jamestown

                                                                        Arrivée à Jamestown

                Nous sommes arrivés à l’entrée du port à 8 heures. Deux grosses barges se sont collées au bateau, puis une sorte de chaloupe est, également, venue accoster pour déposer les officiers des douanes.

               Débarquement à Ste-Hélène

                                                           Débarquement à Sainte-Hélène

               Après les formalités de douane, nous avons été invités à débarquer au fur et à mesure, par groupes de 20 personnes, dans cette chaloupe qui a fait des va-et-vient entre le RMS et le quai du port de Jamestown : Sainte-Hélène n’a pas de port en eau profonde. A 10h30, j’étais sur terre avec ma valise, pleine d’émotion…

                                                         À suivre…                                 Brigitte

    30/1/2012

    Le voyage sur le RMS (2)

    Classé dans: — Brigitte @ 18:12:49

                      La mer est calme, je vais pouvoir me mettre à finir mes croquis, enfin !  :-)

                      Ici, c’est le paradis. Nous sommes entièrement pris en charge. Le matin, à 7h, j’entends une petite voix douce qui me dit « Ma’am, your coffee is ready ». Je tends mollement la main depuis ma couchette pour saisir la tasse de bon café fumant. Quel luxe d’être réveillée ainsi ! Puis, une fois prête, nous allons dans la salle à manger où est installé un buffet gargantuesque Le dimanche, à 10h30, le salon a été aménagé pour le culte, et le Capitaine, faisant office de pasteur, a effectué la lecture religieuse du dimanche, accompagnée de chants « marins » décrivant la vie en mer, louant le Seigneur, etc.

                    J’en profite pour avancer mes dessins, commencer mon blog et lire des livres en anglais. Quelle aubaine d’avoir du temps libre ! Sinon, des jeux de toutes sortes sont organisés, de petits documentaires sont passés à heure fixe et je m’y rends de temps en temps. A 13h30, c’est la gym : une petite vidéo passe avec une danseuse qui montre des mouvements de danse et on gigote comme on peut ! 

          Repos sur le pont RMS

                                                    Repos sur le pont

                    Pour le repas, il y a deux services et j’ai été “collée” à celui de 20h. Les britanniques s’habillent pour le repas et pour l’apéritif à 18h (robes longues et complet cravate). J’ai avancé dans la découverte des passagers. Je débarque mardi matin. Un barbecue est organisé lundi soir.

        Dessin d'enfant napoléon

                                            Dessin d’enfant, affiché : Napoléon arrive à Sainte-Hélène

                   Le cargo vogue tout doucement, sur une mer très calme mais grise. Dans l’Océan Pacifique, elle était verte, ou bleu-turquoise…

                   On fait vite connaissance les uns avec les autres. D’où venez-vous ? Pourquoi allez-vous à Ste Hélène ? Napoléon est votre intérêt ? Un peu intrigués, tout de même, tous ces gens. Beaucoup de passagers restent toute la journée dans les fauteuils du salon, somnolant ou discutant avec leur voisin qui se trouve également être leur voisin dans l’île. Ils regardent la télévision et attendent la pause café de 10 h 30 ou le thé de 16 heures, puis les repas ponctuent la journée.

                   D’autres s’installent sur le pont, lisent ou scrutent l’horizon plat et infini cherchant à apercevoir un oiseau ou un bateau. À quoi pensent-ils ? Le temps s’écoule tout doucement. Des documentaires ou des jeux sont organisés. Un officier, John, « le bosco », s’occupe, avec une grande âme de G.O., à animer avec force et enthousiasme cette petite vie bien calme. Un jour, un passager poète a lu ses poèmes. Ce fut très sympathique de manger le soir sur le pont, lors du barbecue du lundi soir. Tout le personnel est tiré à quatre épingles et reste extrêmement attentionné à nos moindres désirs.

        Barbecue sur le RMS

                                          Le barbecue, sur le RMS

    26/1/2012

    Le voyage sur le RMS (1)

    Classé dans: — Brigitte @ 18:05:30

                   Je retrouve avec beaucoup d’émotion les coutumes et habitudes de mon voyage en cargo (voir “Voyage autour du monde”)… avec le même genre de poste pour les mails… et un clavier anglais sans accents…. Mais ici le cargo est plus sophistiqué, transportant plus de passagers (128) et équipé de salons aménagés pour ces voyageurs.

                  Noua avons, donc, quitté Le Cap, et la terre ferme, par la même occasion, pour nous enfoncer dans l’Atlantique sud.

          Départ du Cap 1

          Départ du Cap 2

                  La vie, sur le RMS St Helena, s’écoule tout doucement, les repas rythmant la journée. Le soir, au dîner, nous avons une place attribuée et cette fois-ci, à ma droite, la femme du pasteur de Ste-Hélène, en face de moi un couple anglais dont la dame se distingue par son parler français recherché. Les anglais s’habillent pour le repas. Le cargo vogue tout doucement, sur une mer très calme mais un peu trop grise à mon goût.

                  La plupart des voyageurs se rendant à l’île Ste-Hélène sont des « Saints » comme se nomment les habitants de cette île. Certains passagers venant du Royaume-Uni sont à la recherche de lointains ancêtres ayant eu un lien en rapport avec Napoléon. Par exemple, l’aïeule de Tregor a loué la maison de LongwoodNapoléon a résidé. Il en a retrouvé sa trace dans les archives de Jamestown, capitale de Ste Hélène. Une dame est une descendante du Dr Edward O’Meara, médecin de Napoléon, à Ste-Hélène. Des équipes d’ingénieurs d’Afrique du Sud font aussi partie du voyage en prévision de la construction de l’aéroport, dont l’idée avait, d’abord, été abandonnée, puis a été remie au goût du jour, avec le nouveau gouvernement britannique. L’ouverture est prévue pour 2015. Un psychiatre et sa femme, quelques personnages du gouvernement, un architecte suédois, une des infirmières de Ste-Hélène de retour de vacances, un français allant retrouver sa dulcinée là-bas… Je découvre peu à peu mes compagnons de voyage…

                   Il m’a même été demandé de prendre la barre !  :-)

           Brigitte à la barre du RMS

               À suivre, pour la vie sur le bateau…                                                  Brigitte à la barre du RMS

    25/1/2012

    Le RMS St Helena

    Classé dans: — Brigitte @ 14:41:56

                   Le RMS St Helena est le seul navire océanique au monde à porter encore le titre vénérable de “Royal Mail Ship“, qui fut celui, entre autres, des Queen Elisabeth et Queen Mary.

         RMS bouée

                  Construit en 1989, c’est un cargo mixte, jaugeant 6767 tonnes brutes et assurant le transport des passagers et marchandises. Long de 105 m et large de 19,20 m, il constitue l’unique source d’approvisionnement pour tous les biens de l’île de Sainte-Hélène. Des éoliennes aux pièces pour automobiles, des ovins, caprins, aux bateaux, ameublement, alimentation etc., tout doit être transporté par bateau vers l’île. Il peut accueillir 128 passagers et 56 officiers et membres d’équipage. Notre voyage accueillait 90 passagers.

          Route pour Ste-Hélène

                 Le voyage dure 5 jours et 4 nuits.

          RMS St Henela

                 Nous allons, donc, avoir un peu de temps, j’espère, pour parler de la vie sur le bateau… :-)

                                                                                  Brigitte

    Le Cap — Départ pour Sainte-Hélène

    Classé dans: — Brigitte @ 10:00:48

                  J’ai quitté la Namibie et ses déserts pourpres et dorés balayés par les vents, les fauves invisibles qui ne dansaient, s’élançaient et rugissaient que dans mon imagination, la longue côte où otaries et vagues s’étreignaient et roulaient en une commune et plaisante complicité… J’ai quitté la Namibie pour la pointe extrême de l’Afrique.

           Le Cap

                 Là, j’ai découvert une ville au bout du monde, enchâssée dans d’étranges montagnes, dont Table Moutain, laquelle s’élève à plus de 1000 m d’altitude et se coiffe d’un sommet complètement plat. Quand une nappe nuageuse se pose sur ce sommet, il ne manque plus qu’à dresser le couvert ! :-)  mais j’en parlerai au retour de Sainte-Hélène

                 C’est depuis cette ville du  Cap  que je dois quitter l’Afrique. En effet, pour atteindre cette île, ancrée au beau milieu de l’Atlantique Sud, à près de 2000 km des côtes africaines, il n’est qu’un seul moyen de transport : le bateau. Et pas n’importe quel bateau : le RMS St Helena, le dernier bateau postal britannique encore en service dans le monde ! Il va, donc, falloir que je vous en parle dans le prochain chapitre…

            RMS St Helena gouache

                                                                                            Brigitte

    23/1/2012

    Namibie, Windhoek et le départ

    Classé dans: — Brigitte @ 15:24:05

                     Pour notre dernière étape, nous faisons route vers Mariental, entrée du désert du Kalahari où nous passons la nuit.

                     Nous regagnons, ensuite Windhoek, capitale de la Namibie, à 1650 m d’altitude. Petite ville très européenne de 300 000 habitants. Les blancs et les métis constituent 33% de la population. On y distingue le centre ville, les quartiers principalement blancs, le quartier métis de Khomasdal et le township noir de Katutura où vivent la majorité des habitants de la ville.

                               Plante pied d'éléphant  

                                                        Plante pied d’éléphant    

                     Très belles villas, bien sécurisées avec des hauts grillages en fil de fer barbelé qui contrastent avec le quartier noir Katutura (Township) que nous avons visité.

          Intérieur d'un café

                           Intérieur d’un café

                     Dans les années 60, le régime administré par le gouvernement apartheid a relégué des milliers de noirs dans un « ghetto noir » à quelques kilomètres de Windhoek. Nous avons visité le marché et quelques rues.

                            Katutura

                                                        Katutura, au marché

           Katutura

                           Décorations Katutura

                                                     Homme extrêmement décoré

                   Je reparlerai des township quand je serai au Cap où j’ai passé un jour et une nuit dans l’une d’elles.

                   Pour l’heure, je me prépare à quitter la Namibie, que nous avons, tout de même, pas mal sillonnée, en tout cas au Nord :

          Photos Namibie

                       À un autre voyage pour découvrir le Sud… il faut en laisser pour la prochaine fois !…

         Coucher de soleil, Namibie

                                                                                                           Brigitte

    22/1/2012

    Sesriem et Sossusvlei

    Classé dans: — Brigitte @ 16:59:58

                   Je vous rappelle que vous ne voyez, là, par défaut, en arrivant sur le blog, que mes dix derniers messages. Cela pour des raisons de chargement de la page. Comme pour les autres voyages, si vous désirez voir tous mes chapitres concernant ce voyage en Namibie-Sainte-Hélène, il vous faut cliquer sur sa “catégorie” : 15. Namibie, dans la colonne de droite, pour en afficher la totalité. Ou bien encore en haut de chaque chapitre sur le lien qui se trouve directement sous le titre.   :-)

                                                                                        Fée Brigitte 5Brigitte

                    Nous laissons, donc, maintenant, Solitaire  pour le parc de Sossusvlei  porte d’entrée d’une autre solitude, le désert du Namib.

         Sossusvlei 1

         Paysage Namibie

                 Sossusvlei est, en réalité, un salar (lac salé) d’argile, dans le désert du Namib. C’est un oued (la rivière Tsauchab ) pénétrant, d’est en ouest, depuis la localité de Sesriem, sur une soixantaine de kilomètres, dans les dunes du désert. L’endroit est renommé pour ses belles dunes prenant les accents de couleurs violine, ocre jaune ou blonde…

          Dunes, désert du Namib

          Dunes, désert du Namib

                   Certaines de ces dunes, les plus hautes du monde, atteignent jusqu’à 375 m de haut. Elles gisent au-dessus d’un ancien désert pétrifié qui forme un soubassement de grès et sont formée par les grains de sable transportés par les vents d’est sur des distances considérables.

          Sossusvlei 2

          Sossusvlei 3

          Sossusvlei 4

                    Je grimpe sur une des dunes et, de là-haut, on peut admirer une mer de dunes qui s’étendent à l’infini et se perdent dans la nuit des temps…

                    Autruche à Sossusvlei

                                                     Autruche à Sossusvlei

                   Un petit terrain de camping a été aménagé pour les voyageurs venus voir le parc de Sesriem et les dunes rouges de Sossuvlei, des dizaines de kilomètres de dunes rouges et oranges qui se détachent sur un magnifique ciel bleu…

          Sossusvlei 5

          Sossusvlei 6

          Sossusvlei 7

          Sossusvlei 9

          Sossusvlei 8

          Sacarabée Sossusvlei

                                          Scarabée concentrant des gouttes d’eau

                           Arbre mort Sossusvlei

                                                  Arbre torturé

                           Arbre mort animé

                                      Arbre mort… et, soudain, animé !  :-)

           Ombres Sossusvlei

                                                       Ombres

           Sossusvlei 10

                      Je me suis levée à 4 h du matin pour arriver au lever du soleil et gravir la dune la plus imposante, complètement seule, seule, ce matin, au milieu du désert…

                           Dune Brigitte Sossusvlei

                                                                Sur la dune…

                 Et, du haut de cette dune, un spectacle récompense la hardie que j’étais : une vue sur un bassin blanc, un autre salar appelé Dead Vlei.

           Dead Vlei, Namibie

                 Le contraste de la dune rouge dominant cette cuvette blanche parsemée d’arbres morts, noirs, figés à jamais dans leurs expressions insolites, aux troncs tordus par le temps et la mort imprime à ce désert un aspect surréaliste… Puis c’est la délicieuse descente où chaque pas s’enfonce allègrement dans ce sable fin et rouge.

           Autour de Sossusvlei

                                                    Autour du parc de Sossusvlei      

           La rivière Sesriem a creusé, au cours des deux derniers millions d’années, un canyon long d’un kilomètre et d’une profondeur pouvant atteindre 30 m, dans les roches sédimentaires. Après les pluies, la rivière devient rapidement en crue pendant quelques heures.

                            Canyon de Sesriem

                                                                 Canyon de Sesriem

                            Ni dans canyon Sesriem

                                                             Un nid dans le canyon

                      Bientôt la dernière étape en Namibie…                                           Brigitte

    21/1/2012

    Solitaire, coin perdu de Namibie

    Classé dans: — Brigitte @ 15:38:56

                    Nous quittons, maintenant, la côte pour nous enfoncer dans le désert du Namib « pays où il n’y a rien » ou « terre de personne » en langue Nama avant d’atteindre Solitaire.

          Sur la route

                                       Sur la route

           Entretien de la piste

                                       Entretien de la piste

            La piste

                                          La piste

             Parallèle 23° 26' 16

               Parallèle de 23° 26′ 16″ de latitude sud. C’est la latitude la plus méridionale depuis laquelle on peut voir le soleil au zénith lors du solstice de décembre. Le nom de Capricorne a été donné à ce tropique, parce qu’il y a 2000 ans, le soleil entrait dans la constellation du Capricorne, lors de ce solstice. Aujourd’hui, en raison de la précession des équinoxes, il se trouve, à ce moment-là, dans celle du Sagittaire

              Entrée d'un lodge

                                        Entrée d’un lodge

              Euphorbe, Namibie

                                         Euphorbe

               Euphorbe en fleurs, Namibie

                                      Euphorbe en fleurs

               Paysage Namib

               Paysage Namib 2

                                           Paysages

                  Particulièrement isolé, Solitaire, petit coin perdu en Namibie, rappelle le paysage du film « Bagdad Café ». L’endroit était, auparavant, une terre désertée, appelée Areb. En 1948, Willem Christoffel van Coller y acheta 33 000 hectares de terre afin d’élever des moutons. C’est sa femme qui donna le nom de Solitaire à ce lieu, pour sa double signification, de diamant et de solitude… Le premier bâtiment fut une maison de deux pièces seulement. Ensuite suivirent une ferme, un enclos, un barrage sur la rivière, puis un magasin et une station d’essence.

                Solitaire, Namibie

                  À présent, la localité comprend une station d’essence et le seul magasin (alimentation générale et drugstore) entre les dunes de Sossusvlei et la côte à Walvis Bay, ou la capitale Windhoek. Il sert, également de bureau de poste à livraison hebdomadaire.

                Solitaire, Namibie

                 Le vent souffle doucement dans les branches d’acacias aux longues épines qui bordent l’entrée de la station service. On est accueilli par une remarquable collection de vieilles voitures sorties d’on ne sait quels cimetières…

                 Solitaire, Namibie

                 Solitaire, Namibie

               Le bruit d’une voiture se fait entendre au loin ; elle surgit, soudain, sur la piste… puis disparaît comme elle est apparue dans les rouleaux de poussière qu’elle soulève, pour s’estomper, bientôt, en un petit point perdu dans l’immensité de ce désert. À Solitaire, encore, une boulangerie où deux messieurs s’activent derrière les fourneaux, le bar indispensable où un client est attablé, figé, devant sa bière. Seul, le vent souffle et anime par moments cet endroit au milieu de nulle part et qui porte si bien son nom…

                Solitaire, Namibie

                Solitaire, Namibie, Coussins de belles-mères

                                    « Coussins de belles-mères »

                Coucher de soleil, Namibie

                    Et, maintenant, le désert…                                                        Brigitte

    20/1/2012

    Walvis Bay et Sandwich Harbour, Namibie

    Classé dans: — Brigitte @ 12:58:31

                    Aujourd’hui, petite incursion à Walvis Bay et à Sandwich Harbour

                                  Walvis Bay

                     Walvis Bay, littéralement baie des baleines, à 30 km de Swakopmund, est un emplacement stratégique, pour le commerce maritime, parce que le seul lieu pouvant accueillir un port en eau profonde sur toute la côte atlantique de la Namibie. C’est la raison pour laquelle il a longtemps constitué une enclave, abritant un comptoir britannique, puis un territoire sud-africain au milieu d’une colonie allemande, devenu, ensuite, territoire sous mandat sud-africain, et n’a été rétrocédé à la Namibie qu’en 1994.

          Plante du désert, Walvis Bay

                                                     Walvis Bay, plante du désert

          Lézard du désert

                                                             Lézard du désert

          de Walvis Bay à Sandwich Harbour

                                             de Walvis Bay à Sandwich Harbour

          Entre dunes et mer

                                 Entre dunes et mer, de Walvis Bay à Sandwich Harbour

               Les pistes ne sont pas balisées et le sable y est profond. Une des deux pistes longe l’océan et est parfois recouverte par la mer…    

           de Walvis Bay à Sandwich Harbour

                                             de Walvis Bay à Sandwich Harbour

                  Situé à une cinquantaine de kilomètres au sud de Walvis Bay, Sandwich Harbour était autrefois un port de pêche. C’est un lagon comme coupé du monde, entre océan et dunes de sable, bordé par une végétation très colorée. Sa lagune abrite un point d’eau douce où se concentrent les oiseaux (pélicans, cormorans, flamants roses, etc.) et son nom proviendrait d’un baleinier anglais, le Sandwich, qui opérait dans ce secteur à la fin du XVIIIe siècle.

           

           

           

                              Pique-nique à Sandwich Harbour

                                                      Pique-nique à Sandwich Harbour      

              … sans jeu de mots !…   ;-)                     À votre santé !  Je vous souhaite bon appétit !…  À la prochaine !…              Brigitte

    19/1/2012

    Cape Cross et Swakopmund, Namibie

    Classé dans: — Brigitte @ 09:37:47

               Nous traversons, à présent, des paysages solitaires et semi-désertiques pour arriver à la toute extrémité de la piste aboutissant à l’Océan Atlantique : Cape Cross.

                               Cape Cross, Namibie

                   Cape Cross (Kreuzcap, en allemand) doit son nom au navigateur portugais Diego Cão qui y érigea une croix, en 1486, pour indiquer le point le plus au sud jamais atteint, alors, par les Européens en Afrique… et par lui, par la même occasion.  ;-)

          Cape Cross, Namibie

                   Hormis ce point, le seul intérêt de Cape Cross est la réserve naturelle abritant jusqu’à 150 000 otaries, la plus importante des 15 colonies d’otaries à fourrure de Namibie :

          Otaries, Cape Cross

          Otaries, Cape Cross

          Otaries, Cape Cross

                  Puis nous redescendons vers le sud sur une piste de sel…

                               Route de sel vers Cape Cross

                                                                 Route de sel entre Cape Cross et Swakopmund

           Bateau échoué, Skeleton Coast

                                                   Skeleton Coast, Bateau échoué

             …vers Swakopmund, à 128 km au sud, une jolie petite station balnéaire empreinte de l’atmosphère désuète de la colonisation allemande :

                                Swakopmund 1

            Swakopmund 2

            Swakopmund 3

            Swakopmund 4

            Swakopmund 5

            Swakopmund 6

                                               Et puis….oui ?… à demain !…                                      Brigitte

    18/1/2012

    Damaraland, Namibie

    Classé dans: — Brigitte @ 12:12:53

                      Le lendemain, route vers le Damaraland, bantoustan autonome entre 1980 et 1989, année où il fut intégré à la Namibie. C’est une région riche en sites et paysages érodés : forêts pétrifiées, tuyaux d’orgue qui évoquent les gratte-ciel de villes à des temps futurs.

           Arbre pétrifié, Damaraland

                                 Arbre pétrifié, Damaraland

          Détail arbre pétrifié, Damaraland

                                 Détail arbre pétrifié, Damaraland

          Détail arbre pétrifié, Damaraland

                      Cette forêt pétrifiée est principalement constituée de jaspe. Certains troncs d’arbre peuvent atteindre une longueur de 30 m et une circonférence de 6 m

          Tuyaux d'orgue, Damaraland

                                        Tuyaux d’orgue, Damaraland

          Tuyaux d'orgue, Damaraland

            Témoins immuables de ce que le climat et la végétation étaient totalement différents, il y a quelques millions d’années…

                      Le site contient également quelques exemplaires d’une très rare et étrange plante au nom difficilement prononçable (welwitschias miserabilis), qui pousse entre les troncs, appelée ainsi en l’honneur de son découvreur (1860), Friedrich Welwitsch :

           welwitschia mirabilis

           Constituée de deux grandes feuilles linéaires qui s’enroulent autour d’elles-mêmes tout en séchant et croissent de manière continue dans des sens opposés et dont les extrémités se dilacèrent, cette plante n’est pas tant renommée pour sa beauté que pour sa longévité considérable, qui peut être, pour certains spécimens, de 1000 ou 2000 ans, d’où son nom de « plante fossile »… Les feuilles peuvent atteindre une longueur de 4 m et la structure particulière de celles-ci permet à la plante d’absorber l’eau de la rosée qui apparaît la nuit.

                       À proximité de cette forêt pétrifiée, le site de Twyfelfontein (la fontaine hésitante), inscrit depuis 2007 au patrimoine mondial de l’UNESCO, donne à voir un chaos de rochers et d’éboulis sur lesquels on peut admirer des pétroglyphes. C’est une des plus importante concentration de gravures rupestres d’Afrique. Les vestiges mis à jour dans deux parties du site. ont été datés de la fin de l’âge de pierre La plupart de ces œuvres bien préservées représentent des rhinocéros, des éléphants, des autruches et des girafes, ainsi que des empreintes de pas d’hommes et d’animaux.

            Gravure rupestre, Damaraland

            Gravure rupestre, Damaraland

            Gravure rupestre, Damaraland

    Cet ensemble de très grande qualité témoigne des pratiques rituelles relatives aux communautés de chasseurs-cueilleurs dans cette région de l’Afrique australe pendant au moins deux millénaires.

             Gravure rupestre, Damaraland

             Gravure rupestre, Damaraland

             Gravure rupestre, Damaraland

                             Gravure rupestre, Damaraland

                   D’autres sites, moins accessibles, recèlent également d’autres gravures datant de plus de 25000 ans.

                             Quiver Tree, Namibie

                  Le Quivertree, ou arbre à carquois, arbre emblématique de Namibie, peut atteindre une hauteur de 9 m et est parfaitement adapté aux conditions extrêmes de son environnement en stockant l’eau dans son tronc. il commence à fleurir seulement après 20 ou 30 ans et atteint facilement 300 ans d’âge. Son bois est très léger et spongieux à l’intérieur. Parce que le tronc et les branches peuvent être facilement évidés, ils ont été utilisés par les tribus San locales pour en faire des carquois à flèches, donnant ainsi son nom à cet arbre.

             Détail d'un tronc        

                                             Détail d’un tronc       

             Coucher de soleil

                                  Demain… d’autres aventures… ;-)                      Brigitte

    17/1/2012

    Kamanjab et les Himbas

    Classé dans: — Brigitte @ 19:06:36

                   Route vers Kamanjab pour visiter un village Himba

                             Femme Himba, Namibie

                   Le mot « himba » signifie mendiant, selon les autochtones Ngambwe. Les Himbas sont une ethnie bantoue apparentée aux Herreros, qui serait arrivée avec ces derniers, à la fin du XVe siècle, depuis le Betshuanaland (Botswana) pour vivre comme chasseurs et cueilleurs nomades dans le Nord-Ouest de la Namibie, alors qu’ils étaient pasteurs. Au XIXe siècle, ils se différencient des Herreros, notamment dans la mode sous l’action des missionnaires allemands qui apprennent la couture aux femmes herreros (les femmes des colons allemands voulaient éviter que la vue de leur poitrine nue ne conduise leurs maris à violer les femmes herreros). Ces dernières se vêtirent, bientôt, de longues robes et de couvre-chefs victoriens. Les Herreros, christianisés, considérèrent, alors, bien vite les Himbas, animistes, comme inférieurs.

                            Femme Himba, Namibie

                                                        Femme Himba

                   Traditionnellement les Himbas se teignent la peau en rouge avec une pommade réalisée à base de graisse animale et de poudre d’hématite. Cet onguent leur permet de se protéger de l’ardeur du soleil, de la sécheresse de l’air, des insectes. Les Himbas, hommes et femmes, sont vêtus d’un simple pagne en cuir et se fabriquent des sandales avec des pneus de voitures. La culture Himba a su garder son originalité, sa morale et sa passion pour la beauté corporelle, en dépit des menaces et persécutions historiques et des pressions extérieures.

                            Femmes Himbas, Namibie

                   Les maisons des Himbas ont une forme conique et sont fabriquées avec des feuilles de palmiers, de la terre grasse et de la bouse de vache. Il y a toujours un feu allumé qui ne doit jamais s’éteindre, car il maintient la relation entre les vivants et les morts dont la présence constante est incarnée dans leurs troupeaux.

           Enfants himbas

                                                   Enfants himbas

                   Comme on le voit, les femmes herreros portent de tout autres toilettes;-) :

                                           Femme herrero, Namibie

            Femme herrero, Namibie

                  … Et leurs poupées également ! :

            Poupées herrero

                                            Poupées vendues par les femmes herreros

                                   Et demain, une autre région !…                              Brigitte

    NAMIBIE - Parc d’Etosha

    Classé dans: — Brigitte @ 08:49:28

                    Visite du Parc d’Etosha

                    Route en Namibie

                    Au Nord de la Namibie, à 400 km au nord de Winhoek, le Parc national d’Etosha s’étend sur un immense terrain plate et blanc, de 22 270 km², recouvert d’épineux et de mopanes. Des pistes sillonnent ce parc et l’on peut y observer à loisir les animaux en liberté. Etosha, en dialecte nama, signifie “le grand vide", terme qui fait référence à une immense dépression.

                     En réalité, lors de sa création, en 1907, quand le Sud-Ouest Africain était colonie allemande, ce parc couvrait une superficie de 90 000 km2. Actuellement, on n’a accès qu’à la partie correspondant au lac salé asséché il y a plusieurs millions d’années. Il se remplit d’eau à la saison des pluies, attirant des milliers d’oiseaux, comme des flamants roses, et autres animaux.

                              Girafe Namibie

                    J’ai pu apercevoir une foule de zèbres, de springboks, une famille de lions, des autruches, chacals, elands, koudous, girafes… Hélas il avait plu les jours précédents et les animaux ne se sont pas donnés rendez vous au point d’eau… Petite déception !      

          Zèbres en Namibie             

                                                    Maman zèbre et son petit

          Steenbok en Namibie

                             Les steenbok (raphicerus) font partie des antilopes naines. Très farouches, on ne peut les apercevoir qu’au lever ou au coucher du soleil. En cas de danger, ils courent en zigzag dans la végétation à une vitesse de 50 km/h…

          Gnou en Namibie

                                                     Un gnou

          Autruches en Namibie

                                                   Autruches

          Onyx en Namibie

                                                      Onyx

           Rhinocéros blanc, Namibie

                                                 Rhinocéros blanc

           Lionne Namibie

                                             Lionne… et Lion      

           Lion Namibie

                       J’ai seulement vu un éléphant… Euh !… celui qui se trouve au début de ce chapitre ;-)… Une végétation plutôt maigre avec des arbres aux étranges nids, appelés nids HLM par les Namibiens, où se rassemblent de multiples nids communautaires de tisserins, minuscules petits oiseaux qui savent assembler les filaments arrachés aux feuilles en plus d’une douzaine de nœuds différents.

                                   Nids de tisserins, Namibie

                                                                       Nids de tisserins

            nid trop lourd

                                      Nid trop lourd tombé au sol

           Couleurs du soir, Namibie

                                       Couleurs du soir

                                                    À bientôt pour la suite !…                              Brigitte

    16/1/2012

    La NAMIBIE

    Classé dans: — Brigitte @ 15:06:45

               La Namibie, pays d’environ 2 millions d’habitants, est l’un des pays les plus arides et les moins peuplés du monde, couvert par deux déserts, le Kalahari à l’Est, le Namib à l’Ouest, avec des plaines côtières assez inhospitalières. C’est sur le plateau central, d’une altitude moyenne de 1000 m et culminant à 2600 m, que sont édifiées les villes. Au nord, le bushveld, boisé, des Kavangos (sociétés matriarcales et chrétiennes, comme celle des Ovambos), et Caprivi. Les 1570 km de côtes sont baignées par l’Océan Atlantique qui draine le courant du Benguela venu de l’Antarctique. Ce courant froid permet une vie aquatique des plus intenses, témoin les otaries que l’on y trouve en grand nombre.

              C’est le sous-sol du pays et, en particulier, ses nombreuses mines d’uranium, d’argent ou de diamants, qui constitue sa principale ressource économique, avec l’industrie de la pêche. Pour le reste, la Namibie est dépendante de l"Afrique du Sud.

             Un peu d’histoire…

              La population, majoritairement bantoue, comprend des minorités blanches (afrikaner et allemande), chinoise et métisse. C’est l’ethnie ovambo, majoritaire au sein des bantous, qui monopolise les postes politiques. Des bochimans (bushmen), de langue khoïsan, constituent une population très minoritaire. À l’origine, en Namibie, le peuple des Bushmen vivait de la chasse et de la pêche. Puis ils furent chassés dans le désert par les Khoïsan, lesquels furent à leur tour repoussés par différentes tribus d’origine bantoue (Ovambos, Herreros), dans la seconde partie du 1er millénaire. Dont, aussi, les Damaras. Ce groupe ethnique de plus de 100.000 personnes, au centre et au sud de la Namibie, pourrait être le premier groupe bantou, venu d’Afrique centrale s’installer en Namibie vers le IXe siècle.

               Repoussés par les vagues migratoires successives de peuples venant du Sud (Namas, Oorlams), mais aussi du nord (Herreros), il furent réduits par ces derniers en esclavage, ce dont les affranchit l’administration coloniale allemande à la fin du XIXe siècle. C’est l’époque des guerres tribales. A la fin du XIXème siècle, les Allemands s’installent en imposant leur protectorat. Des guerres opposent, par la suite, les Allemands à certaines tribus et on assiste à d’affreux massacres (notamment chez les Hereros). Des camps de concentration seront construits à l’instar de ceux réalisés par les Britanniques lors de la seconde guerre des Boers. Avec la Première Guerre mondiale et la défaite du camp allemand, la Namibie, à l’époque appelée Sud-Ouest africain, est confiée par le SDN (Société des Nations), en mandat d’administration à l’Afrique du Sud. À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, l’ONU met fin au mandat. Un régime d’apartheid s’installe. Il faudra attendre presque 50 ans pour que la Namibie accède à son indépendance en 1990 et abolisse l’apartheid.

                 Les langues khoïsan sont des langues à « clics », sons claquants faits avec la langue, très étranges quand on écoute les gens les employer. Le sons de ce genre sont, en effet, certes répandus, dans le répertoire vocal humain, mais leur usage comme phonèmes reste l’apanage de ces langues, ou de celles qui ont subi leur influence, comme le xhosa ou le zoulou. Miriam Makeba en avait fait usage, dans son “Click Song“.

    Arrivée en NAMIBIE

    Classé dans: — Brigitte @ 14:58:17

                  D’un coup d’aile d’Air France, nous faisons Paris-Johannesbourg, puis Johannesbourg-Windhoek, capitale de la Namibie, où nous débarquons.

                  Arrivée à Windhoek

                                                 Arrivée à Windhoek

                 Nous voilà au bout du continent africain. Nous allons pouvoir commencer nos visites :

                                  visites en Namibie

                 Cependant, les distances étant grandes, d’un point d’intérêt à une autre, nous quittons déjà Windhoek le premier jour…

                 Eglise luthérienne à Windhoek

                                                 Église luthérienne à Windhoek

             …pour nous avancer d’une centaine de kilomètres.

             Ce qui va nous laisser le temps de parler un peu de l’histoire et de la géographie du pays que nous visitons…. ;-)

    14/1/2012

    NAMIBIE - LE CAP - SAINTE-HÉLÈNE, du 15 janvier au 16 février 2012

    Classé dans: — Brigitte @ 13:57:50

                Le 15 janvier je m’envole pour la Namibie (Windhoek), puis, après un passage par Le Cap, à l’extrémité Sud du continent africain, je prendrai le bateau pour me rendre à Sainte-Hélène, petite île perdue au milieu de l’Atlantique Sud et pleine de souvenirs napoléoniens. Après un long retour par bateau, toujours (seul moyen de liaison), à Cape Town et la visite de la région, je prendrai un vol pour la France, un mois après mon départ.

                C’est ce voyage que j’entreprends de vous conter, en images…

         Voyage Namibie-Ste-Hélène

                                                                                                     Brigitte

                                                                                      Fée Brigitte 8

    1/8/2011

    Fin et conclusion du voyage en Équateur

    Classé dans: — Brigitte @ 20:26:21

                       Ça y est ! J’ai bouclé mes valises et, demain matin, nous repartons pour Paris, via  la Colombie. Adieu, donc, l’Équateur !…

                       J’ai été séduite par cette terre aux contrastes saisissants à tous points de vue : nature, culture, population. Contraste physique, dans la verticalité des volcans les plus hauts du monde, aux neiges éternelles — y compris le plus haut sommet de la planète, si l’on tient compte de l’aplatissement de la sphère terrestre — et l’horizontalité des basses terres chaudes qui bordent le Pacifique, des plateaux élevés et des plaines qui s’étendent jusqu’à l’Amazone. Diversité des populations, indiennes (déjà réparties en 28 “peuples” !), blanche, noire, métisses. Diversité des coutumes, disproportion entre le peuplement majoritaire des hautes terres, la Sierra, et les principales sources du revenu national situées, au contraire, dans les régions côtières. Disparité, encore, entre les hauts plateaux des Andes et la jungle amazonienne, noyée de pluie, qui s’enveloppe pudiquement dans un halo de nuages… Voire entre les plaines côtières occidentales du nord , à la végétation dense, et celles du sud, complètement désertiques…

                      Diversité économique, également, dans ce pays où de grandes richesses côtoient une extrême pauvreté. Et la Mitad del Mundo, où il est possible de poser un pied dans chaque hémisphère, le Nord, plus riche, et le Sud, aux populations plus misérables, apparaît, ici, comme un symbole non seulement de notre monde, mais encore de ce pays à la diversité unique dans un espace aussi restreint. Citons, aussi, ces agréables petits ports de pêche et ces villes marquées par leur passé colonial, comme Cuenca, ou très modernes, comme Quito, enserrée sur 70 km entre des montagnes.

                     Mais, sous la jupe plissée des volcans, les pans de montagne comme tissés de multiples cultures colorées, l’Équateur se réveille, aussi, avec les ressources pétrolières de l’Oriente (les plaines orientales), et une nouvelle politique économique insufflée par le Président Rafael Correa, économiste chrétien, marié à une belge, qui est ouvert aux petites gens et semble aimé de son peuple, qui lui a accordé sa confiance, lors du référendum de mai dernier. Lors de cette dernière journée à Quito, j’ai, du reste, pu assister, tout à l’heure, sur la Plaza de la Independencia :

        Plaza de la Independencia Quito

         à l’une de ses apparitions au balcon, acclamé par la foule :

                                 President Correa Quito

         qui admirait, également, les uniformes rutilants de la garde à pied :

        Quito garde à pied

         laquelle défilait sur la place :

        Quito garde défilant

         et de la garde à cheval :

                           Quito garde à cheval

                      Mais, au-delà des images qui restent gravées dans l’esprit, ce qui m’a profondément touchée, c’est la rencontre d’hommes et femmes de l’Ancien continent qui viennent consacrer une partie de leur vie, voire leur vie entière, à aider les plus déshérités de ce Nouveau monde. Des Fondations multiples et exemplaires apportent nourriture, soins et éducation aux populations et aux enfants nécessiteux. Je ne puis qu’exprimer toute mon admiration pour ces missionnaires ou bénévoles d’un temps ou d’une vie…

        Quito cloître San Francisco

                                                Quito  —  Cloître de San Francisco

                                                                                            Brigitte

                                                                                  Fée Brigitte 8

    31/7/2011

    QUITO… et la fin du voyage

    Classé dans: — Brigitte @ 20:09:19

                           Nous sommes revenues à Quito… où il pleut des trombes d’eau. Si bien que nous avons dû écourter notre visite du centre ville. Mais bon… grâce à la pluie, j’ai pu avancer quelque peu mon carnet de voyage (dessins et aquarelles).   :-)  

    J’avais aussi repéré un très beau magasin-musée d’une femme exceptionnelle, Olga Fish qui, née en 1901 et émigrée de Hongrie en 1939, avait passé sa vie à récolter de très belles pièces d’artisanat et d’art équatorien qu’elle vendait dans sa maison/magasin. Elle a largement contribué à la survie de l’art précolombien. Le magasin a un site web : olgafish..com, où vous pouvez admirer de magnifiques objets.

             Comme je suis gentille, j’en ai photographié quelques-uns pour vous mettre en appétit ;-) :

         Musée Olga Fish 1

                   Musée Olga Fish 2

         Musée Olga Fish 3

                              Musée Olga Fish 4

                 Oui, cela laisse rêveur(se)… Nous avons, quand même pu, malgré le temps médiocre, nous promener, un peu, parmi les accumulations de bijoux fantaisie que vendaient les boutiques de Quito et dont je vous donne quelques échantillons :

        Bijoux 1

        Bijoux 2

                               Bijoux 3

        Bijoux 4

                            Aujourd’hui, dimanche 31 juillet, nous avons profité d’un brin de beau temps pour prendre le téléphérique qui monte au-dessus de Quito.

    Ce téléphérique, de fabrication française, est l’une des toutes nouvelles attractions de Quito. En 10 min, il vous emmène de 2 800 m à 4 000 m d’altitude jusqu’à la station de Cruz Loma sur le flanc du volcan Pichincha. L’ascension est époustouflante et offre un panorama exceptionnel sur Quito. On trouve, dans la station, cafés et boutiques, mais également un poste de premiers soins, car cette ascension très rapide peut provoquer le mal de l’altitude !

        Quito téléphérique 1

    Une fois au sommet, on aura, par temps dégagé, une vue exceptionnelle sur la chaîne de volcans et beaucoup de sentiers très bien aménagés invitent à la promenade.

        Quito téléphérique 2

        Quito téléphérique 3

                     Nous avons profité des éclaircies qui nous étaient données pour assouplir nos muscles et accomplir quelques prouesses  :-) :

                                  Prouesses de donzelles

                                                                  Prouesses de donzelles

             … Puis, la pluie faisant un retour impétueux, j’ai couru remplir mon carnet de dessins…  Fée Brig 7

        Nuages

    29/7/2011

    CUENCA (Équateur — suite)

    Classé dans: — Brigitte @ 14:32:58

                      Oui, en effet, un peu d’histoire, :-)  car, en allant sur Cuenca, nous ne nous faisons pas faute de visiter, bien sûr, la cité inca d’Ingapirca.

                      La région de Cuenca, dont le véritable nom est très long, comme pour toutes les villes d’Amérique Latine : Santa Ana de los cuatro ríos de Cuenca, est habitée depuis au moins 8060 av. J.-C. (date des restes trouvés dans la grotte de Chopsi qui appartenaient à des chasseurs nomades). Les vestiges archéologiques font remonter l’histoire de l’Équateur à quelque 11 000 ans. Les peuples pré-incaïques qui y vivaient avaient développé des particularités propres, mais ils ont dû faire face, à la fin du XVe s., à l’expansionnisme du Tahuantinsuyu, état inca né dans la région de Cuzco qui répandit son influence sur un immense territoire.

                       L’histoire de la ville elle-même remonte au VIe s., où les indiens Cañaris (ou Cañares) édifient un village, nommé Guapondeleg . La civilisation cañar se développe, mais, à la fin du XVe s., ils sont massacrés par les Incas de Tupac Yupanqui,  grand administrateur et grand conquérant qui étendit l’empire de manière impressionnante et fulgurante. Les survivants seront déportés à Cuzco et la capitale rasée…

                       Reconstruite par son fils, l’empereur Huayna Capac (1493-1527), père de Atahualpa (qui fut le dernier empereur inca, capturé par traîtrise et tué par les hommes de Pizarro), la cité fut renommée Tomebamba et devint la seconde capitale de l’empire inca. Atahualpa était, du reste, le fils d’une princesse de l’ancien royaume de Quito.

        Ingapirca

                       Ingapirca, à 85 km de Cuenca, est le vestige ancien le plus important d’Équateur. Il fut édifié en 1500 et s’élève à 3 200 m au-dessus du niveau de la mer sur les flancs d’une montagne qui surplombe quelques maisons et de vastes terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage. L’histoire raconte que c’est à Huayna Cápac que revient l’honneur d’avoir construit Ingapirca. Le site archéologique d’Ingapirca fut jadis un lieu remarquable où s’exercèrent à la fois l’influence des Cañaris, des Amérindiens qui vivaient autrefois sur ces terres, et celle des Incas, qui s’y installèrent un peu plus tard. Toutefois, après l’arrivée des Incas, ces lieux furent fortement marqués par leur présence. Bien que ce site archéologique inca ne soit accessible aux touristes que depuis 1966, il fut décrit pour la première fois en 1739 par Charles Marie de La Condamine.

                                 Calendrier Ingapirca

                                                                                      Calendrier à Ingapirca

                Le bâtiment le plus remarquable est le temple du soleil, de forme elliptique et construit autour d’un gros rocher sans mortier, à la manière inca, les pierres étant ciselées jusqu’à jonction parfaite. Il est positionné de telle sorte, que lors des solstices, la lumière du soleil tombe à l’heure exacte à travers la fenêtre de la petite chambre au sommet du temple.

                En repartant sur Cuenca, de nouveau de splendides paysages :

        Paysage Cuenca 7

        Paysage Cuenca 11

        paysage Cuenca 10

                 La ville de Cuenca est riche en monuments

         Cuenca cathédrale

                                                      Cathédrale de Cuenca

         Cuenca cathédrale 2

                  et musées de toutes sortes :

        Poterie cañar

                                                      Poterie cañar

                 en marchés ou se pressent les foules :

         Cuenca foule au marché

                                                      Foule au marché

                             Panamas

                                                                          Panamas

         Panama Cuenca

                              Une passante

                                                                          Une passante

                                          Maman et bébé

                                                                                Une mère portant son bébé

                              Une femme et sa fille

                                                                          Une femme et sa fille

        Un marchand de bananes

                                                   Un marchand de bananes

                            La fritada est un plat typique de la cuisine équatorienne (à ne pas confondre avec son homonyme español). Son principal ingrédient est le porc grillé, qui est d’abord, cuit dans l’eau bouillante avec diverses épices, puis frit dans une casserole de laiton, avec couenne et gras de porc.

        Cuenca charcuterie

                                                  Cuenca marché  —  tête de cochon

                           Des jeunes et des vieux :

                            Vieillesse

                                       Jeunesse

        Groupe de jeunes

                                                   Groupe de jeunes

        Datura

                       Et voilà… Nous rentrons sur Quito… et, à Quito, il pleut…  

                       À bientôt !……                                                                        Brigitte

    CUENCA (sud de l’Équateur — suite 2)

    Classé dans: — Brigitte @ 12:19:27

                   À environ 440 km au sud de Quito, la cité de Cuenca, perchée à 2500 m d’altitude, est la troisième ville du pays. Capitale de la province de Azuay, avec une population de 450.000 habitants, ses trois universités, ses trésors d’art colonial, ses nombreux bâtiments, églises et couvents des XVIIe et XVIIIe siècles, elle est classée, pour son centre historique, au Patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO.

    Cette ville possède un charme indéfinissable ; il fait bon flâner dans ses rues pavées, bordées de maisons blanches aux tuiles romanes, contempler ses balcons fleuris, ses marbres, goûter le charme de ses agréables espaces verts.Patrie de poètes philosophes, écrivains, cette ville est très fière de son passé culturel et intellectuel. Une revue américaine l’a même désignée comme étant la « meilleure ville du monde où vivre sa retraite »…

        Plaza Abdon Calderon

                                                    Plaza Abdon Calderon

                  Mais, avant d’en arriver à Cuenca, revenons à notre voyage : Nous avons quitté Riobamba pour Alausi  par un petit train, qui nous a permis de côtoyer et d’admirer, par versants, parois et précipices, à la vitesse de 30 km/h, sur une distance de 55 km, des paysages superbes… et vertigineux.

        Paysage alentour Cuenca 1

        Paysage alentour Cuenca 2

        Paysage alentour Cuenca 3

                  Patchworks de champs colorés, mosaïques que l’on ne se lasse pas de contempler. On cultive, dans ces régions, le maïs, le blé, le quinoa rouge et jaune, le seigle et le chocho (genre de lupin, riche en calcium) :

        Paysage alentour Cuenca 4

        Paysage alentour Cuenca 5

        Paysage alentour Cuenca 6

        Paysage alentour Cuenca 8

                   … et qui m’inspireront, bien sûr, pour mes tableaux… C’est dire si je suis enchantée !  :-)

        Paysage alentour Cuenca 9

                   Mais je sens qu’il nous faut parler un peu d’histoire… Et cela va faire l’objet de mon prochain article sur Cuenca…

                                                                           Fée Brigitte 6          

    28/7/2011

    QUITO-CUENCA, le sud (suite 1)

    Classé dans: — Brigitte @ 12:09:15

                           Après Riobamba (voir carte et article précédent), nous continuons notre voyage vers le sud du pays et Cuenca, capitale de la province de Azuay, à 307 km au sud de la capitale.

                 Ce voyage nous permet d’admirer des paysages variés :

           paysage Sud Équateur 1

           paysage Sud Équateur 2

           paysage Sud Équateur 3

           paysage Sud Équateur 4

                                                           Équateur  —  Paysages du Sud

                 de rencontrer animaux :

            Lama au bord d'une route

                                                           Lama au bord d’une route

                et populations :

            Hutte d'indien

                                                           Hutte d’indien

                             Femme indienne

                                                                               Femme indienne

           Pain de canne à sucre

                                                           Pain de canne à sucre

              voire de nous rafraîchir dans une forêt :

                             Dans la forêt

              Et nous finissons par arriver à Cuenca, à 2500 m d’altitude, grande ville qui… fera l’objet du prochain article    :-)        

    27/7/2011

    QUITO-CUENCA, le sud de l’Équateur

    Classé dans: — Brigitte @ 17:39:23

                         Nous effectuons, à présent, un périple dans le sud du pays, vers Cuenca, en nous arrêtant à tous les points importants de cette région de volcans les plus hauts du monde…

                       Carte Quito-Cuenca

                C’est toujours la même galère, pour trouver un point Internet, dans le coin… à moins d’aller dans des cafés et de faire attendre les compagnons de voyage   

                        Nous nous dirigeons, donc, vers Riobamba, la capitale de la province du Chimborazo, à 166 km (en droite ligne) au sud de Quito. Nous passons devant les volcans Cotopaxi, puis Quilitoa.

         Volcan Cotopaxi

                       Le Cotopaxi, au sud-est de Quito, sur la bordure occidentale de la Cordillère centrale, culmine à 5897 m. C’est le plus haut volcan actif d’Équateur. C’est un stratovolcan au cône presque parfait et son cratère principal a un diamètre entre 500 et 800 m :

                          Cratère du Cotopaxi

                       Recouvert, à partir d’une altitude de 4900 m, de glaces et de neiges éternelles, à l’origine de lahars (coulées de boue meurtrières) lors de ses éruptions, il couvre une superficie d’env. 280 km2. C’est un volcan de type explosif. Il est accessible par route jusqu’à une altitude de 4500 m.

                       Le Quilotoa, lui, culmine à 3914 m. Il se situe au sude de la Cordillère occidentale, et son cratère recèle un lac magnifique auquel on accède par un chemin de randonnée :

         Cratère du Quilotoa

                       Riobamba, capitale de la province du Chimborazo (le nom du volcan situé près de cette ville), est une cité d’env. 140 000 habitants, située dans un bassin de la Cordillère centrale, à 200 km de route de Quito, et entourée par les sommets enneigés des volcans Chimborazo (6 310 m), Altar (5 321 m), Carihuairazo (5 020 m), Tungurahua (5 023 m), Cubillín (4 711 m) et Sangay (5 230 m).

                       Place de Riobamba

                      Ce fut la première ville espagnole fondée en Équateur, en 1534.

                       Riobamba, une des premières églises d'Équateur

                                                     Riobamba  —  Une des premières églises du pays

              En fait, cette “église” constitue la façade de la cathédrale, de style baroque métis, en calcaire blanc, avec des bas-reliefs représentant des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testaments. Ses éléments ont été dégagés des ruines de l’ancienne cité complètement détruite par un tremblement de terre en 1797, et qui fut reconstruite 14 km plus loin.

                       Riobamba Place de Maldonado

             La Place de Maldonado ou Parc Maldonado est un joli jardin, agrémenté de bassins, au milieu duquel se trouve un monument de 13 m avec la statue de Pedro Vicente Maldonado, le plus grand savant d’Équateur, qui a participé à la mission géodésique française.

             Elle était, auparavant, la place centrale, où se concentraient tous les pouvoirs politique, religieux et aristocratique de l’époque. La cathédrale se trouve en avant de ce parc.

              L’économie de la ville repose sur l’agriculture des communautés indigènes de la région.

                       Scène de marché

                                                                    Scène de marché

    Peinture Riobamba  Peinture Riobamba 2

                                                                                                   Peintures

                Le Chimborazo, qui domine la ville et toute une région, autour de Riobamba, de 50 000 km2

           Chimborazo 1

            culmine à 6268 m. Sa base fait 20 km de diamètre et c’est le sommet le plus élevé des Andes équatoriennes. On le surnomme Taita Chimborazo, c’est-à-dire Papa Chimborazo, la mère étant Mama Tungurahua.

           Chimborazo 2

           On peut, même, le qualifier, objectivement comme le plus haut sommet de la planète. En tout cas, le point le plus éloigné du centre de la Terre, en raison de la forme ellipsoïde de celle-ci, dont le rayon est plus grand de 21 km à l’équateur qu’aux pôles, et de la situation de ce volcan très près de l’équateur, beaucoup plus que les sommets himalayens… Pour les mêmes raisons, c’est le point de la planète qui reste le plus proche du soleil au cours d’une année.

           Sa dernière éruption date de 10 000  ans. Ce glacier est une grande source d’approvisionnement en eau, pour la région. Mais certaines études semblant prouver que les glaciers andins fondent à une vitesse accélérée, il est possible que des villes comme Quito, Lima, La Paz etc., dont l’alimentation en eau dépend de ressources glaciaires, soient destinées à affronter d’importantes pénuries d’eau dans un avenir proche…

          En quittant Riobamba, admirons, encore les paysages alentour :

          Alentours Riobamba 1

          Alentours Riobamba 2

                  et :

         À demain, pour la poursuite du voyage vers le sud !… :-)                               Brigitte

                                                                                                

    25/7/2011

    Les îles GALÁPAGOS (suite 4)

    Classé dans: — Brigitte @ 08:48:29

                        Un autre paysage des Galápagos :

          Paysage Galapagos 3

            Nous nous souviendrons de ce long cou des tortues géantes :

          Cou tortue géante

            de leurs pattes puissantes :

                                                   Patte de tortue

           terminées par des griffes impressionnantes :

           Détail griffes tortue

           de leurs têtes aussi :

           tête de tortue

            de celles des iguanes :

            tête d'iguane Galapagos

             des coulées de lave solidifiée:

           Lave aha

           de cette flore, aussi, de ces lichens multiples :

            lichens multiples Galapagos

            Un petit détour par la plage de San Cristobal :

            Plage de San Cristobal

             et nous repartons pour Quito et de nouvelles excursions dans le pays…

                                       À bientôt pour la suite des aventures…  :-)                                                    Brigitte

    24/7/2011

    Les îles GALÁPAGOS (suite 3)

    Classé dans: — Brigitte @ 20:35:54

                   En bord de mer :

         Bord de mer Galapagos

         un marchand et des admirateurs très intéressés :

          Marchand Galapagos

          des pélicans :

          Pélicans Galapagos

          et des iguanes, encore :

          iguanes Galapagos

          aux têtes si particulières :

          iguanes Galapagos

          détail tête d'iguane

                                                      détail

          tête d'iguane Galapagos

                Cependant que les petits pingouins s’agitent :

          Petits pingouins

          d’autres, sur leur rocher, attendent on ne sait quoi :

          Pingouins Galapagos

           Le phoque se repose :

           Phoque au repos

             et un enfant joue à chevaucher une tortue, sur la place publique :

           Place publique, Galapagos

                                    Je vais le laisser et posterai le reste des images dans le prochain article… :-)

    Les îles GALÁPAGOS (suite 2)

    Classé dans: — Brigitte @ 20:00:23

                         Une plage de lave :

          Plage de lave Galapagos

          Tiens, revoilà notre ami Georges :

          Notre ami Georges

          et des tortues géantes en amour :

           tortues géantes en amour

           Pendant ce temps, on fait la sieste :

           Sieste Galapagos

           … enfin, pas tout le monde… :

           Réserve de tortues

           Il est vrai que, quand on a un repas trois fois par semaine, il faut en profiter :

            Reps 3 fois/semaine

           Et, tandis que Monsieur se prélasse sur son banc :

            Monsieur sur son banc

            … d’autres se font des gracieusetés :

            Baisers aux Galapagos

            Il y a même un crabe qui vient voir ce qui se passe :

            Crabe Galapagos

            Et un solitaire, qui se promène :